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piratage, Auteur Victor OJEDA | Bloguez.com

 Loi Hadopi : on n'est plus à une semaine près...

11/5/2009

Source:http://www.vnunet.fr/news/loi_hadopi_on_n_est_plus_a_une_semaine_pres___-2030713

Loi Hadopi : on n'est plus à une semaine près...

En raison des débats persistents, le vote définitif de l'Assemblée nationale devrait finalement intervenir le 12 mai.



Quand s'arrêteront les aventures rocambolesques de la loi Création et Internety (surnommée loi Hadopi) ? Le texte, dont un nouveau vote définitif doit intervenir à l'Assemblée nationale le 12 mai prochain, continue de susciter un intense débat, tant dans l'Hémicycle que parmi les artistes.

Dernier coup d'éclat en date hors du Parlement : une lettre ouverte adressée à Martine Aubry, Première secrétaire du PS, publiée dans Le Monde et signée de Juliette Gréco, Bernard Murat, Pierre Arditi, Maxime Le Forestier et Michel Piccoli. Ce petit collectif estime que le principal parti de gauche a adressé à leur égard "un message de rupture" et a "également perdu son âme".

L'Assemblée nationale a donc reporté d'une semaine le vote sur le projet de loi Création et Internet en raison des nombreux amendements déposés par l'opposition.

Selon Reuters, la Conférence des présidents a décidé que le vote solennel sur l'ensemble des articles, qui était initialement prévu mardi ou mercredi, devrait intervenir le 12 mai. 

Le projet de loi devrait faire l’objet d’une deuxième lecture au Sénat. En cas de désaccord entre les deux chambres du Parlement, c'est l'Assemblée nationale qui tranchera.

Un débat européen en fond de toile

La loi Hadopi, qui remet au goût du jour la riposte graduée, prévoit la suspension de la connexion de "l’internaute pirate". Le texte prévoit également le maintien du paiement du volet Internet dans sa facture triple play en cas de coupure d'accès.

A la surprise générale, le texte, qui devait être adopté le 9 avril dernier, avait été repoussé, à la faveur d’une combinaison de facteurs variés. Le manque de consensus autour de la loi et le nombre réduit de députés de la majorité avaient permis aux membres de l’opposition - PS en tête - de faire barrage au passage de la loi Création et Internet.

A l’échelle européenne, la riposte graduée cause suscite également l’embarras dans le cadre des débats liés au Paquet Télécoms du nom de la révision du cadre télécoms dans l'UE. L’amendement, rédigé par l’eurodéputé Guy Bono (groupe PSE) et validé par le Parlement européen, présente l'accès Internet comme un droit fondamental.

La version retenue par les eurodéputés précise également que toute décision de suspension d’abonnement doit émaner d’un tribunal. Un texte qui met à mal la loi Hadopi.

Néanmoins, le Parlement européen devrait mettre de l’eau dans son vin et proposer une nouvelle mouture de ce point précis dans le "Paquet Télécoms' en adéquation avec la loi française Création et Internet actuellement débattue.



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Catégorie : !70_News Société/2009/10

 Hadopi n'apporte pas de réponse globale pour réduire le piratage

11/5/2009




O. Klaba (OVH): "Hadopi n'apporte pas de réponse globale pour réduire le piratage"

Le dirigeant du fournisseur de services Internet évoque l'hypothèse de délocaliser son activité si la loi "Création et Internet" l'empêche d'atteindre ses objectifs.


Quelles seraient les répercutions sur les acteurs de l'économie numérique française si la loi HADOPI est adoptée par le Parlement ? Pour répondre à cette question, Vnunet.fr a interrogé Octave Klaba, l'emblématique fondateur et dirigeant de l'hébergeur OVH.


Cet acteur implanté historiquement dans la région Nord, à Roubaix, est devenu au fil des années le plus gros hébergeur de sites Internet dans l'hexagone et affiche son ambition de devenir le numéro un en Europe.

Si l'hébergeur ne dévoile pas son chiffre d'affaires, différentes sources laisseraient entendre qu'il avoisinerait les 40 millions d'Euros. En termes d'emploi, l'entreprise a dépassé la barre de la centaine de collaborateurs. Le poids économique d'un tel acteur n'est pas négligeable.

Pour Octave Klaba, les problématiques juridiques doivent prendre en compte les réalités économiques. Car la perte de compétitivité face aux concurrents européens est une menace qui pourrait se préciser si HADOPI était votée par le Parlement.

Le dirigeant d'OVH donne son avis sur la loi et analyse ses conséquences potentielles... sans langue de bois. (Interview réalisée le 30 Avril 2009)

Vnunet.fr: Après avoir découvert que vous étiez le nouvel hébergeur du site "jaimelesartistes.fr", vous n'avez pas tardé à réagir pour dire ce que vous pensez de la loi HADOPI...
Octave Klaba: Nous hébergeons ce site comme sept millions d'autres sites Internet. Tout le monde peut commander une infrastructure chez nous et l'avoir en moins d'une heure. Les problèmes soulevés par l'industrie du divertissement (musique, cinéma) sont avérés, le piratage est une réalité. Mais ce n'est pas seulement une réalité franco-française. Il ne faut pas stigmatiser les Français en disant qu'ils copient illégalement de la musique ou des films car en Europe et dans le reste du Monde, c'est partout pareil, le piratage est un problème à l'échelle mondiale. Hadopi n'apportera pas de réponse globale face au piratage car c'est une loi qui va s'appliquer seulement sur notre territoire. Faire croire que grâce à cette loi, l'industrie culturelle n'aura plus de difficultés pour se développer est totalement faux. Comme toute industrie, elle doit accepter de se remettre en question, certes rapidement, mais de nos jours tout évolue très vite. Il faut savoir prendre de risques, avoir des idées et aller de l'avant.

Vnunet.fr: En tant qu'hébergeur, quel sera l'impact de cette loi vis-à-vis de vos activités ?
O. Klaba: Nos infrastructures d'hébergement sont situées en France, mais bon nombre de nos clients sont en Europe. Nous avons neuf filiales à travers l'Europe avec un réseau en fibre optique qui dessert toutes les capitales européennes. Nous devons déjà maitriser les différentes lois des pays où nous sommes implantés. Cette loi sera un dossier juridique de plus à gérer. De manière directe, nous pensons que l'impact des dispositions issues de la loi Hadopi sera très faible sur notre activité voir nul. Mais il n'est pas impossible que cela pose quelques problèmes psychologiques à nos clients qui hésiteront avant de se tourner vers un prestataire français et pourront préférer d'autres concurrents en Europe. A titre d'exemple, le respect de la vie privée en Allemagne est plus avancé qu'en France et les clients y sont extrêmement attachés: Pourquoi prendre un risque avec un prestataire français par rapport à un acteur allemand ? Quotidiennement, nous devons déjà répondre à cette question posée par nos prospects européens et il faudra désormais inclure dans notre argumentaire la loi Hadopi. En résumé, il sera plus difficile de s'afficher comme un acteur français de l'Internet.

Vnunet.fr: Le fait de proposer des serveurs hébergés en France avec des adressse IP étrangères peut-il poser problème ?
O. Klaba: Effectivement, on se demande comment la loi va réagir par rapport au fait que nous gérons les adresses IP françaises d'Ovh.com aussi les IP de nos filiales en Europe. Physiquement, les serveurs sont en France mais le réseau est européen. Les offres comme le RPS (Real Private Server) poseront le plus de problèmes car le serveur a des adresses IP européennes, il peut être hébergé partout en Europe mais les infrastructures de stockage de données pourront être en France comme dans d'autres territoires, et ceci n'est pas détectable grâce aux réseaux privés. C'est la technologie qui le permet. Comment la loi interprétèra toutes ces problématiques technologiques, on ne le sait pas encore.

Vnunet.fr: Avez-vous discuté de cette loi avec vos clients étrangers ? Qu'en pensent-ils ?
O. Klaba: En premier lieu, ils rigolent. Parce que croire qu'une loi française appliquée en France va régler le problème du piratage au niveau mondial c'est ... drôle. Celui qui veut pirater trouvera toujours un moyen pour le faire. Certains nous demandent quand ils devront partir se faire héberger dans d'autres pays, aux Pays-Bas par exemple, où la loi est totalement différente.

Vnunet.fr: Pensez-vous que le filtrage peut dégrader la qualité de vos services ?
O. Klaba:  Nous devons faire face au filtrage mis en place par le gouvernement Chinois qui empêche la consultation de contenu hébergé sur notre réseau. Donc nous ferons avec le filtrage dicté par notre propre gouvernement. Les méthodes sont les mêmes, seul le discours change.  

Vnunet.fr: Avez-vous rencontré des décideurs politiques pour leur faire part de vos inquiétudes ?
O. Klaba: Non. Je pense qu'il y a très peu de gens qui veulent discuter. Le gouvernement a décidé de faire quelque chose pour l'industrie culturelle, et au final, il a acouché de la loi HADOPI. On ne pourra pas l'accuser de n'avoir rien fait pour cette industrie. Nous ferons donc avec ou sans cette loi. C'est à l'entreprise de s'adapter au contexte et trouver les solutions pour ses clients. Et si la loi nous pose des problèmes, on pourra toujours trouver des solutions pour nos clients.

Vnunet.fr: Hadopi pourrait donc entraîner une perte de compétitivité par rapport à vos concurrents, en premier lieu ceux basés en Europe ?
O. Klaba: Notre activité est aisément délocalisable. En étant à Roubaix dans le Nord de la France, nous pouvons acheter du terrain à une vingtaine de kilomètres pour créer des centres de données en Belgique, voir même 300 kilomètres plus loin et proposer nos solutions à partir des Pays-Bas ou de l'Angleterre. Si la loi nous fait perdre des clients ou nous empêche d'atteindre notre objectif d'être le numéro un européen, alors nous n'hésiterons pas une seule seconde à deployer nos data centers ailleurs en europe pour donner la possibilité à nos clients de choisir le pays dans lequel leur infrastructure sera hébergée.

Vnunet.fr: Donc pour continuer de vous développer, si les lois françaises ne sont pas compatibles avec votre activité, ce sera la délocalisation ?
O. Klaba: Ce seront nos clients qui décideront pour nous. Nous ne ferons que traduire leurs besoins.



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Catégorie : !70_News Société/2009/10

 Rejet surprise à l'Assemblée du texte sur le piratage en ligne

9/4/2009

http://fr.news.yahoo.com/4/20090409/tts-france-internet-parlement-urgent-ca02f96.html

Rejet surprise à l'Assemblée du texte sur le piratage en ligne

Le Parlement a rejeté à la surprise générale le projet de loi de lutte contre le piratage sur internet, en raison de la présence d'un nombre insuffisant de députés de la majorité 

Alors que les sénateurs avaient entériné dans la matinée le texte mis au point mardi par une commission mixte paritaire (CMP) Assemblée-Sénat, les députés, au nombre d'une trentaine dans l'Hémicycle, se sont prononcés contre par un vote à mains levées.

Les élus de gauche - socialistes, communistes et Verts - étaient plus nombreux en séance au moment du vote et l'unique député du Nouveau Centre (NC) présent, Jean Dionis du Séjour, porte-parole dans ce débat, a voté lui aussi contre.

De sources parlementaires, on souligne que c'est la première fois qu'un texte de CMP est rejeté par l'une des deux assemblées.

Le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, Roger Karoutchi, a indiqué que le gouvernement, comme il en a le pouvoir, redéposerait le texte à la rentrée des vacances parlementaires de Pâques, qui commencent ce vendredi soir pour s'achever le 27 avril.

Son adoption sera "retardée seulement de quelques semaines", a-t-il dit.

Le président du groupe SRC (socialiste, radical et citoyen) à l'Assemblée, Jean-Marc Ayrault, a pour sa part demandé "solennellement au gouvernement de prendre acte de ce vote et de renoncer définitivement" au projet de loi, qui instaure une "riposte graduée" pouvant aller jusqu'à la suspension de l'abonnement pour les auteurs de téléchargements illégaux.

"Je souhaite qu'il n'utilise pas les mauvaises ficelles de la procédure parlementaire pour une nouvelle lecture qui s'apparenterait à un passage en force", a-t-il dit.

"MECCANO HASARDEUX"

Seul le groupe UMP dans sa quasi-unanimité était favorable à ce texte présenté par Christine Albanel, la ministre de la Culture, et qui s'inspirait des accords de l'Elysée de novembre 2007 et d'un rapport de Denis Olivennes, alors P-DG de la Fnac.

Si les socialistes du Sénat se sont abstenus, leurs homologues de l'Assemblée ont voté contre après avoir mené une dure bataille contre la "riposte graduée".

Ils ont trouvé des soutiens du côté du Nouveau Centre et chez quelques députés UMP comme Lionel Tardy.

Ces derniers avaient proposé en vain de remplacer la suspension de l'abonnement par une amende afin de dissuader les internautes de télécharger illégalement.

"C'est un meccano hasardeux, inutile, inefficace, très risqué pour nos concitoyens", avait affirmé le député PS Patrick Bloche. "C'est un texte véritablement équilibré pour un internet légal et civilisé", avait rétorqué Christine Albanel.

L'article clé du texte, mais aussi le plus controversé, prévoyait la création d'une Haute Autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur internet (Hadopi) chargée de la mise en oeuvre d'une "riposte graduée" pouvant aller jusqu'à la suspension de l'abonnement en cas de récidive pour les auteurs de téléchargements illégaux.

Le dispositif prévoyait un premier avertissement avec l'envoi d'un courriel au fraudeur puis d'une deuxième mise en garde, accompagnée éventuellement d'une lettre recommandée, en cas de récidive dans les six mois.

En cas de récidive dans l'année, l'internaute devait voir son abonnement suspendu entre deux mois et un an, avec interdiction d'en souscrire un autre pendant ce délai.

Le projet de loi comportait d'autres dispositions, notamment le passage de six mois à quatre mois du délai minimum entre la sortie d'un film en salle et sa vente en DVD ou en vidéo.

La CMP avait aussi entériné un amendement du gouvernement qui transcrivait avec quelques modifications un document de compromis entre les éditeurs de presse écrite et les syndicats de journalistes relatif à l'adaptation des droits d'auteur des journalistes à l'univers numérique.

Emile Picy, édité par Yann Le Guernigou

Tags : hadopi rejet assemblee piratage parlement

Catégorie : !70_News Société/2009/03
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