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Auteur Victor OJEDA | Bloguez.com
HINDOUISME/Candide et l'Hindouisme
19/6/2008
Auteur Victor OJEDA-MARI - Livre: Candide et l'Hindouisme 
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Beaucoup dechrétiens tour à tour : _ Perdent la foi. _ Se tournent vers lebouddhiste ou hindouisme ; ouencore vers les religions et philosophies dorient occidentalisées. _ Se créent leur proprecocktail en mélangeant savamment selon leurs besoins : christianisme,bouddhisme, réincarnation, résurrection, spiritisme, etc. Tout cela parce que la plupart des confessions chrétiennes nedonnent pas la bonne réponse concernant les questions clé de la vie : _ Doùvenons-nous ? _ Quel est le but denotre vie sur la terre ? _ Où allons-nous après lamort ? _ Pourquoi Dieu permet-illinjustice, les malheurs, la souffrance, la guerre, etc. _ Quelle est lorigine dela vie ? Pourquoi la mort ? Les religions dorientrépondent apparemment dune manière logique à ces questions. Cependant, est-ce,parce quun concept est logique quil est un fait et exprime laVérité ? Quand on se plonge danslétude de lhindouisme tout paraît évident au début ; pourtant quand onlapprofondit, on finit par se trouver dans une impasse avec le néant toutautour. Lauteur dans un dialogue, honnête, sincère, simple etvivant de Maître à élève, traite dans ce livre de lHindouisme et va jusquàses entrailles. Il démontre que si cette religion comporte de belles théorieset vérités, elles est engluée de concepts dhommes qui se contredisent etfinalement ne répondent pas aux questions essentielles de lexistence. Il nous tourne vers Jésus et ses sublimesparoles : « En vérité, en vérité je vous le dis
Je suis le chemin,la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. »
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EXTRAIT 1
LE PREMIER JOUR : La vérité DOù venons-nous ? Quel est notre but sur cette terre ? Où allons-nous après la mort ? ****** Candide se rend chez le maître. Ilsonne à la porte. Un servant lui ouvre et après lui avoir demandé lobjet de savisite, le prie de le suivre. Les deux hommes entrent dans une grande pièce. Aucentre un homme est assis en tailleur. Lendroit où il se tient est surélevépar rapport à celui où demeurent Candide et son accompagnant. Le Maître esthabillé dune ample tunique blanche. De longs cheveux blancs et gris, unelongue, barbe encadrent son visage émacié. Son air calme, serein, imposant,amical, bienveillant impressionne Candide. Le serviteur lui dit : _ Voici le Maître. Puissadressant au Maître : _ Maître cet homme désire teparler. LeMaître sourit à Candide et linvite à sasseoir à ses pieds. LE MAÎTRE : Comment tappelles-tu ? CANDIDE : Candide, Maître. LE MAÎTRE : Que veux-tu de moi ? CANDIDE : Maître, être enseigné et devenir ton disciple ! LE MAÎTRE : Que veux-tu savoir ? CANDIDE : D'où nous venons ? Quel est notre but sur cette terre ?Où allons-nous après la mort ? Connaître la Vérité de toutes choses. LE MAÎTRE : Tu désires savoir lessentiel de la vie. Mais dis-moi dans quelbut désires-tu connaître ces choses ? CANDIDE : Pour les vivre et les partager ! La Vérité LE MAÎTRE : Ta réponse est droite et tu es bien disposé à recevoir. Alors,ouvre les oreilles de ton esprit ! Vois un bel arbre en pleineforêt ; Examine ses feuilles innombrables. Larbre est une vérité sur unechose bien déterminée et chaque feuille est une expression de cette vérité.Maintenant vois la forêt, chaque arbre est une vérité dans un domaine bienparticulier et chacune des feuilles de chaque arbre une manifestation de cettevérité. Tu es, je suis, chaque être vivant est lexpression dune vérité. Il enest de même des choses visibles comme des choses invisibles. Maintenant parle, dissimplement les pensées de ton esprit. CANDIDE : Maître, je crois comprendre ; ce que tu dis est profond.Mais je suis découragé. Si chaque arbre de la forêt est une vérité dans undomaine et si chaque feuille dun arbre est une expression de cette vérité dansce domaine, comment pourrais-je avoir la connaissance de chaque feuille delarbre, puis de chaque arbre de la forêt, puis de toute la forêt ? Mêmesi je dois vivre mille ans je ny arriverais pas. Ensuite, tu me parles devérités alors que moi je parle de la Vérité de toutes choses car pour moi ilny a quune Vérité ou alors une vérité pour chaque domaine et chaque véritédans chaque domaine étant en accord parfait avec la Vérité. LE MAÎTRE : La vérité est une et à la fois multiple. Quand on se situe auniveau des arbres et des feuilles, elle est multiple. Quand on se situe auniveau de la forêt elle une. Mais chaque feuille, avec ses nuances, nous permetde mieux connaître larbre. Chaque arbre nous permet de mieux connaître laforêt. Si tu parvenais à connaître une forêt au cours de ta vie, tu en auraisdautres à connaître encore. La vérité, telle que tu lexprimes, nest pas dece monde de la multiplicité, mais uniquement dans l'Un. CANDIDE : Maître, pardonne mon ignorance. Qui est l'Un ? LE MAÎTRE : L'Un détient de nombreux noms en fonction des religions, descroyances et des philosophies des hommes. L'Un cest LÊtre Suprême, Dieu, leBrahman, lÉternel, Jéhovah, il a plusieurs noms, mais quel que soit le nomquon lui donne il sagit du même Être, de la même Chose. CANDIDE : Ce que tu menseignes est étrange ! Enseigne- moi sur Lui. Doùvenons-nous ? LE MAÎTRE : Ta première question est doù venons-nous ? Nous venons etnous procédons de l'Un. Nous sommes une expression, une représentation del'Un ; une étincelle, un germe, une infime partie de Lui. L'Un sexprime àtravers toutes les créations que tu vois dans le ciel, la terre et lesocéans ; à travers tout ce que tu vois et tout ce que tu ne vois pas.Sache que ce que tu ne vois pas est plus réel que ce que tu vois car essence del'Un qui fait vivre toute chose. CANDIDE : Maître tu dis que tout ce qui existe est une de ses émanations.Qui est-il ? Quel est son but pour nous ? LE MAÎTRE : Le langage humain na pas de mots pour exprimer l'Un. Tout ce queje te dirais est trop pauvre pour ten donner une idée. Tu dois trouver en toiles mots et les sentiments qui Le feront résonner en toi. Dieu est pureexistence, intelligence, béatitude, pensée, joie ; pur amour, bonheur,souffle créateur. L'Un est sans limites et cependant il peut loger dans toncur. L'Un est unique ; tout ce qui est, tout ce qui nest pas. Comme onne peut définir, ni décrire Dieu, lui lIndescriptible, lInconnaissable, ilest CELA : Ce CELA que je suis,que tu es, que toute chose est. CANDIDE : Maître pardonne-moi, cest si abstrait, si difficile àcomprendre !
LE MAÎTRE : Tu dois étudier, méditer, pratiquer tout ce qui est juste et bonet alors tu recevras lillumination ou vérité qui correspondra à lexpressionpersonnelle de l'Un en toi. CANDIDE : Tu veux dire que ma vérité peut être différente de latienne ? LE MAÎTRE : Elle aura une expression différente, mais rejoindra la Vérité del'Un. Sil en est ainsi, tu apporteras ta feuille à larbre de la Vérité, de laSagesse et de la Connaissance... Quel estnotre but sur cette terre ? LE MAÎTRE : Tu me demandais quelest notre but sur cette terre et bien, un des premiers buts est de connaîtrelexpression de la Vérité de l'Un en nous et de lexprimer. Ensuite daider lesautres à exprimer la leur. Je recherche mon union avec l'Un et je fais de mêmepour mon prochain. Je peux tenseigner mon chemin ; mais je préfèretaider à découvrir le tien car le mien nest pas forcément le tien. CANDIDE : Maître, tu recherches lexpression de l'Un en toi qui est sonunion avec Lui !
Quel est le chemin ? LE MAÎTRE : Vois une source tout au sommet dune montagne. Elle perce,creuse, la terre et la roche inlassablement années après années. Elle devient,ruisseau, puis rivière, puis fleuve ; contourne les flancs des montagnes,traverse les vallées et les plaines. Elle fait cela dans un seul but :rejoindre et se fondre dans locéan ; devenir lui. Apprends de lasource ; de sa persévérance à rejoindre locéan ; mais surtout de sacompassion car en traversant les plaines et les vallées elle abreuve lesanimaux, donne vie aux cultures et aux plantes. Elle va vers son but paisiblesans compter le temps mais déterminée, calme et sereine. Toi fais de même. Telssont le secret et le but de la vie. Comprends-tu cela ? CANDIDE : Maître, je crois que oui ! Si je comprends bien cela veutdire que notre but est de Le rejoindre et nous confondre en Lui, pour être purejoie, béatitude, intelligence, pensée. LE MAÎTRE : Oui, tu as compris ! CANDIDE : Permets-moi de résumer ton enseignement. Tu mas appris que lavérité est une et à la fois multiple ; chaque être, chaque chose est uneexpression dune vérité. Si nous sommes justes en pensées, en paroles et enactes nous pouvons trouver lexpression de notre vérité et contribuer ainsi àla connaissance de la Vérité. Les feuilles, larbre et la forêt sont lessymboles de ton enseignement concernant toute vérité dans son domainerespectif. Tu mas appris que nous provenons tous de Dieu ou de lUn ou encoredu Brahman : Nous en sommes une expression, une ramification ; toutce que nous voyons et ne voyons pas est une manifestation de Lui. Notre but estde retourner à Lui, dêtre confondu en Lui, de redevenir Lui. Tuas répondu, à ma première question : Doù nous venons ? Tuas aussi répondu à ma deuxième question : Quel est notre but sur cetteterre ? Limage de la source qui rejoint locéan est limage de tonenseignement. Je te remercie de tes réponses et je te suis reconnaissant pource savoir que tu me transmets. Maître, je vais méditer et suivre tesinstructions pour approfondir tes précieux enseignements. Veux-tu répondre à matroisième question : Que devenons-nous après la mort ? Oùallons-nous après la mort ? LE MAÎTRE : Tu as bien résumé. Que devenons-nous après la mort ? Je vaiste répondre. Voici, nous sommes composés dune âme pour parler comme lesOccidentaux, ou de latman pour parler comme les Orientaux et dun corps. Ilexiste dautres noms en fonctions des religions ou des philosophies pourdésigner cette partie non visible de lhomme. Mais peu importe car tousdésignent la même chose. Le corps est la partie matérielle et visible ;lâme la partie immatérielle et invisible. Pourtant la partie réelle est lâmeet la partie irréelle le corps. Lorsquon meurt, le corps se décompose etretourne à la terre pour redevenir poussière. Par contre, lâme partieintégrante de l'Un en nous, retourne dans un endroit pour récolter le fruit deses bons et mauvais actes. Religionset philosophies appellent ces endroits : paradis, enfers. On leur donneencore dautres noms et les gourous les décrivent selon leur illumination. Maispour moi peu importe, je te dis simplement que cest un endroit où notreétincelle divine passe un certain temps à faire le point et à se prépare à unerenaissance dans un nouveau corps. Dans cette nouvelle vie, nous naissons aveclacquis de nos vies antérieures, composé de nos bonnes et mauvaisesactions ; car ce que nous semons tôt ou tard nous le récoltons. Lorsquenous mourrons, lâme jette son corps comme on jette un vieux vêtement. Quandnous naissons, nous revêtons notre âme de ce nouvel habit et repartons pour unenouvelle vie, chargés de notre karma qui est notre bagage éternel, fruitde nos naissances et renaissances. La vie est semblable à une grande roue quitourne sur elle-même. Elle na ni début, ni fin. Nous naissons, vivons,souffrons, mourons pour renaître et recommencer. Cette roue tourne sans cesse.Elle comptabilise le bien et le mal et tient à jour le solde. Ce tourbillonperpétuel entraîne tous les hommes dans son inexorable rotation, quon appelleSamsara. Il y a la roue du karma universel, du karma des nations, du karmapersonnel et dautres certainement. Pour retourner à l'Un nous devons briser laroue du karma, nous délivrer du fardeau de lexistence qui nest quesouffrance. Par compassion nous devons aider quiconque à briser sa roue. Enfaisant ainsi nous aidons à briser la roue du karma universel et améliorons lavie sur terre. Lorsque nous mourrons nous ne renaîtrons plus et serons absorbésdans le Grand Tout. Nous serons à la fois avec Lui et Lui, comme la source quienfin retrouve l'océan. Voilà doù nous venons, quel est notre but sur terre etoù nous allons lorsque nous mourrons. Voilà la doctrine de laréincarnation ; roue de la vie quitourne inlassablement obéissant aux lois du Karma ou loi de cause à effet. CANDIDE : Maître, tu as répondu à mes questions. Je vais méditer. Dis-moi,doù te vient ta grande sagesse ? LE MAÎTRE : Je pratique les principes de ces maîtres hindous qui seretirèrent dans les forêts à la recherche de la sagesse et de la vérité. Leursenseignements que jai reçus de lun deux correspondent à lillumination queje recherchais. À partir de cette sagesse que jai affinée par mon expérience,jaide celui qui veut accéder à son éveil. La tolérance et le respect de chaquecroyance doivent être de règle. Toute religion, toute philosophie rapprochecelui qui est droit et sincère à la source unique. Nous sommes tous différents,nous devons admettre quil pourrait y avoir autant de religions quedindividus. Vous dites bien que tous les chemins mènent à Rome ? De mêmetoute recherche sincère conduit à la connaissance de Dieu. Cest pourquoi, jedois rechercher ce qui me rapprochera au mieux de l'Un. Ce qui fera que cetteexistence sera la dernière parce quà ma mort, je ne renaîtrais plus et auraiatteint la libération. Maintenant,cest assez pour aujourdhui ! Va et médite lenseignement du premier jouret prépare-toi à celui du second.
***
EXTRAIT 2
CONCLUSION Ce passage de la vie du Bouddha,pourrait servir de conclusion à lHindouisme : « Le Bouddhapassait une fois par une petite ville appelée Kesaputta, dans le royaume deKosala. Ses habitants étaient connus sous le nom de Kalama. Lorsquilsapprirent que le Bouddha se trouvait chez eux, les Kalama lui rendirent visiteet lui dirent : _ Seigneur, des solitaires etdes brahmanes qui passent par Kesaputta, exposent et exaltent leurs propresdoctrines, et ils condamnent et méprisent les doctrines des autres. Puisviennent dautres solitaires et brahmanes qui eux aussi, à leur tour, exposentet exaltent leurs propres doctrines et ils condamnent et méprisent lesdoctrines des autres. Mais pour nous, Seigneur nous restons toujours dans ledoute et la perplexité quant à celui de ces vénérables solitaires et brahmanesqui a exprimé la vérité et quant à celui qui a menti. Le Bouddha leur donna alors cetavis, unique dans lhistoire des religions : _ Oui, Kalama, il est juste quevous soyez dans le doute et la perplexité, car le doute sest élevé en unematière qui est douteuse. Maintenant, écoutez, Kalama, ne vous laissez pasguider par des rapports, par la tradition ou par ce que vous avez entendu dire.Ne vous laissez pas guider par lautorité de textes religieux, ni par la simplelogique ou linférence, ni par les apparences, ni par le plaisir de spéculersur des opinions, ni par des vraisemblances possibles, ni par la pensée,« il est notre Maître ». Mais Kalama, lorsque vous savez parvous-même que certaines choses sont défavorables, fausses et mauvaises, alors,renoncez-y ... Et lorsque par vous-même vous savez que certaines choses sontfavorables et bonnes, acceptez-les et suivez-les. » Le Bouddha dit aux bhikkhus (moine de lordre ou Sangha) quun disciple devrait même examiner le Tathâgata(Bouddha) lui-même, de manière quil (le disciple) pût être entièrementconvaincu de la valeur véritable du Maître quil suit. » Lesreligions de lInde comportent de belles théories, de magnifiques conceptions,certainement des trésors de vérités mais englués dans des doctrines dhomme.Trop de questions, essentielles dans lHindouisme, restent sans réponses ;sans compter ses contradictions nombreuses sur les points de doctrines fondamentaux.Ces concepts approfondis tout comme pour les Kalama, nous laissent dans ledoute et la confusion. Le Bouddha nous renvoie à nous-même pour discerner levrai du faux et nous conseille déprouver non seulement les enseignements maiségalement le Maître qui les dispense. Merveilleux conseil ! Mais est-cesuffisant pour connaître la Vérité ; cette Vérité qui est laconnaissance des choses tellesquelles étaient, sont et seront ? Je ne le crois pas ! Cetterecherche de la Vérité absolue nous tourne vers Jésus et ses sublimesparoles : Actes 4 :12 Il ny a de salut en aucunautre ; car il n'y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmiles hommes, par lequel nous devions être sauvés. Jean 11 :25 Jésus lui dit : Je suisla résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il seraitmort
Jean 3 :16 Car Dieu a tant aimé le mondequil a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périssepoint, mais qu'il ait la vie éternelle. Jean 5 :26 Car, comme le Père a la vieen lui-même, ainsi il a donné au Fils d'avoir la vie en lui-même. Jean 6 :47 En vérité, en vérité, je vous ledis, celui qui croit en moi a la vie éternelle. Jean 17 :3 Or, la vie éternelle, cest quilste connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé,Jésus-Christ. Jean 8:32 Vous connaîtrez la vérité, et lavérité vous affranchira. Jean 14 :6 Jésus lui dit : Je suis le chemin, la vérité, et lavie. Nul ne vient au Père que par moi. Dans leNouveau Testament, Jésus prononce une centaine de fois son impressionnanteformule : « Je vous le dis en vérité
» ou « En vérité,en vérité je vous le dis
» Cela à ma connaissance, aucun Maître na oséle dire. Pourquoi ? Parce que Jésus est le seul qui ait parlé aveclautorité divine venant du Père : Matthieu7 : 28 à 29 Aprèsque Jésus eut achevé ces discours, la foule fut frappée de sa doctrine ; Car ilenseignait comme ayant autorité, et non pas comme leurs scribes. Cest pourquoi, jai le témoignageque tout maître spirituel, peut élever lhomme dans sa condition humaine etlaider à atteindre des hauts sommets ; Mais seul le Christ, après avoir grandilhomme dans son humanité, peut grâce à son sacrifice expiatoire, lélever à ladivinité car littéralement, « Jésus-Christ est le Dieu qui sest faitHomme pour que les hommes puissent devenir des dieux ». 1 Jean 3:2 Bien-aimés,nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n'a pas encoreété manifesté; mais nous savons que, lorsque cela sera manifesté, nous seronssemblables à lui, parce que nous le verrons tel qu'il est.
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BOUDDHA/Candide et le Bouddhisme
19/6/2008
Auteur Victor OJEDA-MARI // Livre: Candide et le Bouddhisme
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PRESENTATION QUELQUESPOINTS TRAITES1_Le Bouddhisme ne peut se prévaloir que de la parole de Siddhattha Gotama pourdire quil atteignit lEveil et devint le Bouddha : Cest un acte de foi. 2_Si le Bouddha découvrit la Vérité, toutes les autres religions sont danslerreur. 3_Fondamentalement le Bouddha ne remit pas en cause la conception de laréincarnation, ni celle du Karma. Il nen est donc pas le novateur. 4_ Vu simplement,logiquement, avec réalisme, il coule de source que les 4 Nobles Véritésnapportent rien de nouveau. Sujettes à caution, elles ne sont que conceptionset hypothèses philosophiques. 5_ Lêtre selon le Bouddhisme est une conception théorique qui ne reposesur aucune expérience réelle ni révélation divine. 6_ La Loi de ProductionConditionnée ne tient pas la route ; elle est absurde, pur concept humain,contradictoire, réfutées par la vie de tous les jours. Elle na de loi que lenom.
+ 8autres points supplémentaires sur la loi dimpermanence, méthode analytique,re-naissance bouddhique, Nirvana, Dalaï-Lama, Types de Bouddhisme, bodhisattva, Tulkus
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EXTRAIT Philosophie ou religion,religion et philosophie ; anti-religion ; athéisme pourvu dunparadis vide ; culte du Néant,
? Aujourdhui en Occident, le bouddhismeattire beaucoup de monde. Pourquoi ? Voici quelques réponses parmidautres : _ Recherche spirituelleinnée chez lhomme ; « soif » non étanchée pour beaucoup de raisons dans le christianisme. _ La société de consommation ne mène pas aubonheur mais à un manque de plus en plus douloureux et profond. _ Charisme du Dalaï-Lama. Ce chef religieux et politique, au fil des années, est devenu une personnalité de renomméemondiale ; une véritable « star » : _ Savants croyants ounon linvitent à leurs colloques. _ Il détient le prix Nobelde la paix de 1989. _ Il représente legouvernement en exil du Tibet ; Peuple martyr soumis à lingérencechinoise. _ Il a écrit denombreux livres ; participé à dautres ne serait-ce quen les préfaçant. _ Il donne dinnombrablesconférences qui constituent chaque fois un événement. _Il prône un dialogue amical, constructif toutes religions confondues. _ Il inaugure ou visitedes temples tibétains dans tous les pays du monde. _ Il saffiche en championde luniversalisme, de la tolérance, de lhumanisme, du pacifisme. _ Il porte un titreprestigieux : « Votre Sainteté
» _ Etc. Ce texte écrit en 1925, par les grands surréalistes :Breton, Aragon, Artaud, Eluard, Desnos et autres
, pourrait exprimer leressenti de milliers doccidentaux fidèles ou sympathisants à son égard : « Nous sommestes très fidèles serviteurs, ô Grand Lama, donne-nous tes lumières, dans unlangage que nos esprits contaminés dEuropéens puissent comprendre, et aumoins, change-nous notre Esprit, fais-nous un esprit tout tourné vers ces cimesparfaites où lEsprit de lHomme ne souffre plus. Fais-nous un Esprit sans habitudes, unesprit gelé véritablement dans lEsprit, ou un Esprit avec des habitudes pluspures, les tiennes, si elles sont bonnes pour la liberté. Nous sommes environnés de papes rugueux, delittérateurs, de critiques, de chiens, notre Esprit est parmi les chiens, quipensent immédiatement avec la terre, qui pensent indécrottablement dans leprésent. Enseigne-nous, Lama, la lévitationmatérielle des corps et comment nous pourrions nêtre plus tenus par la terre. Car tu sais bien à quelle libérationtransparente des âmes, à quelle liberté de lEsprit, ô Pape acceptable, ô Papeen esprit véritable, nous faisons allusion. Cest avec lil du dedans que je teregarde, ô Pape, au sommet du dedans. Cest du dedans que je te ressemble, moi,poussée, idée, lèvre, lévitation, rêve, cri, renonciation à lidée, suspenduentre toutes les formes et nespérant que le vent. » Cet éloge vieux de 80 ans,montre en partie léchec de notre société matérialiste, basée sur tout ce quiest « extérieur » par le besoin dun retour à« lintérieur » : « Cest du dedans que je teressemble. » Qui dit bouddhisme, ditcompassion, non-violence. Jaime beaucoup cette histoire
On posa la questionsuivante, à un lama récemment libéré après un internement de plusieurs annéesdans un camp chinois : _ Vous avez dû avoir très peur durant ces longues années ? Le lama répondit : _ Oui, très peur ;peur de les haïr ! Quelle merveilleuse réponseet combien elle nous interpelle, toutes religions et philosophies confondues. Il nen fut pas toujoursainsi. Lorsque au XIX ième siècle, lEurope découvrit le Bouddhisme, ce futavec stupeur et effroi, comme sil sagissait dune « peste jaune ». Comment était-il possiblequune religion ou philosophie millénaire, regroupant une population deplusieurs centaines de millions dâmes, puisse poursuivre pour butlanéantissement de lêtre dans un paradis vide appelé Nirvana ? Aussi, durant cette époque, on considéra le Bouddhisme comme le « Culte dunéant », « l'Eglise du nihilisme » et Bouddha comme le« Grand Christ du vide ». Comment expliquer un teldécalage entre le XIX ième siècle et notre époque ? Textes traduitshâtivement et mal interprétés ? Cest fort possible ! De plus, il faut rappeler quelEurope découvrait en même temps le brahmanisme qui déclare toute substanceissue de Dieu donc éternelle et Dieu présent jusquau cur du moindre atome. Le bouddhisme prêche aucontraire limpermanence de tout être et de toutes choses et paradoxalement unparadis sans Dieu ni âme. Il faut reconnaître lacomplexité du Bouddhisme, répertorié dans trois branches principales : _ Le Théravada. _ Le Mahayana. _ Le Vajrayana. Chacune se divise à son touren une multitude décoles, de traditions présentant des facettes différentes.Bien que gardant un tronc commun, ces « types » de bouddhismes,restent diversifiés et souvent contradictoires. Le moins quon puisse dire,cest que dans les méandres de leurs complexités, il est difficile de syretrouver. Dautant plus que, la métaphysique bouddhiste atteint souvent leslimites de limpensable et de linutile ce qui est contraire à léthique de sonsuprême fondateur. Les « professionnels »se spécialisent dans tel ou tel bouddhisme, comme les médecins, en cardiologie,stomatologie,
Un cardiologue ne soignerapas un patient malade de lestomac, mais lenverra à son confrère stomatologue. Un maître ou« spécialiste » théravada ne répondra pas à une question relevant dubouddhisme mahayana ou alors, il se montrera très prudent reconnaissanthonnêtement quil nest pas un « expert » de ce bouddhisme. Quelquefois et cela arriveaussi, il se montrera très critique vis-à-vis du bouddhisme concerné dont il nepartage pas les points de vue différents. Aujourdhui on loue particulièrement la compassion, la douceur,la sérénité, la sagesse du bouddhiste et certains son pragmatisme ;pourtant quand on approfondit sa « religion humaniste » un tant soitpeu, la déclaration dErnest Renan reste vraie : « Cest un fait unique dans lhistoire de lesprit humain. Etrange par sadestinée, le bouddhisme lest plus encore par sa philosophie, son enseignement,la légende de son fondateur, le style bizarre de ses livres sacrés. Joignantles abus de la scolastique la plus abstraite aux rêves de limagination la plusfolle, cette religion, dabord sans dieu et presque sans culte, aboutit auxextravagances dune mythologie effrénée. Lareligion qui fut la plus philosophique à son commencement, et, ou certainesécoles modernes affectent de trouver le dernier mot de la sagesse, est devenuele plus grossier des cultes populaires
» Alors où se situe lavérité ?
« Le justemilieu » ; fondement même du bouddhisme ; où celui-ci se tientcomme sur le fil du rasoir tout comme le funambule sous le vide ? ! Jétais athée. Trouver lasolution aux trois questions clef de la vie : Doù venons-nous ? Quelest notre but sur cette terre ? Où allons-nous après la mort ?mamena à croire. Né dans un milieuanticlérical, je me refusais de rechercher ces réponses dans lEglisecatholique qui pour moi représentait toute la chrétienté. Par conséquent, naturellement je fus amenéà sonder les religions dOrient. Je commençais par lhindouisme quimenthousiasma au début. La réincarnation répondait logiquement àtoutes les questions possibles et imaginables. Maisau fur et à mesure que japprofondissais létude du brahmanisme, jedésenchantais : beaucoup de doctrines étaient illogiques, contradictoires et à lafin naboutissaient à rien. Alors, pensant trouver lescompléments de réponses, je me tournais vers le bouddhisme ... Et cest là lebut de ce livre, montrer sincèrement et honnêtement ce que jen ai compris. Tout comme dans le livreprécédent : « Candide et lHindouisme » ; jai choisi undialogue de maître à élève pour rendre le sujet plus vivant. Je ne pouvais pasdisposer dun Lama pour lui poser les questions et inscrire ses réponses.Aussi, ai-je étudié parmi dautres, principalement deux livres : Lepremier, « Lenseignement du Bouddha » de WalpolaRahula » ; le second : « La force du Bouddhisme » deJean-Claude Carrière et du Dalaï-Lama. Le premier : Parce que le Révérend Walpola Rahula est uneréférence en matière de Bouddhisme Theravada. Le second : _ Parce que, je nai trouvé aucun livre ou le Dalaï-Lama, sexprimeavec autant de simplicité et sur autant de sujets. _ Parce que le bouddhisme aujourdhui sincarne à travers ce personnagehors du commun. _ Parce que personne mieux que lui pouvait nous parler du Bouddhisme,bien quil prône un Bouddhisme parmi tant dautres : le Vajrayana ouLamaïsme. Ces deux livres montrent lesdeux extrémités du Bouddhisme avec ses différences et ses contradictions maisaussi avec ce qui fait son unité. Le livre « Candide et leBouddhisme » est construit : _ A partir de citations des auteurs lorsque je considérais quil étaitimportant de respecter, à la virgule près leurs paroles. _ A partir de dialoguesimaginés, honnêtes et sincères quant à « lesprit » des doctrines bouddhiques du Théravada, Mahayanaet Vajrayana. Tout le monde sait combien, par des subterfuges subtils, il estfacile de faire dire à quiconque, ce quil na jamais dit et même le contrairede ce quil a dit. Je pense honnêtement avoir inséré dans les dialogues de Candideet du Lama, les paroles du Dalaï-Lama, du Révérend Walpola Rahula, ainsi quecelles dautres Maîtres et auteurs, dans un contexte propre à respecter leurpensée dans ce quils voulaient exprimer. Si tel nest pas le cas,quon me le montre et je serais toujours prêt à le reconnaître et à menexcuser.
Tags : victor ojeda bouddhisme inde religion hindouisme
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AUTEUR/La Semaine Sainte
19/6/2008
Auteur Victor OJEDA-MARI - Livre : La Semaine Sainte

PRESENTATION
Lors duneancienne émission télévisée d « Apostrophe » qui réunissait desphilosophes, des hommes dEglises, des écrivains, Bernard Pivot demanda (Si cenest pas du mot-à-mot, cest dans lesprit) : _Pourquoi fait-on tellement cas de la mortet des souffrances du Christ sur la croix, alors que tant dautres ont subi lesmêmes souffrances et tellement dautres des souffrances encore plus terribles? Aucun invité ne put répondre clairement à sa question. Un prêtrerépondit évasivement que cela faisait partie « des mystères de laPassion ». Oui ! la question est là et ellemérite, exige même une réponse précise ! Quest-ce qui fait que pour Jésus cefut différent ? Oui, infiniment, éternellement différent ? Quest-ce qui faitque ses souffrances et sa mort sont uniques, particulièrement terribles etleurs répercussions incalculables ? Comment cet homme que lon décrit être à lafois homme et Dieu en mourant sur la croix, insulté par un peuple, prit sur luiles péchés de tous les hommes devenant notre Sauveur et notre Rédempteur ? Que signifie vraiment prendre les péchés detous les hommes ? Est-ce concevable ? Est-ce possible ? Est-ce nécessaire? Que signifie devenir le Sauveur et le Rédempteur de lhumanité ? Dans quel but ? On peut se poser tellement dautresquestions et on doit se les poser, pour comprendre le véritable sens deGethsémané et son but pour lhumanité. Jésus à Gethsémané ne se préoccupait pasde sa mort à venir ; ce quil sapprêtait à subir fut tout autre chose et lemonde chrétien, à part lEglise de Jésus Christ des Saints des Derniers Jours,lignore
EXTRAIT
Gethsémané Avant de poursuivre, voyons ce que le monde Chrétien et lEglisecatholique appellent la « Passion » du Christ, à Gethsémané. Dans le Catéchisme de lEglise Catholique, nous pouvonslire : « La coupe de la Nouvelle Alliance que Jésus a anticipée àla Cène en soffrant Lui-même, Il laccepte ensuite des mains du Père dans sonagonie à Gethsémani en se faisant « obéissant jusquà lamort ». Jésus prie : « Mon Père, sil est possible que cettecoupe passe loin de moi
» Il exprime ainsi lhorreur que représente lamort pour sa nature humaine. En effet celle-ci, comme la nôtre, estdestinée à la vie éternelle ; en plus, à la différence de la nôtre, elle estparfaitement exempte du péché qui cause la mort ; mais surtout elle estassumée par la personne divine du « Prince de la Vie », du« Vivant ». En acceptant dans sa volonté humaine que la volonté duPère soit faite, il accepte sa mort en tant que rédemptrice pour « porterLui-même nos fautes dans son corps sur le bois. Daniel-Rops, dans le même sens mais dune manière plus touchanteet moins « technique », écrit : [1]«
Retourné à sa solitude, il répète sasupplication confiante : « Père, si ce calice ne peut passer sans queje le boive, que votre volonté saccomplisse ! Et il était en agonie, au comblede langoisse. Sa prière se faisait de plus en plus pressante : une sueur luiperlait, comme des gouttes de sang, qui ruisselait jusquà terre. Un ange alorsvint du ciel, lui apparut et le fortifia. La sueur de sang, que seul rapportele médecin Luc, signale, en pleine lumière, le côté humain du Christ dans cetteheure de déréliction. Le phénomène physiologique de lhématidrose a été observéparfois dans des cas dextrême angoisse où la nature arrache à ses profondeursles manifestations les plus singulières, tel que le blanchiment instantané descheveux. Et cest bien lhumanité de Jésus qui, en cette circonstance,nous touche dabord au cur. Cet homme que la mort cerne, qui la respire aveclodeur de la nuit, qui lécoute dans le grondement du torrent, il ne peutfaire que sa chair ne se trouble, ne se révolte : il a trente ans et il doitmourir ! Dans tout lEvangile, pas même la scène de la Tentation,natteint à cette profondeur dans la vérité psychologique : ce cur troublé,cette conscience si livrée au vertige quelle en vient à implorer de Dieu unmiracle qui démentirait toute son action, nous ne les reconnaissons que tropbien. Si Jésus navait pas existé, si toute son histoire nétait que lerésultat dun travail hagiographique, les narrateurs eussent-ils inventé cetépisode où il apparaît si misérable ?
Le vrai sens de la scène, le plusprofond, ce nest pas dêtre un témoignage de détresse, cest dêtrelaffirmation dun consentement décisif. Torturé dangoisse, prostré devant lamort, Jésus nen répète pas moins, dans une sorte de bégaiement sublime !« Pas ce que je veux, Père, mais ce que tu veux. » Lunion du Fils etdu Père est ici parfaitement visible. Une seule volonté, un seul plan. Quand Celse, le polémiste antichrétien du second siècle,ricanera que cest un Dieu bien étrange que celui qui gémit et se lamente aulieu de manifester sa force par un miracle sur ces ennemis, il avoue toutbonnement quil na rien compris au christianisme
» Quand Daniel-Rops écrit que « Jésus apparaît si misérable! », cela me révolte et me fait mal car au contraire cest là quIl est leplus divin et sapprête à devenir véritablement le Christ. À part ces quelques phrases que jai soulignées, tout ce qui estdit par lEglise catholique et par Daniel-Rops est vrai dans une mesure, sinégligeable quil faut aller bien plus loin, jusquà linfini pour comprendreGethsémané et le sacrifice expiatoire de Jésus dans ce Jardin qui fut laréponse à celui dEden. Dans le premier Eve et Adam accomplirent la chute afin quelhomme fût et le libre-arbitre sexprimât permettant aux hommes de connaîtrele bien et le mal afin de devenir semblables aux dieux. Cependant comme nousavons tous péché, nous étions tous condamnés à être exclus de la présence duPère. Dans le second Jésus accomplit la Rédemption de tous les hommeset souffrit tous nos péchés pour nous permettre de retourner au Père carrien dimpur ne peut demeurer en sa présence. Oui, Jésus dans sa nature humaineet divine souffrit les affres de la mort qui approchait à grands pas ! Oui,lui, le seul homme sans péché, soffrait en victime volontaire pour les péchésde tous les hommes ! Mais combien dhommes à travers le monde ont senti lodeur de lamort rôder autour deux avant quelle les saisisse et les emporte dansdhorribles souffrances ? Combien, coupables de crimes, lont respiré,pendant de longs mois, voire des années dans les fameux et terribles couloirsde la mort, avant dêtre emportés ? Combien ont vécu ce moment terrible oùlon met la tête du condamné sous le gibet ; le nud coulant autour de soncou, les arcs dairain autour des poignets et des chevilles alors que tout leurêtre gémit de peur et de désespoir ? Même des innocents condamnés injustement ont connu ces terriblesmoments. Parce que, malheureusement les hommes peuvent être tellementraffinés dans la cruauté, beaucoup ont connu depuis Adam jusquà nos jours destortures encore plus odieuses que des clous enfoncés dans les mains et lespieds pour être ensuite mis en croix. Au Jardin de Gethsémané, le Père lui envoya des cieux un angepour le fortifier. Combien dhommes, de femmes, denfants ont agonisé sousdatroces souffrances à cause dautres hommes ! Le Père leur a-t-il envoyé unange pour les fortifier ? Alors pourquoi Jésus et pas eux ? Jésus priait le Père que cette coupe, sicétait possible lui soit retirée, alors que tant de chrétiens à Rome, allaienten chantant se laisser dévorer dans les arènes par des bêtes féroces sous lesapplaudissements et les vociférations dun public dégénéré. Combien en temps de guerres, devant le peloton dexécution,demandèrent héroïquement que le bandeau leur soit retiré afin de fixer la morten face et tombaient fauchés sous les balles en criant : Vive laliberté ! À bas la tyrannie ! Ces martyres étaient-ils plus courageux queJésus qui priait avec angoisse que la mort lui soit épargnée, lui qui est larésurrection et la vie ? Peut-on imaginer, une seule seconde pareille aberration? Lors de lancienne émission téléviséed « Apostrophe » qui réunissait des philosophes, des hommesdEglises, des écrivains, Bernard Pivot demanda (Si ce nest pas du mot-à-mot,cest dans lesprit) : _Pourquoi fait-on tellement cas de la mort et des souffrances duChrist sur la croix, alors que tant dautres ont subi les mêmes souffrances ettellement dautres des souffrances encore plus terribles ? Aucun invité ne putrépondre clairement à sa question. Un prêtre répondit évasivement que cela faisaitpartie « des mystères de la Passion ». Oui ! la question est là et elle mérite, exige même uneréponse précise ! Quest-ce qui fait que pour Jésus ce fut différent ? Oui,infiniment, éternellement différent ? Quest-ce qui fait que ses souffrances etsa mort sont uniques, particulièrement terribles et leurs répercussionsincalculables ? Comment cet homme que lon décrit être à la fois homme et Dieuen mourant sur la croix, insulté par un peuple, prit sur lui les péchés de tousles hommes devenant notre Sauveur et notre Rédempteur ? Que signifie vraiment prendre les péchés detous les hommes ? Est-ce concevable ? Est-ce possible ? Est-ce nécessaire? Que signifie devenir le Sauveur et le Rédempteur de lhumanité ? Dans quelbut ? On peut se poser tellement dautres questions et on doit se lesposer, pour comprendre le véritable sens de Gethsémané et son but pourlhumanité. Essayons dapprocher ce « mystère », qui est une Véritéque seul le Père et le Fils par le pouvoir du Saint-Esprit peuvent nousrévéler. Sachant ce qui sest produit à Gethsémané, ne laissons pas comme lesapôtres, nos yeux sappesantir de sommeil, veillons et prions pour que chaquefois que nous méditons Gethsémané, lEsprit du Seigneur soit sur nous et nousaide à avoir chaque fois une plus grande compréhension du sacrifice expiatoire; sacrifice éternel et infini quaucun mortel ne peut comprendre même pas dansses premiers balbutiements ; car seul le Père et le Fils layant subi chacun enleur temps, peuvent en témoigner. Talmage dans son livre « Jésus le Christ » nous faitcomprendre clairement que Jésus à Gethsémané ne se préoccupait pas de sa mort àvenir ; ce quil sapprêtait à subir fut tout autre chose et le monde chrétien,à part lEglise de Jésus Christ des Saints des Derniers Jours, lignore : « [2]Lagonieque le Christ éprouva dans le jardin, lesprit limité ne peut en sonder nilintensité, ni la cause. La pensée quil ait souffert par crainte de la mortest insoutenable. Pour lui, la mort était préliminaire à la résurrection, auretour triomphal auprès du Père doù il était venu et à un état de gloire quitranscendait même celui quil possédait précédemment ; en outre, il étaitdans son pouvoir de donner volontairement sa vie. » Le soleil sest couché depuis de nombreuses heures. Il estplus de minuit, de ce vendredi 3 avril 33, ou selon les Juifs delépoque : le 14 nisan, vers la dix-huitième heure. Après avoir reçu cesmerveilleux enseignements dans la chambre haute, ils chantent des cantiques,puis partent pour le mont des Oliviers. Ils franchissent la porte de la villequi lors de ces fêtes de Pâque reste toujours ouverte. Ils traversent letorrent du Cédron et arrivent dans une olivaie située sur le flanc du mont desOliviers. Cet endroit sappelle Gethsémané, ce nom signifie« pressoir à huile » ; là se trouve une machine faite dune cuve oùse déversent en leur saison les olives et dune presse munie dune longue barrede bois quun bourricot attelé, fait tourner pendant la journée. Jésus rassembletout autour de lui les onze dans un cercle. Posant ses mains sur lépaule desdeux immédiatement à sa droite et à sa gauche, il leur dit avec beaucoup detristesse : _[3]Jeserai pour vous tous, cette nuit, une occasion de chute ; car il estécrit : Je frapperai le berger, et les brebis du troupeau serontdispersées. Puis levantla tête vers le ciel, étendant ses bras vers eux, comme pour les éteindre tousà la fois, il ajoute : _ Mais,après que je serais ressuscité, je vous précèderai en Galilée. Il est tardet les apôtres sont épuisés, ils ne disent mot ; comprenant à peine, ilsnosent plus le questionner. Jésus leur dit : _Asseyez-vousici, pendant que je m'éloignerai pour prier. Il sent une grande solitude le surprendre lui-même ; solitudesoudaine qui le fait frémir dans tout son être. Il regarde Pierre, Jacques etJean et désire quils restent tout près de Lui pour le soutenir de leur foi, deleur amour et de leurs prières ; quilsdeviennent également les témoins de ce qui va arriver, comme ils le furent lorsde la visite dElie et de Moïse sur la montagne de la Transfiguration où lePère du haut des cieux témoigna de son Fils : Celui-ci est mon Fils bien aimé,en qui je me complais ! Il prendavec lui Pierre et les deux fils de Zébédée, et il commence à éprouver de latristesse et des angoisses. Il leur ditalors : _Mon âmeest triste jusqu'à la mort ; restez ici, et veillez avec moi. Lui le Fils de Dieu, le plus grand de tous, Lui qui a toujourstout donné sans jamais rien retenir pour lui, en ce moment crucial, demandesimplement la compagnie amicale de ses trois principaux apôtres ; et Luiqui les enseignait si souvent à prier, il les supplie de prier pour lui et deveiller avec lui. Réconforté de les savoir tout près de lui, il séloigne unpeu deux. Puis, ayant fait quelques pas en avant, il se jette sur saface, et prie ainsi : _Mon Père, s'il est possible, que cette coupe s'éloigne de moi !Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux. Après cette prière, Jésus éprouve de nouveau le désir de puiserdes ressources en la compagnie de ceux dont il a si souvent dit : Vousêtes mes amis
Il va vers eux et il les trouve endormis. Il les regarde avecune profonde tendresse mêlée de tristesse, sur son beau et noble visage, sedessine un pâle sourire et se tournant vers Pierre, ses lèvres murmurent dansun doux reproche : _Pierre, Pierre tu étais prêt à mourir pour moi, et tu nas paspu veiller et prier avec moi une seule heure ! Oh ! Pierre,Pierre
Alors se sentant très seul, ne résistant plus, il les réveilleet leur dit : _Vousn'avez donc pu veiller une heure avec moi ! Veillez et priez, afin que vous netombiez pas dans la tentation ; l'esprit est bien disposé, mais la chair estfaible. Les apôtres réveillés, sont honteux dêtre surpris dans leursommeil alors quil leur avait demandé de veiller. Ils se frottent les yeux,les écarquillent, sefforcent de les garder grand ouverts, bien décidés, cettefois, à prier et à veiller avec le Maître. Il s'éloigne une seconde fois, etprie ainsi : _Mon Père,s'il n'est pas possible que cette coupe s'éloigne sans que je la boive, que tavolonté soit faite ! Jésus sait, que la volonté du Père, malgré toute la peine quiléprouve dans les cieux en voyant son Fils Bien-aimé souffrir, est quIl boive àla coupe amère préparée dès la fondation du monde, « Car Dieu a tantaimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui nepérisse point, mais qu'il ait la vie éternelle ». Alors sachant que le moment est arrivé pour accomplir ce pourquoi il est venu au monde, il désire une dernière fois revoir ses amis etrecevoir deux des forces et peut être le dernier coup de pouce. Il revientvers eux et les trouve encore endormis ; car leurs yeux étaient appesantis. Jésus cette fois-ci ne les réveille pas ; leur esprit étaitbien disposé, mais leur chair avait été faible. Combien cette phrase, réveilleen nous des souvenirs que nous voudrions oublier à jamais, car combienconstatons-nous que ces paroles de Jésus sont vraies pour chacun de nous, notreesprit est fort, mais combien notre chair est faible car nous faisons tellementsouvent ce que nous ne voulons pas et ne faisons pas ce que nous voulons. Il les quitte, et, s'éloignant, il prie pour la troisième fois,répétant les mêmes paroles : _ Si tuvoulais éloigner de moi cette coupe ! Toutefois, que ma volonté ne sefasse pas, mais la tienne. Près de Kolob, au centre de tous les univers, dans un Jardin,tout seul avec sa peine, le Père observe de là-haut, son Fils sur la terre,dans ce Jardin de Gethsémané. Il souffre avec Lui et Il se souvient de ce quiest écrit dans les Registres des cieux, alors quAdam nétait pas encore devenuune âme vivante ; il se souvient du dialogue quil eut eu avec son Filsalors dans sa condition prémortelle : « Ilfit Adam à notre image et à notre ressemblance, et le laissa allongé pendantquarante jours et quarante nuits sans mettre en lui le souffle de vie. Etchaque jour il poussait des soupirs en le regardant et disait : _Si je mets le souffle de vie en cet homme, il devra beaucoupsouffrir. Et je dis à mon Père : _Mets en lui le souffle de vie ; je serai son avocat. Et mon Père me dit : _Si je mets en lui le souffle de vie, mon Fils bien-aimé, tuseras obligé de descendre dans le monde et de souffrir beaucoup pour lui afinde le racheter et lui permettre de retrouver son premier état. Et je dis à mon Père : _Mets en lui le souffle de vie ; je serai son avocat, jedescendrai dans le monde et jaccomplirai ce que tu commandes. » Notre Père en ce temps, avait conçu le Plan de Salut pour tousses enfants. Un de ses fils se proposa et fut élu pour être le Sauveur. Maiscétait un plan, en ce temps-là notre Père savait quen donnant le souffle devie à Adam, il ne pourrait plus revenir en arrière et que ce plan allaitdevenir une réalité, qui inexorablement se mettrait en marche. Il savait que beaucoupde ses enfants souffriraient et que tous ne réussiraient pas à atteindre le butéternel, même sils seront sauvés dans des royaumes inférieurs. Il savait queson Fils unique, devra endurer les pires souffrances. Il savait combien cessouffrances sont intolérables car de chaque pore de sa peau suinteront desgrumeaux de sang. Il le savait mieux que personne, car Il connut un jour detelles souffrances, en tant que Sauveur et Rédempteur dans une autre terre etun autre Jardin. Alors Lui Dieu, lÊtre le plus grand qui soit, hésita et ilhésita pendant 40 jours en poussant des soupirs de douleur. Mais le Fils lui dit encore : _Mets en lui le souffle de vie ; je serai son avocat, jedescendrai dans le monde et jaccomplirai ce que tu commandes. Alors, le Père, mit le souffle de vie en Adam et Adam devint uneâme vivante : lAncien des jours. Aujourdhui son Fils est arrivé au zénith de sa mission, ilsouffre et le Père sait ce quIl va souffrir encore. Elohim, ressent langoissede son Fils qui Lui rappelle tellement cette angoisse connue jadis. Son Fils est seul et ses apôtres sont endormis ; Il na que lesoutien de lEsprit et celui de la prière. Il doit accomplir seul ce pourquoiil est venu au monde. Alors Dieu le Père, avant le terrible moment, lui envoi undernier soutien en appelant un ange ; soutien que Jésus sur terre en cemoment crucial na pu trouver, même auprès de ses apôtres biens-aimés. Alors quils dorment, ils ne se doutent pas que bientôt vasaccomplir le plus grand et merveilleux miracle de la Création ; la plusgrande preuve damour et de miséricorde du Père et du Fils. Lange se présente à Jésus et lui dit : _Ô Seigneur ! Souviens-toi, quavant la fondation des mondes tufus préordonné pour être le Sauveur et Rédempteur. Ô Seigneur ! cest pour cela que tu es dans ce Jardin, dont lenom signifie « pressoir à huile », cest dans ce pressoir, là toutprès de toi que sont jetées les olives pour être pressées par la chargeécrasante des lourdes meules qui les broient afin que lhuile puisse en êtreexprimée. Tu sais, que ce jardin, avec son pressoir à huile est unesimilitude de ce que tu dois subir ; toi aussi tu dois être « pressé », sous la charge des péchésdes hommes, de leurs souffrances tant spirituelles que physiques au point queton sang sera exprimé et coulera par chaque pore de ta peau. Ô Seigneur ! Tu es au Jardin de Gethsémané qui est la réponse auJardin dEden. Dans le magnifique Jardin dEden, lhomme tomba et fut exclu dela présence de Dieu ; dans ce Jardin triste et désolé, tu peux le releverpar la Rédemption et lui permettre de retourner en sa présence. Tu as ton libre-arbitre et tu peux à cette heure cruelle refuserce à quoi tu as été ordonné dans les cieux et si magnifiquement accomplijusquici
Mais Ô mon Seigneur ! Songe, je ten supplie à tous les mondesque tu as créés, sous la direction du Père, qui sont aussi innombrable que lesable de la mer ; Songe à tous les habitants qui les peuplent et que tupeux sauver comme ceux de cette terre par ton sacrifice expiatoire. Songe que si tu ne le fais pas, tous ces mondes retourneront auchaos originel doù tu les as tirés ; que tous les habitants ne pouvantressusciter seront assujettis, au Diable qui règnera éternellement sur eux. Jésus se redressa, leva la main droite au ciel en angle droit etdit : _Cestassez ! Oui ! je vais boire à la coupe amère afin que tout soitaccompli ! Lange remonta au ciel. Jésusresta seul à nouveau. Seul ! Le Cédron, sec toute lannée, au printempscharrie en abondance durant quelques semaines des eaux terreuses qui luivalurent ce nom qui signifie « noir » ou « sale ». Après le départ de lange,seul le grondement des eaux tumultueuses du torrent se fait entendre dans lesilence de cette terrible et grandiose nuit. Au Jardin dEden beau ettransfiguré, nos premiers parent ont transgressé ; au petit Jardin deGethsémané, triste et désolé, Jésus sapprête à nous sauver. Il sappuie sur le tronc duvieil olivier, aux branches tordues et torturées par les siècles. Puis il semet à prier ; à prier de toutes ses forces, comme jamais il na prié. Il jette son regard sur laterre et il la voit toute sans quune seule particule lui échappe ; pasmême un seul atome. Il lève les yeux au ciel et il le contemple dans sonimmensité infinie, le décelant entièrement dans ses moindres éléments. Il voittoutes les âmes qui ont été, sont et seront ; il nous voit tous un par un, ilse saisit de tous nos péchés, toutes nos souffrances, toutes nos maladies,toutes nos infirmités. Il voit toute chose et ilsouffre toute chose ; tant spirituellement que physiquement dans son corpsmeurtri et son esprit torturé. Son sang sous leffet dunedouleur incommensurable et indescriptible, comme les eaux du Cédron bouillonneet gronde dans ses veines, ses vaisseaux éclatent et de chaque pore de sa peausuinte des grumeaux de sang ! Alors que le monde dort, lesforces des ténèbres se déchaînent dans lombre de la nuit. Le petit Jardin de Gethsémanétriste et désolé, devient soudainement le centre de toute les Créations :le témoin de lacte le plus inconcevable, le plus miraculeux, le plusmiséricordieux ; le plus grand signe de contradiction accompli pourlhomme depuis le Commencement. Au petit Jardin de Gethsémanétriste et désolé, son sol tremble jusquaux entrailles de la terre ; la terregémit comme la femme qui enfante. Arbres, herbe des champs, pierres et rochers,horrifiés, désemparés, crient leur peine et leur désespoir. Au petit Jardin de Gethsémanétriste et désolé, le vent se lève, la tempête rugit, les arbres craquentsinistrement et leurs branches se tordent convulsivement, sécrasant sur lesol. Les feuilles dans destourbillons volent tout autour de Jésus et le touche comme pour le caresser etmanifester leur soutien. Les rochers se fendent parleur milieu, les eaux du Cédron se font plus rugissantes. Au petit Jardin de Gethsémanétriste et désolé, les oiseaux du ciel se cachent dans les cavités des rocherset voilent leur face. Les animaux des champs seterrent dans leurs antres et se taisent remplis de stupeur. Au petit Jardin de Gethsémané triste et désolé, les étoilestombent des cieux, comme les larmes coulent sur les joues dune mère parce queson enfant souffre. Lazur hurle sa peine par lestonnerres et les éclairs, comme le père, dans lincapacité de sauver son enfantcrie son désespoir. Au petit Jardin de Gethsémané tristeet désolé, la nature gémit à cause de son Dieu, qui lavait jadis organisée etcommandée. _Étanten agonie, il priait plus instamment, et sa sueur devint comme des grumeaux desang, qui tombaient à terre. Alors, dans une colonne qui sétend à linfinie, nous défilonstous devant lui : les morts, les vivants, nous qui étions encore dans lescieux ; à chacun, il nous appelle par notre nom et nous dit : _Cette goutte de sang, que tu vois tomber maintenant, cest pourtes péchés, pour que tu naies pas à les souffrir, Souviens-toi ! Alors quIl sadresse à chacun de nous, ses mains agrippent letronc et de douleur, ses ongles en arrachent lécorce ; Lolivier alors setord de souffrance, depuis ses racines les plus profondes jusquà lextrémitéde chaque feuille. Cest douloureux pour ce vieil arbre et en même temps doux etbienfaisant comme le chien qui reçoit sur le dos la caresse de son maître quile rend si heureux. Cest aussi comme lhomme qui tient dans les siennes, la main desa femme qui enfante et de douleur, lui enfonce ses ongles dans les paumes; il a mal et il se réjouit de souffrir en partageant un peu de sa souffrance. Enfin, le dernier dentre nous passe devant Jésus qui, petit àpetit récupère ses forces. Le Jardin reprend son aspect quotidien et leCédron sest calmé
Combien de temps dura laccomplissement du sacrifice ? Uneéternité ? Une partie de la nuit ? Les deux certainement ! Dans le petit Jardin de Gethsémané, triste et désolé, sestaccompli dans le plus grand secret, ce qui était préparé pour nous sauver,avant que le monde fut créé. Dans le petit, Jardin de Gethsémané triste etdésolé, le Fils bien aimé du Père, nous a tous sauvés !
Puis ilalla vers ses disciples, et leur dit : _Vousdormez maintenant, et vous vous reposez ! Voici, l'heure est proche, et le Filsde l'homme est livré aux mains des pécheurs. Levez-vous, allons ; voici, celuiqui me livre s'approche. Dans le petit Jardin de Gethsémané triste et désolé, notre Dieuva bientôt se livrer !
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AUTEUR/Lettre ouverte "Jésus illustre et inconnu"
19/6/2008
Auteur Victor OJEDA-MARI - Livre : Lettre ouverte à "Jésus illustre et inconnu"
.  PRESENTATION
« Jésus illustre et inconnu », d'après la quatrième de couverture devait faire à partir des interrogations de toujours,le point sur les connaissances actuelles ; Comme le précédent livre,il nous a fait le coup de la montagne qui accouche de la souris! Il est constitué de 5 chapitres, divisés en environ 150 titres énoncés sous forme de questions (à part une dizaine avec des points de suspension). La plupart du temps vous ne répondez même pas aux questions que vous posez. Son but tout comme le premier est de saper les fondements du christianisme par des méthodes qui se situe à mi-chemin entre le négationnisme et le révisionnisme. Votre première méthode : Prendre une bride de verset par ci, une autre par là et faire dire aux Ecritures ce qu'elles n'ont jamais dit et même souvent le contraire de ce qu'elles ont dit. Votre deuxième méthode : Occulter les versets qui dérangent vos théories. Votre troisième méthode : Faire des hypothèses, d'imaginer, d'affirmer sans preuve. Votre quatrième méthode : Déclarer comme invention en vue de tromper tout texte des Evangiles dérangeant vos thèses. Votre cinquième méthode : Accuser les apôtres, les Evangélistes de faussaires, de fous, d'illuminés. Votre sixième méthode : Passer sous silence ce qui fait justement le point des connaissances actuelles ; connaissances qui réduisent à néant votre théorie affirmant que le premier Evangile fut celui de Marc en 70.
Ce livre est une redite à plus de 70% du précédent. Il n'apporte rien de nouveau si ce n'est qu'il est en général légèrement attiédit. Je me demande toujours pourquoi vous l'avez écrit ? Sincèrement, je le trouve encore plus« mauvais ». que « Jésus contre Jésus ».
EXTRAIT
« Les chiens aboient,mais la caravane passe
» INTRODUCTION « Jésus contre Jésus » Ennovembre 1999, suite à votre fameuse émission « Corpus Christi » surArte, vous publiiez « Jésus contre Jésus ». Au dos du livre, on pouvait lire : « Avec Jésus contre Jésus, GérardMordillat et Jérôme Prieur mènent leurs propres investigations à travers lesrécits de la Passion du Christ et de la Résurrection. Ils éclairent dun journouveau les contradictions innombrables entre les Evangiles et lhistoire,découvrent des indices surprenants, explorent les hypothèses les plusaudacieuses pour reconstituer les secrets de fabrication du Nouveau Testament. Leurs témoins sont Lazare, Judas, Barabbas,Simon de Cyrène, Joseph dArimathie, Marie-Madeleine, toutes les figuresobscures de cette histoire, et la plus obscure dentre elles, celle de Jésuslui-même, crucifié comme « roi des juifs »
Un personnageinsaisissable sous les identités multiples que les évangélistes lui ontattribuées. » Eclairer dunjour nouveau, découvrir des indices surprenants, explorer les hypothèses lesplus audacieuses, reconstituer les secrets de fabrication du Nouveau Testament
; voilà qui était fort alléchant ! La question que je me posaisalors : Par rapport à tout ce qui a été dit contre Jésus, ce livreapporterait-il véritablement quelque chose de nouveau ? Ou bien ne nousferait-il pas une fois de plus le coupde la montagne qui accouche de la souris ?
Ce fut bien le cas ! Je disais enconclusion que « Jésus contreJésus », me faisait penser à une super-entreprise spécialisée dansla démolition qui annonce au monde entier, quelle sapprête à raser toutes lespyramides dEgypte de la plus petite à la plus grande. Elle présente à la presse dénormes etterrifiants bulldozers hauts de plusieurs dizaines détages. Tous effrayéssécrient : Mais ce nest pas possible, ils vont y arriver !Seulement lorsquon sapproche de près de ces énormes engins, on saperçoitquils sont en carton ! Que le plus grand dentre eux, ne pourrait mêmepas érafler la plus petite pyramide dEgypte ! Toutes les révélations surprenantes, toutes lesinvestigations extraordinaires présentées comme des bombes se révélaient êtretout au long des pages, tout au plus des pétards mouillés. « Jésuscontre Jésus » essayait vainement, faussement, maladroitement de démontrerque : LEvangile est : _ « Un terrain miné ; des écrits dangereux pour celuiqui sen approche de trop près
» _ Un récit opaque, torturé reconstruit de bout en bout fait decompilations, paraphrases, citations, surcharges, répétitions, commentaires,digressions, controverses, fables pieuses, légendes historiées, sentencemorale
_ « Un texte de propagande ayant pour seul but de propagerla foi, dattirer, de convaincre, de convertir
» Jésus est : Tantôt un brave hommeilluminé, tantôt un bandit, un révolutionnaire zélote et « la lie du peule » ;Toutefois quoi quil ait pu être, dire et faire, il échoua lamentablement surla croix. Les apôtres sont : Dans tel chapitre, des menteurs, débauchés, faussaires de génieayant manipulé les Evangiles ; inventé la résurrection pour ne pasretourner à leur ancien métier de pécheurs ; Dans tel autre, de doux dingueshonnêtes ayant des hallucinations ; ou encore de pauvres types ignares, nesachant même pas parler correctement et lire les Ecritures. Le Christianisme est : Un énorme édifice vide, né de querelles, dintrigues ayant pourseul but la prise du pouvoir ; la pire des supercheries des deux derniersmillénaires. À traverslui, on pouvait se rendre compte dans quelle estime vous tenez lEvangile deJésus-Christ. Son but était den saper les fondements. Il montrait à quel pointvous ne laimez pas et ny croyez pas. Par contre,à lire votre livre, on avait comme limpression, quil était « paroledEvangile » et devenu le cinquième jetant aux oubliettes les quatreprécédents ; parce que, pour reprendre lexpression duncertain film : Plus vrai que lEvangile de Mordillat et Le Prieur :Tu meurs ! « Jésus contreJésus » était plein de haine, de calomnies, de contradictions ;irrespectueux, partial, injuste, illogique ; rien ne tenaitdebout ! Il noyait le lecteur dedétails secondaires ; argumentait savamment et longuement pour dire queJésus nétait pas charpentier, mais probablement un paysan ; QueJean-Baptiste était le maître et Jésus le disciple,
Pourtant, aussi incroyable quecela puisse paraître, il ignorait totalement les enseignements du Christ ; enseignements qui font depuis deuxmillénaires ladmiration de tous : des gens les plus simples, croyants ounon aux grands-maîtres religieux qui considèrent Jésus comme le Maître desmaîtres. Enseignements, qui surtout ontchangé et continuent à changer la vie de millions et de millions dhommes et defemmes ; transformé le monde entier jusquà nos jours et en particulier lemonde occidental dont ils sont la moelle et les os ! Ce qui prouvelincroyable partialité de vos commentaires ! « Jésus contre Jésus » occultait toutce qui bon, juste et beau. Pour prouver la véracité de ses assertions, ilcitait une bribe dun verset par-ci, une autre par-là, les mettait ensemble etleur faisait dire ce quils nont jamais dit et souvent le contraire de cequils disaient. Sachant quela majorité des lecteurs, faisant confiance, niraient pas vérifier dans laBible, il les abusait du début jusquà la fin ! Il exposait après les avoir triturés, les versets qui servaient ses thèses ;mais systématiquement, dissimulait ceux qui les contrariaient. Ce triste procédé plusieurs fois démasqué démontrait combienintellectuellement ce livre était malhonnête, se situant entre lerévisionnisme et le négativisme ; on peut dire incluait les deux ! Il exprimait beaucoup de « peut-être » pour unsujet aussi sérieux, beaucoup de « Si
», formulait beaucoupdhypothèses, imaginait beaucoup de scénarios qui au fil des pages devenaientfaits ou vérités ! En permanence, à chaque ligne, il distillait dans lesprit deslecteurs le poison du doute ! Il dénigrait sans cesse Jésus, lesévangélistes, les apôtres rappelant cette fameuse phrase de Figaro :« La calomnie Monsieur, vous ne savez guère ce que vous dédaignez !
» De cette arme répugnante, il en a usé et même abusé ! « Jésus contreJésus », sattribuait beaucoup de spécialités ; on se demandait danslaquelle il fut le plus mauvais : dans celle dhistorien ? Deprofesseur de langues antiques ? De naturaliste qui confond lessaisons ? Dembaumeur de morts ? Davocat qui ferait témoigner à la barredes hommes dont tout le monde sait quils sont menteurs, débauchés,falsificateurs ? De psychiatre ? Darchéologue ?Dexégète ? Là encore, la sagesse populaire a bien raison : Qui tropembrasse, mal étreint. Alors que le travail delhistorien est de constater avant tout les faits et éventuellement lescommenter, « Jésus contre Jésus » faisait « lhistoire » àpartir de théories, hypothèses, imagination, scénarios, mais sans apporter de véritables preuves si cenest sa parole seule ou des arguments réfutables. « Jésus contreJésus » avait lart de rendre obscur ce qui est clair, compliqué ce quiest simple, tordu ce qui est droit, faux ce qui est vrai
et je pourrais enrajouter encore ! Il contenait : _ Des redites comme siconvaincus ne navoir pas convaincu, il cherchait à convaincre encore. _ Des énormités quipouvaient être démasquées avec du bon sens et une lecture attentive desEcritures. Résultat :il senfonçait encore plus ! « Jésus illustre et inconnu » En 2001, vous publiiez« Jésus illustre et inconnu » aux Editions Desclée de Brouwer et en2004 à celles dAlbin Michel. Je reprends la présentation au dos de votrelivre ; celle de lédition 2004 : « QueJésus de Nazareth soit illustre est aujourdhui une évidence. Quil soitinconnu est le paradoxe de notre temps où lhistoire a multiplié les voiles quinous séparent de lui : voile des images, des légendes, des interprétationsaccumulées au cours des siècles. Mais les Evangiles eux-mêmes, pourtant seulessources disponibles, foisonnent de portraits inconciliables, de questions sansréponse et de silences révélateurs. Il faut tout lart de Gérard Mordillat et de JérômePrieur pour recomposer la figure insaisissable de Jésus. Auteurs de la célèbresérie « Corpus Christi » qui défraya la chronique lors de sonpassage sur Arte, et maintenant de « Lorigine du christianisme »,ils reprennent ici le dossier historique élargi à toute la vie du Nazaréen. Àpartir des interrogations de toujours, ils font le point sur les connaissancesactuelles. » Ainsi, daprès votre titre, que Jésus soitillustre est une évidence ; quil soit inconnu est un paradoxe. Je diraisque cest votre titre qui est un paradoxe. Jésus est illustre et connu.Quattendez-vous par « inconnu » ? Je ne vois pas dans quel sensJésus serait à la fois illustre et inconnu. Si je me réfère à ladage« Connais-toi, toi-même », alors nous sommes des inconnus pournous-même, car se connaître soi-même est une science très difficile à acquériret celle de connaître les autres encore davantage. Dans ce cas, oui ; Jésus est illustreet inconnu ; tout comme Victor Hugo, César, Napoléon, Pasteur
Donc, dansce sens, on peut être illustre et inconnu sans être un paradoxe
Je serais plutôt daccord avec l'historienKenneth Latourette : «À mesure que les siècles s'écoulent, lesévidences s'accumulent selon lesquelles Jésus, à en juger par son effet surl'histoire, demeure celui dont la vie fut la plus influente sur cetteplanète. Il semble que cette influence ne fait que croître. » Et Ernest Renan, pourtant un des« pères » de la critique historique des Evangiles avec « la Viede Jésus » et « l'Histoire des origines duchristianisme » : «Jésus fut le plus grand génie religieuxqui ait jamais vécu. Sa beauté est éternelle et son règne ne prendrajamais fin. Jésus est, à tous égards, unique, et rien ne peut lui êtrecomparé. Toute l'histoire est incompréhensible sans le Christ.» Daprès votre présentation, si je comprendsbien vous vous apprêtez dans ce livre à lever les « voiles » qui nousséparent du Christ pour recomposer sa figure insaisissable et faire lepoint sur les connaissances actuelles. Eh bien voyons !
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AUTEUR/Chronologie 4 Evangiles 4 colonnes
19/6/2008
Auteur Victor OJEDA-MARI - Livre: Chronologie des 4 Evangiles en 4 colonnes L
PRESENTATION
Lebut de cette chronologie des 4 Evangiles en 4 colonnes est daider à la foiscelui qui débute comme celui qui excelle dans létude du Nouveau Testament ; à voir les 4 Evangiles en parallèle du premier coup dil et dendéceler leurs points communs avec leurs petites inégalités qui sont toujourscomplémentaires amenant chaque fois davantage de lumière. Les titres et sous-titres présentent despoints de doctrines évangéliques importants et de nombreuses notes y figurentpour amener chacun à réfléchir, méditer et prier. Les différences que lon trouve dans lesEvangiles, qui pour les spécialiste de la critique historique de la Bible, sontla preuve de leurs mensonges, démontrent au contraire leur véracité car, silsétaient identiques à la virgule près, les Evangélistes auraient démontré unecollusion, comme des malfaiteurs qui préparent leur alibi avant de perpétrerleur mauvais coup. Dans une enquête policière, tout le monde saitquune même scène vue par plusieurs témoins donne lieu à plusieurs versionsquelques peu différentes ; certaines ajoutant des détails, dautres lesomettant, mais finalement se complétant. Les policiers se méfient quand les témoinsdisent tous exactement les mêmes choses. Cest par lanalyse impartiale etintelligente que lenquête aboutit à larrestation du coupable et aurétablissement de la vérité. Les Evangélistes étaient des personnalitésdifférentes qui écrivirent leur Evangile en des temps et lieux différents pourdes peuples et besoins particuliers. Par conséquent, même sils prêchaient le mêmeEvangile, ils ne pouvaient pas les écrire identiquement. Tout le mondereconnaît par exemple que Matthieu écrivait en particulier pour les Juifs, Marcpour les Romains et Luc pour les Grecs. Parconséquent chacun prenait ce qui pouvait intéresser le plus son auditoire
EXTRAIT
Le but decette chronologie des 4 Evangiles en 4 colonnes est daider à la fois celui quidébute comme celui qui excelle danslétude du Nouveau Testament ; à voir les 4 Evangiles en parallèle du premier coup dil et den décelerleurs points communs avec leurs petites inégalités qui sont toujourscomplémentaires amenant chaque fois davantage de lumière. Les titres et sous-titres présentent despoints de doctrines évangéliques importants et de nombreuses notes y figurentpour amener chacun à réfléchir, méditer et prier. Lesdifférences que lon trouve dans les Evangiles, qui pour les spécialiste de lacritique historique de la Bible, sont la preuve de leurs mensonges, démontrentau contraire leur véracité car, sils étaient identiques à la virgule près, lesEvangélistes auraient démontré une collusion, comme des malfaiteurs quipréparent leur alibi avant de perpétrer leur mauvais coup. Dans uneenquête policière, tout le monde sait quune même scène vue par plusieurstémoins donne lieu à plusieurs versions quelques peu différentes ;certaines ajoutant des détails, dautres les omettant, mais finalement secomplétant. Lespoliciers se méfient quand les témoins disent tous exactement les mêmes choses.Cest par lanalyse impartiale et intelligente que lenquête aboutit àlarrestation du coupable et au rétablissement de la vérité. LesEvangélistes étaient des personnalités différentes qui écrivirent leur Evangileen des temps et lieux différents pour des peuples et besoins particuliers. Par conséquent, même sils prêchaient lemême Evangile, ils ne pouvaient pas les écrire identiquement. Tout le mondereconnaît par exemple que Matthieu écrivait en particulier pour les Juifs, Marcpour les Romains et Luc pour les Grecs. Par conséquent chacun prenait ce quipouvait intéresser le plus son auditoire. Ensuite si lon considère que chaqueEvangile contient environ une cinquantaine de pages et que les apôtres vécurenttrois ans avec le Christ partageant nuit et jour des expériences, on peutimaginer à quel point ils furent sélectifs dans le choix des expériences etenseignements. Il est certain aussi que beaucoup décrits furent perdus. LesEvangiles sont de loin les principaux ou seuls documents permettant deconnaître les principaux personnages etles scènes mentionnés. Pourtant 2000 ans plus tard des experts de la critiquehistorique de la Bible, tentent de démontrer que tel verset est une invention,tel autre a été falsifié comme sils furent des témoins oculaires. Cessoi-disants spécialistes, nappliquentpas : _ La maximedAristote que tout critique littéraire impartial et honnête devraitrespecter : « Le bénéfice du doute doit aller au document lui-même, sansque le critique ne se l'arroge pour son propre compte. » ; _ Le principe de John W. Montgomery : «L'on doit prendre en compte les assertions du document en question et nonsupposer la fraude ou l'erreur, à moins que l'auteur ne se disqualifie lui-mêmepar des contradictions ou des inexactitudes reconnues concernant les faits. » Parcontre, ils appliquent un standard ou un test à la littérature séculière et unautre à la Bible, alors quils devraient être obligatoirement le même. Sitous les documents de lAntiquité auraient été étudiés selon les critères aussimultiples que contradictoires, utilisées pour critiquer la Bible, tous lesdocuments anciens auraient comme auteurs : ANOMYME et comme genre FABLES,MYTHES, ROMANS. Quelquesexemples pourtant connus et reconnus : _ Nous disposons des écrit de Thucydide (460à 400 avant Jésus-Christ) par l'intermédiaire de huit manuscrits seulement,datant des années 900 de notre ère, donc quelques 1300 ans après qu'il l'aitécrite. _ Aristote écrivit vers 343 avantJésus-Christ, cependant la copie la plus ancienne que nous en ayons date del'an 1100 après Jésus-Christ, ce qui représente un fossé de presque 1400années ; De plus, il n'en existe que cinq manuscrits. _ Par contre, nous disposons plus de 20 000copies des manuscrits du Nouveau Testament ; seule L'Iliade détient 643 manuscrits et vient bien loin ensecond après le Nouveau Testament quant à l'autorité de ses manuscrits. Dessavants montrent à quel point les auteurs critiques de lhistoricité desEvangiles qui se targuent dêtre rationnels et scientifiques manquent deméthodes rationnelles et scientifiques : « LeDr. J. W. Mendenhall a fait lecompte, dans un ouvrage de valeur, des théories diverses avancées par lescritiques depuis lan 1850 pour expliquer lorigine de la Bible. Il en a trouvé747, dont 603 ont dû être abandonnées, tandis que les 144 autres sont en voiede lêtre aussi. Il y en a à peine deux qui soient daccord, et la plupart secontredisent. » A. N. Sherwin-White, un historienclassique, écrit : « Quant au livre des Actes, la confirmationde son historicité est écrasante. » Il poursuit en disant que « toute tentativepour rejeter son caractère fondamentalement historique, même dans les questionsde détail, doit maintenant apparaître comme absurde. Les historiens romainsl'ont depuis longtemps considéré comme un fait établi. » Après avoir personnellement essayé dedétruire l'historicité et la validité des Ecritures, j'en suis venu à laconclusion qu'elles sont dignes de foi sur le plan historique. Si quelqu'un rejette la Bible sous prétextequ'elle n'est pas crédible, alors il lui faut rejeter presque toute lalittérature de l'antiquité. Un problème auquel je suis constammentconfronté, c'est la tentation, pour beaucoup, d'appliquer un standard ou untest à la littérature séculière et un autre à la Bible. Ilfaut appliquer le même test, que la littérature faisant l'objet de notreinvestigation soit séculière ou religieuse. Une fois cela fait, je crois quenous pouvons dire : « La Bible est digne de foi et historiquement valable dansson témoignage concernant Jésus. » La datation des Evangiles et la langue du Nouveau Testament Deplus en plus, les découvertes récentes en matière darchéologie avec lesManuscrits de la Mer Morte, avec papyrologie et autres, sciences démontrent lavéracité des faits et des personnages du Nouveau Testament comme de lAncien. Voici un exemple qui démontre que lathéorie des critiques qui veut que les Evangiles furent écrit bien après ladestruction du Temple en 70 et lors du deuxième siècle, est totalementfausse. « Le philosophe ( Claude Trémonstant), en publiant en 1983 le Christ Hébreu,entendait montrer que les Evangiles, avant d'avoir été rédigés en languegrecque, avaient été composés en hébreu peu de temps après la mort et larésurrection du Messie. Ce qui allait à contre-courant de l'opinionla plus répandue parmi les exégètes et théologiens qui situaient la rédactiondes Evangiles entre les ans 65 et 120. Si l'Evangile de Luc par exemple avait étéécrit en grec à la fin du 1er siècle, il y aurait eu un commentaire, au moinsune remarque sur la destruction du temple une trentaine d'années auparavant. Cet Evangile ignore la prise de Jérusalem,les massacres par Néron, la mise à mort de Jacques. La zone de probabilité pourla composition de cet Evangile paraît être entre 40 et 50 après JC. En France le Père Jousse avait le premiersuggéré l'idée d'une rédaction antérieure des Evangiles. C'est la voie qu'aempruntée en s'appuyant sur sa parfaite connaissance des langues anciennes(hébreu, grec, latin) ... « c'est à cause de cela que nouspouvons, en cette fin du XX° siècle, démontrer que nos quatre Evangiles grecssont de part en part, de bout en bout, des traductions faites à partir dedocuments écrits hébreux antérieurs. » Pour Tresmontant donc, « lesdocuments hébreux originaux sont des notes prises au jour le jour et donccontemporaines du Rabbi ». Or la découverte selon laquelle, lefragment de papyrus trouvé dans la septième grotte de Qumran et répertorié sousle sigle 7Q5, sur lequel O'Callagham a retrouvé les traces des versets 52 à 53du chapitre VI de l'Evangile de saint Marc, confirmerait les hypothèses deTresmontant puisque ce manuscrit est antérieur à l'an 50. Cette découverte du grand philosophefrançais « est un des faits les plus importants de ces dernières décenniespour l'Eglise », selon le mot de Don Divo Barsotti, auteur de commentairesspirituels de l'Ecriture Sainte (parus en 12 volumes chez Téqui) ». ManuscritsdOxford. « Lesmanuscrits d'Oxford sont trois petits fragments de papyrus écritsrecto-verso. Cela signifie qu'ils proviennent non d'un rouleau mais d'un codex,l'ancêtre de notre livre. En 1995, le papyrologue allemand Thiede adémontré par la paléographie comparative, que les fragments d'Oxford sont datésautour de 50 de notre ère et viennent du chapitre XXVI de l'Evangile desaint Matthieu, qui relate la passion. Ce sont les premiers documents àconserver des paroles de Jésus, ainsi que des réponses. » « Ceque tu as reçu, tu le transmets » « Lefragment de Marc, pour le rouleau et les fragments de Matthieu pour le codex,constituent les deux pièces les plus anciennes connues à cette date dans chaqueaspect de la tradition écrite du Nouveau Testament. Le fait que le fragment deMarc à Qumrân soit narratif et que ceux d'Oxford combinent paroles et récits,prouve bien qu'il s'agit là duvres complètes, élaborées, et non de"logia", paroles du Christ mises bout-à-bout. Ils ont été rédigésdans la fidélité absolue à l'enseignement du Christ, car il y avait dans lescommunautés judéennes des normes éthiques, formulées dans le Deutéronome etqu'on retrouve dans l'Apocalypse : « Ce que tu as reçu, tu le transmets.Tu n'ajoutes rien, tu ne retranches rien. » Les premières communautéschrétiennes, issues du judaïsme, ne pouvaient pas ne pas avoir cette fidélitéabsolue, ce respect, à la virgule près, pour la parole de leur Maître. » Documents des Pères de lEglisePapias : évêque de Hiérapolisau 2° siècle, écrivit un ouvrage « Exégèse des Faits et Gestes duSeigneur », dont nous connaissons des extraits car ils sont cités parEusèbe de Césarée dans son"Histoire de l'Église". Voici ces extraits : « Marc,qui était l'interprète de Pierre, a écrit avec exactitude, mais pourtant sansordre, tout ce dont il se souvenait de ce qui avait été dit ou fait par leSeigneur. Car il n'avait pas entendu ni accompagné le Seigneur, mais plus tard,comme je l'ai dit, il a accompagné Pierre. Celui-ci donnait ses enseignementsselon les besoins, mais sans faire une synthèse des faits et gestes duSeigneur. De la sorte, Marc n'a pas commis d'erreur en écrivant comme il sesouvenait. Il n'a eu, en effet, qu'un seul dessein, celui de ne rien laisser decôté de ce qu'il avait entendu et de ne tromper en rien dans ce qu'ilrapportait. » « Matthieuréunit donc en langue hébraïque les faits et gestes [du Seigneur] et chacun lestraduit comme il en était capable. » Irénée : Evêque de Lyon, a écrit, dans les années180-185, « Contre les Hérésies » dans lequel on trouve : « Matthieupublia chez les Hébreux dans leur propre langue une Écriture d'Évangile, Pierreet Paul évangélisant à Rome et fondant l'Eglise ; après leur départ, Marc, ledisciple et traducteur de Pierre, lui aussi nous a transmis par écrit laprédication de Pierre. Luc, le compagnon de Paul, mit dans un livre l'Évangileprêché par lui. » Eusèbede Césarée :Né vers 265, mort vers 340, est l'auteur du livre « Histoire ecclésiastique ». Pantènedirigeait « l'Académie » d'Alexandrie dans les années 180-192 ;Eusèbe, en parlant de lui, écrit : « On dit qu'il alla dans les Indes ; ondit encore qu'il trouva sa venue devancée par l'Evangile de Matthieu, chezcertains indigènes du pays qui connaissaient le Christ : à ces gens-là,Barthélemy, un des apôtres, aurait prêché et il leur aurait laissé, encaractères hébreux, l'ouvrage de Matthieu, qu'ils avaient conservé jusqu'autemps dont nous parlons. » Ailleurs, Eusèbe ajoute : « Matthieuprêcha d'abord aux Hébreux. Comme il devait aller aussi vers d'autres, il livraà l'écriture, dans sa langue maternelle, son Évangile, suppléant du reste à saprésence par le moyen de l'Ecriture, pour ceux dont il s'éloignait. » Origène : Né en 185, mort en 253 ou 254, dit dans son« Commentaire sur saint Matthieu « (écrit vers 245) : « Comme je l'ai appris dans latradition au sujet des quatre Évangiles qui sont aussi seuls incontestés dansl'Eglise de Dieu qui est sous le Ciel, d'abord a été écrit celui qui est selonMatthieu, premièrement publicain, puis apôtre de Jésus-Christ : Il l'a éditépour les croyants venus du Judaïsme, et composé en langue hébraïque. Le second[Évangile] est celui selon Marc, qui l'a fait comme Pierre le lui avaitindiqué. » Ilexiste encore une vingtaine d'autres témoignages plus tardifs affirmant queMatthieu avait écrit son Évangile en hébreu. Résumons _ Les témoignages de nombreux Pères delEglise primitive. Deux documents authentiques : _ Le papyrusdOxford ( trois petits fragments de papyrus écrits recto-verso, identifiant unpassage de Matthieu). _Unfragment de rouleau de Qumrân (identifiant un passage de Marc). Datésscientifiquement autour des années 50. Prouvèrent que Claude Trésmontant avaitraison. Or celui-ci écrit :« C'est à cause de cela que nous pouvons, en cette fin du XX° siècle,démontrer que nos quatre Evangiles grecs sont de part en part, de bout en bout,des traductions faites à partir de documents écrits hébreux antérieurs. » Ce qui voudrait dire que cet Evangile enhébreux serait encore plus antérieur aux années 50 : « Lesdocuments hébreux originaux sont des notes prises au jour le jour et donccontemporaines du Rabbi. » On peut imaginer les nombreux témoinsoculaires (pensez à ces 500 disciples qui virent Jésus-Christ ressuscité aucours de ce qui devait être une grandiose réunion) qui ont pu le lire etlapprouver, tout comme les suivants traduits en grec. Ce qui veut dire quil ne pouvait pas yavoir de la part des apôtres, des Evangélistes, falsification, invention,affabulation
Les Evangiles étaient, pour ainsi dire, unjournal écrit jour après jour ; ils ne se sont pas constituésprogressivement pour les besoins de la cause à la fin du premier siècle et aucours du second.
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