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Auteur Victor OJEDA | Bloguez.com

 HINDOUISME/Candide et l'Hindouisme

19/6/2008
Auteur Victor OJEDA-MARI - Livre: Candide et l'Hindouisme


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Présentation

Beaucoup dechrétiens tour à tour :

_ Perdent la foi.

_ Se tournent vers lebouddhiste ou hindouisme ; ouencore vers les religions et philosophies d’orient occidentalisées.

_ Se créent leur proprecocktail en mélangeant savamment selon leurs besoins : christianisme,bouddhisme, réincarnation, résurrection, spiritisme, etc.

Tout cela parce que la plupart des confessions chrétiennes nedonnent pas la bonne réponse concernant les questions clé de la vie :

_ D’oùvenons-nous ?

_ Quel est le but denotre vie sur la terre ?

_ Où allons-nous après lamort ?

_ Pourquoi Dieu permet-ill’injustice, les malheurs, la souffrance, la guerre, etc.

_ Quelle est l’origine dela vie ? Pourquoi la mort ?

Les religions d’orientrépondent apparemment d’une manière logique à ces questions. Cependant, est-ce,parce qu’un concept est logique qu’il est un fait et exprime laVérité ? Quand on se plonge dansl’étude de l’hindouisme tout paraît évident au début ; pourtant quand onl’approfondit, on finit par se trouver dans une impasse avec le néant toutautour.

L’auteur dans un dialogue, honnête, sincère, simple etvivant de Maître à élève, traite dans ce livre de l’Hindouisme et va jusqu’àses entrailles. Il démontre que si cette religion comporte de belles théorieset vérités, elles est engluée de concepts d’hommes qui se contredisent etfinalement ne répondent pas aux questions essentielles de l’existence.

Il nous tourne vers Jésus et ses sublimesparoles : « En vérité, en vérité je vous le dis… Je suis le chemin,la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. »

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EXTRAIT 1

LE PREMIER JOUR :

La vérité

D’Où venons-nous ?

Quel est notre but sur cette terre ?

Où allons-nous après la mort ?

******

Candide se rend chez le maître. Ilsonne à la porte. Un servant lui ouvre et après lui avoir demandé l’objet de savisite, le prie de le suivre. Les deux hommes entrent dans une grande pièce. Aucentre un homme est assis en tailleur. L’endroit où il se tient est surélevépar rapport à celui où demeurent Candide et son accompagnant. Le Maître esthabillé d’une ample tunique blanche. De longs cheveux blancs et gris, unelongue, barbe encadrent son visage émacié. Son air calme, serein, imposant,amical, bienveillant impressionne Candide. Le serviteur lui dit :

_ Voici le Maître.

Puiss’adressant au Maître :

_ Maître cet homme désire teparler.

LeMaître sourit à Candide et l’invite à s’asseoir à ses pieds.

LE MAÎTRE : Comment t’appelles-tu ?

CANDIDE : Candide, Maître.

LE MAÎTRE : Que veux-tu de moi ?

CANDIDE : Maître, être enseigné et devenir ton disciple !

LE MAÎTRE : Que veux-tu savoir ?

CANDIDE : D'où nous venons ? Quel est notre but sur cette terre ?Où allons-nous après la mort ? Connaître la Vérité de toutes choses.

LE MAÎTRE : Tu désires savoir l’essentiel de la vie. Mais dis-moi dans quelbut désires-tu connaître ces choses ?

CANDIDE : Pour les vivre et les partager !

La Vérité

LE MAÎTRE : Ta réponse est droite et tu es bien disposé à recevoir. Alors,ouvre les oreilles de ton esprit ! Vois un bel arbre en pleineforêt ; Examine ses feuilles innombrables. L’arbre est une vérité sur unechose bien déterminée et chaque feuille est une expression de cette vérité.Maintenant vois la forêt, chaque arbre est une vérité dans un domaine bienparticulier et chacune des feuilles de chaque arbre une manifestation de cettevérité. Tu es, je suis, chaque être vivant est l’expression d’une vérité. Il enest de même des choses visibles comme des choses invisibles. Maintenant parle, dissimplement les pensées de ton esprit.

CANDIDE : Maître, je crois comprendre ; ce que tu dis est profond.Mais je suis découragé. Si chaque arbre de la forêt est une vérité dans undomaine et si chaque feuille d’un arbre est une expression de cette vérité dansce domaine, comment pourrais-je avoir la connaissance de chaque feuille del’arbre, puis de chaque arbre de la forêt, puis de toute la forêt ? Mêmesi je dois vivre mille ans je n’y arriverais pas. Ensuite, tu me parles devérités alors que moi je parle de la Vérité de toutes choses car pour moi iln’y a qu’une Vérité ou alors une vérité pour chaque domaine et chaque véritédans chaque domaine étant en accord parfait avec la Vérité.

LE MAÎTRE : La vérité est une et à la fois multiple. Quand on se situe auniveau des arbres et des feuilles, elle est multiple. Quand on se situe auniveau de la forêt elle une. Mais chaque feuille, avec ses nuances, nous permetde mieux connaître l’arbre. Chaque arbre nous permet de mieux connaître laforêt. Si tu parvenais à connaître une forêt au cours de ta vie, tu en auraisd’autres à connaître encore. La vérité, telle que tu l’exprimes, n’est pas dece monde de la multiplicité, mais uniquement dans l'Un.

CANDIDE : Maître, pardonne mon ignorance. Qui est l'Un ?

LE MAÎTRE : L'Un détient de nombreux noms en fonction des religions, descroyances et des philosophies des hommes. L'Un c’est L’Être Suprême, Dieu, leBrahman, l’Éternel, Jéhovah, il a plusieurs noms, mais quel que soit le nomqu’on lui donne il s’agit du même Être, de la même Chose.

CANDIDE : Ce que tu m’enseignes est étrange ! Enseigne- moi sur Lui.

D’oùvenons-nous ?

LE MAÎTRE : Ta première question est d’où venons-nous ? Nous venons etnous procédons de l'Un. Nous sommes une expression, une représentation del'Un ; une étincelle, un germe, une infime partie de Lui. L'Un s’exprime àtravers toutes les créations que tu vois dans le ciel, la terre et lesocéans ; à travers tout ce que tu vois et tout ce que tu ne vois pas.Sache que ce que tu ne vois pas est plus réel que ce que tu vois car essence del'Un qui fait vivre toute chose.

CANDIDE : Maître tu dis que tout ce qui existe est une de ses émanations.Qui est-il ? Quel est son but pour nous ?

LE MAÎTRE : Le langage humain n’a pas de mots pour exprimer l'Un. Tout ce queje te dirais est trop pauvre pour t’en donner une idée. Tu dois trouver en toiles mots et les sentiments qui Le feront résonner en toi. Dieu est pureexistence, intelligence, béatitude, pensée, joie ; pur amour, bonheur,souffle créateur. L'Un est sans limites et cependant il peut loger dans toncœur. L'Un est unique ; tout ce qui est, tout ce qui n’est pas. Comme onne peut définir, ni décrire Dieu, lui l’Indescriptible, l’Inconnaissable, ilest CELA : Ce CELA que je suis,que tu es, que toute chose est.

CANDIDE : Maître pardonne-moi, c’est si abstrait, si difficile àcomprendre !…

LE MAÎTRE : Tu dois étudier, méditer, pratiquer tout ce qui est juste et bonet alors tu recevras l’illumination ou vérité qui correspondra à l’expressionpersonnelle de l'Un en toi.

CANDIDE : Tu veux dire que ma vérité peut être différente de latienne ?

LE MAÎTRE : Elle aura une expression différente, mais rejoindra la Vérité del'Un. S’il en est ainsi, tu apporteras ta feuille à l’arbre de la Vérité, de laSagesse et de la Connaissance...

Quel estnotre but sur cette terre ?

LE MAÎTRE : Tu me demandais quelest notre but sur cette terre et bien, un des premiers buts est de connaîtrel’expression de la Vérité de l'Un en nous et de l’exprimer. Ensuite d’aider lesautres à exprimer la leur. Je recherche mon union avec l'Un et je fais de mêmepour mon prochain. Je peux t’enseigner mon chemin ; mais je préfèret’aider à découvrir le tien car le mien n’est pas forcément le tien.

CANDIDE : Maître, tu recherches l’expression de l'Un en toi qui est sonunion avec Lui !… Quel est le chemin ?

LE MAÎTRE : Vois une source tout au sommet d’une montagne. Elle perce,creuse, la terre et la roche inlassablement années après années. Elle devient,ruisseau, puis rivière, puis fleuve ; contourne les flancs des montagnes,traverse les vallées et les plaines. Elle fait cela dans un seul but :rejoindre et se fondre dans l’océan ; devenir lui. Apprends de lasource ; de sa persévérance à rejoindre l’océan ; mais surtout de sacompassion car en traversant les plaines et les vallées elle abreuve lesanimaux, donne vie aux cultures et aux plantes. Elle va vers son but paisiblesans compter le temps mais déterminée, calme et sereine. Toi fais de même. Telssont le secret et le but de la vie. Comprends-tu cela ?

CANDIDE : Maître, je crois que oui ! Si je comprends bien cela veutdire que notre but est de Le rejoindre et nous confondre en Lui, pour être purejoie, béatitude, intelligence, pensée.

LE MAÎTRE : Oui, tu as compris !

CANDIDE : Permets-moi de résumer ton enseignement. Tu m’as appris que lavérité est une et à la fois multiple ; chaque être, chaque chose est uneexpression d’une vérité. Si nous sommes justes en pensées, en paroles et enactes nous pouvons trouver l’expression de notre vérité et contribuer ainsi àla connaissance de la Vérité. Les feuilles, l’arbre et la forêt sont lessymboles de ton enseignement concernant toute vérité dans son domainerespectif. Tu m’as appris que nous provenons tous de Dieu ou de l’Un ou encoredu Brahman : Nous en sommes une expression, une ramification ; toutce que nous voyons et ne voyons pas est une manifestation de Lui. Notre but estde retourner à Lui, d’être confondu en Lui, de redevenir Lui.

Tuas répondu, à ma première question : D’où nous venons ?

Tuas aussi répondu à ma deuxième question : Quel est notre but sur cetteterre ? L’image de la source qui rejoint l’océan est l’image de tonenseignement. Je te remercie de tes réponses et je te suis reconnaissant pource savoir que tu me transmets. Maître, je vais méditer et suivre tesinstructions pour approfondir tes précieux enseignements. Veux-tu répondre à matroisième question : Que devenons-nous après la mort ?

Oùallons-nous après la mort ?

LE MAÎTRE : Tu as bien résumé. Que devenons-nous après la mort ? Je vaiste répondre. Voici, nous sommes composés d’une âme pour parler comme lesOccidentaux, ou de l’atman pour parler comme les Orientaux et d’un corps. Ilexiste d’autres noms en fonctions des religions ou des philosophies pourdésigner cette partie non visible de l’homme. Mais peu importe car tousdésignent la même chose. Le corps est la partie matérielle et visible ;l’âme la partie immatérielle et invisible. Pourtant la partie réelle est l’âmeet la partie irréelle le corps. Lorsqu’on meurt, le corps se décompose etretourne à la terre pour redevenir poussière. Par contre, l’âme partieintégrante de l'Un en nous, retourne dans un endroit pour récolter le fruit deses bons et mauvais actes.

Religionset philosophies appellent ces endroits : paradis, enfers. On leur donneencore d’autres noms et les gourous les décrivent selon leur illumination. Maispour moi peu importe, je te dis simplement que c’est un endroit où notreétincelle divine passe un certain temps à faire le point et à se prépare à unerenaissance dans un nouveau corps. Dans cette nouvelle vie, nous naissons avecl’acquis de nos vies antérieures, composé de nos bonnes et mauvaisesactions ; car ce que nous semons tôt ou tard nous le récoltons. Lorsquenous mourrons, l’âme jette son corps comme on jette un vieux vêtement. Quandnous naissons, nous revêtons notre âme de ce nouvel habit et repartons pour unenouvelle vie, chargés de notre karma qui est notre bagage éternel, fruitde nos naissances et renaissances. La vie est semblable à une grande roue quitourne sur elle-même. Elle n’a ni début, ni fin. Nous naissons, vivons,souffrons, mourons pour renaître et recommencer. Cette roue tourne sans cesse.Elle comptabilise le bien et le mal et tient à jour le solde. Ce tourbillonperpétuel entraîne tous les hommes dans son inexorable rotation, qu’on appelleSamsara. Il y a la roue du karma universel, du karma des nations, du karmapersonnel et d’autres certainement. Pour retourner à l'Un nous devons briser laroue du karma, nous délivrer du fardeau de l’existence qui n’est quesouffrance. Par compassion nous devons aider quiconque à briser sa roue. Enfaisant ainsi nous aidons à briser la roue du karma universel et améliorons lavie sur terre. Lorsque nous mourrons nous ne renaîtrons plus et serons absorbésdans le Grand Tout. Nous serons à la fois avec Lui et Lui, comme la source quienfin retrouve l'océan. Voilà d’où nous venons, quel est notre but sur terre etoù nous allons lorsque nous mourrons. Voilà la doctrine de laréincarnation ; roue de la vie quitourne inlassablement obéissant aux lois du Karma ou loi de cause à effet.

CANDIDE : Maître, tu as répondu à mes questions. Je vais méditer. Dis-moi,d’où te vient ta grande sagesse ?

LE MAÎTRE : Je pratique les principes de ces maîtres hindous qui seretirèrent dans les forêts à la recherche de la sagesse et de la vérité. Leursenseignements que j’ai reçus de l’un d’eux correspondent à l’illumination queje recherchais. À partir de cette sagesse que j’ai affinée par mon expérience,j’aide celui qui veut accéder à son éveil. La tolérance et le respect de chaquecroyance doivent être de règle. Toute religion, toute philosophie rapprochecelui qui est droit et sincère à la source unique. Nous sommes tous différents,nous devons admettre qu’il pourrait y avoir autant de religions qued’individus. Vous dites bien que tous les chemins mènent à Rome ? De mêmetoute recherche sincère conduit à la connaissance de Dieu. C’est pourquoi, jedois rechercher ce qui me rapprochera au mieux de l'Un. Ce qui fera que cetteexistence sera la dernière parce qu’à ma mort, je ne renaîtrais plus et auraiatteint la libération.

Maintenant,c’est assez pour aujourd’hui ! Va et médite l’enseignement du premier jouret prépare-toi à celui du second.


***

EXTRAIT 2

CONCLUSION

Ce passage de la vie du Bouddha,pourrait servir de conclusion à l’Hindouisme :

« [1]Le Bouddhapassait une fois par une petite ville appelée Kesaputta, dans le royaume deKosala. Ses habitants étaient connus sous le nom de Kalama. Lorsqu’ilsapprirent que le Bouddha se trouvait chez eux, les Kalama lui rendirent visiteet lui dirent :

_ Seigneur, des solitaires etdes brahmanes qui passent par Kesaputta, exposent et exaltent leurs propresdoctrines, et ils condamnent et méprisent les doctrines des autres. Puisviennent d’autres solitaires et brahmanes qui eux aussi, à leur tour, exposentet exaltent leurs propres doctrines et ils condamnent et méprisent lesdoctrines des autres. Mais pour nous, Seigneur nous restons toujours dans ledoute et la perplexité quant à celui de ces vénérables solitaires et brahmanesqui a exprimé la vérité et quant à celui qui a menti.

Le Bouddha leur donna alors cetavis, unique dans l’histoire des religions :

_ Oui, Kalama, il est juste quevous soyez dans le doute et la perplexité, car le doute s’est élevé en unematière qui est douteuse. Maintenant, écoutez, Kalama, ne vous laissez pasguider par des rapports, par la tradition ou par ce que vous avez entendu dire.Ne vous laissez pas guider par l’autorité de textes religieux, ni par la simplelogique ou l’inférence, ni par les apparences, ni par le plaisir de spéculersur des opinions, ni par des vraisemblances possibles, ni par la pensée,« il est notre Maître ». Mais Kalama, lorsque vous savez parvous-même que certaines choses sont défavorables, fausses et mauvaises, alors,renoncez-y ... Et lorsque par vous-même vous savez que certaines choses sontfavorables et bonnes, acceptez-les et suivez-les. »

Le Bouddha dit aux bhikkhus (moine de l’ordre ou Sangha) qu’un disciple devrait même examiner le Tathâgata(Bouddha) lui-même, de manière qu’il (le disciple) pût être entièrementconvaincu de la valeur véritable du Maître qu’il suit. »

Lesreligions de l’Inde comportent de belles théories, de magnifiques conceptions,certainement des trésors de vérités mais englués dans des doctrines d’homme.Trop de questions, essentielles dans l’Hindouisme, restent sans réponses ;sans compter ses contradictions nombreuses sur les points de doctrines fondamentaux.Ces concepts approfondis tout comme pour les Kalama, nous laissent dans ledoute et la confusion. Le Bouddha nous renvoie à nous-même pour discerner levrai du faux et nous conseille d’éprouver non seulement les enseignements maiségalement le Maître qui les dispense. Merveilleux conseil ! Mais est-cesuffisant pour connaître la Vérité ; cette Vérité qui est laconnaissance des choses tellesqu’elles étaient, sont et seront ? Je ne le crois pas ! Cetterecherche de la Vérité absolue nous tourne vers Jésus et ses sublimesparoles :

Actes 4 :12

Il n’y a de salut en aucunautre ; car il n'y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmiles hommes, par lequel nous devions être sauvés.

Jean 11 :25

Jésus lui dit : Je suisla résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il seraitmort…

Jean 3 :16

Car Dieu a tant aimé le mondequ’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périssepoint, mais qu'il ait la vie éternelle.

Jean 5 :26

Car, comme le Père a la vieen lui-même, ainsi il a donné au Fils d'avoir la vie en lui-même.

Jean 6 :47

En vérité, en vérité, je vous ledis, celui qui croit en moi a la vie éternelle.

Jean 17 :3

Or, la vie éternelle, c’est qu’ilste connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé,Jésus-Christ.

Jean 8:32

Vous connaîtrez la vérité, et lavérité vous affranchira.

Jean 14 :6

Jésus lui dit : Je suis le chemin, la vérité, et lavie. Nul ne vient au Père que par moi.

Dans leNouveau Testament, Jésus prononce une centaine de fois son impressionnanteformule : « Je vous le dis en vérité … » ou « En vérité,en vérité je vous le dis… » Cela à ma connaissance, aucun Maître n’a oséle dire. Pourquoi ? Parce que Jésus est le seul qui ait parlé avecl’autorité divine venant du Père :

Matthieu7 : 28 à 29

Aprèsque Jésus eut achevé ces discours, la foule fut frappée de sa doctrine ; Car ilenseignait comme ayant autorité, et non pas comme leurs scribes.

C’est pourquoi, j’ai le témoignage[2]que tout maître spirituel, peut élever l’homme dans sa condition humaine etl’aider à atteindre des hauts sommets ; Mais seul le Christ, après avoir grandil’homme dans son humanité, peut grâce à son sacrifice expiatoire, l’élever à ladivinité car littéralement, « Jésus-Christ est le Dieu qui s’est faitHomme pour que les hommes puissent devenir des dieux ».

1 Jean 3:2

Bien-aimés,nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n'a pas encoreété manifesté; mais nous savons que, lorsque cela sera manifesté, nous seronssemblables à lui, parce que nous le verrons tel qu'il est.


 

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[1] L'enseignement du Bouddha par Wapola Rahula

[2] Voir del’auteur « Jésus-Christ, le Dieu qui s’est fait homme… »



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 BOUDDHA/Candide et le Bouddhisme

19/6/2008
Auteur Victor OJEDA-MARI // Livre: Candide et le Bouddhisme

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PRESENTATION

 

QUELQUESPOINTS TRAITES

1_Le Bouddhisme ne peut se prévaloir que de la parole de Siddhattha Gotama pourdire qu’il atteignit l’Eveil et devint le Bouddha : C’est un acte de foi.

2_Si le Bouddha découvrit la Vérité, toutes les autres religions sont dansl’erreur.

3_Fondamentalement le Bouddha ne remit pas en cause la conception de laréincarnation, ni celle du Karma. Il n’en est donc pas le novateur.

4_ Vu simplement,logiquement, avec réalisme, il coule de source que les 4 Nobles Véritésn’apportent rien de nouveau. Sujettes à caution, elles ne sont que conceptionset hypothèses philosophiques.

5_ L’être selon le Bouddhisme est une conception théorique qui ne reposesur aucune expérience réelle ni révélation divine.

6_ La Loi de ProductionConditionnée ne tient pas la route ; elle est absurde, pur concept humain,contradictoire, réfutées par la vie de tous les jours. Elle n’a de loi que lenom.

…

+ 8autres points supplémentaires sur la loi d’impermanence, méthode analytique,re-naissance bouddhique, Nirvana, Dalaï-Lama, Types de Bouddhisme, bodhisattva, Tulkus

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EXTRAIT

 

Philosophie ou religion,religion et philosophie ; anti-religion ; athéisme pourvu d’unparadis vide ; culte du Néant, … ? Aujourd’hui en Occident, le bouddhismeattire beaucoup de monde. Pourquoi ? Voici quelques réponses parmid’autres :

_ Recherche spirituelleinnée chez l’homme ; « soif » non étanchée pour beaucoup de raisons dans le christianisme.

_ La société de consommation ne mène pas aubonheur mais à un manque de plus en plus douloureux et profond.

_ Charisme du Dalaï-Lama.

Ce chef religieux et politique, au fil des années, est devenu une personnalité de renomméemondiale ; une véritable « star » :

_ Savants croyants ounon l’invitent à leurs colloques.

_ Il détient le prix Nobelde la paix de 1989.

_ Il représente legouvernement en exil du Tibet ; Peuple martyr soumis à l’ingérencechinoise.

_ Il a écrit denombreux livres ; participé à d’autres ne serait-ce qu’en les préfaçant.

_ Il donne d’innombrablesconférences qui constituent chaque fois un événement.

_Il prône un dialogue amical, constructif toutes religions confondues.

_ Il inaugure ou visitedes temples tibétains dans tous les pays du monde.

_ Il s’affiche en championde l’universalisme, de la tolérance, de l’humanisme, du pacifisme.

_ Il porte un titreprestigieux : « Votre Sainteté… »

_ Etc.

Ce texte écrit en 1925, par les grands surréalistes :Breton, Aragon, Artaud, Eluard, Desnos et autres…, pourrait exprimer leressenti de milliers d’occidentaux fidèles ou sympathisants à son égard :

«[1] Nous sommestes très fidèles serviteurs, ô Grand Lama, donne-nous tes lumières, dans unlangage que nos esprits contaminés d’Européens puissent comprendre, et aumoins, change-nous notre Esprit, fais-nous un esprit tout tourné vers ces cimesparfaites où l’Esprit de l’Homme ne souffre plus.

Fais-nous un Esprit sans habitudes, unesprit gelé véritablement dans l’Esprit, ou un Esprit avec des habitudes pluspures, les tiennes, si elles sont bonnes pour la liberté.

Nous sommes environnés de papes rugueux, delittérateurs, de critiques, de chiens, notre Esprit est parmi les chiens, quipensent immédiatement avec la terre, qui pensent indécrottablement dans leprésent.

Enseigne-nous, Lama, la lévitationmatérielle des corps et comment nous pourrions n’être plus tenus par la terre.

Car tu sais bien à quelle libérationtransparente des âmes, à quelle liberté de l’Esprit, ô Pape acceptable, ô Papeen esprit véritable, nous faisons allusion.

C’est avec l’œil du dedans que je teregarde, ô Pape, au sommet du dedans. C’est du dedans que je te ressemble, moi,poussée, idée, lèvre, lévitation, rêve, cri, renonciation à l’idée, suspenduentre toutes les formes et n’espérant que le vent. »

Cet éloge vieux de 80 ans,montre en partie l’échec de notre société matérialiste, basée sur tout ce quiest « extérieur » par le besoin d’un retour à« l’intérieur » : « C’est du dedans que je teressemble. »

Qui dit bouddhisme, ditcompassion, non-violence. J’aime beaucoup cette histoire… On posa la questionsuivante, à un lama récemment libéré après un internement de plusieurs annéesdans un camp chinois :

_ Vous avez dû avoir très peur durant ces longues années ?

Le lama répondit :

_ Oui, très peur ;peur de les haïr !

Quelle merveilleuse réponseet combien elle nous interpelle, toutes religions et philosophies confondues.

Il n’en fut pas toujoursainsi. Lorsque au XIX ième siècle, l’Europe découvrit le Bouddhisme, ce futavec stupeur et effroi, comme s’il s’agissait d’une « peste jaune ».

Comment était-il possiblequ’une religion ou philosophie millénaire, regroupant une population deplusieurs centaines de millions d’âmes, puisse poursuivre pour butl’anéantissement de l’être dans un paradis vide appelé Nirvana ? Aussi, durant cette époque, on considéra le Bouddhisme comme le « Culte dunéant », « l'Eglise du nihilisme » et Bouddha comme le« Grand Christ du vide ».

Comment expliquer un teldécalage entre le XIX ième siècle et notre époque ? Textes traduitshâtivement et mal interprétés ? C’est fort possible !

De plus, il faut rappeler quel’Europe découvrait en même temps le brahmanisme qui déclare toute substanceissue de Dieu donc éternelle et Dieu présent jusqu’au cœur du moindre atome.

Le bouddhisme prêche aucontraire l’impermanence de tout être et de toutes choses et paradoxalement unparadis sans Dieu ni âme.

Il faut reconnaître lacomplexité du Bouddhisme, répertorié dans trois branches principales :

_ Le Théravada.

_ Le Mahayana.

_ Le Vajrayana.

Chacune se divise à son touren une multitude d’écoles, de traditions présentant des facettes différentes.Bien que gardant un tronc commun, ces « types » de bouddhismes,restent diversifiés et souvent contradictoires.

Le moins qu’on puisse dire,c’est que dans les méandres de leurs complexités, il est difficile de s’yretrouver. D’autant plus que, la métaphysique bouddhiste atteint souvent leslimites de l’impensable et de l’inutile ce qui est contraire à l’éthique de sonsuprême fondateur. Les « professionnels »se spécialisent dans tel ou tel bouddhisme, comme les médecins, en cardiologie,stomatologie, …

Un cardiologue ne soignerapas un patient malade de l’estomac, mais l’enverra à son confrère stomatologue.

Un maître ou« spécialiste » théravada ne répondra pas à une question relevant dubouddhisme mahayana ou alors, il se montrera très prudent reconnaissanthonnêtement qu’il n’est pas un « expert » de ce bouddhisme.

Quelquefois et cela arriveaussi, il se montrera très critique vis-à-vis du bouddhisme concerné dont il nepartage pas les points de vue différents.

Aujourd’hui on loue particulièrement la compassion, la douceur,la sérénité, la sagesse du bouddhiste et certains son pragmatisme ;pourtant quand on approfondit sa « religion humaniste » un tant soitpeu, la déclaration d’Ernest Renan reste vraie :

[2] « C’est un fait unique dans l’histoire de l’esprit humain. Etrange par sadestinée, le bouddhisme l’est plus encore par sa philosophie, son enseignement,la légende de son fondateur, le style bizarre de ses livres sacrés. Joignantles abus de la scolastique la plus abstraite aux rêves de l’imagination la plusfolle, cette religion, d’abord sans dieu et presque sans culte, aboutit auxextravagances d’une mythologie effrénée.

Lareligion qui fut la plus philosophique à son commencement, et, ou certainesécoles modernes affectent de trouver le dernier mot de la sagesse, est devenuele plus grossier des cultes populaires… »

Alors où se situe lavérité ?… « Le justemilieu » ; fondement même du bouddhisme ; où celui-ci se tientcomme sur le fil du rasoir tout comme le funambule sous le vide ? !

J’étais athée. Trouver lasolution aux trois questions clef de la vie : D’où venons-nous ? Quelest notre but sur cette terre ? Où allons-nous après la mort ?m’amena à croire. Né dans un milieuanticlérical, je me refusais de rechercher ces réponses dans l’Eglisecatholique qui pour moi représentait toute la chrétienté.

Par conséquent, naturellement je fus amenéà sonder les religions d’Orient. Je commençais par l’hindouisme quim’enthousiasma au début.

La réincarnation répondait logiquement àtoutes les questions possibles et imaginables. [3]Maisau fur et à mesure que j’approfondissais l’étude du brahmanisme, jedésenchantais : beaucoup de doctrines étaient illogiques, contradictoires et à lafin n’aboutissaient à rien.

Alors, pensant trouver lescompléments de réponses, je me tournais vers le bouddhisme ... Et c’est là lebut de ce livre, montrer sincèrement et honnêtement ce que j’en ai compris.

Tout comme dans le livreprécédent : « Candide et l’Hindouisme » ; j’ai choisi undialogue de maître à élève pour rendre le sujet plus vivant. Je ne pouvais pasdisposer d’un Lama pour lui poser les questions et inscrire ses réponses.Aussi, ai-je étudié parmi d’autres, principalement deux livres : Lepremier, « L’enseignement du Bouddha » de WalpolaRahula » ; le second : « La force du Bouddhisme » deJean-Claude Carrière et du Dalaï-Lama.

Le premier : Parce que le Révérend Walpola Rahula est uneréférence en matière de Bouddhisme Theravada.

Le second :

_ Parce que, je n’ai trouvé aucun livre ou le Dalaï-Lama, s’exprimeavec autant de simplicité et sur autant de sujets.

_ Parce que le bouddhisme aujourd’hui s’incarne à travers ce personnagehors du commun.

_ Parce que personne mieux que lui pouvait nous parler du Bouddhisme,bien qu’il prône un Bouddhisme parmi tant d’autres : le Vajrayana ouLamaïsme.

Ces deux livres montrent lesdeux extrémités du Bouddhisme avec ses différences et ses contradictions maisaussi avec ce qui fait son unité.

Le livre « Candide et leBouddhisme » est construit :

_ A partir de citations des auteurs lorsque je considérais qu’il étaitimportant de respecter, à la virgule près leurs paroles.

_ A partir de dialoguesimaginés, honnêtes et sincères quant à « l’esprit » des doctrines bouddhiques du Théravada, Mahayanaet Vajrayana.

Tout le monde sait combien, par des subterfuges subtils, il estfacile de faire dire à quiconque, ce qu’il n’a jamais dit et même le contrairede ce qu’il a dit.

Je pense honnêtement avoir inséré dans les dialogues de Candideet du Lama, les paroles du Dalaï-Lama, du Révérend Walpola Rahula, ainsi quecelles d’autres Maîtres et auteurs, dans un contexte propre à respecter leurpensée dans ce qu’ils voulaient exprimer.

Si tel n’est pas le cas,qu’on me le montre et je serais toujours prêt à le reconnaître et à m’enexcuser.



[1] La force dubouddhisme: Sa Sainteté le Dalaï-Lama et Jean-Claude Carrière p 98

[2] Le culte dunéant de Roger-Pol Droit Page 174

[3] Voir du mêmeauteur « Candide et l’Hindouisme »

Tags : victor ojeda bouddhisme inde religion hindouisme

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 AUTEUR/La Semaine Sainte

19/6/2008

Auteur Victor OJEDA-MARI - Livre : La Semaine Sainte


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PRESENTATION

Lors d’uneancienne émission télévisée d’ « Apostrophe » qui réunissait desphilosophes, des hommes d’Eglises, des écrivains, Bernard Pivot demanda (Si cen’est pas du mot-à-mot, c’est dans l’esprit) :

_Pourquoi fait-on tellement cas de la mortet des souffrances du Christ sur la croix, alors que tant d’autres ont subi lesmêmes souffrances et tellement d’autres des souffrances encore plus terribles?

Aucun invité ne put répondre clairement à sa question. Un prêtrerépondit évasivement que cela faisait partie « des mystères de laPassion ».

Oui ! la question est là et ellemérite, exige même une réponse précise ! Qu’est-ce qui fait que pour Jésus cefut différent ? Oui, infiniment, éternellement différent ? Qu’est-ce qui faitque ses souffrances et sa mort sont uniques, particulièrement terribles etleurs répercussions incalculables ? Comment cet homme que l’on décrit être à lafois homme et Dieu en mourant sur la croix, insulté par un peuple, prit sur luiles péchés de tous les hommes devenant notre Sauveur et notre Rédempteur ? Que signifie vraiment prendre les péchés detous les hommes ? Est-ce concevable ? Est-ce possible ? Est-ce nécessaire? Que signifie devenir le Sauveur et le Rédempteur de l’humanité ? Dans quel but ?

On peut se poser tellement d’autresquestions et on doit se les poser, pour comprendre le véritable sens deGethsémané et son but pour l’humanité. Jésus à Gethsémané ne se préoccupait pasde sa mort à venir ; ce qu’il s’apprêtait à subir fut tout autre chose et lemonde chrétien, à part l’Eglise de Jésus Christ des Saints des Derniers Jours,l’ignore…


EXTRAIT

Gethsémané

Avant de poursuivre, voyons ce que le monde Chrétien et l’Eglisecatholique appellent la « Passion » du Christ, à Gethsémané.

Dans le Catéchisme de l’Eglise Catholique, nous pouvonslire :

« La coupe de la Nouvelle Alliance que Jésus a anticipée àla Cène en s’offrant Lui-même, Il l’accepte ensuite des mains du Père dans sonagonie à Gethsémani en se faisant « obéissant jusqu’à lamort ». Jésus prie : « Mon Père, s’il est possible que cettecoupe passe loin de moi… » Il exprime ainsi l’horreur que représente lamort pour sa nature humaine. En effet celle-ci, comme la nôtre, estdestinée à la vie éternelle ; en plus, à la différence de la nôtre, elle estparfaitement exempte du péché qui cause la mort ; mais surtout elle estassumée par la personne divine du « Prince de la Vie », du« Vivant ». En acceptant dans sa volonté humaine que la volonté duPère soit faite, il accepte sa mort en tant que rédemptrice pour « porterLui-même nos fautes dans son corps sur le bois.

Daniel-Rops, dans le même sens mais d’une manière plus touchanteet moins « technique », écrit :

[1]«… Retourné à sa solitude, il répète sasupplication confiante : « Père, si ce calice ne peut passer sans queje le boive, que votre volonté s’accomplisse ! Et il était en agonie, au comblede l’angoisse. Sa prière se faisait de plus en plus pressante : une sueur luiperlait, comme des gouttes de sang, qui ruisselait jusqu’à terre. Un ange alorsvint du ciel, lui apparut et le fortifia. La sueur de sang, que seul rapportele médecin Luc, signale, en pleine lumière, le côté humain du Christ dans cetteheure de déréliction. Le phénomène physiologique de l’hématidrose a été observéparfois dans des cas d’extrême angoisse où la nature arrache à ses profondeursles manifestations les plus singulières, tel que le blanchiment instantané descheveux. Et c’est bien l’humanité de Jésus qui, en cette circonstance,nous touche d’abord au cœur. Cet homme que la mort cerne, qui la respire avecl’odeur de la nuit, qui l’écoute dans le grondement du torrent, il ne peutfaire que sa chair ne se trouble, ne se révolte : il a trente ans et il doitmourir !

Dans tout l’Evangile, pas même la scène de la Tentation,n’atteint à cette profondeur dans la vérité psychologique : ce cœur troublé,cette conscience si livrée au vertige qu’elle en vient à implorer de Dieu unmiracle qui démentirait toute son action, nous ne les reconnaissons que tropbien. Si Jésus n’avait pas existé, si toute son histoire n’était que lerésultat d’un travail hagiographique, les narrateurs eussent-ils inventé cetépisode où il apparaît si misérable ?… Le vrai sens de la scène, le plusprofond, ce n’est pas d’être un témoignage de détresse, c’est d’êtrel’affirmation d’un consentement décisif. Torturé d’angoisse, prostré devant lamort, Jésus n’en répète pas moins, dans une sorte de bégaiement sublime !« Pas ce que je veux, Père, mais ce que tu veux. » L’union du Fils etdu Père est ici parfaitement visible. Une seule volonté, un seul plan.

Quand Celse, le polémiste antichrétien du second siècle,ricanera que c’est un Dieu bien étrange que celui qui gémit et se lamente aulieu de manifester sa force par un miracle sur ces ennemis, il avoue toutbonnement qu’il n’a rien compris au christianisme… »

Quand Daniel-Rops écrit que « Jésus apparaît si misérable! », cela me révolte et me fait mal car au contraire c’est là qu’Il est leplus divin et s’apprête à devenir véritablement le Christ.

À part ces quelques phrases que j’ai soulignées, tout ce qui estdit par l’Eglise catholique et par Daniel-Rops est vrai dans une mesure, sinégligeable qu’il faut aller bien plus loin, jusqu’à l’infini pour comprendreGethsémané et le sacrifice expiatoire de Jésus dans ce Jardin qui fut laréponse à celui d’Eden.

Dans le premier Eve et Adam accomplirent la chute afin quel’homme fût et le libre-arbitre s’exprimât permettant aux hommes de connaîtrele bien et le mal afin de devenir semblables aux dieux. Cependant comme nousavons tous péché, nous étions tous condamnés à être exclus de la présence duPère.

Dans le second Jésus accomplit la Rédemption de tous les hommeset souffrit tous nos péchés pour nous permettre de retourner au Père carrien d’impur ne peut demeurer en sa présence. Oui, Jésus dans sa nature humaineet divine souffrit les affres de la mort qui approchait à grands pas ! Oui,lui, le seul homme sans péché, s’offrait en victime volontaire pour les péchésde tous les hommes !

Mais combien d’hommes à travers le monde ont senti l’odeur de lamort rôder autour d’eux avant qu’elle les saisisse et les emporte dansd’horribles souffrances ? Combien, coupables de crimes, l’ont respiré,pendant de longs mois, voire des années dans les fameux et terribles couloirsde la mort, avant d’être emportés ? Combien ont vécu ce moment terrible oùl’on met la tête du condamné sous le gibet ; le nœud coulant autour de soncou, les arcs d’airain autour des poignets et des chevilles alors que tout leurêtre gémit de peur et de désespoir ? Même des innocents condamnés injustement ont connu ces terriblesmoments.

Parce que, malheureusement les hommes peuvent être tellementraffinés dans la cruauté, beaucoup ont connu depuis Adam jusqu’à nos jours destortures encore plus odieuses que des clous enfoncés dans les mains et lespieds pour être ensuite mis en croix.

Au Jardin de Gethsémané, le Père lui envoya des cieux un angepour le fortifier. Combien d’hommes, de femmes, d’enfants ont agonisé sousd’atroces souffrances à cause d’autres hommes ! Le Père leur a-t-il envoyé unange pour les fortifier ? Alors pourquoi Jésus et pas eux ? Jésus priait le Père que cette coupe, sic’était possible lui soit retirée, alors que tant de chrétiens à Rome, allaienten chantant se laisser dévorer dans les arènes par des bêtes féroces sous lesapplaudissements et les vociférations d’un public dégénéré.

Combien en temps de guerres, devant le peloton d’exécution,demandèrent héroïquement que le bandeau leur soit retiré afin de fixer la morten face et tombaient fauchés sous les balles en criant : Vive laliberté ! À bas la tyrannie ! Ces martyres étaient-ils plus courageux queJésus qui priait avec angoisse que la mort lui soit épargnée, lui qui est larésurrection et la vie ? Peut-on imaginer, une seule seconde pareille aberration?

Lors de l’ancienne émission téléviséed’ « Apostrophe » qui réunissait des philosophes, des hommesd’Eglises, des écrivains, Bernard Pivot demanda (Si ce n’est pas du mot-à-mot,c’est dans l’esprit) :

_Pourquoi fait-on tellement cas de la mort et des souffrances duChrist sur la croix, alors que tant d’autres ont subi les mêmes souffrances ettellement d’autres des souffrances encore plus terribles ?

Aucun invité ne putrépondre clairement à sa question. Un prêtre répondit évasivement que cela faisaitpartie « des mystères de la Passion ».

Oui ! la question est là et elle mérite, exige même uneréponse précise ! Qu’est-ce qui fait que pour Jésus ce fut différent ? Oui,infiniment, éternellement différent ? Qu’est-ce qui fait que ses souffrances etsa mort sont uniques, particulièrement terribles et leurs répercussionsincalculables ? Comment cet homme que l’on décrit être à la fois homme et Dieuen mourant sur la croix, insulté par un peuple, prit sur lui les péchés de tousles hommes devenant notre Sauveur et notre Rédempteur ? Que signifie vraiment prendre les péchés detous les hommes ? Est-ce concevable ? Est-ce possible ? Est-ce nécessaire? Que signifie devenir le Sauveur et le Rédempteur de l’humanité ? Dans quelbut ?

On peut se poser tellement d’autres questions et on doit se lesposer, pour comprendre le véritable sens de Gethsémané et son but pourl’humanité. Essayons d’approcher ce « mystère », qui est une Véritéque seul le Père et le Fils par le pouvoir du Saint-Esprit peuvent nousrévéler. Sachant ce qui s’est produit à Gethsémané, ne laissons pas comme lesapôtres, nos yeux s’appesantir de sommeil, veillons et prions pour que chaquefois que nous méditons Gethsémané, l’Esprit du Seigneur soit sur nous et nousaide à avoir chaque fois une plus grande compréhension du sacrifice expiatoire; sacrifice éternel et infini qu’aucun mortel ne peut comprendre même pas dansses premiers balbutiements ; car seul le Père et le Fils l’ayant subi chacun enleur temps, peuvent en témoigner.

Talmage dans son livre « Jésus le Christ » nous faitcomprendre clairement que Jésus à Gethsémané ne se préoccupait pas de sa mort àvenir ; ce qu’il s’apprêtait à subir fut tout autre chose et le monde chrétien,à part l’Eglise de Jésus Christ des Saints des Derniers Jours, l’ignore :

« [2]L’agonieque le Christ éprouva dans le jardin, l’esprit limité ne peut en sonder nil’intensité, ni la cause. La pensée qu’il ait souffert par crainte de la mortest insoutenable. Pour lui, la mort était préliminaire à la résurrection, auretour triomphal auprès du Père d’où il était venu et à un état de gloire quitranscendait même celui qu’il possédait précédemment ; en outre, il étaitdans son pouvoir de donner volontairement sa vie. »

Le soleil s’est couché depuis de nombreuses heures. Il estplus de minuit, de ce vendredi 3 avril 33, ou selon les Juifs del’époque : le 14 nisan, vers la dix-huitième heure. Après avoir reçu cesmerveilleux enseignements dans la chambre haute, ils chantent des cantiques,puis partent pour le mont des Oliviers. Ils franchissent la porte de la villequi lors de ces fêtes de Pâque reste toujours ouverte. Ils traversent letorrent du Cédron et arrivent dans une olivaie située sur le flanc du mont desOliviers.

Cet endroit s’appelle Gethsémané, ce nom signifie« pressoir à huile » ; là se trouve une machine faite d’une cuve oùse déversent en leur saison les olives et d’une presse munie d’une longue barrede bois qu’un bourricot attelé, fait tourner pendant la journée. Jésus rassembletout autour de lui les onze dans un cercle. Posant ses mains sur l’épaule desdeux immédiatement à sa droite et à sa gauche, il leur dit avec beaucoup detristesse :

_[3]Jeserai pour vous tous, cette nuit, une occasion de chute ; car il estécrit : Je frapperai le berger, et les brebis du troupeau serontdispersées.

Puis levantla tête vers le ciel, étendant ses bras vers eux, comme pour les éteindre tousà la fois, il ajoute :

_ Mais,après que je serais ressuscité, je vous précèderai en Galilée.

Il est tardet les apôtres sont épuisés, ils ne disent mot ; comprenant à peine, ilsn’osent plus le questionner. Jésus leur dit :

_Asseyez-vousici, pendant que je m'éloignerai pour prier.

Il sent une grande solitude le surprendre lui-même ; solitudesoudaine qui le fait frémir dans tout son être. Il regarde Pierre, Jacques etJean et désire qu’ils restent tout près de Lui pour le soutenir de leur foi, deleur amour et de leurs prières ; qu’ilsdeviennent également les témoins de ce qui va arriver, comme ils le furent lorsde la visite d’Elie et de Moïse sur la montagne de la Transfiguration où lePère du haut des cieux témoigna de son Fils : Celui-ci est mon Fils bien aimé,en qui je me complais !

Il prendavec lui Pierre et les deux fils de Zébédée, et il commence à éprouver de latristesse et des angoisses. Il leur ditalors :

_Mon âmeest triste jusqu'à la mort ; restez ici, et veillez avec moi.

Lui le Fils de Dieu, le plus grand de tous, Lui qui a toujourstout donné sans jamais rien retenir pour lui, en ce moment crucial, demandesimplement la compagnie amicale de ses trois principaux apôtres ; et Luiqui les enseignait si souvent à prier, il les supplie de prier pour lui et deveiller avec lui. Réconforté de les savoir tout près de lui, il s’éloigne unpeu d’eux. Puis, ayant fait quelques pas en avant, il se jette sur saface, et prie ainsi :

_Mon Père, s'il est possible, que cette coupe s'éloigne de moi !Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux.

Après cette prière, Jésus éprouve de nouveau le désir de puiserdes ressources en la compagnie de ceux dont il a si souvent dit : Vousêtes mes amis… Il va vers eux et il les trouve endormis. Il les regarde avecune profonde tendresse mêlée de tristesse, sur son beau et noble visage, sedessine un pâle sourire et se tournant vers Pierre, ses lèvres murmurent dansun doux reproche :

_Pierre, Pierre tu étais prêt à mourir pour moi, et tu n’as paspu veiller et prier avec moi une seule heure ! Oh ! Pierre,Pierre…

Alors se sentant très seul, ne résistant plus, il les réveilleet leur dit :

_Vousn'avez donc pu veiller une heure avec moi ! Veillez et priez, afin que vous netombiez pas dans la tentation ; l'esprit est bien disposé, mais la chair estfaible.

Les apôtres réveillés, sont honteux d’être surpris dans leursommeil alors qu’il leur avait demandé de veiller. Ils se frottent les yeux,les écarquillent, s’efforcent de les garder grand ouverts, bien décidés, cettefois, à prier et à veiller avec le Maître. Il s'éloigne une seconde fois, etprie ainsi :

_Mon Père,s'il n'est pas possible que cette coupe s'éloigne sans que je la boive, que tavolonté soit faite !

Jésus sait, que la volonté du Père, malgré toute la peine qu’iléprouve dans les cieux en voyant son Fils Bien-aimé souffrir, est qu’Il boive àla coupe amère préparée dès la fondation du monde, « Car Dieu a tantaimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui nepérisse point, mais qu'il ait la vie éternelle ».

Alors sachant que le moment est arrivé pour accomplir ce pourquoi il est venu au monde, il désire une dernière fois revoir ses amis etrecevoir d’eux des forces et peut être le dernier coup de pouce. Il revientvers eux et les trouve encore endormis ; car leurs yeux étaient appesantis.

Jésus cette fois-ci ne les réveille pas ; leur esprit étaitbien disposé, mais leur chair avait été faible. Combien cette phrase, réveilleen nous des souvenirs que nous voudrions oublier à jamais, car combienconstatons-nous que ces paroles de Jésus sont vraies pour chacun de nous, notreesprit est fort, mais combien notre chair est faible car nous faisons tellementsouvent ce que nous ne voulons pas et ne faisons pas ce que nous voulons.

Il les quitte, et, s'éloignant, il prie pour la troisième fois,répétant les mêmes paroles :

_ Si tuvoulais éloigner de moi cette coupe ! Toutefois, que ma volonté ne sefasse pas, mais la tienne.

Près de Kolob, au centre de tous les univers, dans un Jardin,tout seul avec sa peine, le Père observe de là-haut, son Fils sur la terre,dans ce Jardin de Gethsémané. Il souffre avec Lui et Il se souvient de ce quiest écrit dans les Registres des cieux, alors qu’Adam n’était pas encore devenuune âme vivante ; il se souvient du dialogue qu’il eut eu avec son Filsalors dans sa condition prémortelle :

« [4]Ilfit Adam à notre image et à notre ressemblance, et le laissa allongé pendantquarante jours et quarante nuits sans mettre en lui le souffle de vie. Etchaque jour il poussait des soupirs en le regardant et disait :

_Si je mets le souffle de vie en cet homme, il devra beaucoupsouffrir.

Et je dis à mon Père :

_Mets en lui le souffle de vie ; je serai son avocat.

Et mon Père me dit :

_Si je mets en lui le souffle de vie, mon Fils bien-aimé, tuseras obligé de descendre dans le monde et de souffrir beaucoup pour lui afinde le racheter et lui permettre de retrouver son premier état.

Et je dis à mon Père :

_Mets en lui le souffle de vie ; je serai son avocat, jedescendrai dans le monde et j’accomplirai ce que tu commandes. »

Notre Père en ce temps, avait conçu le Plan de Salut pour tousses enfants. Un de ses fils se proposa et fut élu pour être le Sauveur. Maisc’était un plan, en ce temps-là notre Père savait qu’en donnant le souffle devie à Adam, il ne pourrait plus revenir en arrière et que ce plan allaitdevenir une réalité, qui inexorablement se mettrait en marche.

Il savait que beaucoupde ses enfants souffriraient et que tous ne réussiraient pas à atteindre le butéternel, même s’ils seront sauvés dans des royaumes inférieurs. Il savait queson Fils unique, devra endurer les pires souffrances. Il savait combien cessouffrances sont intolérables car de chaque pore de sa peau suinteront desgrumeaux de sang. Il le savait mieux que personne, car Il connut un jour detelles souffrances, en tant que Sauveur et Rédempteur dans une autre terre etun autre Jardin.

Alors Lui Dieu, l’Être le plus grand qui soit, hésita et ilhésita pendant 40 jours en poussant des soupirs de douleur.

Mais le Fils lui dit encore :

_Mets en lui le souffle de vie ; je serai son avocat, jedescendrai dans le monde et j’accomplirai ce que tu commandes.

Alors, le Père, mit le souffle de vie en Adam et Adam devint uneâme vivante : l’Ancien des jours.

Aujourd’hui son Fils est arrivé au zénith de sa mission, ilsouffre et le Père sait ce qu’Il va souffrir encore. Elohim, ressent l’angoissede son Fils qui Lui rappelle tellement cette angoisse connue jadis.

Son Fils est seul et ses apôtres sont endormis ; Il n’a que lesoutien de l’Esprit et celui de la prière. Il doit accomplir seul ce pourquoiil est venu au monde.

Alors Dieu le Père, avant le terrible moment, lui envoi undernier soutien en appelant un ange ; soutien que Jésus sur terre en cemoment crucial n’a pu trouver, même auprès de ses apôtres biens-aimés.

Alors qu’ils dorment, ils ne se doutent pas que bientôt vas’accomplir le plus grand et merveilleux miracle de la Création ; la plusgrande preuve d’amour et de miséricorde du Père et du Fils.

L’ange se présente à Jésus et lui dit :

_Ô Seigneur ! Souviens-toi, qu’avant la fondation des mondes tufus préordonné pour être le Sauveur et Rédempteur. Ô Seigneur ! c’est pour cela que tu es dans ce Jardin, dont lenom signifie « pressoir à huile », c’est dans ce pressoir, là toutprès de toi que sont jetées les olives pour être pressées par la chargeécrasante des lourdes meules qui les broient afin que l’huile puisse en êtreexprimée.

Tu sais, que ce jardin, avec son pressoir à huile est unesimilitude de ce que tu dois subir ; toi aussi tu dois être « pressé », sous la charge des péchésdes hommes, de leurs souffrances tant spirituelles que physiques au point queton sang sera exprimé et coulera par chaque pore de ta peau.

Ô Seigneur ! Tu es au Jardin de Gethsémané qui est la réponse auJardin d’Eden. Dans le magnifique Jardin d’Eden, l’homme tomba et fut exclu dela présence de Dieu ; dans ce Jardin triste et désolé, tu peux le releverpar la Rédemption et lui permettre de retourner en sa présence.

Tu as ton libre-arbitre et tu peux à cette heure cruelle refuserce à quoi tu as été ordonné dans les cieux et si magnifiquement accomplijusqu’ici…

Mais Ô mon Seigneur ! Songe, je t’en supplie à tous les mondesque tu as créés, sous la direction du Père, qui sont aussi innombrable que lesable de la mer ; Songe à tous les habitants qui les peuplent et que tupeux sauver comme ceux de cette terre par ton sacrifice expiatoire.

Songe que si tu ne le fais pas, tous ces mondes retourneront auchaos originel d’où tu les as tirés ; que tous les habitants ne pouvantressusciter seront assujettis, au Diable qui règnera éternellement sur eux.

Jésus se redressa, leva la main droite au ciel en angle droit etdit :

_C’estassez ! Oui ! je vais boire à la coupe amère afin que tout soitaccompli !

L’ange remonta au ciel. Jésusresta seul à nouveau. Seul ! Le Cédron, sec toute l’année, au printempscharrie en abondance durant quelques semaines des eaux terreuses qui luivalurent ce nom qui signifie « noir » ou « sale ».

Après le départ de l’ange,seul le grondement des eaux tumultueuses du torrent se fait entendre dans lesilence de cette terrible et grandiose nuit.

Au Jardin d’Eden beau ettransfiguré, nos premiers parent ont transgressé ; au petit Jardin deGethsémané, triste et désolé, Jésus s’apprête à nous sauver.

Il s’appuie sur le tronc duvieil olivier, aux branches tordues et torturées par les siècles. Puis il semet à prier ; à prier de toutes ses forces, comme jamais il n’a prié.

Il jette son regard sur laterre et il la voit toute sans qu’une seule particule lui échappe ; pasmême un seul atome. Il lève les yeux au ciel et il le contemple dans sonimmensité infinie, le décelant entièrement dans ses moindres éléments. Il voittoutes les âmes qui ont été, sont et seront ; il nous voit tous un par un, ilse saisit de tous nos péchés, toutes nos souffrances, toutes nos maladies,toutes nos infirmités.

Il voit toute chose et ilsouffre toute chose ; tant spirituellement que physiquement dans son corpsmeurtri et son esprit torturé.

Son sang sous l’effet d’unedouleur incommensurable et indescriptible, comme les eaux du Cédron bouillonneet gronde dans ses veines, ses vaisseaux éclatent et de chaque pore de sa peausuinte des grumeaux de sang !

Alors que le monde dort, lesforces des ténèbres se déchaînent dans l’ombre de la nuit.

Le petit Jardin de Gethsémanétriste et désolé, devient soudainement le centre de toute les Créations :le témoin de l’acte le plus inconcevable, le plus miraculeux, le plusmiséricordieux ; le plus grand signe de contradiction accompli pourl’homme depuis le Commencement.

Au petit Jardin de Gethsémanétriste et désolé, son sol tremble jusqu’aux entrailles de la terre ; la terregémit comme la femme qui enfante. Arbres, herbe des champs, pierres et rochers,horrifiés, désemparés, crient leur peine et leur désespoir.

Au petit Jardin de Gethsémanétriste et désolé, le vent se lève, la tempête rugit, les arbres craquentsinistrement et leurs branches se tordent convulsivement, s’écrasant sur lesol.

Les feuilles dans destourbillons volent tout autour de Jésus et le touche comme pour le caresser etmanifester leur soutien.

Les rochers se fendent parleur milieu, les eaux du Cédron se font plus rugissantes.

Au petit Jardin de Gethsémanétriste et désolé, les oiseaux du ciel se cachent dans les cavités des rocherset voilent leur face.

Les animaux des champs seterrent dans leurs antres et se taisent remplis de stupeur.

Au petit Jardin de Gethsémané triste et désolé, les étoilestombent des cieux, comme les larmes coulent sur les joues d’une mère parce queson enfant souffre.

L’azur hurle sa peine par lestonnerres et les éclairs, comme le père, dans l’incapacité de sauver son enfantcrie son désespoir.

Au petit Jardin de Gethsémané tristeet désolé, la nature gémit à cause de son Dieu, qui l’avait jadis organisée etcommandée.

_Étanten agonie, il priait plus instamment, et sa sueur devint comme des grumeaux desang, qui tombaient à terre.

Alors, dans une colonne qui s’étend à l’infinie, nous défilonstous devant lui : les morts, les vivants, nous qui étions encore dans lescieux ; à chacun, il nous appelle par notre nom et nous dit :

_Cette goutte de sang, que tu vois tomber maintenant, c’est pourtes péchés, pour que tu n’aies pas à les souffrir, Souviens-toi !

Alors qu’Il s’adresse à chacun de nous, ses mains agrippent letronc et de douleur, ses ongles en arrachent l’écorce ; L’olivier alors setord de souffrance, depuis ses racines les plus profondes jusqu’à l’extrémitéde chaque feuille.

C’est douloureux pour ce vieil arbre et en même temps doux etbienfaisant comme le chien qui reçoit sur le dos la caresse de son maître quile rend si heureux.

C’est aussi comme l’homme qui tient dans les siennes, la main desa femme qui enfante et de douleur, lui enfonce ses ongles dans les paumes; il a mal et il se réjouit de souffrir en partageant un peu de sa souffrance.

Enfin, le dernier d’entre nous passe devant Jésus qui, petit àpetit récupère ses forces. Le Jardin reprend son aspect quotidien et leCédron s’est calmé…

Combien de temps dura l’accomplissement du sacrifice ? Uneéternité ? Une partie de la nuit ? Les deux certainement !

Dans le petit Jardin de Gethsémané, triste et désolé, s’estaccompli dans le plus grand secret, ce qui était préparé pour nous sauver,avant que le monde fut créé. Dans le petit, Jardin de Gethsémané triste etdésolé, le Fils bien aimé du Père, nous a tous sauvés ! …

Puis ilalla vers ses disciples, et leur dit :

_Vousdormez maintenant, et vous vous reposez ! Voici, l'heure est proche, et le Filsde l'homme est livré aux mains des pécheurs. Levez-vous, allons ; voici, celuiqui me livre s'approche.

Dans le petit Jardin de Gethsémané triste et désolé, notre Dieuva bientôt se livrer !



[1]Daniel Rops Jésus en son temps p 405

[2]Talmage « Jésus le Christ » p 659

[3]Matthieu 26 : 31à 44

[4] Textequi se trouve à la bibliothèque duBritish Muséum et qui a été écrit par Timothée, archevêque d’Alexandrie décédéen 385

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 AUTEUR/Lettre ouverte "Jésus illustre et inconnu"

19/6/2008

Auteur Victor OJEDA-MARI - Livre : Lettre ouverte à "Jésus illustre et inconnu"


. jc

PRESENTATION

« Jésus illustre et inconnu », d'après la quatrième de couverture devait faire à partir des interrogations de toujours,le point sur les connaissances actuelles ; Comme le précédent livre,il nous a fait le coup de la montagne qui accouche de la souris!

Il est constitué de 5 chapitres, divisés en environ 150 titres énoncés sous forme de questions (à part une dizaine avec des points de suspension). La plupart du temps vous ne répondez même pas aux questions que vous posez.

Son but tout comme le premier est de saper les fondements du christianisme par des méthodes qui se situe à mi-chemin entre le négationnisme et le révisionnisme.

Votre première méthode : Prendre une bride de verset par ci, une autre par là et faire dire aux Ecritures ce qu'elles n'ont jamais dit et même souvent le contraire de ce qu'elles ont dit.

Votre deuxième méthode : Occulter les versets qui dérangent vos théories.

Votre troisième méthode : Faire des hypothèses, d'imaginer, d'affirmer sans preuve.

Votre quatrième méthode : Déclarer comme invention en vue de tromper tout texte des Evangiles dérangeant vos thèses.

Votre cinquième méthode : Accuser les apôtres, les Evangélistes de faussaires, de fous, d'illuminés.

Votre sixième méthode : Passer sous silence ce qui fait justement le point des connaissances actuelles ; connaissances qui réduisent à néant votre théorie affirmant que le premier Evangile fut celui de Marc en 70.

…

Ce livre est une redite à plus de 70% du précédent. Il n'apporte rien de nouveau si ce n'est qu'il est en général légèrement attiédit. Je me demande toujours pourquoi vous l'avez écrit ?

Sincèrement, je le trouve encore plus« mauvais ». que « Jésus contre Jésus ».


EXTRAIT

« Les chiens aboient,mais la caravane passe… »

INTRODUCTION

« Jésus contre Jésus »

Ennovembre 1999, suite à votre fameuse émission « Corpus Christi » surArte, vous publiiez « Jésus contre Jésus ».

Au dos du livre, on pouvait lire :

« Avec Jésus contre Jésus, GérardMordillat et Jérôme Prieur mènent leurs propres investigations à travers lesrécits de la Passion du Christ et de la Résurrection. Ils éclairent d’un journouveau les contradictions innombrables entre les Evangiles et l’histoire,découvrent des indices surprenants, explorent les hypothèses les plusaudacieuses pour reconstituer les secrets de fabrication du Nouveau Testament.

Leurs témoins sont Lazare, Judas, Barabbas,Simon de Cyrène, Joseph d’Arimathie, Marie-Madeleine, toutes les figuresobscures de cette histoire, et la plus obscure d’entre elles, celle de Jésuslui-même, crucifié comme « roi des juifs »… Un personnageinsaisissable sous les identités multiples que les évangélistes lui ontattribuées. »

Eclairer d’unjour nouveau, découvrir des indices surprenants, explorer les hypothèses lesplus audacieuses, reconstituer les secrets de fabrication du Nouveau Testament… ; voilà qui était fort alléchant ! La question que je me posaisalors : Par rapport à tout ce qui a été dit contre Jésus, ce livreapporterait-il véritablement quelque chose de nouveau ? Ou bien ne nousferait-il pas une fois de plus le coupde la montagne qui accouche de la souris ?… Ce fut bien le cas !

Je disais enconclusion que « Jésus contreJésus », me faisait penser à une super-entreprise spécialisée dansla démolition qui annonce au monde entier, qu’elle s’apprête à raser toutes lespyramides d’Egypte de la plus petite à la plus grande.

Elle présente à la presse d’énormes etterrifiants bulldozers hauts de plusieurs dizaines d’étages. Tous effrayéss’écrient : Mais ce n’est pas possible, ils vont y arriver !Seulement lorsqu’on s’approche de près de ces énormes engins, on s’aperçoitqu’ils sont en carton ! Que le plus grand d’entre eux, ne pourrait mêmepas érafler la plus petite pyramide d’Egypte !

Toutes les révélations surprenantes, toutes lesinvestigations extraordinaires présentées comme des bombes se révélaient êtretout au long des pages, tout au plus des pétards mouillés.

« Jésuscontre Jésus » essayait vainement, faussement, maladroitement de démontrerque :

L’Evangile est :

_ « Un terrain miné ; des écrits dangereux pour celuiqui s’en approche de trop près… »

_ Un récit opaque, torturé reconstruit de bout en bout fait decompilations, paraphrases, citations, surcharges, répétitions, commentaires,digressions, controverses, fables pieuses, légendes historiées, sentencemorale…

_ « Un texte de propagande ayant pour seul but de propagerla foi, d’attirer, de convaincre, de convertir… »

Jésus est :

Tantôt un brave hommeilluminé, tantôt un bandit, un révolutionnaire zélote et « la lie du peule » ;Toutefois quoi qu’il ait pu être, dire et faire, il échoua lamentablement surla croix.

Les apôtres sont :

Dans tel chapitre, des menteurs, débauchés, faussaires de génieayant manipulé les Evangiles ; inventé la résurrection pour ne pasretourner à leur ancien métier de pécheurs ; Dans tel autre, de doux dingueshonnêtes ayant des hallucinations ; ou encore de pauvres types ignares, nesachant même pas parler correctement et lire les Ecritures.

Le Christianisme est :

Un énorme édifice vide, né de querelles, d’intrigues ayant pourseul but la prise du pouvoir ; la pire des supercheries des deux derniersmillénaires.

À traverslui, on pouvait se rendre compte dans quelle estime vous tenez l’Evangile deJésus-Christ. Son but était d’en saper les fondements. Il montrait à quel pointvous ne l’aimez pas et n’y croyez pas.

Par contre,à lire votre livre, on avait comme l’impression, qu’il était « paroled’Evangile » et devenu le cinquième jetant aux oubliettes les quatreprécédents ; parce que, pour reprendre l’expression d’uncertain film : Plus vrai que l’Evangile de Mordillat et Le Prieur :Tu meurs !

« Jésus contreJésus » était plein de haine, de calomnies, de contradictions ;irrespectueux, partial, injuste, illogique ; rien ne tenaitdebout ! Il noyait le lecteur dedétails secondaires ; argumentait savamment et longuement pour dire queJésus n’était pas charpentier, mais probablement un paysan ; QueJean-Baptiste était le maître et Jésus le disciple, …

Pourtant, aussi incroyable quecela puisse paraître, il ignorait totalement les enseignements du Christ ; enseignements qui font depuis deuxmillénaires l’admiration de tous : des gens les plus simples, croyants ounon aux grands-maîtres religieux qui considèrent Jésus comme le Maître desmaîtres.

Enseignements, qui surtout ontchangé et continuent à changer la vie de millions et de millions d’hommes et defemmes ; transformé le monde entier jusqu’à nos jours et en particulier lemonde occidental dont ils sont la moelle et les os ! Ce qui prouvel’incroyable partialité de vos commentaires !

« Jésus contre Jésus » occultait toutce qui bon, juste et beau. Pour prouver la véracité de ses assertions, ilcitait une bribe d’un verset par-ci, une autre par-là, les mettait ensemble etleur faisait dire ce qu’ils n’ont jamais dit et souvent le contraire de cequ’ils disaient.

Sachant quela majorité des lecteurs, faisant confiance, n’iraient pas vérifier dans laBible, il les abusait du début jusqu’à la fin ! Il exposait après les avoir triturés, les versets qui servaient ses thèses ;mais systématiquement, dissimulait ceux qui les contrariaient.

Ce triste procédé plusieurs fois démasqué démontrait combienintellectuellement ce livre était malhonnête, se situant entre lerévisionnisme et le négativisme ; on peut dire incluait les deux !

Il exprimait beaucoup de « peut-être » pour unsujet aussi sérieux, beaucoup de « Si… », formulait beaucoupd’hypothèses, imaginait beaucoup de scénarios qui au fil des pages devenaientfaits ou vérités !

En permanence, à chaque ligne, il distillait dans l’esprit deslecteurs le poison du doute ! Il dénigrait sans cesse Jésus, lesévangélistes, les apôtres rappelant cette fameuse phrase de Figaro :« La calomnie Monsieur, vous ne savez guère ce que vous dédaignez !… » De cette arme répugnante, il en a usé et même abusé !

« Jésus contreJésus », s’attribuait beaucoup de spécialités ; on se demandait danslaquelle il fut le plus mauvais : dans celle d’historien ? Deprofesseur de langues antiques ? De naturaliste qui confond lessaisons ? D’embaumeur de morts ? D’avocat qui ferait témoigner à la barredes hommes dont tout le monde sait qu’ils sont menteurs, débauchés,falsificateurs ? De psychiatre ? D’archéologue ?D’exégète ? Là encore, la sagesse populaire a bien raison : Qui tropembrasse, mal étreint.

Alors que le travail del’historien est de constater avant tout les faits et éventuellement lescommenter, « Jésus contre Jésus » faisait « l’histoire » àpartir de théories, hypothèses, imagination, scénarios, mais sans apporter de véritables preuves si cen’est sa parole seule ou des arguments réfutables.

« Jésus contreJésus » avait l’art de rendre obscur ce qui est clair, compliqué ce quiest simple, tordu ce qui est droit, faux ce qui est vrai … et je pourrais enrajouter encore !

Il contenait :

_ Des redites comme siconvaincus ne n’avoir pas convaincu, il cherchait à convaincre encore.

_ Des énormités quipouvaient être démasquées avec du bon sens et une lecture attentive desEcritures.

Résultat :il s’enfonçait encore plus !

« Jésus illustre et inconnu »

En 2001, vous publiiez« Jésus illustre et inconnu » aux Editions Desclée de Brouwer et en2004 à celles d’Albin Michel.

Je reprends la présentation au dos de votrelivre ; celle de l’édition 2004 :

« QueJésus de Nazareth soit illustre est aujourd’hui une évidence. Qu’il soitinconnu est le paradoxe de notre temps où l’histoire a multiplié les voiles quinous séparent de lui : voile des images, des légendes, des interprétationsaccumulées au cours des siècles. Mais les Evangiles eux-mêmes, pourtant seulessources disponibles, foisonnent de portraits inconciliables, de questions sansréponse et de silences révélateurs.

Il faut tout l’art de Gérard Mordillat et de JérômePrieur pour recomposer la figure insaisissable de Jésus. Auteurs de la célèbresérie « Corpus Christi » qui défraya la chronique lors de sonpassage sur Arte, et maintenant de « L’origine du christianisme »,ils reprennent ici le dossier historique élargi à toute la vie du Nazaréen. Àpartir des interrogations de toujours, ils font le point sur les connaissancesactuelles. »

Ainsi, d’après votre titre, que Jésus soitillustre est une évidence ; qu’il soit inconnu est un paradoxe. Je diraisque c’est votre titre qui est un paradoxe. Jésus est illustre et connu.Qu’attendez-vous par « inconnu » ? Je ne vois pas dans quel sensJésus serait à la fois illustre et inconnu. Si je me réfère à l’adage« Connais-toi, toi-même », alors nous sommes des inconnus pournous-même, car se connaître soi-même est une science très difficile à acquériret celle de connaître les autres encore davantage.

Dans ce cas, oui ; Jésus est illustreet inconnu ; tout comme Victor Hugo, César, Napoléon, Pasteur … Donc, dansce sens, on peut être illustre et inconnu sans être un paradoxe…

Je serais plutôt d’accord avec l'historienKenneth Latourette :

«À mesure que les siècles s'écoulent, lesévidences s'accumulent selon lesquelles Jésus, à en juger par son effet surl'histoire, demeure celui dont la vie fut la plus influente sur cetteplanète. Il semble que cette influence ne fait que croître. »

Et Ernest Renan, pourtant un des« pères » de la critique historique des Evangiles avec « la Viede Jésus » et « l'Histoire des origines duchristianisme » :

«Jésus fut le plus grand génie religieuxqui ait jamais vécu. Sa beauté est éternelle et son règne ne prendrajamais fin. Jésus est, à tous égards, unique, et rien ne peut lui êtrecomparé. Toute l'histoire est incompréhensible sans le Christ.»

D’après votre présentation, si je comprendsbien vous vous apprêtez dans ce livre à lever les « voiles » qui nousséparent du Christ pour recomposer sa figure insaisissable et faire lepoint sur les connaissances actuelles.

Eh bien voyons !

Tags : jesus christ jesus christ christianisme religion dieu eglise

Catégorie : Non spécifié

 AUTEUR/Chronologie 4 Evangiles 4 colonnes

19/6/2008

Auteur Victor OJEDA-MARI - Livre: Chronologie des 4 Evangiles en 4 colonnes

4/4L


PRESENTATION

Lebut de cette chronologie des 4 Evangiles en 4 colonnes est d’aider à la foiscelui qui débute comme celui qui excelle dans l’étude du Nouveau Testament ; à voir les 4 Evangiles en parallèle du premier coup d’œil et d’endéceler leurs points communs avec leurs petites inégalités qui sont toujourscomplémentaires amenant chaque fois davantage de lumière.

Les titres et sous-titres présentent despoints de doctrines évangéliques importants et de nombreuses notes y figurentpour amener chacun à réfléchir, méditer et prier.

Les différences que l’on trouve dans lesEvangiles, qui pour les spécialiste de la critique historique de la Bible, sontla preuve de leurs mensonges, démontrent au contraire leur véracité car, s’ilsétaient identiques à la virgule près, les Evangélistes auraient démontré unecollusion, comme des malfaiteurs qui préparent leur alibi avant de perpétrerleur mauvais coup.

Dans une enquête policière, tout le monde saitqu’une même scène vue par plusieurs témoins donne lieu à plusieurs versionsquelques peu différentes ; certaines ajoutant des détails, d’autres lesomettant, mais finalement se complétant.

Les policiers se méfient quand les témoinsdisent tous exactement les mêmes choses. C’est par l’analyse impartiale etintelligente que l’enquête aboutit à l’arrestation du coupable et aurétablissement de la vérité.

Les Evangélistes étaient des personnalitésdifférentes qui écrivirent leur Evangile en des temps et lieux différents pourdes peuples et besoins particuliers.

Par conséquent, même s’ils prêchaient le mêmeEvangile, ils ne pouvaient pas les écrire identiquement. Tout le mondereconnaît par exemple que Matthieu écrivait en particulier pour les Juifs, Marcpour les Romains et Luc pour les Grecs.

Parconséquent chacun prenait ce qui pouvait intéresser le plus son auditoire…


EXTRAIT

Le but decette chronologie des 4 Evangiles en 4 colonnes est d’aider à la fois celui quidébute comme celui qui excelle dansl’étude du Nouveau Testament ; à voir les 4 Evangiles en parallèle du premier coup d’œil et d’en décelerleurs points communs avec leurs petites inégalités qui sont toujourscomplémentaires amenant chaque fois davantage de lumière.

Les titres et sous-titres présentent despoints de doctrines évangéliques importants et de nombreuses notes y figurentpour amener chacun à réfléchir, méditer et prier.

Lesdifférences que l’on trouve dans les Evangiles, qui pour les spécialiste de lacritique historique de la Bible, sont la preuve de leurs mensonges, démontrentau contraire leur véracité car, s’ils étaient identiques à la virgule près, lesEvangélistes auraient démontré une collusion, comme des malfaiteurs quipréparent leur alibi avant de perpétrer leur mauvais coup.

Dans uneenquête policière, tout le monde sait qu’une même scène vue par plusieurstémoins donne lieu à plusieurs versions quelques peu différentes ;certaines ajoutant des détails, d’autres les omettant, mais finalement secomplétant.

Lespoliciers se méfient quand les témoins disent tous exactement les mêmes choses.C’est par l’analyse impartiale et intelligente que l’enquête aboutit àl’arrestation du coupable et au rétablissement de la vérité.

LesEvangélistes étaient des personnalités différentes qui écrivirent leur Evangileen des temps et lieux différents pour des peuples et besoins particuliers.

Par conséquent, même s’ils prêchaient lemême Evangile, ils ne pouvaient pas les écrire identiquement. Tout le mondereconnaît par exemple que Matthieu écrivait en particulier pour les Juifs, Marcpour les Romains et Luc pour les Grecs.

Par conséquent chacun prenait ce quipouvait intéresser le plus son auditoire. Ensuite si l’on considère que chaqueEvangile contient environ une cinquantaine de pages et que les apôtres vécurenttrois ans avec le Christ partageant nuit et jour des expériences, on peutimaginer à quel point ils furent sélectifs dans le choix des expériences etenseignements. Il est certain aussi que beaucoup d’écrits furent perdus.

LesEvangiles sont de loin les principaux ou seuls documents permettant deconnaître les principaux personnages etles scènes mentionnés. Pourtant 2000 ans plus tard des experts de la critiquehistorique de la Bible, tentent de démontrer que tel verset est une invention,tel autre a été falsifié comme s’ils furent des témoins oculaires.

Cessoi-disants spécialistes, n’appliquentpas :

_ La maximed’Aristote que tout critique littéraire impartial et honnête devraitrespecter : « Le bénéfice du doute doit aller au document lui-même, sansque le critique ne se l'arroge pour son propre compte. » ;

_ Le principe de John W. Montgomery : «L'on doit prendre en compte les assertions du document en question et nonsupposer la fraude ou l'erreur, à moins que l'auteur ne se disqualifie lui-mêmepar des contradictions ou des inexactitudes reconnues concernant les faits. »

Parcontre, ils appliquent un standard ou un test à la littérature séculière et unautre à la Bible, alors qu’ils devraient être obligatoirement le même.

Sitous les documents de l’Antiquité auraient été étudiés selon les critères aussimultiples que contradictoires, utilisées pour critiquer la Bible, tous lesdocuments anciens auraient comme auteurs : ANOMYME et comme genre FABLES,MYTHES, ROMANS.

Quelquesexemples pourtant connus et reconnus :

_ Nous disposons des écrit de Thucydide (460à 400 avant Jésus-Christ) par l'intermédiaire de huit manuscrits seulement,datant des années 900 de notre ère, donc quelques 1300 ans après qu'il l'aitécrite.

_ Aristote écrivit vers 343 avantJésus-Christ, cependant la copie la plus ancienne que nous en ayons date del'an 1100 après Jésus-Christ, ce qui représente un fossé de presque 1400années ; De plus, il n'en existe que cinq manuscrits.

_ Par contre, nous disposons plus de 20 000copies des manuscrits du Nouveau Testament ; seule L'Iliade détient 643 manuscrits et vient bien loin ensecond après le Nouveau Testament quant à l'autorité de ses manuscrits.

Dessavants montrent à quel point les auteurs critiques de l’historicité desEvangiles qui se targuent d’être rationnels et scientifiques manquent deméthodes rationnelles et scientifiques :

« [1]LeDr. J. W. Mendenhall a fait lecompte, dans un ouvrage de valeur, des théories diverses avancées par lescritiques depuis l’an 1850 pour expliquer l’origine de la Bible. Il en a trouvé747, dont 603 ont dû être abandonnées, tandis que les 144 autres sont en voiede l’être aussi. Il y en a à peine deux qui soient d’accord, et la plupart secontredisent. »

A. N. Sherwin-White, un historienclassique, écrit :

« Quant au livre des Actes, la confirmationde son historicité est écrasante. » Il poursuit en disant que « toute tentativepour rejeter son caractère fondamentalement historique, même dans les questionsde détail, doit maintenant apparaître comme absurde. Les historiens romainsl'ont depuis longtemps considéré comme un fait établi. »

Après avoir personnellement essayé dedétruire l'historicité et la validité des Ecritures, j'en suis venu à laconclusion qu'elles sont dignes de foi sur le plan historique.

Si quelqu'un rejette la Bible sous prétextequ'elle n'est pas crédible, alors il lui faut rejeter presque toute lalittérature de l'antiquité.

Un problème auquel je suis constammentconfronté, c'est la tentation, pour beaucoup, d'appliquer un standard ou untest à la littérature séculière et un autre à la Bible.

Ilfaut appliquer le même test, que la littérature faisant l'objet de notreinvestigation soit séculière ou religieuse. Une fois cela fait, je crois quenous pouvons dire : « La Bible est digne de foi et historiquement valable dansson témoignage concernant Jésus. »

La datation des Evangiles et la langue du Nouveau Testament

Deplus en plus, les découvertes récentes en matière d’archéologie avec lesManuscrits de la Mer Morte, avec papyrologie et autres, sciences démontrent lavéracité des faits et des personnages du Nouveau Testament comme de l’Ancien.

Voici un exemple qui démontre que lathéorie des critiques qui veut que les Evangiles furent écrit bien après ladestruction du Temple en 70 et lors du deuxième siècle, est totalementfausse.

[2]« Le philosophe ( Claude Trémonstant), en publiant en 1983 le Christ Hébreu,entendait montrer que les Evangiles, avant d'avoir été rédigés en languegrecque, avaient été composés en hébreu peu de temps après la mort et larésurrection du Messie.

Ce qui allait à contre-courant de l'opinionla plus répandue parmi les exégètes et théologiens qui situaient la rédactiondes Evangiles entre les ans 65 et 120.

Si l'Evangile de Luc par exemple avait étéécrit en grec à la fin du 1er siècle, il y aurait eu un commentaire, au moinsune remarque sur la destruction du temple une trentaine d'années auparavant.

Cet Evangile ignore la prise de Jérusalem,les massacres par Néron, la mise à mort de Jacques. La zone de probabilité pourla composition de cet Evangile paraît être entre 40 et 50 après JC.

En France le Père Jousse avait le premiersuggéré l'idée d'une rédaction antérieure des Evangiles. C'est la voie qu'aempruntée en s'appuyant sur sa parfaite connaissance des langues anciennes(hébreu, grec, latin) ... « c'est à cause de cela que nouspouvons, en cette fin du XX° siècle, démontrer que nos quatre Evangiles grecssont de part en part, de bout en bout, des traductions faites à partir dedocuments écrits hébreux antérieurs. »

Pour Tresmontant donc, « lesdocuments hébreux originaux sont des notes prises au jour le jour et donccontemporaines du Rabbi ».

Or la découverte selon laquelle, lefragment de papyrus trouvé dans la septième grotte de Qumran et répertorié sousle sigle 7Q5, sur lequel O'Callagham a retrouvé les traces des versets 52 à 53du chapitre VI de l'Evangile de saint Marc, confirmerait les hypothèses deTresmontant puisque ce manuscrit est antérieur à l'an 50.

Cette découverte du grand philosophefrançais « est un des faits les plus importants de ces dernières décenniespour l'Eglise », selon le mot de Don Divo Barsotti, auteur de commentairesspirituels de l'Ecriture Sainte (parus en 12 volumes chez Téqui) ».

Manuscritsd’Oxford.

« Lesmanuscrits d'Oxford sont trois petits fragments de papyrus écritsrecto-verso. Cela signifie qu'ils proviennent non d'un rouleau mais d'un codex,l'ancêtre de notre livre. En 1995, le papyrologue allemand Thiede adémontré par la paléographie comparative, que les fragments d'Oxford sont datésautour de 50 de notre ère et viennent du chapitre XXVI de l'Evangile desaint Matthieu, qui relate la passion. Ce sont les premiers documents àconserver des paroles de Jésus, ainsi que des réponses. »

« Ceque tu as reçu, tu le transmets »

« Lefragment de Marc, pour le rouleau et les fragments de Matthieu pour le codex,constituent les deux pièces les plus anciennes connues à cette date dans chaqueaspect de la tradition écrite du Nouveau Testament. Le fait que le fragment deMarc à Qumrân soit narratif et que ceux d'Oxford combinent paroles et récits,prouve bien qu'il s'agit là d’œuvres complètes, élaborées, et non de"logia", paroles du Christ mises bout-à-bout. Ils ont été rédigésdans la fidélité absolue à l'enseignement du Christ, car il y avait dans lescommunautés judéennes des normes éthiques, formulées dans le Deutéronome etqu'on retrouve dans l'Apocalypse : « Ce que tu as reçu, tu le transmets.Tu n'ajoutes rien, tu ne retranches rien. » Les premières communautéschrétiennes, issues du judaïsme, ne pouvaient pas ne pas avoir cette fidélitéabsolue, ce respect, à la virgule près, pour la parole de leur Maître. »

Documents des Pères de l’Eglise

Papias : évêque de Hiérapolisau 2° siècle, écrivit un ouvrage « Exégèse des Faits et Gestes duSeigneur », dont nous connaissons des extraits car ils sont cités parEusèbe de Césarée dans son"Histoire de l'Église". Voici ces extraits :

« Marc,qui était l'interprète de Pierre, a écrit avec exactitude, mais pourtant sansordre, tout ce dont il se souvenait de ce qui avait été dit ou fait par leSeigneur. Car il n'avait pas entendu ni accompagné le Seigneur, mais plus tard,comme je l'ai dit, il a accompagné Pierre. Celui-ci donnait ses enseignementsselon les besoins, mais sans faire une synthèse des faits et gestes duSeigneur. De la sorte, Marc n'a pas commis d'erreur en écrivant comme il sesouvenait. Il n'a eu, en effet, qu'un seul dessein, celui de ne rien laisser decôté de ce qu'il avait entendu et de ne tromper en rien dans ce qu'ilrapportait. »

« Matthieuréunit donc en langue hébraïque les faits et gestes [du Seigneur] et chacun lestraduit comme il en était capable. »

Irénée : Evêque de Lyon, a écrit, dans les années180-185, « Contre les Hérésies » dans lequel on trouve :

« Matthieupublia chez les Hébreux dans leur propre langue une Écriture d'Évangile, Pierreet Paul évangélisant à Rome et fondant l'Eglise ; après leur départ, Marc, ledisciple et traducteur de Pierre, lui aussi nous a transmis par écrit laprédication de Pierre. Luc, le compagnon de Paul, mit dans un livre l'Évangileprêché par lui. »

Eusèbede Césarée :Né vers 265, mort vers 340, est l'auteur du livre « Histoire ecclésiastique ».

Pantènedirigeait « l'Académie » d'Alexandrie dans les années 180-192 ;Eusèbe, en parlant de lui, écrit : « On dit qu'il alla dans les Indes ; ondit encore qu'il trouva sa venue devancée par l'Evangile de Matthieu, chezcertains indigènes du pays qui connaissaient le Christ : à ces gens-là,Barthélemy, un des apôtres, aurait prêché et il leur aurait laissé, encaractères hébreux, l'ouvrage de Matthieu, qu'ils avaient conservé jusqu'autemps dont nous parlons. »

Ailleurs, Eusèbe ajoute : « Matthieuprêcha d'abord aux Hébreux. Comme il devait aller aussi vers d'autres, il livraà l'écriture, dans sa langue maternelle, son Évangile, suppléant du reste à saprésence par le moyen de l'Ecriture, pour ceux dont il s'éloignait. »

Origène : Né en 185, mort en 253 ou 254, dit dans son« Commentaire sur saint Matthieu « (écrit vers 245) :

« Comme je l'ai appris dans latradition au sujet des quatre Évangiles qui sont aussi seuls incontestés dansl'Eglise de Dieu qui est sous le Ciel, d'abord a été écrit celui qui est selonMatthieu, premièrement publicain, puis apôtre de Jésus-Christ : Il l'a éditépour les croyants venus du Judaïsme, et composé en langue hébraïque. Le second[Évangile] est celui selon Marc, qui l'a fait comme Pierre le lui avaitindiqué. »

Ilexiste encore une vingtaine d'autres témoignages plus tardifs affirmant queMatthieu avait écrit son Évangile en hébreu.

Résumons

_ Les témoignages de nombreux Pères del’Eglise primitive.

Deux documents authentiques :

_ Le [3]papyrusd’Oxford ( trois petits fragments de papyrus écrits recto-verso, identifiant unpassage de Matthieu).

_Unfragment de rouleau de Qumrân (identifiant un passage de Marc).

Datésscientifiquement autour des années 50.

Prouvèrent que Claude Trésmontant avaitraison. Or celui-ci écrit :« C'est à cause de cela que nous pouvons, en cette fin du XX° siècle,démontrer que nos quatre Evangiles grecs sont de part en part, de bout en bout,des traductions faites à partir de documents écrits hébreux antérieurs. »

Ce qui voudrait dire que cet Evangile enhébreux serait encore plus antérieur aux années 50 : « Lesdocuments hébreux originaux sont des notes prises au jour le jour et donccontemporaines du Rabbi. »

On peut imaginer les nombreux témoinsoculaires (pensez à ces 500 disciples qui virent Jésus-Christ ressuscité aucours de ce qui devait être une grandiose réunion) qui ont pu le lire etl’approuver, tout comme les suivants traduits en grec.

Ce qui veut dire qu’il ne pouvait pas yavoir de la part des apôtres, des Evangélistes, falsification, invention,affabulation…

Les Evangiles étaient, pour ainsi dire, unjournal écrit jour après jour ; ils ne se sont pas constituésprogressivement pour les besoins de la cause à la fin du premier siècle et aucours du second.



[1] La Biblesource de bonheur de MARCEL Claude François Junior.

[2] Extraitd'une entrevue du Pr Carsten Peter Thiede parue en avril 1995 dans le n° 899 de

[3] Voir LivreTémoins de Jésus de Carsten Peter Thiede et Matthew d’Ancona

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