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 E.M.A Sciences et Mormonisme

29/4/2009

 EXPERIENCES AUX FRONTIERES DE LA MORT SCIENCE  et  MORMONISME

 Ce livre traite avec simplicité et clarté des EFMs dans l’histoire séculière  et dans les Ecritures saintes. Elle fait le point actuel de la position de la science « scientiste » et d’une autre plus ouverte. Comme celle de Sam Parnia, médecin à l'hôpital général de Southampton (Grande-Bretagne), à la fois, spécialiste en médecine interne, en maladies des voies respiratoires et représentant de la recherche clinique :  « Ces résultats tendent à prouver que la conscience peut survivre en cas de mort cérébrale. À ses yeux, ces récits pourraient être la preuve de l'existence d'une "conscience" indépendante des fonctions cervicales.  Ces preuves suggèrent que l'esprit ou la conscience sont sans doute séparés du cerveau et que le cerveau agit comme un intermédiaire qui exprime la pensée plutôt qu'il ne la produit. »

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Ce livre expose les réponses qu’apporte l’Eglise de Jésus-Christ des Saints de Derniers Jours plus connue sous le nom d’Eglise Mormone à la question : « Qu’est la mort ? » et « Où allons-nous après la mort ? » ; mais aussi à deux autres questions qui sont intimement liées : D’où venons-nous ? Quel est notre but sur cette terre ? Les E.M.A ou Expériences de Mort Approchées, se produisent généralement lors d’arrêts cardiaques et de comas. L’expérienceur avec beaucoup de ferveur et d’émotion raconte son extraordinaire voyage aux portes de l’Au-delà. Ce livre traite avec simplicité et clarté des EFMs dans l’histoire séculière et dans les Ecritures saintes. Elle fait le point actuel de la position de la science. Il expose les réponses qu’apporte l’Eglise de Jésus-Christ des Saints de Derniers Jours plus connue sous le nom d’Eglise Mormone à la question : « Qu’est la mort ? » et « Où allons-nous après la mort ? » ; mais aussi à deux autres questions qui sont intimement liées : D’où venons-nous ? Quel est notre but sur cette terre ?
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Tags : religion Dieu resurrection victor ojeda mormonisme moroni christ jesus eglise apotres bible livre de mormon prophete

Catégorie : !07/ E.M.A Sciences et Mormonisme

 Lettre ouverte à JESUS CONTRE JESUS

29/4/2009
LETTRE OUVERTE A « JESUS CONTRE JESUS » de l’auteur Victor Ojeda-Mari aux Editions Edilivre : Une réponse fracassante aux fameux auteurs et scénaristes Gérard Mordillat et Jérôme Prieur !!!

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Victor Ojeda-Mari, dans sa LETTRE OUVERTE, ne ménage pas Gérard Mordillat et Jérôme Prieur et leur livre JESUS CONTRE JESUS. Voici quelques passages pour vous en donner une petite idée :

« JESUS CONTRE JESUS, de Gérard Mordillat et Jérôme Prieur me fait penser à une super-entreprise spécialisée dans la démolition qui annonce au monde entier, qu’elle s’apprête à raser toutes les pyramides d’Egypte de la plus petite à la plus grande. Elle présente à la presse d’énormes et terrifiants bulldozers hauts de plusieurs dizaines d’étages. Tous effrayés s’écrient : « Mais ce n’est pas possible, ils vont y arriver ! » Seulement lorsqu’on s’approche tout près de ces énormes engins, on s’aperçoit qu’ils sont en carton ! Que le plus grand d’entre eux, ne pourrait même pas érafler la plus petite pyramide !

     Toutes les révélations surprenantes, toutes les investigations extraordinaires présentées comme des bombes se révèlent être tout au long des pages, tout au plus des pétards mouillés. JESUS CONTRE JESUS essaie vainement, faussement, maladroitement de démontrer que :

L’Evangile est :

      _ « Un terrain miné ; des écrits dangereux pour celui qui s’en approche de trop près… »

      _ Un récit opaque, torturé reconstruit de bout en bout fait de compilations, paraphrases, citations, surcharges, répétitions, commentaires, digressions, controverses, fables pieuses, légendes historiées, sentence morale…

      _ « Un texte de propagande ayant pour seul but de propager la foi, d’attirer, de convaincre, de convertir… »

Jésus est : Tantôt un brave homme illuminé, tantôt un bandit, un révolutionnaire zélote  et « la lie du peule » ; Toutefois quoi qu’il ait pu être, dire et faire, il échoua lamentablement sur la croix.

Les apôtres sont : Dans tel chapitre, des menteurs, débauchés, faussaires de génie ayant manipulé les Evangiles et inventé la résurrection pour ne pas retourner à leur ancien métier de pécheurs ; Dans tel autre, de doux dingues honnêtes ayant des hallucinations ; ou encore de pauvres types ignares, ne sachant même pas parler correctement et lire les Ecritures.

Le Christianisme est : Un énorme édifice vide, né de querelles, d’intrigues ayant pour seul but la prise du pouvoir ; la pire des supercheries des deux derniers millénaires.

      À travers lui, se rend compte dans quelle estime Mordillat et Prieur tiennent l’Evangile de Jésus-Christ. Son but est d’en saper les fondements. Par contre, ils voudraient nous faire croire que leur livre est « parole d’Evangile » et devenu le cinquième jetant aux oubliettes les quatre précédents ; parce que, pour reprendre l’expression d’un certain film : Plus vrai que l’Evangile de Mordillat et Le Prieur : Tu meurs !

      JESUS CONTRE JESUS est plein de haine, de calomnies, de contradictions ; irrespectueux, partial, injuste, illogique ; rien ne tient debout !  Il noie le lecteur de détails secondaires ; argumente savamment et longuement pour dire que Jésus n’était pas charpentier, mais probablement un paysan ; Que Jean-Baptiste était le maître et Jésus le disciple. Pourtant, aussi incroyable que cela puisse paraître, il ignore totalement les enseignements du Christ qui font depuis deux millénaires l’admiration de tous allant des gens les plus simples, croyants ou non, jusqu’aux grands-maîtres religieux qui considèrent Jésus comme le Maître des maîtres ; Enseignements qui surtout ont changé et continuent à changer la vie de millions et de millions d’âmes ; Enseignements qui ont transformé le monde entier jusqu’à nos jours et en particulier le monde occidental dont ils sont la moelle et les os ! Ce qui prouve l’incroyable partialité de leurs commentaires !

     JESUS CONTRE JESUS occulte tout ce qui bon, juste et beau. Pour prouver la véracité de ses assertions, il cite une bribe d’un verset par-ci, une autre par-là, les met ensemble et leur fait dire ce qu’ils n’ont jamais dit et souvent le contraire de ce qu’ils disent. Sachant que la majorité des lecteurs, leur faisant confiance, n’iront pas vérifier dans la Bible, il les abuse  du début jusqu’à la fin !  Il expose après les avoir triturés, les versets qui servent ses thèses ; Mais systématiquement, il dissimule ceux qui les contredisent. Ce triste procédé plusieurs fois démasqué démontre combien intellectuellement ce livre est malhonnête. Il exprime beaucoup de « peut-être » pour un sujet aussi sérieux, beaucoup de « Si… », formule beaucoup d’hypothèses, imagine beaucoup de scénarios qui au fil des pages deviennent faits ou vérités ! En permanence, à chaque ligne, il distille dans l’esprit des lecteurs le poison du doute ! Il dénigre sans cesse Jésus, les évangélistes, les apôtres rappelant cette fameuse phrase de Figaro : « La calomnie Monsieur, vous ne savez guère ce que vous dédaignez ! … » De cette arme répugnante, il en a usé et même abusé !

     JESUS CONTRE JESUS s’attribue beaucoup de spécialités ; on se demande dans laquelle il est le plus mauvais :  Dans celle d’historien ? De professeur de langues antiques ? De naturaliste qui confond les saisons ? D’embaumeur de morts ? D’avocat qui ferait témoigner à la barre des hommes dont tout le monde sait qu’ils sont menteurs, débauchés, falsificateurs ? De psychiatre ? D’archéologue ? D’exégète ? Là encore, la sagesse populaire garde raison : Qui trop embrasse, mal étreint. Alors que le travail de l’historien se veut de constater avant tout les faits et éventuellement les commenter, JESUS CONTRE JESUS fait « l’histoire » à partir de théories, hypothèses, imagination, scénarios, mais sans apporter de véritables preuves si ce n’est sa parole seule ou des arguments réfutables. JESUS CONTRE JESUS a l’art de rendre obscur ce qui est clair, compliqué ce qui est simple, tordu ce qui est droit, faux ce qui est vrai … et je pourrais en rajouter encore ! … »

$$$Je commande ce livre$$$ 

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POURQUOI LIRE CE LIVRE ?

Il est inutile présenter Gérard Mordillat et Jérôme Prieur, auteurs des séries sur ARTE : Corpus Christi et L’Origine du christianisme  et des livres : Jésus contre Jésus, Jésus illustre et inconnu, Jésus après Jésus….

Il faut lire le livre de Victor Ojeda-Mari qui reprend fidèlement la structure de JESUS CONTRE JESUS  et démontent les paragraphes des deux fameux auteurs un à un ; démontrant tout au long de sa LETTRE OUVERTE leurs contradictions, affabulations, incompétence, ignorance ou malhonnêteté, hargne infondée, etc.

Ce livre est une bonne nouvelle pour les croyants qui, en lisant JESUS CONTRE JESUS, ont pu être désorientés dans leur foi, leur certitude. Il affirme simplement, catégoriquement que l’Evangile est une puissance de Dieu pour celui qui croit et que Jésus est le Messie, le Sauveur, le Rédempteur ; le « Dieu qui s’est fait homme pour que les hommes puissent devenir des dieux ».

Pour les athées qui ont encensé JESUS CONTRE JESUS mais aussi et surtout pour les croyants juifs ou chrétiens adeptes de la critique historique de la Bible et qui ont reconnu une certaine valeur à l’œuvre de Mordillat et Prieur, le livre LETTRE OUVERTE A JESUS CONTRE JESUS, pourrait leur ouvrir d’autres perspectives et mettre les pendules à l’heure. Il était temps…

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Catégorie : !06/ Lettre ouverte à Jésus contre Jésus

 La Semaine Sainte

29/4/2009

La Semaine Sainte

SEPT JOURS !!! Ce laps de temps de sept jours à la fois si court par sa durée ; si éternel par son importance et ses conséquences est si riches en événements, en enseignements, en révélations qu'il donnerait matière à l'écriture d'une infinité de livres dont le sujet ne serait jamais épuisé. L'avènement du Christ au midi des temps, exprime le moment le plus important de l'histoire, le moment précis où le temps alloué aux hommes, à notre terre et aux univers atteint son zénith. La Semaine Sainte avec comme point d'orgue, le Sacrifice expiatoire à Gethsémané et sa mort sur la la Croix au Golgotha, expriment les sept jours culminants de la mission du Christ préparée avant la fondation du monde pour le salut de l'humanité.
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Le Sacrifice Expiatoire

 

Lors d’une ancienne émission télévisée d’ « Apostrophe » qui réunissait des philosophes, des hommes d’Eglises, des écrivains, Bernard Pivot demanda (Si ce n’est pas du mot-à-mot, c’est dans l’esprit) :

      _Pourquoi fait-on tellement cas de la mort et des souffrances du Christ sur la croix, alors que tant d’autres ont subi les mêmes souffrances et tellement d’autres des souffrances encore plus terribles ? 

       Aucun invité ne put répondre clairement à sa question. Un prêtre répondit évasivement que cela faisait partie « des mystères de la Passion » ; un autre invité parla du Suaire de Turin.

      Oui ! la question est là  et elle mérite, exige même une réponse précise ! Qu’est-ce qui fait que pour Jésus ce fut différent ? Oui, infiniment, éternellement différent ? Qu’est-ce qui fait que ses souffrances et sa mort sont uniques, particulièrement terribles et leurs répercussions incalculables ? Comment cet homme que l’on décrit être à la fois homme et Dieu en mourant sur la croix, insulté par un peuple, prit sur lui les péchés de tous les hommes devenant notre Sauveur et notre Rédempteur ?  Que signifie vraiment prendre les péchés de tous les hommes ? Est-ce concevable ? Est-ce possible ? Est-ce nécessaire ? Que signifie devenir le Sauveur et le Rédempteur de l’humanité ? Dans quel but ?

      On peut se poser tellement d’autres questions et on doit se les poser, pour comprendre le véritable sens de Gethsémané et son but pour l’humanité. Jésus à Gethsémané ne se préoccupait pas de sa mort à venir ; ce qu’il s’apprêtait à subir fut tout autre chose…

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Catégorie : !05/ La Semaine Sainte

 Comment le pape fait entrer un schisme au cœur de l’Eglise

9/4/2009
http://www.rue89.com/2009/01/29/comment-le-pape-fait-entrer-un-schisme-au-coeur-de-l-eglise

Decryptage

Comment le pape fait entrer un schisme au cœur de l’Eglise

Des cardinaux pendant la messe pour les malades célébrée par Benoit XVI à Lourdes le 15 septembre 2008 (DR).

Après avoir reçu Mgr Fellay, supérieur de la Fraternité Saint-Pie X, en août 2005 dans sa résidence de Castelgandolfo ; après avoir, en décembre 2005 « relativisé » la tradition du concile Vatican II en lui contestant sa qualité d’« aggiornamento » et de « tournant », Benoît XVI avait, pour réfléchir à la manière d’aborder la question du schisme intégriste lefebvriste, convoqué une réunion des cardinaux responsables des différents « dicastères » (ministères) du Vatican, le 13 février 2006.

Au cours de cette réunion au sommet, Benoît XVI avait largement évoqué la question de l’évolution des relations du Saint-Siège avec la Fraternité Saint-Pie X. Et d’envisager, déjà, la possibilité de lever l’excommunication des évêques lefebvristes. Rappelons pour mémoire les écrits du cardinal Ratzinger en 1985, à l’époque gardien de l’orthodoxie romaine sous le pontificat de Jean Paul II : « Nous devons tout tenter en vue d’une réconciliation autant qu’il est possible et, pour cela, profiter de toutes les occasions », avait-il affirmé, dans son livre « Entretiens sur la Foi, à propos justement du mouvement lefebvriste qui devait devenir schismatique trois ans plus tard. Le cardinal Ratzinger avait cependant déclaré qu’il ne voyait “aucun avenir pour une position de refus fondamental à l’égard de Vatican II, en soi illogique”.

Une vision des choses qui transparaît parfaitement dans le protocole d’accord du 5 mai 1988 entre le Saint-Siège et la Fraternité, protocole rédigé par le même cardinal. Mgr Lefebvre rompra au dernier moment les négociations et ne signera pas ce document.

Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts de la Rome pontificale. A l’automne 2006, le pape Ratzinger-Benoît XVI offre au transfuge de l’intégrisme lefebvriste -l’abbé Laguérie- un statut sur mesure avec son Institut (sacerdotal) du Bon Pasteur. En passant outre l’avis des évêques de France.

En juillet 2007, le pape publie son “Motu proprio” (décision personnelle) “libéralisant” la messe en latin qui, au passage, n’avait jamais cessé d’être célébrée.

De compromis en compromissions

En juin 2008, par l’intermédiaire du cardinal Castrillon Hoyos, en charge de la Commission “Ecclesia Dei” qui gère les relations avec les traditionalistes, Benoît XVI pose cinq conditions aux responsables lefebvristes pour une réintégration dans la giron de l’Eglise. Or, pour “ménager” ses interlocuteurs, dans les cinq points énoncés, l’adhésion au concile Vatican II n’est pas explicitement demandée. En revanche, sont exigés le fait “d’éviter toute intervention publique qui ne respecte pas la personne du Saint-Père et qui serait négative pour la charité ecclésiale” et aussi “d’éviter la prétention d’un magistère supérieur au Saint-Père et ne pas proposer la Fraternité un magistère parallèle de l’Eglise”.

Il n’était donc pas explicitement demandé aux évêques intégristes de reconnaître le dernier concile et la validité de la messe selon le rite désormais ordinaire de l’Eglise.

Les ratés de la réconciliation : un problème d'agenda

Rome avait alors présenté ce geste comme une proposition de “retour dans la communion”. Les Lefebvristes refuseront cette “main tendue ‘. Le Vatican avait fait l’erreur de faire ses propositions à l’occasion du vingtième anniversaire du schisme. Il n’était pas question pour la Fraternité Saint-Pie X d’accepter un tel accord en fidélité à la mémoire de Mgr Lefebvre.

Bernard Fellay, patron de la Fraternité Saint-Pie X.Les ponts n’étaient toutefois pas coupés : il s’agissait d’un simple problème d’agenda. Ainsi, les négociations reprirent et au début de l’automne 2008, Mgr Fellay, patron de la Fraternité Saint-Pie X, demandait à ses fidèles de réciter un million de chapelets jusqu’à Noël pour le soutenir dans ses efforts.

Le 13 novembre 2008 dans Golias Hebdo n°54, nous annoncions que la levée des excommunications des évêques intégristes était imminente. C’était chose faite le 21 janvier 2009 par le décret signé par le pape et le cardinal Re, préfet de la congrégation pour les évêques. Un décret que ce prélat signera à contre-cœur et qui lui vaudra prochainement son déplacement…

Or, force est de constater que dans ce document du 21 janvier levant l’excommunication, les termes à partir desquels le cardinal envisageait, en 1985 et 1988, un accord avec les Lefebvristes, ont complètement disparu. Seul est demandé aux évêque intégristes le fait de reconnaître la primauté du siège de Pierre.

Quant aux questions théologiques et doctrinales de fond, elles sont reléguées aux accessoires liturgiques sous forme de futurs entretiens’ ; entretiens sur lesquels pèse le flou le plus complet. Aucune repentance des évêques intégristes, aucune parole pour les insultes et les procès en inquisition qu’ils n’ont eu cesse de prononcer contre les prêtres, les évêques et les laïcs qui ont donné leur vie pour mettre en œuvre les réformes de Vatican II. Au contraire, une posture arrogante et hautaine, comme le laisse transpirer le communiqué de Mgr Fellay du 24 janvier, communiqué où il indique ce qu’il a l’intention de faire entendre au pape dans le domaine de la vraie foi catholique.

En inscrivant un schisme au cœur de l’Eglise catholique, le pape Benoît XVI a pris une lourde responsabilité : celle de vouloir régler un schisme intégriste tout en en provoquant un autre.

Celui-là ne se mettra pas en scène, ne pratiquera pas le lobby incroyable que les intégristes n’ont eu de cesse de mener auprès du Vatican depuis vingt ans pour arriver à leurs fins. Ce schisme rampant sera celui des membres du Peuple de Dieu, qui, en partant sur la pointe des pieds, sans bruit, sans éclats, videront une dernière fois l’Eglise de sa substance la plus évangélique et la plus missionnaire, ne se reconnaissent plus dans une Ecclesia qui, pour ‘sauver’ moins de 100 000 personnes d’un schisme intégriste, en perdra dans les mois prochains dix fois à vingt fois plus…

Cette décision constitue un point de non retour dans la confiance que certains gardaient encore dans les responsables de l’Eglise catholique. En ce sens, Benoît XVI en cédant aux pressions des intégristes, engage désormais l’Eglise catholique sur une voie de division. En effet, la volonté du pape de favoriser l’unité au sein de l’Eglise catholique, que l’on peut considérer légitime en soi, s’appuie sur des bases tellement faussées qu’elles ne peuvent que provoquer de nouvelles déchirures ; déchirures beaucoup plus grandes et béantes que celles qu’il veut justement réparer. En l’espèce, la décision du pape de lever l’excommunication des Lefebvristes est d’abord une victoire posthume de Mgr Lefebvre.

Addendum le 1/2 à 11h. Mgr Williamson a exprimé ce vendredi 30 ses ‘regrets sincères’ pour les ‘souffrances’ causées au pape pour ses ‘ remarques imprudentes’… On remarquera qu'il ne rappelle pas ses ‘remarques’, et encore moins ne les rétracte.

Photo : des cardinaux pendant la messe pour les malades célébrée par Benoit XVI à Lourdes le 15 septembre 2008 (DR). Bernard Fellay, patron de la Fraternité Saint-Pie X.



Tags : pape schisme eglise

Catégorie : !70_News Société/2009/04

 Quand Benoît XVI écrivait dans une revue facho

9/4/2009

Polémique

http://www.rue89.com/2009/04/08/quand-benoit-xvi-ecrivait-dans-une-revue-facho

Quand Benoît XVI écrivait dans une revue facho

Un député autrichien a déterré un vieux texte de 1998 signé du cardinal Ratzinger dans une publication pangermaniste.

Le pape au Vatican le 11 février 2009 (Giampiero Sposito/Reuters).

Janvier 2009. Karl Öllinger, un député écologiste autrichien qui s'est spécialisé dans le combat contre l'extrême droite florissante dans son pays, tombe sur un hors-série de la revue Die Aula, paru à l'occasion du 150e anniversaire de la révolution allemande de 1848.

Au milieu des affabulations de négationnistes de députés d'extrême droite et de membres du parti néonazi allemand NDP, il tombe - éberlué - sur un texte signé du cardinal Ratzinger et intitulé « Freiheit und Wahrheit » (« Liberté et Vérité »).

En fait, une charge virulente contre les libertés individuelles et le système démocratique, qui aujourd'hui encore, peut être consultée à Vienne, au Centre de documentation et d'archives sur la résistance (DÖW), un organisme chargé de surveiller les mouvements extrémistes.

Embarras de l'Eglise

Dans un premier temps, le diocèse de Vienne a affirmé que le cardinal Ratzinger n'a jamais donné son feu vert pour une publication dans Die Aula : « Liberté et Vérité » était en fait un vieux texte datant de 1995, publié pour la première fois dans une revue chrétienne conservatrice.

Pas de bol, celui qui avait à l'époque négocié la publication avec le secrétaire du cardinal a gardé tous les échanges de leurs lettres : le cardinal a bel et bien, à l'époque, donné son accord par écrit pour une reproduction.

Aujourd'hui encore, les milieux extrémistes germaniques considèrent Benoît XVI comme l'un des leurs et se flattent que le souverain ait publié dans leur revue. Le hors-série est d'ailleurs en vente sur Internet !

Die Aula défend les négationnistes

Cette information éclaire d'un jour nouveau le tournant idéologique du Vatican depuis que Benoît XVI a été nommé pape. L'homme, bavarois de naissance, peut en effet difficilement expliquer aujourd'hui n'avoir pas su ce qu'était Die Aula en 1998, la revue étant publiée en langue allemande. Elle soutenait alors clairement l'ascension de Jörg Haider et sa triste notoriété dépassait les frontières de la petite Autriche.

Die Aula défend les négationnistes et ceux qu'elle nomme les « victimes de la liberté d'expression », à savoir les hommes politiques d'extrême droite qui sont condamnés pour offense à l'islam. Elle critique les lois qui répriment les propos révisionnistes, flirte très souvent avec l'antisémitisme et tente de réécrire l'histoire récente de l'Autriche. Lors de la nomination de Benoît XVI, elle avait bruyamment fait part de sa joie.

Photo : Le pape au Vatican le 11 février 2009 (Giampiero Sposito/Reuters).

Tags : pape benoit XVI eglise

Catégorie : !70_News Société/2009/04
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