BOUDDHA/Candide et le Bouddhisme
19/6/2008
Auteur Victor OJEDA-MARI // Livre: Candide et le Bouddhisme
$$Je commande ce livre $$
PRESENTATION
QUELQUESPOINTS TRAITES
1_Le Bouddhisme ne peut se prévaloir que de la parole de Siddhattha Gotama pourdire quil atteignit lEveil et devint le Bouddha : Cest un acte de foi.
2_Si le Bouddha découvrit la Vérité, toutes les autres religions sont danslerreur.
3_Fondamentalement le Bouddha ne remit pas en cause la conception de laréincarnation, ni celle du Karma. Il nen est donc pas le novateur.
4_ Vu simplement,logiquement, avec réalisme, il coule de source que les 4 Nobles Véritésnapportent rien de nouveau. Sujettes à caution, elles ne sont que conceptionset hypothèses philosophiques.
5_ Lêtre selon le Bouddhisme est une conception théorique qui ne reposesur aucune expérience réelle ni révélation divine.
6_ La Loi de ProductionConditionnée ne tient pas la route ; elle est absurde, pur concept humain,contradictoire, réfutées par la vie de tous les jours. Elle na de loi que lenom.
+ 8autres points supplémentaires sur la loi dimpermanence, méthode analytique,re-naissance bouddhique, Nirvana, Dalaï-Lama, Types de Bouddhisme, bodhisattva, Tulkus
++Je commande ce livre ++
EXTRAIT
Philosophie ou religion,religion et philosophie ; anti-religion ; athéisme pourvu dunparadis vide ; culte du Néant,
? Aujourdhui en Occident, le bouddhismeattire beaucoup de monde. Pourquoi ? Voici quelques réponses parmidautres :
_ Recherche spirituelleinnée chez lhomme ; « soif » non étanchée pour beaucoup de raisons dans le christianisme.
_ La société de consommation ne mène pas aubonheur mais à un manque de plus en plus douloureux et profond.
_ Charisme du Dalaï-Lama.
Ce chef religieux et politique, au fil des années, est devenu une personnalité de renomméemondiale ; une véritable « star » :
_ Savants croyants ounon linvitent à leurs colloques.
_ Il détient le prix Nobelde la paix de 1989.
_ Il représente legouvernement en exil du Tibet ; Peuple martyr soumis à lingérencechinoise.
_ Il a écrit denombreux livres ; participé à dautres ne serait-ce quen les préfaçant.
_ Il donne dinnombrablesconférences qui constituent chaque fois un événement.
_Il prône un dialogue amical, constructif toutes religions confondues.
_ Il inaugure ou visitedes temples tibétains dans tous les pays du monde.
_ Il saffiche en championde luniversalisme, de la tolérance, de lhumanisme, du pacifisme.
_ Il porte un titreprestigieux : « Votre Sainteté
»
_ Etc.
Ce texte écrit en 1925, par les grands surréalistes :Breton, Aragon, Artaud, Eluard, Desnos et autres
, pourrait exprimer leressenti de milliers doccidentaux fidèles ou sympathisants à son égard :
« Nous sommestes très fidèles serviteurs, ô Grand Lama, donne-nous tes lumières, dans unlangage que nos esprits contaminés dEuropéens puissent comprendre, et aumoins, change-nous notre Esprit, fais-nous un esprit tout tourné vers ces cimesparfaites où lEsprit de lHomme ne souffre plus.
Fais-nous un Esprit sans habitudes, unesprit gelé véritablement dans lEsprit, ou un Esprit avec des habitudes pluspures, les tiennes, si elles sont bonnes pour la liberté.
Nous sommes environnés de papes rugueux, delittérateurs, de critiques, de chiens, notre Esprit est parmi les chiens, quipensent immédiatement avec la terre, qui pensent indécrottablement dans leprésent.
Enseigne-nous, Lama, la lévitationmatérielle des corps et comment nous pourrions nêtre plus tenus par la terre.
Car tu sais bien à quelle libérationtransparente des âmes, à quelle liberté de lEsprit, ô Pape acceptable, ô Papeen esprit véritable, nous faisons allusion.
Cest avec lil du dedans que je teregarde, ô Pape, au sommet du dedans. Cest du dedans que je te ressemble, moi,poussée, idée, lèvre, lévitation, rêve, cri, renonciation à lidée, suspenduentre toutes les formes et nespérant que le vent. »
Cet éloge vieux de 80 ans,montre en partie léchec de notre société matérialiste, basée sur tout ce quiest « extérieur » par le besoin dun retour à« lintérieur » : « Cest du dedans que je teressemble. »
Qui dit bouddhisme, ditcompassion, non-violence. Jaime beaucoup cette histoire
On posa la questionsuivante, à un lama récemment libéré après un internement de plusieurs annéesdans un camp chinois :
_ Vous avez dû avoir très peur durant ces longues années ?
Le lama répondit :
_ Oui, très peur ;peur de les haïr !
Quelle merveilleuse réponseet combien elle nous interpelle, toutes religions et philosophies confondues.
Il nen fut pas toujoursainsi. Lorsque au XIX ième siècle, lEurope découvrit le Bouddhisme, ce futavec stupeur et effroi, comme sil sagissait dune « peste jaune ».
Comment était-il possiblequune religion ou philosophie millénaire, regroupant une population deplusieurs centaines de millions dâmes, puisse poursuivre pour butlanéantissement de lêtre dans un paradis vide appelé Nirvana ? Aussi, durant cette époque, on considéra le Bouddhisme comme le « Culte dunéant », « l'Eglise du nihilisme » et Bouddha comme le« Grand Christ du vide ».
Comment expliquer un teldécalage entre le XIX ième siècle et notre époque ? Textes traduitshâtivement et mal interprétés ? Cest fort possible !
De plus, il faut rappeler quelEurope découvrait en même temps le brahmanisme qui déclare toute substanceissue de Dieu donc éternelle et Dieu présent jusquau cur du moindre atome.
Le bouddhisme prêche aucontraire limpermanence de tout être et de toutes choses et paradoxalement unparadis sans Dieu ni âme.
Il faut reconnaître lacomplexité du Bouddhisme, répertorié dans trois branches principales :
_ Le Théravada.
_ Le Mahayana.
_ Le Vajrayana.
Chacune se divise à son touren une multitude décoles, de traditions présentant des facettes différentes.Bien que gardant un tronc commun, ces « types » de bouddhismes,restent diversifiés et souvent contradictoires.
Le moins quon puisse dire,cest que dans les méandres de leurs complexités, il est difficile de syretrouver. Dautant plus que, la métaphysique bouddhiste atteint souvent leslimites de limpensable et de linutile ce qui est contraire à léthique de sonsuprême fondateur. Les « professionnels »se spécialisent dans tel ou tel bouddhisme, comme les médecins, en cardiologie,stomatologie,
Un cardiologue ne soignerapas un patient malade de lestomac, mais lenverra à son confrère stomatologue.
Un maître ou« spécialiste » théravada ne répondra pas à une question relevant dubouddhisme mahayana ou alors, il se montrera très prudent reconnaissanthonnêtement quil nest pas un « expert » de ce bouddhisme.
Quelquefois et cela arriveaussi, il se montrera très critique vis-à-vis du bouddhisme concerné dont il nepartage pas les points de vue différents.
Aujourdhui on loue particulièrement la compassion, la douceur,la sérénité, la sagesse du bouddhiste et certains son pragmatisme ;pourtant quand on approfondit sa « religion humaniste » un tant soitpeu, la déclaration dErnest Renan reste vraie :
« Cest un fait unique dans lhistoire de lesprit humain. Etrange par sadestinée, le bouddhisme lest plus encore par sa philosophie, son enseignement,la légende de son fondateur, le style bizarre de ses livres sacrés. Joignantles abus de la scolastique la plus abstraite aux rêves de limagination la plusfolle, cette religion, dabord sans dieu et presque sans culte, aboutit auxextravagances dune mythologie effrénée.
Lareligion qui fut la plus philosophique à son commencement, et, ou certainesécoles modernes affectent de trouver le dernier mot de la sagesse, est devenuele plus grossier des cultes populaires
»
Alors où se situe lavérité ?
« Le justemilieu » ; fondement même du bouddhisme ; où celui-ci se tientcomme sur le fil du rasoir tout comme le funambule sous le vide ? !
Jétais athée. Trouver lasolution aux trois questions clef de la vie : Doù venons-nous ? Quelest notre but sur cette terre ? Où allons-nous après la mort ?mamena à croire. Né dans un milieuanticlérical, je me refusais de rechercher ces réponses dans lEglisecatholique qui pour moi représentait toute la chrétienté.
Par conséquent, naturellement je fus amenéà sonder les religions dOrient. Je commençais par lhindouisme quimenthousiasma au début.
La réincarnation répondait logiquement àtoutes les questions possibles et imaginables. Maisau fur et à mesure que japprofondissais létude du brahmanisme, jedésenchantais : beaucoup de doctrines étaient illogiques, contradictoires et à lafin naboutissaient à rien.
Alors, pensant trouver lescompléments de réponses, je me tournais vers le bouddhisme ... Et cest là lebut de ce livre, montrer sincèrement et honnêtement ce que jen ai compris.
Tout comme dans le livreprécédent : « Candide et lHindouisme » ; jai choisi undialogue de maître à élève pour rendre le sujet plus vivant. Je ne pouvais pasdisposer dun Lama pour lui poser les questions et inscrire ses réponses.Aussi, ai-je étudié parmi dautres, principalement deux livres : Lepremier, « Lenseignement du Bouddha » de WalpolaRahula » ; le second : « La force du Bouddhisme » deJean-Claude Carrière et du Dalaï-Lama.
Le premier : Parce que le Révérend Walpola Rahula est uneréférence en matière de Bouddhisme Theravada.
Le second :
_ Parce que, je nai trouvé aucun livre ou le Dalaï-Lama, sexprimeavec autant de simplicité et sur autant de sujets.
_ Parce que le bouddhisme aujourdhui sincarne à travers ce personnagehors du commun.
_ Parce que personne mieux que lui pouvait nous parler du Bouddhisme,bien quil prône un Bouddhisme parmi tant dautres : le Vajrayana ouLamaïsme.
Ces deux livres montrent lesdeux extrémités du Bouddhisme avec ses différences et ses contradictions maisaussi avec ce qui fait son unité.
Le livre « Candide et leBouddhisme » est construit :
_ A partir de citations des auteurs lorsque je considérais quil étaitimportant de respecter, à la virgule près leurs paroles.
_ A partir de dialoguesimaginés, honnêtes et sincères quant à « lesprit » des doctrines bouddhiques du Théravada, Mahayanaet Vajrayana.
Tout le monde sait combien, par des subterfuges subtils, il estfacile de faire dire à quiconque, ce quil na jamais dit et même le contrairede ce quil a dit.
Je pense honnêtement avoir inséré dans les dialogues de Candideet du Lama, les paroles du Dalaï-Lama, du Révérend Walpola Rahula, ainsi quecelles dautres Maîtres et auteurs, dans un contexte propre à respecter leurpensée dans ce quils voulaient exprimer.
Si tel nest pas le cas,quon me le montre et je serais toujours prêt à le reconnaître et à menexcuser.
Tags : victor ojeda bouddhisme inde religion hindouisme
Catégorie :
Non spécifié