ESPAGNE – Un gouvernement qui prétend redéfinir l'homme
20/5/2009
ESPAGNE – Un gouvernement qui prétend redéfinir l'homme
Posté le Lundi 22 septembre 2008 @ 23:45:00 par CPDH
Le ministre de l'Égalité a annoncé le 4 septembre
2008 que le Gouvernement espagnol allait proposer une modification de la loi sur l'avortement datant
de 1985. Le but est de permettre aux femmes d'avorter sans restriction jusqu'à
la seizième semaine. Le ministre affirme que le texte sera préparé par un
comité d'experts disposant d'un « haut niveau scientifique et intellectuel ». La
refondation morale, culturelle et politique de l'Espagne amorcée en 2004 par le
Gouvernement Zapatero se poursuit sur plusieurs fronts reliés entre eux. Le
Gouvernement a décidé d'un coup de renforcer la laïcité et de reculer le délai de l'IVG qui
devra être libre et non plus justifiée par des risques psychologiques ou l'abus
sexuel(1). Ces annonces témoignent que José Zapatero connaît le lien entre
l'éthique populaire et l'héritage chrétien encore relativement fort en Espagne,
éthique dont il souhaite redéfinir le contenu. Cette actualité nous donne
l'occasion de nous pencher sur l'évolution de ce pays.
L'Espagne est une nation de 45 millions d'individus
avec une forte tradition catholique. Mais si le nombre de baptisés est
important, celui de pratiquants est relativement bas. Selon un sondage dont les chiffres ont été révélés en janvier 2008,
77% des Espagnols se disent catholiques et 17% des sondés vont à la messe une
fois par semaine. En 1978 le nombre de pratiquants était de 79% et en 2005 de
24%(2). Quant aux protestants, ils représentent à peu près 1% de la population.
Dans le cadre de cette déchristianisation, une
ville a même ouvert un bureau pour « apostasier » sa religion et se
faire débaptiser. Si l'on peut comprendre l'agacement ressenti par une
personne à qui l'on refuserait la possibilité de quitter une église, il est étrange toutefois
d'engager une telle procédure dans une mairie comme si la laïcité se posait en
religion alternative et le temporel pouvait appréhender le spirituel(3).
Si la mutation contemporaine de l'Espagne peut
s'expliquer par un certain désintérêt pour la chose religieuse, cette explication
ne suffit pas. Il peut y avoir un manque d'intérêt pour la religion sans
perte immédiate d'intérêt pour les valeurs d'origines religieuse. Un non
pratiquant peut tout à fait défendre de bonnes valeurs morales. Avant les
attentats du 11 mars 2004, le Parti populaire (PP) était censé remporter les
élections législatives assez facilement. La droite espagnole était alors
profondément conservatrice, au sens positif du terme. En dépit de la baisse de
la pratique religieuse, elle n'était pas contestée par la majorité du peuple
sur les questions sociétales. L'explication est davantage politique que
sociologique : en 4 ans, le Gouvernement Zapatero a saisi l'opportunité
qu'il avait pour remodeler la société, sachant que d'une manière générale, à
part les chrétiens, une grande partie de l'opinion ne se mobilise pas assez
fortement si ses intérêts propres ou directs ne sont pas en jeu, même si elle
n'approuve pas la ligne politique du gouvernement. Bien des électeurs
manifesteront pour une augmentation de salaire mais refuseront de défiler pour
s'opposer au mariage homosexuel même s'ils ne l'approuvent pas.
En 2004, l'Espagne était prospère et connaissait
un taux de chômage incompressible. Le Parti socialiste ouvrier (PSOE) de
Zapatero ne pouvait pas s'opposer fondamentalement au PP sur les questions
économiques, hormis sur une certaine précarité des jeunes travailleurs. Il lui
fallait donc trouver un cheval de bataille et son choix s'est porté sur une certaine
réforme de la société. Depuis sa première victoire, Zapatero ne cesse de
remplir ses objectifs : lutte contre l'influence chrétienne, redéfinition
de la famille, promotion de l'avortement et de l'homosexualité, etc.
Derrière ces dérives éthiques, ne peut-on pas voir une volonté de déchristianisation ? Ne servent-elles pas à miner
jusqu'à l'effondrement toute un héritage bâti sur plusieurs siècles ?
C'est en effet en faisant taire les voix morales que l'on peut présenter cette orientation
politique comme juste, faute de contradiction.
Pour aller plus loin...
Une refonte de la pensée et de la culture
Pour modifier les valeurs d'une société, le
procédé est simple : l'intéressé peut agir sur deux terrains. Il suffit de
bouleverser brutalement les repères et/ou d'agir sur le long terme, notamment
en façonnant les enfants. Les conditions sont cumulables, mais la seconde est
une nécessité car les coups de force peuvent échouer. Le Gouvernement espagnol
a choisi de mener sa conquête sur les deux fronts.
1. L'éducation
Suite à une loi votée en 2002 par le PP sous le Gouvernement Aznar,
l'enseignement de la religion catholique, d'une autre religion selon le choix
des parents ou d'un cours de morale était obligatoire dans les écoles primaires
et secondaires. On peut tout à fait comprendre que des parents s'opposent à ce
que leurs enfants reçoivent un enseignement religieux contraire à leurs
convictions et la loi respectait cette liberté en proposant une alternative.
Mais le PSOE a totalement pris le contre-pied de la loi en substituant un enseignement civique obligatoire à partir
de la rentrée 2007-2008. Le problème n'est pas dans le caractère contraignant
d'un cours, mais dans son contenu. En l'occurrence, ce « Cours d'éducation
à la citoyenneté et aux droits humains » vise, par exemple, à faire admettre
aux enfants que le mariage homosexuel ou l'homoparentalité est un mode familial
normal.
Faut-il
s'étonner qu'en Andalousie
assez fortement imprégnée de valeurs morales (86% de catholiques sur
lesquels 28% sont des pratiquants réguliers), la Cour supérieure de justice ait
qualifié certaines mentions du cours civique d'atteinte « illicite »
au droit des parents « d'enseigner à leurs enfants une conception de la
sexualité conforme à leurs convictions ». La Cour a même considéré que la
nouvelle évolution en matière de droits de l'homme s'appuie sur « Un point
de vue idéologique qui ne fait pas partie de la norme constitutionnelle ».
Les juges de la Cour
ne raisonnaient pas tant en fidèles catholiques - ce qu'ils ne sont peut-être
pas - qu'en juristes réticents à ce que les droits fondamentaux soient niés par
le Gouvernement. Dans une société encore fortement croyante, ils s'en sont
tenus à la Constitution,
norme supérieure à la loi, au lieu de l'interpréter de façon idéologique. Et
quand la loi sur le mariage est contraire à ses convictions et est
constitutionnelle, il reste au juge la possibilité
de démissionner.
2. La
religion
Pour contrer l'influence morale de
l'Eglise catholique, le Gouvernement a choisi de modifier les dispositions
concernant le financement des cultes. En minorant les crédits(4), les dirigeants espagnols espèrent
apparemment rendre le clergé inaudible. La question de la légitimité de ces
affectations peut se poser et la réponse est simple : si l'Etat aidait
l'Eglise catholique, c'était en compensation des prestations offertes par cette
dernière comme la mise à la disposition des collectivités des lieux de culte
pour des expositions, ou la prise en charge d'activités sociales. Il n'y avait
pas là de discrimination injustifiée. Si les voix morales(5) cessent
d'interpeler (comme par exemple à Madrid
pour défendre la famille) il est à craindre que bien des Espagnols ne s'interrogent
plus assez sur les choix éthiques imposés. Dès lors, bien des réformes sont
possibles sans provoquer trop de remous. Notamment des réformes touchant à la
définition de l'homme pour qui sonne le glas.
Une nouvelle anthropologie
Nous avons déjà parlé de la proposition d'une
commission de la chambre des députés de reconnaître des droits humains aux grands singes. Outre cette
quasi promotion de l'animal au niveau de l'humain, la redéfinition de l'homme
se fait par l'imposition d'une modèle familial alternatif niant la valeur de la
famille traditionnelle. Ainsi l'Espagne a légalisé le mariage gay et autorisé
l'adoption des enfants par des couples homosexuels. Le 30 juin 2005, une
semaine après le rejet du texte par le Sénat, la Chambre des députés a voté
définitivement le projet de loi. Un million de personnes avaient pourtant
défilé dans les rues de Madrid. La majorité parlementaire et le Gouvernement
sont restés inflexibles. A l'autorisation du mariage homosexuel, ont été joints
les droits dont bénéficiaient les familles conventionnelles
dont le plus spectaculairement mis en œuvre est le droit d'adopter des
enfants. En dépit des affirmations étayées par des rapports favorables à
l'homoparentalité, force est de constater l'échec de cette révolution égoïste sur le terrain : 40%
de ces enfants sont suivis
par un psychologue. Mais pour éluder la question, les dirigeants n'hésitent
pas à se référer à des données orientées, par exemple des études sur des
adolescents adoptés alors qu'ils avaient déjà une personnalité assez construite
et non sur des jeunes enfants. L'intérêt de l'enfant n'est plus pris en compte
dans cette nouvelle anthropologie reposant sur le mythe de l'individu-roi. La
négation de la famille conventionnelle, qui suit un modèle se retrouvant dans
toutes les cultures a pu se faire parce que l'Etat s'est prétendu légitime pour
imposer à la société un schéma dont elle ne voulait pas. Plus en amont, c'est
l'opposition du nouvel homme à l'homme proposé par le christianisme qui est
l'enjeu de ces évolutions. Il semble moralement insupportable à une partie de
la classe politique espagnole que l'image sociale de l'humain trouve sa source
dans le christianisme, même quand il n'est plus pratiqué. En opposition à une
religion, le Gouvernement se met à défaire ce que la nature constate depuis
toujours : la complémentarité sexuelle uniquement entre l'homme et la
femme et l'éducation d'un enfant par des parents biologiquement différents.
A côté de ces exemples de rejet de la loi
naturelle, la modification du statut des transsexuels en 2006 n'étonne
plus : ils peuvent juridiquement changer de sexe et de nom sans même
passer sur une table d'opération. Il leur suffit de produire un certificat
médical attestant de leur trouble psychologique et de leur suivi d'un
simple traitement hormonal. Ce n'est plus la nature qui définit l'homme, ni même
plus faussement l'opération, mais c'est désormais la quasi seule volonté
d'appartenir à l'autre sexe. A terme, la condition de deux années d'attente et celle
du traitement hormonal pourraient disparaître. Rien ne l'en empêche dans cette
logique de redéfinition de l'humain.
Les limites de l'appréhension de la dignité
humaine par la raison
La raison remplace l'éthique dans le choix de
redéfinition anthropologique de l'individu, de la Vie et de la société. Cela
explique, par exemple, que le ministre
de l'Egalité ait demandé à un comité de « haut niveau scientifique et
intellectuel » de faire des propositions, réduisant la question de la Vie à un débat intellectuel. Au
nom des Lumières - qui n'avaient pas que des aspects négatifs - l'homme a
choisi de se faire maître de sa destinée. Il se pensait bon, mais oubliait que
l'humanisme procédait de tout un héritage religieux, précisément chrétien.
Descellé du roc spirituel et moral qu'est l'Evangile, l'homme avançant dans
l'humanisme a perdu bien des vertus chrétiennes qui avaient été sécularisées
dans différentes cultures. Il s'est rendu compte face aux barbaries du siècle
dernier de ses limites morales, du danger de l'excès de confiance en lui-même,
mais il semble vouloir oublier la leçon. Et il refonde la civilisation et la
nature selon des fantasmes dont il devrait saisir la faiblesse morale.
En se faisant juge de sa propre dignité, l'homme
l'a mal perçue. Il confond dignité et droits de l'homme. Untel souhaite tel
droit, il lui est accordé au nom des droits de l'homme. Ainsi, dans le schéma
relativiste, chacun peut demander à être tué par des médecins, à changer d'identité
sexuelle, à se marier avec une personne du même sexe et à adopter en tant
qu'homosexuel des enfants dont les parents ne sont plus là pour les protéger.
Et pourtant... le Gouvernement Zapatero et les députés peuvent modifier toutes
les lois qu'ils souhaitent pour soi-disant transcrire juridiquement des droits
naturels, il restera toujours que les droits de l'homme, même quand ils sont
bons, n'équivalent pas à la dignité humaine : ils ne sont qu'immanents
tandis que la dignité reste transcendante, l'homme ayant été créé à l'image de
Dieu. De manière laïque, la Cour
de cassation française a implicitement reconnu cette distinction en rejetant
une demande du criminel nazi Klaus Barbie dans sa décision du 20 décembre
1985 : « Le droit à l'acquisition de la prescription [des crimes
contre l'humanité] ne saurait constituer un droit de l'homme. » Ce qui
empêche de reconnaître un tel droit de l'homme, c'est parce que les droits de
civils et politiques ne peuvent enfreindre la dignité humaine.
Les Lumières n'ont pas pu aboutir à
l'émancipation de l'homme et même Kant, philosophe de l'Aufklärung,
les
Lumières allemandes, a été obligé de constater la finitude de l'humain
qui ne
peut appréhender tout le réel et doit se contenter d'une vision
relative et incomplète de ce qui est et se satisfaire de sa perception.
Se rattacher à une acceptation d'une telle vision subjective et limitée
de la réalité, ne peut in fine
que conduire l'homme à nier sa propre dignité en croyant, comme le
penseur de Königsberg, la reconnaître.
On ne peut que voir le contraste entre la volonté
de l'Espagne de se montrer à la pointe de la modernité et affranchie des
valeurs qui l'ont façonnée des siècles durant, et la réalité : croyant
progresser, l'Espagne perd sa grandeur. Fatalement, par une loi de gravité
spirituelle, se
détacher du Ciel revient à dévisser.
(Jean Degert) CPDH - 22/09/08
(1) L'avortement est dépénalisé (et
non légalisé) en Espagne depuis une loi de 1985 Actuellement, trois cas
l'autorisent. Premièrement, si la femme présente l'avis d'un spécialiste autre
que le médecin qui pratiquera l'IVG, disant que l'intervention est nécessaire
pour préserver sa santé psychique ou physique, l'avortement est possible à tout
moment. Le risque est très facilement admis. Deuxièmement, en cas de viol l'IVG
est possible jusqu'à la douzième semaine de grossesse. Enfin, si son enfant
doit naître handicapé physique ou que l'on suppose qu'il sera handicapé mental,
une femme peut demander une IVG, après l'avis positif de deux spécialistes
autres que celui qui interviendra sur elle et l'enfant. Dans ce cas, elle peut
subir une IVG jusqu'à vingt-deuxième semaine de gestation.
(3) En ce qui concerne la
France, la pratique religieuse au sein des religions
chrétiennes est en baisse ainsi qu'en témoigne ce
document (erroné quand il affirme que 4 cultes sont reconnus depuis 1905, confondant avec la loi du 18 germinal
an X [8 avril 1802]concernant les cultes protestants et catholiques et
l'ordonnance du 25 mai 1844 concernant le culte juif) : - Selon un sondage
IFOP-La Croix de 2006 il y aurait environ 65%
de catholiques contre 80% au début des années 70. De 2001 à 2004, la pratique
est passée
de 10 à 7,7%.
- Chez les protestants, le
chiffre de 2% (1,2 million) de la population ne varie pas ; la part croissante des évangéliques est de 30% (395 000
dont 45 000 pour les églises des diasporas)
- Il y a 300 000 orthodoxes et autant d'apostoliques
arméniens. En y ajoutant les autres églises traditionnelles d'Orient (copte,
syriaque, chaldéen, maronite, melkite), on atteint un chiffre de 750 000
personnes se déclarant chrétiens de rite oriental.
(3) Si
les catholiques peuvent demander à ce que leur Eglise bénéficie
de 0,7% de leur déclaration d'impôts, il ne s'agit que d'une faculté. La
situation est différente de l'Allemagne où l'impôt ecclésiastique est
obligatoire pour le membre d'une église. Dans le cas cité, les personnes qui se
font débaptisées ne présentent pas leur demande par objection de conscience
fiscale.
(4) Même
si l'assignation fiscale dans la déclaration d'impôt des contribuables
choisissant de voir une part de leur imposition profiter à l'Eglise catholique
est relevée passe de 0,5 à 0,7%, en réalité il s'agit de couper les crédits. En
effet, du même coup l'Etat se dégage de son obligation de compensation et, qui
plus est, dans un pays où le catholicisme est en perte de vitesse, cette légère
hausse ne peut dissimuler un effondrement prochain.
(5) Les
évangéliques ont aussi averti le Gouvernement face à ces dérives. Cf. le
manifeste traduit sous cet article.*
* Manifeste
pour la responsabilité prophétique de l'Eglise évangélique en Espagne signé
par 18 conducteurs spirituels.
Après un sévère constat sur « la
situation morale que traverse notre pays et [après avoir discerné] notre devoir
en tant que chrétiens évangéliques et témoins de Jésus-Christ, et en
reconnaissant notre absence de fermeté et de clarté sur ce thème jusqu'à
aujourd'hui », dix-huit leaders évangéliques réunis à Alcorcon, Madrid,
les 22 et 23 septembre 2007 ont fait une déclaration sur la responsabilité de
l'église prophétique de l'église évangélique en Espagne.
Les
signataires - à titre personnel - sont Juan Barnreuther; David Burt; Wenceslao
Calvo; Demetrio Cánovas; Iñaki Colera; Bernard Coster; David Estrada; Francisco
González; Diego Guirao; Juan Hanna; J. A. Juliá; Curt Kenneth-Borrough; Boni
Lozano; Frances M. Luttikhuizen; Scot Musser; Juan Sánchez Araujo; Larry
Thornburg; y César Vidal.
Le manifeste :
1. Nous estimons
tout d'abord que la « situation morale dans laquelle nous nous trouvons
est extrêmement grave, avec l'institutionnalisation et la légalisation de
pratiques abominables pour Dieu que sont l'avortement(1), l'expérimentation sur
les embryons humains(2), les atteintes à la famille(3), le mariage homosexuel
[et le droit à l'adoption qui y est attaché](4), la confusion des identités
sexuelles(5) ou encore la prévarication et la fausse justice dans les affaires
de terrorisme et autres atteintes à la sûreté publique pour motifs
politiques(6) ». Toutes ces dérives sont condamnées par Dieu dans la Bible.
2. En conséquence, les signataires reconnaissent
qu'il est de la « responsabilité des chrétiens en cette période de
s'identifier avec ce que Dieu révèle, enseigne et commande dans sa Parole, pour
ainsi donner un témoignage sans faille de la Vérité », sans que cela emporte,
précisent-ils, de jugement de leur part à l'endroit de ceux qui, induits en
erreur par le diable, pratiquent ou promeuvent les comportements mortifères
dénoncés et qui sont appelés « à recevoir la grâce et le pardon de Dieu en
Jésus-Christ par le moyen de la foi et de la repentance ».
3.
Les signataires comprennent aussi
que leur devoir « est d'inciter les autorités à considérer le sens et les
conséquences de leurs actes et à cesser de bouleverser les valeurs et principes
posés par Dieu dans la Bible,
sinon elles mettront l'Espagne sous la colère divine(7).
4.
En ce qui concerne les actions
concrètes à mener, les signataires pensent que leur devoir de chrétiens dans un
pays démocratique est d'utiliser tous les moyens légitimes et légaux
« pour la défenses des valeurs vertueuses qu'enseigne la Bible ». A cette fin,
« Nous unissons nos forces avec ceux qui poursuivent les mêmes objectifs
que nous pour résister à ceux qui souhaitent bannir toute trace du
christianisme de la société. »
(1) Exode
20:13 (voir également Psaumes
139:13 ; Jérémie
1:5 ; Luc
1:15 ; Ex.
21:22-23...).
(2) Cf. note 1.
(3) Malachie
2:13-16 (v. également Matthieu
5:31-32 ; 19:3-9,
etc.) ; Ephésiens
5:22-24 (également Colossiens
3:18 ; 1
Pierre 3:1) ; Eph.
6:4 (également Deutéronome
6:6-7 ; Proverbes
1:1-10 ; Prov.
5 :1-2 ; Prov.
13 :24 ; Prov.
22 :6 & 15 et 23 :13-14).
(4) Matthieu
19 :4-6 (v. également Genèse
1:27-28 et 2 :21-24) ;
Lévitique
18:22 et 20:13
(v. également Romains
1:26-27 ; 1
Corinthiens 6 :9-11).
(5) Deutéronome
22:5.
(6) Proverbes
17 :15 (v. également Romains
13:3-4 ; Esaïe
1:17 ; etc.).
(7) Psaumes
2.
(Source : ACPress.net, MADRID,
02/10/2007. Traduction : Jean Degert)
Tags : avortement meurtre Espagne
Catégorie :
!55 Articles à méditer/04