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livre, Auteur Victor OJEDA | Bloguez.com

 Écrivains stars et illustres anonymes, littérature, ton univers impitoyable

6/5/2009
http://www.actualitte.com/actualite/5837-ecrivains-argent-notoriete-tirage-edition.htm
Écrivains stars et illustres anonymes, littérature, ton univers impitoyable
Impitoyaââââââââââââââââââââââââble !

Nous vous parlions il y a peu des écrivains à succès qui font tourner le monde de l'édition. Aujourd'hui nous vous proposons de revenir sur une enquête signée Rue89, dans laquelle il est question du « train de vie des grandes plumes françaises ». Il ne s'agit plus seulement des écrivains à succès mais de tous ceux qui arrivent à vivre plus ou moins bien de leur plume. Ils « ne sont pas plus de 150 » selon nos confrères.

Les revenus des écrivains

Tout d'abord, il faut savoir qu'un écrivain touche des revenus avant la parution d'un livre ce sont les « à-valoir » et un an après un pourcentage sur les ventes hors taxes allant de 8 à 14% en général. Ce pourcentage est calculé suivant le nombre d'exemplaires écoulés et la notoriété de l'auteur.

Il existe selon nos confrères quatre classes d'écrivains en fonction des revenus qu'ils touchent. Les auteurs à succès qui ont de gros « à-valoir » et de gros pourcentages. Nous en avons déjà parlé nous ne reviendront pas dessus. Ensuite, on retrouve des auteurs ayant un tirage moyen c'est-à-dire entre 10 000 et 100 000 exemplaires, ce qui est déjà très correct.

Position relativement confortable

Nos confrères révèlent que selon Emmanuel Pierrat, avocat spécialiste de la propriété intellectuelle : « Il faut y inclure tout ceux qui ont eu leur heure de gloire, un gros prix littéraire ou un vrai best-seller et puis qui sont retombés à un étiage moyen »

Même s'ils perçoivent des revenus relativement confortables, 98% des écrivains de cette catégorie auraient un autre métier généralement en rapport (nègre, journaliste, diplomate, professeur...). Souvent en contact avec les médias, ils se servent de leur notoriété dans ce métier pour négocier leurs contrats avec les maisons d'édition.

Les anonymes

Viennent ensuite des auteurs peu connus du grand public. Ils écrivent généralement des livres pratiques ou jeunesse. Certains écrivent des romans et se sont constitué au fil du temps un petit lectorat très fidèle. C'est aussi la catégorie des auteurs de BD les mieux payés. 


Enfin la dernière catégorie concerne des auteurs à faibles tirages et pas vraiment réguliers dans leur production. Les « à-valoir » ont fondus : d’un million d'euros pour les auteurs stars on est passé à une somme entre 2 000 et 10 000 euros. Pour les auteurs de cette catégorie il est indispensable d'avoir un autre métier. 

Voilà un bref aperçu des différentes réalités du métier d'écrivain entre stars médiatiques et anonymes qui ne peuvent pas vivre de leur passion, tout un éventail de possibilités mais une seule loi : la notoriété et le tirage.


Rédigé par Mario, le mardi 11 novembre 2008 à 13h05


Tags : livre litterature ecrivain

Catégorie : !60_News littéraires/2009/03

 L'auteur des «Filles d'Allah» risque 6 à 12 mois de prison

4/5/2009
http://bibliobs.nouvelobs.com/20090429/12237/lauteur-des-filles-dallah-risque-6-a-12-mois-de-prison
Marc Levy soutient Nedim Gürsel. Billet du jour

L'auteur des «Filles d'Allah» risque 6 à 12 mois de prison

Par Grégoire Leménager

La vérité oblige à le reconnaître: il arrive à Marc Levy d'être inspiré. Ce constat ne doit rien à la découverte tardive de «Toutes ces choses qu'on ne s'est pas dites», mais à la lecture d'une tribune publiée la semaine dernière, dans «le Monde», sous ce titre: «Liberté pour Nedim Gürsel».

L'auteur de «Et si c'était vrai?» s'y réclame en effet de sa propre origine turque pour s'adresser à «Monsieur le président du tribunal de Sisli», devant lequel sera bientôt jugé l'écrivain Nedim Gürsel: à 58 ans, ce chercheur au CNRS, naturalisé français, auteur d'une vingtaine de livres, a l'outrecuidance d'avoir fait de Mahomet un personnage de roman dans «les Filles d'Allah», qui s'est déjà vendu à plus de 30.000 exemplaires en Turquie (selon «l'Humanité»), et qui sortira en France à l'automne prochain, aux éditions du Seuil. Autrement dit, il est accusé d'avoir «vilipendé publiquement les valeurs religieuses d'une partie de la population», et par là «menacé la paix sociale». Un délit, selon l'article 216 du code pénal turc.

Six à douze mois de prison, c'est ce que risque le romancier, malgré le non-lieu dont il avait d'abord bénéficié. Le tribunal de grande instance, rapportait Pierre Assouline ce week-end dans «le Monde 2», a en effet annulé la décision du procureur de la République pour «renvoyer l'écrivain devant les tribunaux». C'est que, par une curieuse extension du domaine de la critique littéraire, la Direction des affaires religieuses s'en est «discrètement» mêlée, en «rédigeant un rapport l'accusant de blasphème».

Nedim Gürsel a beau expliquer qu'«il s'agit d'un roman», affirmer qu'il «respecte la foi et les croyants», rappeler que le Premier ministre «M. Erdogan a récemment déclaré que "la Turquie n'est plus un pays qui juge ses écrivains"» [=> voir sa lettre ouverte au Premier ministre turc], le procès en sorcellerie s'ouvrira ce 5 mai 2009. Difficile, dans ces conditions, de ne pas le soutenir, en posant les mêmes questions que Marc Levy au président du tribunal de Sisli:

«puisque nous parlons ici d'un écrivain accusé d'avoir porté atteinte aux croyances d'une communauté, vos tribunaux ont-ils aussi ouverts leurs portes pour juger ceux qui de par le monde offensent réellement les valeurs de l'islam?

Ces hommes de l'accusation qui, à vos côtés, s'apprêtent à juger les pages de Nedim Gürsel, se sont-ils dressés pour condamner fermement ceux qui brûlent des écoles, interdisent l'éducation aux femmes, accrochent des bombes au torse de leurs enfants, ceux qui terrorisent et assassinent des populations civiles, ceux qui commettent de telles atrocités en détournant la parole du Prophète?»


Tags : litterature livre auteur

Catégorie : !60_News littéraires/2009/03

 Interview - Guillaume Musso : "Ce livre est peut-être le dernier"

4/5/2009

Publié le 01/05/2009 à 17:50 Le Point.fr

Interview - Guillaume Musso : "Ce livre est peut-être le dernier"


Livres

Publié le 01/05/2009 à 17:50 Le Point.fr

Interview - Guillaume Musso : "Ce livre est peut-être le dernier"

5,5 millions d'exemplaires de livres vendus en 6 ans, 31 langues de traduction et 3 projets d'adaptations cinématographiques. La sortie du dernier roman de Musso, Que serais-je sans toi ?, est très attendue. Par ses lecteurs, mais aussi par la critique. Rencontre avec un auteur à succès, adulé ou contesté.

Julie Malaure

Guillaume Musso :

Le romancier Guillaume Musso ©JM. Perier

Le Point : L'addiction amoureuse, c'est le thème de votre dernier livre ?

Guillaume Musso : Oui, tous mes personnages sont malades d'amour. Martin ne se remet pas de son premier amour, Archibald n'accepte pas la mort de sa femme, et même l'adolescente, à la fin, tente de se tuer par amour. Et tous les personnages que croise Martin, la prostituée, la Coréenne, ils portent tous en eux cette contamination. C'est vraiment le thème souterrain du livre, celui autour duquel l'histoire est bâtie.

Le Point : On trouve souvent dans vos livres la question du destin, vous y croyez, vous, au destin ?

Guillaume Musso : Non je ne crois pas forcément au destin. Mais regardez, Harry Potter est un livre d'initiation dans lequel la magie n'est que l'emballage. On ne demande pas à J. K. Rowling si elle croit en la magie. Idem pour Twilight . Les vampires sont une métaphore du désir, du sexe. Stephenie Meyer ne croit sans doute pas aux vampires, pas plus que J.K. Rowling à la sorcellerie et je n'ai pas, pour ma part, de croyance ésotérique. Mais la lutte implacable de l'homme contre son destin, pour un romancier, c'est la base de pas mal de situations dramatiques.


Le Point : Ce n'est alors que le ressort dramatique ?

Guillaume Musso : Mon métier de romancier c'est de trouver des situations dramatiques pour parler de thèmes plus profonds qu'il n'y paraît. C'est une porte d'entrée ludique vers un contenu plus profond.

Le Point : Mais entretenir des lecteurs adultes dans le ludique et le facile, n'est-ce pas les infantiliser ?

Guillaume Musso : Ma mère m'a appris à ne pas être sectaire. À passer de Dostoïevski à Agatha Christie, d'un restaurant gastronomique au McDonald's. On peut trouver mes romans faciles, mais je pense que les thèmes traités ne le sont pas forcément. Je parle du deuil, des conduites addictives, de la vieillesse. Truffaut voulait "faire des films qui divertissent tout en élevant". Moi je voudrais faire des livres à cette image.

Le Point : Votre dernier roman traite du premier amour, le vôtre a été marquant ?

Guillaume Musso : Oui... Il n'est pas très éloigné de ce que vit Martin dans mon roman. Il y a de moi dans tous les romans, mais à petite dose.


Le Point : Comment s'appelait-il, votre premier amour ?

Guillaume Musso : Amandine.


Le Point : L'amour est un moteur puissant de vos livres.

Guillaume Musso : Oui, bien sûr, l'amour ! Je ne pourrais pas écrire un roman sans histoire d'amour. J'aime l'amour avec les dangers que cela comporte, comme dans mon livre préféré, c'est Les Hauts de Hurlevent , avec cette passion tourmentée...

Le Point : Parce que l'amour sans tourments, c'est ennuyeux ?

Guillaume Musso : Les gens heureux n'ont pas d'histoire.

Le Point : Les personnages de votre roman sont malades d'amour et effectivement tourmentés, pourtant, ça finit plutôt bien pour tout le monde. Est-ce qu'il faut en déduire que la vie devient forcément ennuyeuse ensuite ?

Guillaume Musso : Il est vrai que la fin de ce roman est plus apaisée que le précédent. Mais ce n'est pas une happy-end bêtasse. Il y en a qui partent, d'autres qui restent. J'avais envie d'écrire un livre dont on tirerait du réconfort. Partir du noir pour aller vers la lumière, plutôt que le contraire.

Le Point : Est-ce que ça existe, selon vous, une fin heureuse en amour ?

Guillaume Musso : Je n'en sais rien. On a des exemples autour de nous d'amours qui durent plus ou moins longtemps... Mais j'avais envie de terminer le roman sur un couple qui essaye quand même de construire quelque chose. Ils ont 35 ans, pas d'enfants ; ils sont jeunes mais c'est le moment ou jamais de croire en l'amour.


Le Point : Est-ce que cela vous freine dans l'écriture d'entendre que l'on parle de vos livres en termes de "littérature fast-food", ou de "hall de gare" ?

Guillaume Musso : La critique actuelle qui dit que certains best-sellers sont de la littérature de consolation me paraît bien dérisoire. On ne choisit pas les livres que l'on écrit. On les écrit quand on peut.

Le Point : Qu'est-ce qui est le plus gratifiant dans votre métier d'écrivain ?

Guillaume Musso : Voir quelqu'un lire mes romans. Je suis complètement tourné vers le lecteur. Je ne suis pas en quête d'un bon article. Je suis le fruit du bouche-à-oreille, je reçois des milliers de courriers de lecteurs du monde entier. Et puis, ça m'intéresse aussi d'écouter les gens, leurs histoires. Ce sont même parfois des débuts potentiels de romans.

Le Point : C'est cela, cette relation "étrange et belle" avec vos lecteurs que vous mentionnez à la fin du livre ?

Guillaume Musso : Oui, j'ai lu des dizaines d'articles sur la soi-disant "mécanique Musso". À chaque fois, c'est atterrant. Il vaudrait mieux écouter les gens qui aiment mes romans.


Le Point : Et que disent-ils ?

Guillaume Musso : Qu'ils aiment la façon dont je construis mes personnages : avec leurs failles.


Le Point : Vous avez le trac, à la veille de la sortie d'un livre ? Est-ce que vous redoutez de faire un flop ?

Guillaume Musso : J'ai un peu le trac parce que je sais que je suis très attendu. Mais j'accepte que l'on n'aime pas mes romans. En revanche, si je recevais des centaines de courriers de lecteurs déçus, ce serait extrêmement décevant pour moi. C'est comme offrir un cadeau à la personne que l'on aime, on passe du temps à choisir, on espère faire plaisir. Or je serais déçu d'offrir quelque chose qui ne plaise pas. Ce serait une déception, oui, quelque chose de très primaire.


Le Point : Vous envisagez d'arrêter d'écrire ?

Guillaume Musso : Oui, à chaque fois que je finis un roman. Ce livre est peut-être le dernier. Parce que la vie est fragile, parce que l'on peut perdre la vie, comme perdre l'envie. Écrire est la chose que je préfère et la chose la plus douloureuse au monde. Mais si un jour, comme en amour, je n'en ai plus envie, je n'écrirai plus.

Que serais-je sans toi ? (Éditions XO, 300 pages, 19,90 euros).

Je reviens te chercher, (Ed. Pocket, 410 pages, 6,90 euros).


Tags : Guillaume Musso litterature livre

Catégorie : !60_News littéraires/2009/02
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