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 Respectons un peu l’écrivain, bon sang Par Pierre Jourde (Écrivain)

9/7/2009
http://bibliobs.nouvelobs.com/blog/pierre-jourde/20090707/13658/respectons-un-peu-l-ecrivain-bon-sang

Respectons un peu l’écrivain, bon sang

Par Pierre Jourde (Écrivain)


Par Pierre Jourde (Écrivain)

Je pensais, naïvement, naguère, que seuls les journalistes supportaient mal que l'on ironise sur les écrivains. A celui qui se risque à quelques lazzis sur tel romancier surévalué ou tel journaliste littéraire peu regardant sur la déontologie, on présente vite la note à payer. La critique vache est toujours considérée comme salissante. Ce n'est pas honorable, et très mauvais pour votre réputation. (Du moins sur papier. Sur internet, on se lâche un peu plus, depuis quelques années. Il suffit de comparer la critique littéraire d'un journal dans sa version papier et dans sa version internet.) J'étais outrageusement optimiste en limitant au milieu littéraire cette crainte obsessionnelle de susciter des remous, ce goût de la respectabilité, cette révérence. Beaucoup de lecteurs aussi détestent que l'on dise du mal des écrivains, je m'en aperçois en lisant les réactions aux quelques piques risquées ici ou là par Jérôme Garcin, Didier Jacob et quelques autres.

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Les arguments qu'on leur oppose immanquablement, je les connais par expérience. Tentons d'en résumer la teneur. Je passerai rapidement sur les accusations de populisme, de fascisme (si, si) ou de sexisme, lorsque l'auteur concerné est une femme. Mot clé, désormais obligatoire lorsqu'on évoque la critique : réactionnaire.  Il est bien évident, en effet, que critiquer le moindre aspect du moindre artiste ou écrivain contemporain, c'est détester la création contemporaine, toute la création contemporaine, donc c'est être un affreux réactionnaire (c'est Michel Abescat, de Télérama, qui me l'a expliqué naguère, et ça doit donc bien être vrai).

Non moins classique, voire éternel : si vous critiquez untel, c'est rien que parce que vous êtes un affreux jaloux. Et toc. Rien à dire, impeccable raisonnement, argument écrasant. Variante : vous voulez prendre la place de Truc, vous voulez vous faire connaître sur le dos de Machin, vous voulez vous venger de votre insuccès, de votre obscurité, etc. mot-clé : aigreur. Employé environ 38750 fois dans des articles de presse rendant compte d'un ouvrage critique irrespectueux, et encore plus par de braves lecteurs sur internet. (Je renvoie notamment à ce site). Donc, silence dans les rangs. Celui qui l'ouvre est un facho doublé d'un envieux.

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Et puis, n'est-ce pas, pourquoi parler des mauvais livres ? Gardons la place pour les bons ! Soyons enthousiastes ! C'est trop facile, la méchanceté ! Grâce à cet excellent raisonnement, les journaux littéraires parlent tous, à chaque rentrée littéraire, des trois mêmes écrivains, lesquels ne sont pas forcément les meilleurs, loin de là. Grâce à cet excellent raisonnement, la critique n'offre plus aucune résistance à la puissance de l'industrie lourde éditoriale, qui impose ses produits formatés au lectorat. Grâce à cet excellent raisonnement, la promotion a presque définitivement pris la place du débat littéraire, et la controverse esthétique, qui a toujours été un élément déterminant de la vie littéraire, est marginalisée. Laissez-nous vendre en paix, laissez-nous bourrer le cerveau humain avec de la guimauve, et ferme ta gueule, critique.

Lorsqu'on dépasse ce premier niveau, on tombe sur des gens qui acceptent à peu près la critique, mais avec des conditions. Ces conditions varient selon les goûts. Chacune d'entre elles vous autorise à critiquer tout sauf quelque chose. Si on les accepte toutes à la fois, on en revient à la case précédente : on ne peut plus rien critiquer. La critique vache, admettons, mais quand même pas à propos de X, de Y ou de Z, qui ne le mérite pas, lui. Bon, d'accord. La critique vache, admettons, mais pas n'importe où. Sur papier c'est bien, à la télévision c'est honteux. Bon, d'accord. La critique vache, admettons, mais il ne faut pas qu'elle fasse rire, sinon c'est démagogique, et c'est incompatible avec une approche sérieuse. Bon, d'accord. La critique vache, admettons, mais une fois, pas deux, sinon c'est exploiter le filon. Bon, d'accord. La critique vache, admettons, sur les écrivains très connus, c'est bien, sur les écrivains peu connus, c'est méchant, c'est lâche. Bon, d'accord.

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D'ailleurs l'inverse est vrai aussi. La critique vache, admettons, mais pas sur les écrivains très connus, c'est de l'envie (voir plus haut), ou c'est inutile. Pour certains, toute critique adressée aux livres des Musso, Levy, Gavalda et consorts est nulle et non avenue. Pourquoi ? Parce que « tout le monde sait que ce ne sont pas des écrivains ». En d'autres termes, il faudrait critiquer les vrais écrivains, et pas ceux qui n'en sont pas. Intéressant.

Résumons la situation. Musso et Levy, pour ne nous occuper que des deux clones, vendent des millions d'exemplaires. Pour des millions de personnes, un écrivain, c'est ça. En outre, on ne cesse de parler d'eux, dans les médias qui ont le plus d'impact, notamment les journaux féminins. La publicité et la mise en place de leurs ouvrages écrasent les productions plus confidentielles. Même les magazines spécialisés, comme Lire, ou des critiques aussi fins que Josyane Savigneau, finissent par les trouver très bien. Et en face de tout ça, pour éventuellement donner un autre avis ? Eh bien, de préférence, rien. Mieux vaut ne rien dire. Pour les quelques esprits éclairés, Marc Levy, ce n'est pas de la littérature, tout le monde le sait, voyons. Et pour les millions qui le lisent ? Eh bien, inutile de tenter d'expliquer en quoi ce pourrait ne pas en être. C'est ça, les respecter.

Car il faut respecter. Le voilà, le vrai mot-clé, la clavis universalis du monde moderne. C'est mon choix, respectez-moi, si vous êtes d'un autre avis et que vous le dites, vous n'êtes pas respectueux. Le respect est le fin mot d'une société où tout et n'importe quoi, en effet, est respectable, où chacun la ferme, où nous vivons dans une sorte de révérence universelle, de consensus béat, tout est bel et bon, et des goûts et des couleurs, pas la peine de discuter ; grâce à cela, les plus forts sont sûrs de gagner, et l'industrie de la sous-culture s'est débarrassée des gêneurs.

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Respect : telle est la substance d'une intervention récente du sympathique Graindesables(?) sur une critique de Marc Levy rédigée par Grégoire Leménager. Comme il se trouve que j'ai moi-même eu le mauvais goût d'analyser de près la prose de Marc Levy, j'ai entendu et lu ce même argument, avec ses variantes, des dizaines de fois. Tentons d'en préciser la teneur. Mais laissons d'abord la parole à Graindesables (j'ai cru bon de conserver la pittoresque fantaisie orthographique de cet abonné au commentaire) :

« Vous êtes bien sévère avec Marc Levy. [...] Le tout est qu'un certain public, qu'il conviendrait de ne jamais rabaisser mais au contraire de respecter, y voit une oeuvre frémissante qui n'a pas à être portée à ébullition pour lui plaire. [???]
Des petites histoires en somme mais qui ont le mérite de faire lire. J'aime bien l'idée de "faire lire". Car à force de lire, on apprend à distinguer le bon grain de l'ivraie, on trouve son chemin, on ne passe pas le temps devant sa télévision. [...] J'ai bien commencé par Pagnol et Jules Vernes...
[sic] Le droit de critiquer les livres doit aussi s'accompagner du droit à la compréhension du lecteur amouraché [?] de l'écriture de Levy. Et puis, votre intervention lui donne encore une fois une bonne publicité. Je préfèrerais que vous nous parliez de bons livres et que vous nous en fassiez partager toute l'éclatante nécessité d'une lecture. Je n'achète pas Levy, en lire trois pages m'a suffit [sic], à l'instar d'un Musso ou d'une Gavalda. Mais je les respecte car je respecte leur public.»

On a, dans ce texte qu'il faudrait graver dans le marbre, une sorte de condensé de tout ce qu'on lit et entend un peu partout sur l'inutilité qu'il y aurait à critiquer un mauvais écrivain. On aura reconnu le fameux « pourquoi perdre son temps à parler des mauvais quand il faudrait parler des bons ? ». Mais tenons-nous en au principal. Donc, ça n'est pas bien de se moquer de « l'œuvre frémissante » de Marc Levy, parce que ce n'est pas respecter les gens qui l'aiment. Il y a quelques années, j'avais déjà entendu cette même idée dans la bouche de la gentille Patricia Martin, au cours de l'émission Le Masque et la plume : se moquer d'un écrivain populaire, c'est mépriser les milliers de gens qui le lisent. A l'époque, l'idée m'avait frappé par sa pertinence. En gros, l'idée est la suivante : si un certain nombre de personnes aiment quelque chose, ne nous moquons pas de ce quelque chose, car leur choix est respectable. On peut facilement l'étendre : si des milliers de gens regardent Cauet ou le Loft, ne critiquons pas ces émissions, car ce serait mépriser leur public. Si des millions de gens votent Berlusconi, ne critiquons pas Berlusconi, car ce serait un manque de respect pour les braves Italiens qui l'aiment. Si des milliards de musulmans révèrent Mahomet, pas de caricatures de Mahomet, car c'est du mépris de l'Islam, etc, etc.

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Voilà ce que produit notre société du respect universel. Il ne viendrait pas à l'idée des tenants du respect universel qu'il y a une différence entre critiquer un homme, une idée ou un objet, et critiquer ceux qui l'apprécient. Si un ami me dit qu'il a trouvé stupide un film que j'adore, ce n'est pas pour autant qu'il me méprise. Il ne viendrait pas à l'idée des tenants du respect universel que respecter les gens, c'est les croire capables de s'ouvrir au débat, voire à l'humour et à l'ironie, sans se crisper sur « c'est mon choix, respectez-le ». Que ne pas les respecter, c'est précisément les considérer comme des braves imbéciles à qui on va faire avaler n'importe quoi, notamment une littérature formatée, insipide, bébête. Que le règne de la promotion universelle ne respecte qu'une chose, l'argent.

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Il y a une bonne littérature populaire, c'est vrai, et elle est respectable. Jules Verne (sans s), Alexandre Dumas, Arnaldur Indridasson, Pennac, Fred Vargas, voire Amélie Nothomb quand elle est en forme, allez, c'est de la bonne littérature populaire, et qui peut constituer une passerelle vers des textes plus ambitieux, comme le souhaite Graindesables. Mais pas Levy, ni Musso, et il faut bien que de temps à autre on explique pourquoi. Parce que, par exemple, dès la première ligne d'un Levy, on frémit, en effet. Moins à cause du côté « frémissant » de l'œuvre, que parce qu'on tombe tout de suite sur les descriptions les plus convenues, les formules les plus stéréotypées. Parce que c'est de l'esthétique Harlequin, du factice pur jus, avec de bonnes grosses louches de prévisible, de sentimentalité gluante, avec des personnages de série Z américaine dans des décors de carton-pâte. On a l'impression de l'exercice péniblement produit par un participant à l'atelier « j'apprends à faire de jolies phrases qui font bien romanesque ».

Ce genre de produit n'est en rien une introduction à la littérature, il déforme le goût de gens qui pourraient avec profit lire de bons textes tout aussi faciles d'accès, mais moins ridiculement faits. Et puis, que pèse une malheureuse petite critique contre les centaines de milliers de volumes entassés en librairie, les deux pages dans Elle, les publicités ? Même un infime espace de respiration critique, c'est encore trop. Si vous vous y risquez, vous serez méprisé par les grands esprits, qui ne s'abaissent pas à ces besognes salissantes, et par le bon peuple, qui vous accusera de jalouser son idole et ne pas respecter ses goûts. Eh bien tant pis. La critique n'a pas d'objet de prédilection, et le chiffre des ventes ne la concerne pas vraiment. La tiédeur et la prudence sont rarement des signes d'amour. Notre époque préfère le respect à la passion.

***

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Heureusement, il en reste quelques-uns pour considérer encore que la critique est aussi un combat, en dépit des respectueux et des respectables. Ainsi, François Taillandier vient dernièrement de se plonger dans Musso. Il a du courage :

« Ça y est, je l'ai fait : j'ai acheté Que serais-je sans toi?, le dernier roman de Gustave Musso,  [...] Ce que j'avais fait pour Atiq Rahimi (le prosateur pour qui les bombes explosent « violemment »), ne me devais-je pas de le faire pour lui ?

Alors, pour commencer, il y a un gros cœur rouge sur la couverture. Et ça, il faut le faire. Moi, je n'aurais pas osé. Lui, si.  [...] Ensuite on retourne le bouquin et on voit la photo de Gaston Musso. Et là, on comprend beaucoup de choses. Il a une bonne tête. C'est le gars qu'on a vu vingt fois chez Darty ou chez Renault, qui vous dit : «Pas de souci», qui vous dit : «Je vous laisse pianoter votre code», et pour finir : «Excellente soirée à vous». D'ailleurs, à la fin de son livre, il adresse un petit mot de remerciement aux lecteurs, qu'il signe de son prénom. C'est en somme un auteur de proximité.

L'histoire vaut ce qu'elle vaut. C'est une fille déchirée entre son papa (qui est un voleur) et le garçon qu'elle aime (qui est un gendarme). Enfin, c'est le thème annoncé, parce que dans l'exécution, finalement, il ne joue pas tellement là-dessus. Ce qui n'est pas grave, puisque à ce stade, le livre a déjà été acheté.

Au début, on est à Paris. Le Louvre ayant été préempté par Dan Brown, Gontrand Musso s'est rabattu sur le Musée d'Orsay. Sinon, ça donnerait l'impression qu'il a copié. Pour le reste, c'est intéressant, parce qu'il dépeint Paris exactement comme le dépeindrait Dan Brown. Ou plus précisément: comme le dépeindrait un touriste américain. Ou mieux encore : comme on peut le dépeindre si l'on n'y a jamais mis les pieds, et qu'on se contente d'internet. Son personnage passe-t-il près du Pont Neuf ? Il vous indique, l'air de rien, au détour d'une phrase, que c'est le plus ancien pont de Paris. Remonte-t-il le boulevard Raspail ? Station devant la statue de Balzac « qui a l'air fantomatique ». Le voleur s'enfuit en Vélib', comme un vrai bobo, avec l'autoportrait de Van Gogh sous le bras.

Pour l'essentiel, c'est une histoire d'amour (d'où le cœur sur la couverture, et le titre emprunté à Louis Aragon via Jean Ferrat). Et alors là par contre, «c'est du lourd», comme dit Abdelmalik. On a affaire à un amour «rare, profond, passionné». Rien à voir, lecteur, avec les plans foireux et les coucheries calamiteuses qui vous tiennent lieu de vie sentimentale. Gaétan Musso n'hésite pas à écrire une réplique telle que : « Tu m'as brisé le cœur, Gabrielle ! » Là non plus, je n'aurais pas osé. Surtout qu'on a ensuite : « Elle pleura toutes les larmes de son corps. » Je l'ai toujours dit : ce qui compte dans l'écriture, c'est l'audace !



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Catégorie : !60_News littéraires/2009/05

 Dix conseils à l'écrivain amateur

9/5/2009

Source: http://tout.pour.auteur.free.fr/pages/29.html

 

Dix conseils à l'écrivain amateur
 
 
©Aliza Claude Lahav
 
 
  
• Ecris avec ton cœur, ce que tu sens, ce que tu sais, ce que tu es.
   
 
• Ecris uniquement si tu en as le désir ou le besoin, si tu as une histoire ou une idée qui demande à être exprimée.
 
 
• Ne te contente pas du premier jet, un texte a besoin d'être relu et remanié plusieurs fois, tu dois le peaufiner jusqu'à ce qu'il te convienne comme un gant de cuir sur ta main.
 
 
• Documente-toi, n'écris pas à la légère, même si tu crois connaître le sujet recherche les plus petits détails dans leur vérité, ils rendront ton texte plausible. La fiction et l'imaginaire sont soutenus par la réalité.
 
 
• Fais attention à la forme, il n'y a pas que le fond qui compte, l'orthographe et la syntaxe sont la charpente de ton texte.
 
 
• Prends du plaisir à écrire, imprègne-toi de tes personnages et de leur histoire. Si en les faisant " vivre " tu es captivé par le sujet, si tu ressens l'émotion que tu essaies de décrire, ton écrit aura un certain impact sur tes lecteurs.
 
 
• Ne crains pas la critique, tu en as besoin afin de prendre un peu de recul par rapport à tes écrits. N'écoute pas que les compliments, cultive au mieux ce qu'une critique peut t'apporter.
 
 
• N'aies pas honte de vouloir être lu, et ne crois pas forcément ceux qui disent écrire pour eux-mêmes, ils sont très rares. Un écrivain a besoin d'être lu, c'est une manière d'être reconnu et il n'y a rien de plus légitime.
 
 
• Sois modeste, la célébrité n'est peut-être pas pour demain, mais là n'est point le but de l'écriture. Raconte une histoire, raconte la bien, sois conscient de la plénitude qui t'habite pendant l'acte d'écriture. Le reste viendra après… et qu'importe ce qu'il est.
 
 
• Lis beaucoup, ne copie jamais ! Tu te ferais insulte à toi-même. Tu es riche de ton imaginaire, de tes connaissances, de tes sentiments, de ton expérience de vie… et de ta plume. Ce sont tes seuls outils.

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Catégorie : ! Connaitre Auteur

 Écrivains stars et illustres anonymes, littérature, ton univers impitoyable

6/5/2009
http://www.actualitte.com/actualite/5837-ecrivains-argent-notoriete-tirage-edition.htm
Écrivains stars et illustres anonymes, littérature, ton univers impitoyable
Impitoyaââââââââââââââââââââââââble !

Nous vous parlions il y a peu des écrivains à succès qui font tourner le monde de l'édition. Aujourd'hui nous vous proposons de revenir sur une enquête signée Rue89, dans laquelle il est question du « train de vie des grandes plumes françaises ». Il ne s'agit plus seulement des écrivains à succès mais de tous ceux qui arrivent à vivre plus ou moins bien de leur plume. Ils « ne sont pas plus de 150 » selon nos confrères.

Les revenus des écrivains

Tout d'abord, il faut savoir qu'un écrivain touche des revenus avant la parution d'un livre ce sont les « à-valoir » et un an après un pourcentage sur les ventes hors taxes allant de 8 à 14% en général. Ce pourcentage est calculé suivant le nombre d'exemplaires écoulés et la notoriété de l'auteur.

Il existe selon nos confrères quatre classes d'écrivains en fonction des revenus qu'ils touchent. Les auteurs à succès qui ont de gros « à-valoir » et de gros pourcentages. Nous en avons déjà parlé nous ne reviendront pas dessus. Ensuite, on retrouve des auteurs ayant un tirage moyen c'est-à-dire entre 10 000 et 100 000 exemplaires, ce qui est déjà très correct.

Position relativement confortable

Nos confrères révèlent que selon Emmanuel Pierrat, avocat spécialiste de la propriété intellectuelle : « Il faut y inclure tout ceux qui ont eu leur heure de gloire, un gros prix littéraire ou un vrai best-seller et puis qui sont retombés à un étiage moyen »

Même s'ils perçoivent des revenus relativement confortables, 98% des écrivains de cette catégorie auraient un autre métier généralement en rapport (nègre, journaliste, diplomate, professeur...). Souvent en contact avec les médias, ils se servent de leur notoriété dans ce métier pour négocier leurs contrats avec les maisons d'édition.

Les anonymes

Viennent ensuite des auteurs peu connus du grand public. Ils écrivent généralement des livres pratiques ou jeunesse. Certains écrivent des romans et se sont constitué au fil du temps un petit lectorat très fidèle. C'est aussi la catégorie des auteurs de BD les mieux payés. 


Enfin la dernière catégorie concerne des auteurs à faibles tirages et pas vraiment réguliers dans leur production. Les « à-valoir » ont fondus : d’un million d'euros pour les auteurs stars on est passé à une somme entre 2 000 et 10 000 euros. Pour les auteurs de cette catégorie il est indispensable d'avoir un autre métier. 

Voilà un bref aperçu des différentes réalités du métier d'écrivain entre stars médiatiques et anonymes qui ne peuvent pas vivre de leur passion, tout un éventail de possibilités mais une seule loi : la notoriété et le tirage.


Rédigé par Mario, le mardi 11 novembre 2008 à 13h05


Tags : livre litterature ecrivain

Catégorie : !60_News littéraires/2009/03
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