AUTEUR/La Semaine Sainte
19/6/2008
Auteur Victor OJEDA-MARI - Livre : La Semaine Sainte

PRESENTATION
Lors duneancienne émission télévisée d « Apostrophe » qui réunissait desphilosophes, des hommes dEglises, des écrivains, Bernard Pivot demanda (Si cenest pas du mot-à-mot, cest dans lesprit) :
_Pourquoi fait-on tellement cas de la mortet des souffrances du Christ sur la croix, alors que tant dautres ont subi lesmêmes souffrances et tellement dautres des souffrances encore plus terribles?
Aucun invité ne put répondre clairement à sa question. Un prêtrerépondit évasivement que cela faisait partie « des mystères de laPassion ».
Oui ! la question est là et ellemérite, exige même une réponse précise ! Quest-ce qui fait que pour Jésus cefut différent ? Oui, infiniment, éternellement différent ? Quest-ce qui faitque ses souffrances et sa mort sont uniques, particulièrement terribles etleurs répercussions incalculables ? Comment cet homme que lon décrit être à lafois homme et Dieu en mourant sur la croix, insulté par un peuple, prit sur luiles péchés de tous les hommes devenant notre Sauveur et notre Rédempteur ? Que signifie vraiment prendre les péchés detous les hommes ? Est-ce concevable ? Est-ce possible ? Est-ce nécessaire? Que signifie devenir le Sauveur et le Rédempteur de lhumanité ? Dans quel but ?
On peut se poser tellement dautresquestions et on doit se les poser, pour comprendre le véritable sens deGethsémané et son but pour lhumanité. Jésus à Gethsémané ne se préoccupait pasde sa mort à venir ; ce quil sapprêtait à subir fut tout autre chose et lemonde chrétien, à part lEglise de Jésus Christ des Saints des Derniers Jours,lignore
EXTRAIT
Gethsémané
Avant de poursuivre, voyons ce que le monde Chrétien et lEglisecatholique appellent la « Passion » du Christ, à Gethsémané.
Dans le Catéchisme de lEglise Catholique, nous pouvonslire :
« La coupe de la Nouvelle Alliance que Jésus a anticipée àla Cène en soffrant Lui-même, Il laccepte ensuite des mains du Père dans sonagonie à Gethsémani en se faisant « obéissant jusquà lamort ». Jésus prie : « Mon Père, sil est possible que cettecoupe passe loin de moi
» Il exprime ainsi lhorreur que représente lamort pour sa nature humaine. En effet celle-ci, comme la nôtre, estdestinée à la vie éternelle ; en plus, à la différence de la nôtre, elle estparfaitement exempte du péché qui cause la mort ; mais surtout elle estassumée par la personne divine du « Prince de la Vie », du« Vivant ». En acceptant dans sa volonté humaine que la volonté duPère soit faite, il accepte sa mort en tant que rédemptrice pour « porterLui-même nos fautes dans son corps sur le bois.
Daniel-Rops, dans le même sens mais dune manière plus touchanteet moins « technique », écrit :
[1]«
Retourné à sa solitude, il répète sasupplication confiante : « Père, si ce calice ne peut passer sans queje le boive, que votre volonté saccomplisse ! Et il était en agonie, au comblede langoisse. Sa prière se faisait de plus en plus pressante : une sueur luiperlait, comme des gouttes de sang, qui ruisselait jusquà terre. Un ange alorsvint du ciel, lui apparut et le fortifia. La sueur de sang, que seul rapportele médecin Luc, signale, en pleine lumière, le côté humain du Christ dans cetteheure de déréliction. Le phénomène physiologique de lhématidrose a été observéparfois dans des cas dextrême angoisse où la nature arrache à ses profondeursles manifestations les plus singulières, tel que le blanchiment instantané descheveux. Et cest bien lhumanité de Jésus qui, en cette circonstance,nous touche dabord au cur. Cet homme que la mort cerne, qui la respire aveclodeur de la nuit, qui lécoute dans le grondement du torrent, il ne peutfaire que sa chair ne se trouble, ne se révolte : il a trente ans et il doitmourir !
Dans tout lEvangile, pas même la scène de la Tentation,natteint à cette profondeur dans la vérité psychologique : ce cur troublé,cette conscience si livrée au vertige quelle en vient à implorer de Dieu unmiracle qui démentirait toute son action, nous ne les reconnaissons que tropbien. Si Jésus navait pas existé, si toute son histoire nétait que lerésultat dun travail hagiographique, les narrateurs eussent-ils inventé cetépisode où il apparaît si misérable ?
Le vrai sens de la scène, le plusprofond, ce nest pas dêtre un témoignage de détresse, cest dêtrelaffirmation dun consentement décisif. Torturé dangoisse, prostré devant lamort, Jésus nen répète pas moins, dans une sorte de bégaiement sublime !« Pas ce que je veux, Père, mais ce que tu veux. » Lunion du Fils etdu Père est ici parfaitement visible. Une seule volonté, un seul plan.
Quand Celse, le polémiste antichrétien du second siècle,ricanera que cest un Dieu bien étrange que celui qui gémit et se lamente aulieu de manifester sa force par un miracle sur ces ennemis, il avoue toutbonnement quil na rien compris au christianisme
»
Quand Daniel-Rops écrit que « Jésus apparaît si misérable! », cela me révolte et me fait mal car au contraire cest là quIl est leplus divin et sapprête à devenir véritablement le Christ.
À part ces quelques phrases que jai soulignées, tout ce qui estdit par lEglise catholique et par Daniel-Rops est vrai dans une mesure, sinégligeable quil faut aller bien plus loin, jusquà linfini pour comprendreGethsémané et le sacrifice expiatoire de Jésus dans ce Jardin qui fut laréponse à celui dEden.
Dans le premier Eve et Adam accomplirent la chute afin quelhomme fût et le libre-arbitre sexprimât permettant aux hommes de connaîtrele bien et le mal afin de devenir semblables aux dieux. Cependant comme nousavons tous péché, nous étions tous condamnés à être exclus de la présence duPère.
Dans le second Jésus accomplit la Rédemption de tous les hommeset souffrit tous nos péchés pour nous permettre de retourner au Père carrien dimpur ne peut demeurer en sa présence. Oui, Jésus dans sa nature humaineet divine souffrit les affres de la mort qui approchait à grands pas ! Oui,lui, le seul homme sans péché, soffrait en victime volontaire pour les péchésde tous les hommes !
Mais combien dhommes à travers le monde ont senti lodeur de lamort rôder autour deux avant quelle les saisisse et les emporte dansdhorribles souffrances ? Combien, coupables de crimes, lont respiré,pendant de longs mois, voire des années dans les fameux et terribles couloirsde la mort, avant dêtre emportés ? Combien ont vécu ce moment terrible oùlon met la tête du condamné sous le gibet ; le nud coulant autour de soncou, les arcs dairain autour des poignets et des chevilles alors que tout leurêtre gémit de peur et de désespoir ? Même des innocents condamnés injustement ont connu ces terriblesmoments.
Parce que, malheureusement les hommes peuvent être tellementraffinés dans la cruauté, beaucoup ont connu depuis Adam jusquà nos jours destortures encore plus odieuses que des clous enfoncés dans les mains et lespieds pour être ensuite mis en croix.
Au Jardin de Gethsémané, le Père lui envoya des cieux un angepour le fortifier. Combien dhommes, de femmes, denfants ont agonisé sousdatroces souffrances à cause dautres hommes ! Le Père leur a-t-il envoyé unange pour les fortifier ? Alors pourquoi Jésus et pas eux ? Jésus priait le Père que cette coupe, sicétait possible lui soit retirée, alors que tant de chrétiens à Rome, allaienten chantant se laisser dévorer dans les arènes par des bêtes féroces sous lesapplaudissements et les vociférations dun public dégénéré.
Combien en temps de guerres, devant le peloton dexécution,demandèrent héroïquement que le bandeau leur soit retiré afin de fixer la morten face et tombaient fauchés sous les balles en criant : Vive laliberté ! À bas la tyrannie ! Ces martyres étaient-ils plus courageux queJésus qui priait avec angoisse que la mort lui soit épargnée, lui qui est larésurrection et la vie ? Peut-on imaginer, une seule seconde pareille aberration?
Lors de lancienne émission téléviséed « Apostrophe » qui réunissait des philosophes, des hommesdEglises, des écrivains, Bernard Pivot demanda (Si ce nest pas du mot-à-mot,cest dans lesprit) :
_Pourquoi fait-on tellement cas de la mort et des souffrances duChrist sur la croix, alors que tant dautres ont subi les mêmes souffrances ettellement dautres des souffrances encore plus terribles ?
Aucun invité ne putrépondre clairement à sa question. Un prêtre répondit évasivement que cela faisaitpartie « des mystères de la Passion ».
Oui ! la question est là et elle mérite, exige même uneréponse précise ! Quest-ce qui fait que pour Jésus ce fut différent ? Oui,infiniment, éternellement différent ? Quest-ce qui fait que ses souffrances etsa mort sont uniques, particulièrement terribles et leurs répercussionsincalculables ? Comment cet homme que lon décrit être à la fois homme et Dieuen mourant sur la croix, insulté par un peuple, prit sur lui les péchés de tousles hommes devenant notre Sauveur et notre Rédempteur ? Que signifie vraiment prendre les péchés detous les hommes ? Est-ce concevable ? Est-ce possible ? Est-ce nécessaire? Que signifie devenir le Sauveur et le Rédempteur de lhumanité ? Dans quelbut ?
On peut se poser tellement dautres questions et on doit se lesposer, pour comprendre le véritable sens de Gethsémané et son but pourlhumanité. Essayons dapprocher ce « mystère », qui est une Véritéque seul le Père et le Fils par le pouvoir du Saint-Esprit peuvent nousrévéler. Sachant ce qui sest produit à Gethsémané, ne laissons pas comme lesapôtres, nos yeux sappesantir de sommeil, veillons et prions pour que chaquefois que nous méditons Gethsémané, lEsprit du Seigneur soit sur nous et nousaide à avoir chaque fois une plus grande compréhension du sacrifice expiatoire; sacrifice éternel et infini quaucun mortel ne peut comprendre même pas dansses premiers balbutiements ; car seul le Père et le Fils layant subi chacun enleur temps, peuvent en témoigner.
Talmage dans son livre « Jésus le Christ » nous faitcomprendre clairement que Jésus à Gethsémané ne se préoccupait pas de sa mort àvenir ; ce quil sapprêtait à subir fut tout autre chose et le monde chrétien,à part lEglise de Jésus Christ des Saints des Derniers Jours, lignore :
« [2]Lagonieque le Christ éprouva dans le jardin, lesprit limité ne peut en sonder nilintensité, ni la cause. La pensée quil ait souffert par crainte de la mortest insoutenable. Pour lui, la mort était préliminaire à la résurrection, auretour triomphal auprès du Père doù il était venu et à un état de gloire quitranscendait même celui quil possédait précédemment ; en outre, il étaitdans son pouvoir de donner volontairement sa vie. »
Le soleil sest couché depuis de nombreuses heures. Il estplus de minuit, de ce vendredi 3 avril 33, ou selon les Juifs delépoque : le 14 nisan, vers la dix-huitième heure. Après avoir reçu cesmerveilleux enseignements dans la chambre haute, ils chantent des cantiques,puis partent pour le mont des Oliviers. Ils franchissent la porte de la villequi lors de ces fêtes de Pâque reste toujours ouverte. Ils traversent letorrent du Cédron et arrivent dans une olivaie située sur le flanc du mont desOliviers.
Cet endroit sappelle Gethsémané, ce nom signifie« pressoir à huile » ; là se trouve une machine faite dune cuve oùse déversent en leur saison les olives et dune presse munie dune longue barrede bois quun bourricot attelé, fait tourner pendant la journée. Jésus rassembletout autour de lui les onze dans un cercle. Posant ses mains sur lépaule desdeux immédiatement à sa droite et à sa gauche, il leur dit avec beaucoup detristesse :
_[3]Jeserai pour vous tous, cette nuit, une occasion de chute ; car il estécrit : Je frapperai le berger, et les brebis du troupeau serontdispersées.
Puis levantla tête vers le ciel, étendant ses bras vers eux, comme pour les éteindre tousà la fois, il ajoute :
_ Mais,après que je serais ressuscité, je vous précèderai en Galilée.
Il est tardet les apôtres sont épuisés, ils ne disent mot ; comprenant à peine, ilsnosent plus le questionner. Jésus leur dit :
_Asseyez-vousici, pendant que je m'éloignerai pour prier.
Il sent une grande solitude le surprendre lui-même ; solitudesoudaine qui le fait frémir dans tout son être. Il regarde Pierre, Jacques etJean et désire quils restent tout près de Lui pour le soutenir de leur foi, deleur amour et de leurs prières ; quilsdeviennent également les témoins de ce qui va arriver, comme ils le furent lorsde la visite dElie et de Moïse sur la montagne de la Transfiguration où lePère du haut des cieux témoigna de son Fils : Celui-ci est mon Fils bien aimé,en qui je me complais !
Il prendavec lui Pierre et les deux fils de Zébédée, et il commence à éprouver de latristesse et des angoisses. Il leur ditalors :
_Mon âmeest triste jusqu'à la mort ; restez ici, et veillez avec moi.
Lui le Fils de Dieu, le plus grand de tous, Lui qui a toujourstout donné sans jamais rien retenir pour lui, en ce moment crucial, demandesimplement la compagnie amicale de ses trois principaux apôtres ; et Luiqui les enseignait si souvent à prier, il les supplie de prier pour lui et deveiller avec lui. Réconforté de les savoir tout près de lui, il séloigne unpeu deux. Puis, ayant fait quelques pas en avant, il se jette sur saface, et prie ainsi :
_Mon Père, s'il est possible, que cette coupe s'éloigne de moi !Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux.
Après cette prière, Jésus éprouve de nouveau le désir de puiserdes ressources en la compagnie de ceux dont il a si souvent dit : Vousêtes mes amis
Il va vers eux et il les trouve endormis. Il les regarde avecune profonde tendresse mêlée de tristesse, sur son beau et noble visage, sedessine un pâle sourire et se tournant vers Pierre, ses lèvres murmurent dansun doux reproche :
_Pierre, Pierre tu étais prêt à mourir pour moi, et tu nas paspu veiller et prier avec moi une seule heure ! Oh ! Pierre,Pierre
Alors se sentant très seul, ne résistant plus, il les réveilleet leur dit :
_Vousn'avez donc pu veiller une heure avec moi ! Veillez et priez, afin que vous netombiez pas dans la tentation ; l'esprit est bien disposé, mais la chair estfaible.
Les apôtres réveillés, sont honteux dêtre surpris dans leursommeil alors quil leur avait demandé de veiller. Ils se frottent les yeux,les écarquillent, sefforcent de les garder grand ouverts, bien décidés, cettefois, à prier et à veiller avec le Maître. Il s'éloigne une seconde fois, etprie ainsi :
_Mon Père,s'il n'est pas possible que cette coupe s'éloigne sans que je la boive, que tavolonté soit faite !
Jésus sait, que la volonté du Père, malgré toute la peine quiléprouve dans les cieux en voyant son Fils Bien-aimé souffrir, est quIl boive àla coupe amère préparée dès la fondation du monde, « Car Dieu a tantaimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui nepérisse point, mais qu'il ait la vie éternelle ».
Alors sachant que le moment est arrivé pour accomplir ce pourquoi il est venu au monde, il désire une dernière fois revoir ses amis etrecevoir deux des forces et peut être le dernier coup de pouce. Il revientvers eux et les trouve encore endormis ; car leurs yeux étaient appesantis.
Jésus cette fois-ci ne les réveille pas ; leur esprit étaitbien disposé, mais leur chair avait été faible. Combien cette phrase, réveilleen nous des souvenirs que nous voudrions oublier à jamais, car combienconstatons-nous que ces paroles de Jésus sont vraies pour chacun de nous, notreesprit est fort, mais combien notre chair est faible car nous faisons tellementsouvent ce que nous ne voulons pas et ne faisons pas ce que nous voulons.
Il les quitte, et, s'éloignant, il prie pour la troisième fois,répétant les mêmes paroles :
_ Si tuvoulais éloigner de moi cette coupe ! Toutefois, que ma volonté ne sefasse pas, mais la tienne.
Près de Kolob, au centre de tous les univers, dans un Jardin,tout seul avec sa peine, le Père observe de là-haut, son Fils sur la terre,dans ce Jardin de Gethsémané. Il souffre avec Lui et Il se souvient de ce quiest écrit dans les Registres des cieux, alors quAdam nétait pas encore devenuune âme vivante ; il se souvient du dialogue quil eut eu avec son Filsalors dans sa condition prémortelle :
« Ilfit Adam à notre image et à notre ressemblance, et le laissa allongé pendantquarante jours et quarante nuits sans mettre en lui le souffle de vie. Etchaque jour il poussait des soupirs en le regardant et disait :
_Si je mets le souffle de vie en cet homme, il devra beaucoupsouffrir.
Et je dis à mon Père :
_Mets en lui le souffle de vie ; je serai son avocat.
Et mon Père me dit :
_Si je mets en lui le souffle de vie, mon Fils bien-aimé, tuseras obligé de descendre dans le monde et de souffrir beaucoup pour lui afinde le racheter et lui permettre de retrouver son premier état.
Et je dis à mon Père :
_Mets en lui le souffle de vie ; je serai son avocat, jedescendrai dans le monde et jaccomplirai ce que tu commandes. »
Notre Père en ce temps, avait conçu le Plan de Salut pour tousses enfants. Un de ses fils se proposa et fut élu pour être le Sauveur. Maiscétait un plan, en ce temps-là notre Père savait quen donnant le souffle devie à Adam, il ne pourrait plus revenir en arrière et que ce plan allaitdevenir une réalité, qui inexorablement se mettrait en marche.
Il savait que beaucoupde ses enfants souffriraient et que tous ne réussiraient pas à atteindre le butéternel, même sils seront sauvés dans des royaumes inférieurs. Il savait queson Fils unique, devra endurer les pires souffrances. Il savait combien cessouffrances sont intolérables car de chaque pore de sa peau suinteront desgrumeaux de sang. Il le savait mieux que personne, car Il connut un jour detelles souffrances, en tant que Sauveur et Rédempteur dans une autre terre etun autre Jardin.
Alors Lui Dieu, lÊtre le plus grand qui soit, hésita et ilhésita pendant 40 jours en poussant des soupirs de douleur.
Mais le Fils lui dit encore :
_Mets en lui le souffle de vie ; je serai son avocat, jedescendrai dans le monde et jaccomplirai ce que tu commandes.
Alors, le Père, mit le souffle de vie en Adam et Adam devint uneâme vivante : lAncien des jours.
Aujourdhui son Fils est arrivé au zénith de sa mission, ilsouffre et le Père sait ce quIl va souffrir encore. Elohim, ressent langoissede son Fils qui Lui rappelle tellement cette angoisse connue jadis.
Son Fils est seul et ses apôtres sont endormis ; Il na que lesoutien de lEsprit et celui de la prière. Il doit accomplir seul ce pourquoiil est venu au monde.
Alors Dieu le Père, avant le terrible moment, lui envoi undernier soutien en appelant un ange ; soutien que Jésus sur terre en cemoment crucial na pu trouver, même auprès de ses apôtres biens-aimés.
Alors quils dorment, ils ne se doutent pas que bientôt vasaccomplir le plus grand et merveilleux miracle de la Création ; la plusgrande preuve damour et de miséricorde du Père et du Fils.
Lange se présente à Jésus et lui dit :
_Ô Seigneur ! Souviens-toi, quavant la fondation des mondes tufus préordonné pour être le Sauveur et Rédempteur. Ô Seigneur ! cest pour cela que tu es dans ce Jardin, dont lenom signifie « pressoir à huile », cest dans ce pressoir, là toutprès de toi que sont jetées les olives pour être pressées par la chargeécrasante des lourdes meules qui les broient afin que lhuile puisse en êtreexprimée.
Tu sais, que ce jardin, avec son pressoir à huile est unesimilitude de ce que tu dois subir ; toi aussi tu dois être « pressé », sous la charge des péchésdes hommes, de leurs souffrances tant spirituelles que physiques au point queton sang sera exprimé et coulera par chaque pore de ta peau.
Ô Seigneur ! Tu es au Jardin de Gethsémané qui est la réponse auJardin dEden. Dans le magnifique Jardin dEden, lhomme tomba et fut exclu dela présence de Dieu ; dans ce Jardin triste et désolé, tu peux le releverpar la Rédemption et lui permettre de retourner en sa présence.
Tu as ton libre-arbitre et tu peux à cette heure cruelle refuserce à quoi tu as été ordonné dans les cieux et si magnifiquement accomplijusquici
Mais Ô mon Seigneur ! Songe, je ten supplie à tous les mondesque tu as créés, sous la direction du Père, qui sont aussi innombrable que lesable de la mer ; Songe à tous les habitants qui les peuplent et que tupeux sauver comme ceux de cette terre par ton sacrifice expiatoire.
Songe que si tu ne le fais pas, tous ces mondes retourneront auchaos originel doù tu les as tirés ; que tous les habitants ne pouvantressusciter seront assujettis, au Diable qui règnera éternellement sur eux.
Jésus se redressa, leva la main droite au ciel en angle droit etdit :
_Cestassez ! Oui ! je vais boire à la coupe amère afin que tout soitaccompli !
Lange remonta au ciel. Jésusresta seul à nouveau. Seul ! Le Cédron, sec toute lannée, au printempscharrie en abondance durant quelques semaines des eaux terreuses qui luivalurent ce nom qui signifie « noir » ou « sale ».
Après le départ de lange,seul le grondement des eaux tumultueuses du torrent se fait entendre dans lesilence de cette terrible et grandiose nuit.
Au Jardin dEden beau ettransfiguré, nos premiers parent ont transgressé ; au petit Jardin deGethsémané, triste et désolé, Jésus sapprête à nous sauver.
Il sappuie sur le tronc duvieil olivier, aux branches tordues et torturées par les siècles. Puis il semet à prier ; à prier de toutes ses forces, comme jamais il na prié.
Il jette son regard sur laterre et il la voit toute sans quune seule particule lui échappe ; pasmême un seul atome. Il lève les yeux au ciel et il le contemple dans sonimmensité infinie, le décelant entièrement dans ses moindres éléments. Il voittoutes les âmes qui ont été, sont et seront ; il nous voit tous un par un, ilse saisit de tous nos péchés, toutes nos souffrances, toutes nos maladies,toutes nos infirmités.
Il voit toute chose et ilsouffre toute chose ; tant spirituellement que physiquement dans son corpsmeurtri et son esprit torturé.
Son sang sous leffet dunedouleur incommensurable et indescriptible, comme les eaux du Cédron bouillonneet gronde dans ses veines, ses vaisseaux éclatent et de chaque pore de sa peausuinte des grumeaux de sang !
Alors que le monde dort, lesforces des ténèbres se déchaînent dans lombre de la nuit.
Le petit Jardin de Gethsémanétriste et désolé, devient soudainement le centre de toute les Créations :le témoin de lacte le plus inconcevable, le plus miraculeux, le plusmiséricordieux ; le plus grand signe de contradiction accompli pourlhomme depuis le Commencement.
Au petit Jardin de Gethsémanétriste et désolé, son sol tremble jusquaux entrailles de la terre ; la terregémit comme la femme qui enfante. Arbres, herbe des champs, pierres et rochers,horrifiés, désemparés, crient leur peine et leur désespoir.
Au petit Jardin de Gethsémanétriste et désolé, le vent se lève, la tempête rugit, les arbres craquentsinistrement et leurs branches se tordent convulsivement, sécrasant sur lesol.
Les feuilles dans destourbillons volent tout autour de Jésus et le touche comme pour le caresser etmanifester leur soutien.
Les rochers se fendent parleur milieu, les eaux du Cédron se font plus rugissantes.
Au petit Jardin de Gethsémanétriste et désolé, les oiseaux du ciel se cachent dans les cavités des rocherset voilent leur face.
Les animaux des champs seterrent dans leurs antres et se taisent remplis de stupeur.
Au petit Jardin de Gethsémané triste et désolé, les étoilestombent des cieux, comme les larmes coulent sur les joues dune mère parce queson enfant souffre.
Lazur hurle sa peine par lestonnerres et les éclairs, comme le père, dans lincapacité de sauver son enfantcrie son désespoir.
Au petit Jardin de Gethsémané tristeet désolé, la nature gémit à cause de son Dieu, qui lavait jadis organisée etcommandée.
_Étanten agonie, il priait plus instamment, et sa sueur devint comme des grumeaux desang, qui tombaient à terre.
Alors, dans une colonne qui sétend à linfinie, nous défilonstous devant lui : les morts, les vivants, nous qui étions encore dans lescieux ; à chacun, il nous appelle par notre nom et nous dit :
_Cette goutte de sang, que tu vois tomber maintenant, cest pourtes péchés, pour que tu naies pas à les souffrir, Souviens-toi !
Alors quIl sadresse à chacun de nous, ses mains agrippent letronc et de douleur, ses ongles en arrachent lécorce ; Lolivier alors setord de souffrance, depuis ses racines les plus profondes jusquà lextrémitéde chaque feuille.
Cest douloureux pour ce vieil arbre et en même temps doux etbienfaisant comme le chien qui reçoit sur le dos la caresse de son maître quile rend si heureux.
Cest aussi comme lhomme qui tient dans les siennes, la main desa femme qui enfante et de douleur, lui enfonce ses ongles dans les paumes; il a mal et il se réjouit de souffrir en partageant un peu de sa souffrance.
Enfin, le dernier dentre nous passe devant Jésus qui, petit àpetit récupère ses forces. Le Jardin reprend son aspect quotidien et leCédron sest calmé
Combien de temps dura laccomplissement du sacrifice ? Uneéternité ? Une partie de la nuit ? Les deux certainement !
Dans le petit Jardin de Gethsémané, triste et désolé, sestaccompli dans le plus grand secret, ce qui était préparé pour nous sauver,avant que le monde fut créé. Dans le petit, Jardin de Gethsémané triste etdésolé, le Fils bien aimé du Père, nous a tous sauvés !
Puis ilalla vers ses disciples, et leur dit :
_Vousdormez maintenant, et vous vous reposez ! Voici, l'heure est proche, et le Filsde l'homme est livré aux mains des pécheurs. Levez-vous, allons ; voici, celuiqui me livre s'approche.
Dans le petit Jardin de Gethsémané triste et désolé, notre Dieuva bientôt se livrer !
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Non spécifié
BOUDDHA/Candide et le Bouddhisme
19/6/2008
Auteur Victor OJEDA-MARI // Livre: Candide et le Bouddhisme
$$Je commande ce livre $$
PRESENTATION
QUELQUESPOINTS TRAITES
1_Le Bouddhisme ne peut se prévaloir que de la parole de Siddhattha Gotama pourdire quil atteignit lEveil et devint le Bouddha : Cest un acte de foi.
2_Si le Bouddha découvrit la Vérité, toutes les autres religions sont danslerreur.
3_Fondamentalement le Bouddha ne remit pas en cause la conception de laréincarnation, ni celle du Karma. Il nen est donc pas le novateur.
4_ Vu simplement,logiquement, avec réalisme, il coule de source que les 4 Nobles Véritésnapportent rien de nouveau. Sujettes à caution, elles ne sont que conceptionset hypothèses philosophiques.
5_ Lêtre selon le Bouddhisme est une conception théorique qui ne reposesur aucune expérience réelle ni révélation divine.
6_ La Loi de ProductionConditionnée ne tient pas la route ; elle est absurde, pur concept humain,contradictoire, réfutées par la vie de tous les jours. Elle na de loi que lenom.
+ 8autres points supplémentaires sur la loi dimpermanence, méthode analytique,re-naissance bouddhique, Nirvana, Dalaï-Lama, Types de Bouddhisme, bodhisattva, Tulkus
++Je commande ce livre ++
EXTRAIT
Philosophie ou religion,religion et philosophie ; anti-religion ; athéisme pourvu dunparadis vide ; culte du Néant,
? Aujourdhui en Occident, le bouddhismeattire beaucoup de monde. Pourquoi ? Voici quelques réponses parmidautres :
_ Recherche spirituelleinnée chez lhomme ; « soif » non étanchée pour beaucoup de raisons dans le christianisme.
_ La société de consommation ne mène pas aubonheur mais à un manque de plus en plus douloureux et profond.
_ Charisme du Dalaï-Lama.
Ce chef religieux et politique, au fil des années, est devenu une personnalité de renomméemondiale ; une véritable « star » :
_ Savants croyants ounon linvitent à leurs colloques.
_ Il détient le prix Nobelde la paix de 1989.
_ Il représente legouvernement en exil du Tibet ; Peuple martyr soumis à lingérencechinoise.
_ Il a écrit denombreux livres ; participé à dautres ne serait-ce quen les préfaçant.
_ Il donne dinnombrablesconférences qui constituent chaque fois un événement.
_Il prône un dialogue amical, constructif toutes religions confondues.
_ Il inaugure ou visitedes temples tibétains dans tous les pays du monde.
_ Il saffiche en championde luniversalisme, de la tolérance, de lhumanisme, du pacifisme.
_ Il porte un titreprestigieux : « Votre Sainteté
»
_ Etc.
Ce texte écrit en 1925, par les grands surréalistes :Breton, Aragon, Artaud, Eluard, Desnos et autres
, pourrait exprimer leressenti de milliers doccidentaux fidèles ou sympathisants à son égard :
« Nous sommestes très fidèles serviteurs, ô Grand Lama, donne-nous tes lumières, dans unlangage que nos esprits contaminés dEuropéens puissent comprendre, et aumoins, change-nous notre Esprit, fais-nous un esprit tout tourné vers ces cimesparfaites où lEsprit de lHomme ne souffre plus.
Fais-nous un Esprit sans habitudes, unesprit gelé véritablement dans lEsprit, ou un Esprit avec des habitudes pluspures, les tiennes, si elles sont bonnes pour la liberté.
Nous sommes environnés de papes rugueux, delittérateurs, de critiques, de chiens, notre Esprit est parmi les chiens, quipensent immédiatement avec la terre, qui pensent indécrottablement dans leprésent.
Enseigne-nous, Lama, la lévitationmatérielle des corps et comment nous pourrions nêtre plus tenus par la terre.
Car tu sais bien à quelle libérationtransparente des âmes, à quelle liberté de lEsprit, ô Pape acceptable, ô Papeen esprit véritable, nous faisons allusion.
Cest avec lil du dedans que je teregarde, ô Pape, au sommet du dedans. Cest du dedans que je te ressemble, moi,poussée, idée, lèvre, lévitation, rêve, cri, renonciation à lidée, suspenduentre toutes les formes et nespérant que le vent. »
Cet éloge vieux de 80 ans,montre en partie léchec de notre société matérialiste, basée sur tout ce quiest « extérieur » par le besoin dun retour à« lintérieur » : « Cest du dedans que je teressemble. »
Qui dit bouddhisme, ditcompassion, non-violence. Jaime beaucoup cette histoire
On posa la questionsuivante, à un lama récemment libéré après un internement de plusieurs annéesdans un camp chinois :
_ Vous avez dû avoir très peur durant ces longues années ?
Le lama répondit :
_ Oui, très peur ;peur de les haïr !
Quelle merveilleuse réponseet combien elle nous interpelle, toutes religions et philosophies confondues.
Il nen fut pas toujoursainsi. Lorsque au XIX ième siècle, lEurope découvrit le Bouddhisme, ce futavec stupeur et effroi, comme sil sagissait dune « peste jaune ».
Comment était-il possiblequune religion ou philosophie millénaire, regroupant une population deplusieurs centaines de millions dâmes, puisse poursuivre pour butlanéantissement de lêtre dans un paradis vide appelé Nirvana ? Aussi, durant cette époque, on considéra le Bouddhisme comme le « Culte dunéant », « l'Eglise du nihilisme » et Bouddha comme le« Grand Christ du vide ».
Comment expliquer un teldécalage entre le XIX ième siècle et notre époque ? Textes traduitshâtivement et mal interprétés ? Cest fort possible !
De plus, il faut rappeler quelEurope découvrait en même temps le brahmanisme qui déclare toute substanceissue de Dieu donc éternelle et Dieu présent jusquau cur du moindre atome.
Le bouddhisme prêche aucontraire limpermanence de tout être et de toutes choses et paradoxalement unparadis sans Dieu ni âme.
Il faut reconnaître lacomplexité du Bouddhisme, répertorié dans trois branches principales :
_ Le Théravada.
_ Le Mahayana.
_ Le Vajrayana.
Chacune se divise à son touren une multitude décoles, de traditions présentant des facettes différentes.Bien que gardant un tronc commun, ces « types » de bouddhismes,restent diversifiés et souvent contradictoires.
Le moins quon puisse dire,cest que dans les méandres de leurs complexités, il est difficile de syretrouver. Dautant plus que, la métaphysique bouddhiste atteint souvent leslimites de limpensable et de linutile ce qui est contraire à léthique de sonsuprême fondateur. Les « professionnels »se spécialisent dans tel ou tel bouddhisme, comme les médecins, en cardiologie,stomatologie,
Un cardiologue ne soignerapas un patient malade de lestomac, mais lenverra à son confrère stomatologue.
Un maître ou« spécialiste » théravada ne répondra pas à une question relevant dubouddhisme mahayana ou alors, il se montrera très prudent reconnaissanthonnêtement quil nest pas un « expert » de ce bouddhisme.
Quelquefois et cela arriveaussi, il se montrera très critique vis-à-vis du bouddhisme concerné dont il nepartage pas les points de vue différents.
Aujourdhui on loue particulièrement la compassion, la douceur,la sérénité, la sagesse du bouddhiste et certains son pragmatisme ;pourtant quand on approfondit sa « religion humaniste » un tant soitpeu, la déclaration dErnest Renan reste vraie :
« Cest un fait unique dans lhistoire de lesprit humain. Etrange par sadestinée, le bouddhisme lest plus encore par sa philosophie, son enseignement,la légende de son fondateur, le style bizarre de ses livres sacrés. Joignantles abus de la scolastique la plus abstraite aux rêves de limagination la plusfolle, cette religion, dabord sans dieu et presque sans culte, aboutit auxextravagances dune mythologie effrénée.
Lareligion qui fut la plus philosophique à son commencement, et, ou certainesécoles modernes affectent de trouver le dernier mot de la sagesse, est devenuele plus grossier des cultes populaires
»
Alors où se situe lavérité ?
« Le justemilieu » ; fondement même du bouddhisme ; où celui-ci se tientcomme sur le fil du rasoir tout comme le funambule sous le vide ? !
Jétais athée. Trouver lasolution aux trois questions clef de la vie : Doù venons-nous ? Quelest notre but sur cette terre ? Où allons-nous après la mort ?mamena à croire. Né dans un milieuanticlérical, je me refusais de rechercher ces réponses dans lEglisecatholique qui pour moi représentait toute la chrétienté.
Par conséquent, naturellement je fus amenéà sonder les religions dOrient. Je commençais par lhindouisme quimenthousiasma au début.
La réincarnation répondait logiquement àtoutes les questions possibles et imaginables. Maisau fur et à mesure que japprofondissais létude du brahmanisme, jedésenchantais : beaucoup de doctrines étaient illogiques, contradictoires et à lafin naboutissaient à rien.
Alors, pensant trouver lescompléments de réponses, je me tournais vers le bouddhisme ... Et cest là lebut de ce livre, montrer sincèrement et honnêtement ce que jen ai compris.
Tout comme dans le livreprécédent : « Candide et lHindouisme » ; jai choisi undialogue de maître à élève pour rendre le sujet plus vivant. Je ne pouvais pasdisposer dun Lama pour lui poser les questions et inscrire ses réponses.Aussi, ai-je étudié parmi dautres, principalement deux livres : Lepremier, « Lenseignement du Bouddha » de WalpolaRahula » ; le second : « La force du Bouddhisme » deJean-Claude Carrière et du Dalaï-Lama.
Le premier : Parce que le Révérend Walpola Rahula est uneréférence en matière de Bouddhisme Theravada.
Le second :
_ Parce que, je nai trouvé aucun livre ou le Dalaï-Lama, sexprimeavec autant de simplicité et sur autant de sujets.
_ Parce que le bouddhisme aujourdhui sincarne à travers ce personnagehors du commun.
_ Parce que personne mieux que lui pouvait nous parler du Bouddhisme,bien quil prône un Bouddhisme parmi tant dautres : le Vajrayana ouLamaïsme.
Ces deux livres montrent lesdeux extrémités du Bouddhisme avec ses différences et ses contradictions maisaussi avec ce qui fait son unité.
Le livre « Candide et leBouddhisme » est construit :
_ A partir de citations des auteurs lorsque je considérais quil étaitimportant de respecter, à la virgule près leurs paroles.
_ A partir de dialoguesimaginés, honnêtes et sincères quant à « lesprit » des doctrines bouddhiques du Théravada, Mahayanaet Vajrayana.
Tout le monde sait combien, par des subterfuges subtils, il estfacile de faire dire à quiconque, ce quil na jamais dit et même le contrairede ce quil a dit.
Je pense honnêtement avoir inséré dans les dialogues de Candideet du Lama, les paroles du Dalaï-Lama, du Révérend Walpola Rahula, ainsi quecelles dautres Maîtres et auteurs, dans un contexte propre à respecter leurpensée dans ce quils voulaient exprimer.
Si tel nest pas le cas,quon me le montre et je serais toujours prêt à le reconnaître et à menexcuser.
Tags : victor ojeda bouddhisme inde religion hindouisme
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AUTEUR/Témoignage
19/6/2008
Mon témoignage
Avant
l’histoire de ma conversion, je dois parler de Santiago, mon petit ami
éternel ; celui qui m’a donné sans le savoir ma plus belle leçon de
l’Evangile.
À
l’époque, je devais avoir une dizaine d’années. Tous les ans pour les
vacances, j’allais en Espagne, à Najéra, village de naissance de mon
père. Je passais avec mes sœurs deux à trois mois dans la maison de ma
chère grand-mère. Cette année-là, je m’étais fait un copain. Il
s’appelait Santiago. Il était doux et gentil. Nous nous entendions à
merveille et passions de bons moments ensemble.
Un jour,
je ne me souviens pas pour quelle raison idiote, nous nous sommes
fâchés. Qui avait raison ? Qui avait tort ? Je n’en sais rien et peu
importe. Toujours est-il que j’en voulais à mon petit camarade.
Peu de
temps après je me fis un autre copain : il n’était pas du genre tendre.
Je lui racontais mes « malheurs » avec Santiago. Pour me faire plaisir,
un jour que Santiago passait près de nous, il le provoqua. Mon ami
n’était pas de taille à se défendre et le pauvre prit une correction.
Il avait de grands yeux marron avec de longs cils de fille et je revois
encore combien ils étaient apeurés et silencieusement me criaient au
secours. Mais ce jour-là, je n’écoutais pas une petite voix qui me
disait de m’interposer. Il partit en pleurant. Mon méchant copain se
moquait et riait ; moi je me mis à rire bêtement avec lui.
Lorsque
je me retrouvais seul, je me sentais mal à l’aise, j'étais malheureux
en pensant à Santiago. Je pouvais presque ressentir les coups qu’il
avait reçus et cela me faisait très mal, me serrait à la fois le cœur
et la gorge. Quand je me voyais sourire alors qu’il se faisait
corriger, je me détestais, je me trouvais sale, dégouttant et j’avais
envie de me battre ; de prendre les coups qu’il avait reçus.
La fin
des vacances approchait, je voulais tellement lui parler, lui demander
pardon, et redevenir son ami. Mais j’avais trop honte et peur qu’il me
rejette. Une ou deux fois je l’aperçus dans la rue, son regard avec ses
grands yeux croisa le mien. Je fis un mouvement vers lui et je me
demande encore aujourd’hui ce qui m’a arrêta dans mon premier élan.
Je suis
retourné en France. Tous les soirs avant de m’endormir, je pensais à
mon ami Santiago. Je me voyais retourner au village, aller d’un pas
résolu chez son oncle, lui demander pardon et qu’il veuille encore de
moi pour ami.
Enfin,
les vacances arrivèrent. J’étais à Najéra et comme je l’avais tellement
de fois imaginé, j’allais chez son l’oncle. Je demandais à le voir. Son
oncle me regarda tristement et il m’annonça l’incroyable et terrible
nouvelle : Santiago mon petit ami était mort ! Mon sang se glaça dans
mes veines, ma gorge se noua et je partis précipitamment cacher ma
peine et pleurer amèrement mon ami qui n’était plus.
Depuis je
n’ai jamais plus, de rancœur, d’esprit de vengeance pour personne.
Jamais je me suis réjoui des peines ou des malheurs de quiconque,
jamais je n’ai fait de mal à personne ou alors, sans le savoir. Je
crois que je peux dire sincèrement que depuis, et en grande partie
grâce à mon petit ami éternel, je me suis senti en paix avec tout le
monde, j’ai toujours désiré le bien à mon prochain, jamais, jamais le
mal ; jamais plus.
Merci
Santiago, je sais qu’un jour, j’aurai l’occasion de te demander pardon
! Je sais que de nouveau tu voudras de moi comme ami.
Voici
maintenant, l’histoire de ma conversion. Mon père républicain espagnol,
assimilait Dieu à l'Eglise qui avait pris le parti du franquisme. Ma
mère tout en se disant athée croyait en une « force », qui l’aidait
dans les moments difficiles.
Ainsi,
jusqu’à l’âge environ de vingt-deux ans, j’étais athée par tradition
familiale et au fil des ans par conviction personnelle. Être athée pour
moi, signifiait ne pas croire au Dieu :
_ des curés qui en Espagne prirent pour la plupart le parti du franquisme contre le peuple.
_ qui produisit l'inquisition.
_ du
clergé qui tint pendant des siècles les peuples, sous un joug de fer,
dans une totale ignorance et l'esclavage le plus servile.
_ de certains curés qui disent faites ce que je vous dis, mais ne faites pas ce que je fais.
Cependant
cela ne m’empêchait pas de reconnaître, que l'église produisit de
véritables saints et saintes : comme Saint François d'Assise, Saint
Vincent de Paul, mère Térésa, sœur Emmanuelle, l’abbé Pierre et bien
d'autres encore, plus anonyme et aussi méritants.
Mais
surtout, je ne pouvais pas croire à ce Dieu qui, s'il était vraiment
Dieu, ne permettrait pas toutes ces souffrances, ces injustices dans le
monde. Non, je ne pouvais pas croire à ce Dieu, et à la religion qui le
représentait, et qui, selon la formule consacrée, est l'opium du
peuple.
De plus,
je pensais qu’un athée est plus méritant qu’un croyant. Le croyant, a
besoin pour surmonter les difficultés de la vie d’une béquille
imaginaire appelée Dieu ; l’incroyant ne doit compter que sur lui-même.
Ainsi, je considérais tout croyant quelque part comme un infirme.
J’ai
connu ma femme. Un jour nous parlâmes de Dieu et je me moquais d’elle
lorsqu'elle m’avoua qu’elle y croyait. Nous nous sommes mariés et nous
avons eu une petite fille. J’ai alors pris conscience de mes nouvelles
responsabilités. J’étais animé d'un immense désir d'apporter le
meilleur de la vie, à ma femme et à ma fille ; c’est-à-dire : une belle
situation avec beaucoup d’argent. Mais tout cela, je le voulais tout de
suite, car à l'époque, j’étais très impatient.
Depuis,
j’ai appris tout au long de ma vie que les choses bonnes et précieuses
s'obtiennent avec beaucoup de sacrifices, de patience et de
persévérance. Je me demandais, comment réussir rapidement ? Me remettre
sérieusement aux études ? Ce serait trop long et je n'en avais ni le
désir ni le courage.
Un jour
dans une revue, je lus, une annonce qui disait à peu près ceci : «
Développez par l’auto-hypnose, les pouvoirs latents qui sommeillent en
vous. » Je le commandais, le reçu et le dévorais en quelques jours. Il
décrivait l’auto-hypnose comme technique permettant de tout mémoriser
définitivement.
Voilà,
j’avais trouvé la solution ! J’allais me remettre aux études et
travailler mes cours sous auto-hypnose. À moi les diplômes, la belle
situation ! C'était aussi simple que cela ! Encore fallait-il y penser !
Je
remarquai dans mes lectures, qu’il était souvent question du
subconscient, partie de l'être qui renferme de grands pouvoirs latents
et du supra-conscient, qui est une parcelle de Dieu dans l’homme et qui
offre encore plus de possibilités. Le terme supra-conscient sonnait
bien à mes oreilles, mais le nom de Dieu hérissait profondément mon
athéisme pur et dur.
Alors, je
décidais de me consacrer uniquement au subconscient. Dieu ou tout ce
qui pouvait lui faire allusion, je voulais tout simplement l’ignorer.
J’expérimentais cette technique d'étude. Je passais des heures à fixer
la flamme d'une bougie. Lorsque je pensais être en condition, je lisais
et relisais les leçons. Je constatais que mes cours n’étaient pas
retenus d'une manière complète, encore moins définitive. Je
reconnaissais que j’avais passé beaucoup de temps à me mettre en état
d'hypnose et que ce temps utilisé à étudier classiquement aurait
produit de meilleurs résultats. Mais je ne voulais pas l'admettre car
je voulais à tout prix y croire. C'était une question de technique et
la mienne n'était pas encore au point : il fallait persévérer, me
disais-je.
Au cours
de cette époque, je passais tantôt par des périodes d’euphorie pendant
lesquelles il me semblait que le monde m’appartiendrait, et que tout me
serait possible ; Tantôt par des périodes de doute et de découragement,
qui faisaient que je me sentais moins que rien.
La
grand-mère de ma femme, « Kika » habitait juste à côté de chez nous.
C’était une femme formidable, tellement gentille et douce. Seule une
barrière en bois, avec un petit jardin séparait nos maisons. De cette
barrière, elle nous appelait pour nous inviter à prendre le café. Elle
le faisait souvent, pour se sentir moins seule et converser.
Ce
jour-là, j’avais le moral au plus bas. Comme d’habitude, grand-mère
servit le café tout fumant, ouvrit la boîte en fer blanc remplie de
gâteaux sur lesquels étaient inscrites des maximes. Je plongeais la
main, retirais un biscuit. Machinalement, je lus l'inscription : « Sois patient tout arrive ».
À la lecture de ces mots, je reçus une paix et une joie que les mots ne
peuvent décrire. Je ressentais au fond du cœur comme une promesse : si
j’étais patient et persévérant, je recevrais ce que j’attends.
Je
compris que je devais apprendre dans cette vie la patience et la
persévérance. Que vouloir tout et tout de suite n'était pas la bonne
méthode et que chaque chose a son prix et ce prix, il faut le payer.
Quelque
temps après, je me posais beaucoup de questions : Pourquoi la vie ?
Quel est notre but sur cette Terre ? Quand on meurt, tout est fini ? Je
fus surpris de me poser cette dernière question.
Quelque temps auparavant, ma réponse aurait été :
_ Mais
bien sûr qu'après la mort tout est fini, notre corps devient poussière
et sera réutilisé pour créer d'autres êtres ou formes de vies.
Alors, je me dis :
_ J'aime
ma femme, ma fille, mes parents. Lorsque nous mourrons, tous ces liens
qui sont dit-on, plus forts que la mort, disparaîtraient-ils comme
s'ils n'avaient jamais existé ?
C'était
la première fois qu'une telle éventualité me paraissait inconcevable et
me révoltait. Notre but sur terre serait-il simplement de se perpétuer
pour assurer la survie de notre espèce ? Je me rappelais ma tante
d’Espagne ; Eugénia, qui était très croyante et qui tout petit, me
parlait du Bon Dieu, du paradis que je mériterais si j’étais gentil et
de l'enfer où j’irai si j’étais méchant. Mais je ne croyais ni au Bon
Dieu, ni à l'enfer, ni au paradis.
D’où
venons-nous ? Mon père m'a donné la vie, mais cette vie il la détient
de son père qui lui-même l'a reçue de son père et ainsi de suite
jusqu'à la nuit des temps. Mais qui est le premier à avoir eu la vie en
lui-même et l’a transmise comme un flambeau de génération en génération
?
Comment
le temps, le hasard, la matière sans intelligence ont pu donner forme à
toute cette diversité, ces êtres vivants doués d’intelligence ? Oui,
comment l’inintelligence peut-elle créer l’intelligence ? Quel est
notre but sur cette terre ? Si on doit mourir, s’il n’y a rien après,
alors à quoi bon aimer, lutter, faire de son mieux pour être en accord
avec sa conscience.
Pourquoi
toute cette morale ? Si demain nous devons mourir, alors mangeons,
buvons, faisons ce qui nous plaît. Pourquoi malgré nous, nous aspirons
à nous élever ?
Pourquoi
lorsque nous agissons mal, nous sommes mal dans notre peau ? Ce n'est
pas notre culture judéo-chrétienne avec tous ses interdits, car je n'y
crois pas. C'est quelque chose qui fait partie de nous, c'est notre
conscience tout simplement.
Mais
notre conscience, c'est quoi ? Ce qui nous permet de distinguer le bien
du mal ? À l'école il y avait des cours de morale, mais on savait
naturellement quand on faisait le bien ou le mal.
Je connus
en moi un grand désarroi et en même temps, un besoin impérieux de
connaître les réponses à ces trois questions. Mais les réponses à ces
questions existent-elles ? Je ressentais qu’elles étaient les plus
importantes de la vie.
J’abandonnais l'étude par auto-hypnose, tellement les résultats étaient
nuls. Par contre, j’étais attiré par tout ce genre de littérature et
même le terme supra-conscient assimilé à Dieu ne me hérissait plus.
Pour
arrondir les fins de mois, deux ou trois soirs par semaines, après mon
travail d’aide-chimiste à la Faculté de médecine et de pharmacie, je
vendais au porte-à-porte, un livre de cuisine.
Un soir,
je frappais chez une famille de race noire. Dès les premiers instants,
je ressentis une grande affinité avec le chef du foyer et perçus les
mêmes sentiments de sympathie de son côté. Je fis la présentation du
livre, la femme le trouva très intéressant et me demanda la permission
de nous quitter pour le montrer à sa voisine.
L'homme et moi restâmes seuls. Il me regarda droit dans les yeux et me dit :
_ Croyez-vous en Dieu ?
Je fus surpris de cette question à laquelle je ne m’y attendais pas. Fièrement, je répondis :
_ Non, pas du tout ! Je suis athée !
Soudainement, un silence pesant s’installa entre nous. J’étais sûr, que
cet homme avait mille choses à me dire et il restait là, muet, le
visage fermé, avec un air désolé qui me désolait encore davantage. Le
courant ne passait plus entre nous. À cette idée, je fus pris de
panique. Il fallait à tout prix rétablir le contact sinon je risquais
de perdre quelque chose de vital.
Alors, je m'entendis dire :
_ Je ne crois pas en Dieu, mais je crois qu'il y a en chacun de nous un petit dieu qui sommeille.
Voilà
c'était dit et je n'en revenais pas. J'avais dis; moi, cette chose
incroyable! Son visage s’ouvrit à nouveau, plus amical que jamais.
J’étais heureux et soulagé. Il me parla de Dieu, avec une foi et des
accents qui firent vibrer en moi des sentiments inconnus enfouis au
plus profond de moi-même. Il me parla de Bouddha et je découvris ce
grand personnage, de Jésus et Jésus ne fut plus pour moi une histoire
de curés. Je passais un moment extraordinaire. Avant de partir, il me
confia un livre sur la vie des maîtres d’Orient. Je le dévorai et
prenais beaucoup de notes, recopiant même des chapitres complets.
Quelque
temps après, le livre en main, je frappais pour la seconde fois à leur
porte. À ma surprise, quelqu’un d’autre m’ouvrit et j’appris qu’ils
avaient déménagé. Devant la porte entre-ouverte et cette personne
inconnue, j’eus le sentiment étrange au fond de mon âme, que la famille
qui vécut là, fut pour moi, comme un ange qui passe, vous laisse un
message, disparaît soudainement en laissant derrière lui, une
impression à la fois de rêve et de réalité. Mais le livre que je tenais
dans les mains, était une preuve que je n’avais pas rêvé !
Je
continuais ma quête de la Vérité, recherchant la réponse aux trois
questions-clés de la vie. Cela dura sept ans. J’étudiais tout ce qui
traitait des grands-maîtres spirituels de l’Inde, de Bouddha, de
Pythagore, de Platon, de Jésus, …
Je
remarquais que dans chaque religion, Jésus était considéré comme le
Maître des maîtres ; alors je me promis d’étudier la Bible, dès que je
serais spirituellement prêt.
Vers
cette époque, je découvris la doctrine de la réincarnation. Je croyais
avoir atteint le but. Cette doctrine au début, pouvait tout expliquer
logiquement. Je compris que l’homme est responsable individuellement,
collectivement de son bonheur ou de son malheur. Car si Dieu est amour,
Il est en même temps justice et comme il est équitable il ne peut
favoriser l’un ou l’autre. Je compris que chacun à notre niveau nous
sommes responsables de l’état actuel du monde qui n’est que le reflet
de nos actes collectifs vie après vie, génération après génération.
Ainsi la loi du Karma agit au niveau de l’individu, des nations et de
la terre entière. C’était merveilleux, à partir de la réincarnation, je
pouvais tout expliquer, tout comprendre :
_ Pourquoi
tel homme à trois ans jouait de grandes oeuvres au piano ? Parce que
dans sa vie précédente il avait développé ce talent et dans cette vie,
il en recueillait le fruit.
_ Pourquoi
cet homme est homosexuel ? Parce que dans sa vie précédente il fut une
femme et qu’il en gardait aujourd’hui inconsciemment la nostalgie.
Ainsi
chaque malheur, souffrance, douleur, bonheur peut s’expliquer car tout
ce qui nous arrive est une rétribution de nos vies passées. Naître dans
tel pays, être riche, pauvre, heureux, malheureux, malade, en bonne
santé…
Tout a
une explication car il y a toujours une relation de cause à effet.
Telle est la loi du Karma. Cette loi de justice trouve son
accomplissement et sa justification dans la réincarnation. Comme les
maîtres l’ont enseigné, nous récoltons dans cette vie, ce que nous
avons semé dans nos vies précédentes.
J’avais
compris que dans cette vie nous devons semer le meilleur de nous-même
par la méditation, la recherche de la connaissance, la compassion.
Alors nous aurons à notre mort une meilleure renaissance, en espérant
que ce soit la dernière, celle qui nous permettra d’être absorbé dans
l'Un ou Dieu.
Un jour,
je me promenais, sur les quais de Bordeaux. Je remarquais, Place de la
Bourse, une grande tente. Curieux, j’entrais. Au centre, je reconnus le
portrait du Christ. Deux jeunes hommes d’une vingtaine d’années,
sympathiques, souriants, impeccables en costume et cravate
m’accueillirent.
Je fus
touché par le regard lumineux, à la fois doux et amical de l’un. Ils
étaient missionnaires d’une Eglise chrétienne portant un curieux nom à
rallonge : Eglise de Jésus Christ des Saints des Derniers Jours. Ils
m’expliquèrent que leur Eglise était plus connue sous le nom d’Eglise
mormone. Je n’en fus pas plus avancé. Ils me racontèrent la vie d’un
prophète du nom de Joseph Smith. J’écoutais poliment. Quand ils eurent
terminé, je leur demandais ce qui avant tout m’intéressait :
_ Votre Eglise croit-elle en la réincarnation ?
Leur réponse fut un non catégorique. Alors, je leur dis que cela ne m’intéressait pas.
Je
continuais à étudier une abondante littérature qui d’après moi, me
préparait spirituellement à étudier la Bible. Vint le jour où je me
considérais fin prêt. J’allais à la « Maison de la Bible », au cours
Alsace et Lorraine à Bordeaux. Une gentille petite dame âgée s’occupa
de moi. Au cours de notre conversation, je lui fis part de ma
préparation. Elle me regarda longuement, avec beaucoup de douceur et me
dit :
_ Vous vous trompez, la Bible doit être lue comme un petit enfant.
En l’écoutant, je pensais en moi-même :
_ Ma petite dame, excuse-moi, tu es bien gentille, mais tu es à côté de la plaque.
J’apprendrai quelques années plus tard combien elle avait raison et combien j’avais tort.
Je commençais l’étude de la Bible. Je ne comprenais rien à l’Ancien Testament et bien vite je passais au Nouveau Testament.
Je découvrais :
_ Un Jésus, encore plus grand que toutes mes études antérieures me l’avaient fait connaître.
_La résurrection .
_Pas de réincarnation.
Ce fut un
déchirement, car je savais qu’il ne pouvait y avoir les deux à la fois,
c’était l’une ou l’autre, car tous les hommes doivent être pesés avec
la même balance. Mon cœur penchait tantôt pour la résurrection, tantôt
pour la réincarnation. Je trouvais la réincarnation plus juste, plus
logique et en même temps, j’étais de plus en plus attiré par la
personne du Christ qui disait être la Vérité, la Vie, le Chemin et la
Résurrection. Il donnait des enseignements, simples directs, condensés.
Une phrase de Lui équivalait à de longues pages de commentaires des
maîtres que j’avais étudiés jusqu’ici.
Nous
déménageâmes de Sarcignan à Cenon : à la résidence Palmer. Nous avions
comme voisin de pallier, la famille Bennasar.Nous liâmes amitié avec
d’autres voisins : les Vilatte. Ces derniers avaient des amis
rosicruciens, qu’ils nous présentèrent. Je décidais de suivre leur
enseignement. Très vite j’abandonnais. Je partage ce qu’écrit, Michel
Malherbe, dans son livre « Les religions de l’humanité » :
« En fait,
la mystique paraît bien éloignée des préoccupations de ces personnages
(les dirigeants supérieurs de l’Ordre), à moins qu’il ne s’agisse d’une
entreprise de déification de l’homme. Comment expliquer autrement
l’autel que le disciple est prié d’installer chez lui et dont la pièce
essentielle est un miroir entouré de baguettes d’encens ? Chacun se
voit ainsi dans le miroir comme la divinité de son propre culte. Un
cahier personnel où chacun relate les progrès de sa méditation complète
la panoplie narcissique du disciple.
Chaque
jeudi, une soirée d’étude tient lieu de grande messe. On y emploie des
formules rituelles qui sont comme le négatif de celles de l’Eglise
catholique.
(par
exemple : « qu’il en soit ainsi », au lieu « ainsi soit-il »).
L’exaltation de la puissance de l’homme situe les rosicruciens à
l’opposé des croyants qui voient au contraire leur réussite et leur
épanouissement à travers la reconnaissance de la toute-puissance de
Dieu. Du point de vue théologique, on pourrait soutenir que l’Ordre de
la Rose-Croix se comporte comme une anti-religion que certains
n’hésitent pas à considérer comme d’essence satanique. »
De
nouveau, je ne savais plus à quel saint me vouer. Finalement, je
décidais de me débarrasser de tous les livres traitant de religion,
sauf de la Bible, que je lirai entièrement une fois par an.
C’est là
qu’intervient la famille Bennasar. Nous avions à l’époque de simples
relations de bon voisinage. Un jour, Paul et moi, discutions sur le
pallier. Je l’invitais à entrer pour être plus à l’aise. Il vit la
Bible sur la table et je remarquais un petit éclair passer dans ses
yeux. Il me dit, très intéressé :
_ Vous lisez, la Bible ?
Je lui répondis :
_ Oui, et je me suis promis de la lire une fois par an.
Ses yeux brillaient encore plus :
_ Nous aussi, dans notre famille, étudions la Bible, nous pourrions en parler ensemble.
J’appris
que cette famille était mormone. Aussitôt, je revis, dans mon esprit,
mon missionnaire, rencontré quelques années plutôt et son regard de
lumière.
Suite à
cette discussion, deux à trois fois par semaine, le matin à 6 heures
30, nous faisions du footing au parc Palmer. Nous parlions beaucoup de
religion. À la fin d’un entraînement, Paul me proposa de rencontrer les
missionnaires et j’acceptais.
Ils
vinrent un soir vers 19h 30, quand je leur ouvris la porte, je me
trouvais devant Elder Gyunn et Elder Ysaat (Elder signifie Ancien).
Dans le regard d’Elder Ysaat, je revis exactement celui de mon
missionnaire rencontré quelques années auparavant et cela me frappa.
Nous eûmes une première discussion, sur la première vision du prophète
Joseph Smith. La discussion dura très longtemps et déborda largement
sur d’autres sujets. Nous nous séparâmes en prenant un nouveau
rendez-vous. Avant de partir, ils me laissèrent le livre de Mormon, me
demandèrent de le lire et de prier à son sujet.
Le
lendemain, je pris le livre et m’installai confortablement dans mon
fauteuil habituel. À peine, avais-je lu quelques pages, soudain je me
levais et m’entendis crier :
_ Ce livre est vrai, il vient de Dieu !!!
Puis, je
retombais sans forces sur le fauteuil ; sentis en moi comme une
chaleur, un bien-être qui me parcourait de la tête aux pieds et je me
mis à pleurer de joie et de reconnaissance comme un enfant.
Ce bonheur
aucun mot ne peut l’exprimer. Ce sentiment, je l’avais ressenti dans
une moindre mesure, le jour où « Kika », la grand-mère de ma femme,
m’avait tendu, sa boîte à gâteaux en fer blanc de laquelle, j’en avais
retiré un, avec la maxime « Sois patient tout arrive ». Je
compris que j’allais avoir enfin la vraie réponse à mes trois
questions. Ce moment d’euphorie passé, je réalisais que je me trouvais
en face d’un problème insoluble : Je savais maintenant que le Livre de
Mormon est vrai, qu’il vient de Dieu, mais il m’était impossible
d’admettre l’histoire de Joseph Smith. Je ne pouvais pas croire :
_ Qu’un garçon âgé de 15 ans ait pu voir Dieu le Père et son Fils Jésus-Christ.
_ Que
Dieu, ait l’apparence d’un homme !!! A la rigueur, qu’il l’ait prise
pour la circonstance, je veux bien car je pensais que Dieu pouvait
prendre toutes les formes. Mais les missionnaires m’affirmaient grâce à
l’expérience de leur prophète que Dieu en permanence, tout comme nous,
possède un corps, de chair et d’os, à la différence que le sien est
glorifié et ressuscité.
Alors,
une grande tristesse remplaça progressivement ma joie. Soudain, j’eus
une idée. Je pris le livre de Mormon, je le serrai très fort dans mes
mains, me mis pour la première fois à genoux, fermais les yeux,
m’imaginais que Jésus était là devant moi et pour la première fois de
ma vie, je priais à haute voix :
_ Notre
Père qui est aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne
vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel, donne
nous aujourd’hui notre pain quotidien, pardonne-nous nos offenses comme
nous pardonnons ceux qui nous ont offensés, ne nous abandonne pas à la
tentation, mais délivre nous du mal. Car c’est à toi qu’appartiennent
dans tous les siècles, le règne, la puissance et la gloire.
Ô Jésus,
tu es là devant moi, je sais que ce livre est vrai, ne m’abandonne pas,
éclaire-moi encore. Fais, je te prie ce que je vais te demander. Voici,
ce livre est de Dieu, je le sais maintenant, je vais le laisser
s’ouvrir. Fais qu’il s’ouvre, s’il te plait, à la page qui sera ta
réponse pour moi.
Je me concentrais de toutes mes forces puis, je laissais le livre s’ouvrir. J’ouvris les yeux et je lus :
«
Et quand vous recevrez ces choses, je vous exhorte à demander à Dieu,
le Père Eternel, au nom du Christ, si c’est choses ne sont pas vraies ;
et si vous le demandez avec un cœur sincère et une intention réelle,
ayant foi au Christ, il vous en manifestera la vérité par le pouvoir du
Saint-Esprit.
Et par le pouvoir du Saint-Esprit, vous pouvez connaître la vérité de toutes choses. »
Si un jour
je voulais connaître la Vérité de toutes choses, je devais recevoir le
don du Saint-Esprit, et pour recevoir le don du Saint-Esprit, je savais
que je devais me faire baptiser. Alors, je me dis :
_ Sois
logique et cohérent avec toi-même, tu ne crois pas que Joseph Smith ait
vu Dieu, le Père et son Fils Jésus-Christ et pourtant, tu sais que le
livre de Mormon est de Dieu. Ce livre le monde l’a reçu par
l’intermédiaire de Joseph Smith, n’est-ce pas ? Alors admet qu’il est
un prophète de Dieu et que la première vision est vraie.
J’avais
reçu gratuitement de Dieu, sans aucun effort de ma part, le témoignage
spirituel que le livre de Mormon est vrai, par contre, j’ai dû me
battre pendant plus d’un an pour recevoir le témoignage spirituel que
Joseph Smith est un prophète de Dieu. J’étudiais le livre de Moïse,
d’Abraham, Doctrine et Alliances. Je priais, je jeûnais. Par cette
longue démarche, j’étais arrivé à croire intellectuellement que Joseph
était un prophète, mais je ne le savais pas spirituellement comme je le
savais pour le Livre de Mormon.
Voici
exactement, comment j’acquis le témoignage spirituel que Joseph Smith
est un prophète de Dieu envoyé dans les derniers jours rétablir, sous
la direction du Christ, son Eglise et la plénitude de l’Evangile
éternel.
Ce
jour-là, j’étudiais la section 88 de Doctrine et Alliances, je lisais,
cette section que j’avais déjà eue l’occasion de lire plusieurs fois,
seul ou en leçon de prêtrise avec les frères du collège des anciens :
« En vérité, ainsi dit le Seigneur, à vous qui vous êtes rassemblés
pour recevoir sa volonté à votre sujet : Voici, ceci est agréable à
votre Seigneur, et les anges se réjouissent à cause de vous ; les
aumônes de vos prières sont montées aux oreilles du Seigneur des armées
et sont inscrites dans le livre des noms des sanctifiés, à savoir ceux
du monde céleste.
C’est pourquoi, je vous envoie maintenant un autre Consolateur, à
savoir sur vous mes amis, afin qu’il demeure dans votre cœur, oui, le
Saint-Esprit de promesse ; lequel Consolateur est celui-là même que
j’ai promis à mes disciples, comme le rapporte le témoignage de Jean.
Ce Consolateur est la promesse que je vous donne de la vie éternelle, à
savoir la gloire du royaume céleste ; laquelle gloire est celle de
l’Eglise du Premier-Né, à savoir de Dieu, le plus saint de tous, par
l’intermédiaire de Jésus-Christ, son Fils :
_
Lui qui est monté là-haut, de même qu’il est descendu au-dessous de
toutes choses, en ce qu’il a embrassé toutes choses, afin d’être en
toutes choses et par toutes choses, la lumière de la vérité.
_
Laquelle vérité luit. C’est la lumière du Christ. De même qu’il est
dans le soleil, et la lumière du soleil, et le pouvoir par lequel il a
été fait.
_Il est aussi dans la lune, et est la lumière de la lune, et le pouvoir par lequel elle a été faite ;
_ Et aussi la lumière des étoiles et le pouvoir par lequel elles ont été faites ;
_ Et la terre aussi et son pouvoir sur laquelle vous vous tenez.
[1]Et
il y a beaucoup de royaumes, car il n’est point d’espace dans lequel il
y ait un royaume ; il n’y a point de royaume dans lequel il n’y a point
d’espace, que ce soit un grand ou un petit royaume.
Et à tout royaume est donnée une loi ; et à toute loi, il y a certaines
limites et certaines conditions.Et ces royaumes se donnent de la
lumière l’un à l’autre, en leurs temps et en leurs saisons, en leurs
minutes, en leurs heures, en leurs jours, en leurs semaines, en leurs
mois, en leurs années. Tout cela est une année pour Dieu, mais pas pour
l’homme.
Et la lumière qui luit, qui vous donne la lumière, vient par
l’intermédiaire de celui qui illumine vos yeux, qui est cette même
lumière qui vivifie votre intelligence ; laquelle lumière sort de la
présence de Dieu pour remplir l’immensité de l’espace, la lumière qui
est en toutes choses, qui donne la vie à toutes choses, qui est la loi
par laquelle tout est gouverné, à savoir le pouvoir de Dieu qui est
assis sur son trône, qui est dans le sein de l’éternité, qui est au
milieu de toutes choses.
À quoi comparerai-je ces royaumes pour que vous compreniez ? Voici, je
comparerai ces royaumes à un homme qui a un champ, qui envoya ses
serviteurs dans le champ pour labourer le champ.
Il
dit au premier : Va travailler dans le champ et je viendrai vers toi
dans la première heure, et tu verras la joie de mon visage.
Et il dit au deuxième : va aussi dans le champ et à la seconde heure et je te visiterai de la joie de mon visage.
Et également au troisième en disant : Je te visiterai.
Et au quatrième, et ainsi de suite jusqu’au douzième.
Et
le seigneur du champ alla vers le premier, à la première heure, et
demeura avec lui pendant toute cette heure et il se réjouit de la
lumière du visage de son seigneur.
Alors,
il se retira du premier afin de visiter également le deuxième et le
troisième, et le quatrième, et ainsi de suite jusqu’au douzième.
Et
ainsi, ils reçurent tous la lumière du visage de leur seigneur, chacun
en son heure, en son temps et en sa saison ; Commençant par le premier
et ainsi de suite jusqu’au dernier, et du dernier au premier, et du
premier au dernier ; Chacun en son ordre propre, jusqu’à ce que son
heure fût terminée, selon ce que son seigneur lui avait commandé, afin
que son seigneur fût glorifié en lui et lui en son seigneur, afin
qu’ils fussent tous glorifiés.
C’est
pourquoi, c’est à cette parabole que je comparerai tous ces royaumes et
leurs habitants, chaque royaume en son heure, en son temps et en sa
saison, conformément au décret que le Seigneur a lancé. »
Quand
j’eus fini de lire cette parabole, j’ai su sans l’ombre d’un doute que
Joseph Smith recevait personnellement, face à face avec le Seigneur ou
par le pouvoir du Saint Esprit, la parole du Seigneur.
Je savais
que cette parabole des royaumes ou paraboles des mondes, n’était pas de
l’homme mais du Seigneur lui-même. Je savais, sans l’ombre d’un doute,
que l’Auteur de cette parabole, est le même que Celui des merveilleuses
paraboles du Nouveau Testament.
Alors, je
ressentis, comme pour le livre de Mormon cette merveilleuse chaleur me
parcourir de la tête aux pieds et me faire pleurer de reconnaissance ;
cette joie unique que seul Dieu peut donner à ses enfants.
Je n’avais plus simplement un témoignage intellectuel de Joseph, mais enfin un témoignage spirituel de lui et de sa mission.
Chaque fois que j’ai reçu un témoignage spirituel d’une Vérité de l’Evangile, c’est toujours de cette manière que je l’ai reçu.
Ces
merveilleuses expériences, malheureusement, ne furent pas quotidiennes,
loin de là. Elles ont été plutôt rares et si je compte bien, elles ne
dépassent pas les doigts de mes deux mains au cours des 25 dernières
années. Pourtant, je peux dire, au nom du Seigneur Jésus-Christ, qu’un
jour je sais, que je serai devant mon Rédempteur, que je pourrais
baiser ses pieds de reconnaissance et d’amour, les mouiller de mes
larmes, car je me tiendrai en sa présence et je pourrais enfin
contempler sa gloire. Pourtant, même en cet instant béni, je ne saurais
pas plus qu’en ce moment :
_ Qu’il est le Christ,mon Sauveur, mon Rédempteur,
_ Que
Joseph Smith est son prophète et que si Jésus nous a sauvé de nos
péchés, il a envoyé Joseph nous sauver de notre ignorance.
_ Que le
Livre de Mormon a été traduit par le don et le pouvoir de Dieu afin de
rétablir la vraie doctrine, confondre les fausses, compléter la Bible,
dans tout ce qui a été perdu, retranché, mal retranscrit ou perverti à
dessein ou par ignorance, être avec elle, un témoin vivant du Christ.
_ Que Joseph Smith, sous la direction du Sauveur, a rétabli l’Eglise de Jésus Christ et la plénitude de son Evangile Eternel.
Le goût du sel
Tel est
mon témoignage et ce témoignage, c’est comme la foi ; comme croire en
Dieu, c’est impossible à prouver. Pourtant quand on sait, on sait tout
simplement et c’est tout ce que nous pouvons dire. Prenons un exemple.
Essayez d’expliquer, par des mots le goût du sel, à une personne qui ne
l’a jamais goûté. Vous constatez qu’il n’y a pas de mots pour faire
connaître comme vous connaissez le goût du sel à cette personne. Et
pourtant, d’une manière certaine, vous connaissez le goût du sel !
Pour
connaître le goût du sel, il faut tout simplement, le goûter n’est-ce
pas ? Il en est des choses spirituelles, comme du goût du sel, pour le
connaître, il faut personnellement le goûter. Alors, quand on y a goûté
on le connaît et on le reconnaît à jamais, parmi une infinité d’autres
goûts.
Religiosité à la carte
L’homme
d’aujourd’hui, à la recherche de spiritualité, devant tant de
connaissances, de moyens de communication, de choix, se trouve dans le
cas de l’acheteur dans un super-marché et quelqu’un a dit :
« C’est
pourquoi on assiste au développement d’une nouvelle religiosité à la
carte : chacun prend un chariot et fait librement son choix dans un
supermarché du religieux devenu planétaire. »
Comme si ce n’était pas suffisant, un sage de l’Inde, [2]«
exprimait une idée foncièrement hindoue lorsque, questionné sur la
possibilité d’une religion universelle, il répondit, au grand
étonnement de ses auditeurs, que l’idéal n’était pas une religion
uniforme à laquelle tous les hommes devraient se soumettre, mais autant
de religions que d’individus. Autant d’hommes autant de dieux. Les
hindous ont reconnu là une vérité découlant des limitations de
l’humanité, de son caractère non infini, de l’étroitesse de ses points
de vue ».
Un autre sage, développait cette idée :
« Y
aura-t-il dans l’avenir une religion universelle ? Nous pourrions aussi
demander : Y aura-t-il jamais un manteau qui soit à la taille de tout
le monde. »
Ainsi
aujourd’hui, non seulement, il y a le choix d’une infinité de
religions, mais surtout sous l’influence des religions orientales,
celui qui est en quête de religiosité, est convaincu que la Vérité se
trouve éparpillée, un peu dans chaque religion. Alors il se crée son
propre cocktail en prenant un peu ici, un peu là et se forge sa
croyance en fonction de ses besoins. Ainsi le souhait de ces sages de
l’Inde se trouve en partie réalisé. Pourtant les lois physiques, comme
celle de la gravitation nous démontrent exactement le contraire. Cette
loi ne s’adapte pas en fonction des races, des pays et des besoins
individuels. La loi de la gravitation est la même pour tout le monde.
Il en est ainsi de toute loi physique. Pourquoi en serait-il différent
des lois spirituelles qui par principe sont supérieures aux lois
physiques ?
Ces
maîtres d’Orient, préconisent autant de religions que d’individus,
pourtant celui qu’ils considèrent souvent comme un des plus grands
maîtres, sinon le plus grand, Celui qui de plus, est un Dieu d’amour,
un Sauveur, un Dieu qui s’est fait homme, a dit :
« Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le
chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent
par-là. Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la
vie, et il y en a peu qui les trouvent. Je suis le chemin, la vérité,
et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. »
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