AUTEUR/Témoignage
19/6/2008
Mon témoignage
Avant
l’histoire de ma conversion, je dois parler de Santiago, mon petit ami
éternel ; celui qui m’a donné sans le savoir ma plus belle leçon de
l’Evangile.
À
l’époque, je devais avoir une dizaine d’années. Tous les ans pour les
vacances, j’allais en Espagne, à Najéra, village de naissance de mon
père. Je passais avec mes sœurs deux à trois mois dans la maison de ma
chère grand-mère. Cette année-là, je m’étais fait un copain. Il
s’appelait Santiago. Il était doux et gentil. Nous nous entendions à
merveille et passions de bons moments ensemble.
Un jour,
je ne me souviens pas pour quelle raison idiote, nous nous sommes
fâchés. Qui avait raison ? Qui avait tort ? Je n’en sais rien et peu
importe. Toujours est-il que j’en voulais à mon petit camarade.
Peu de
temps après je me fis un autre copain : il n’était pas du genre tendre.
Je lui racontais mes « malheurs » avec Santiago. Pour me faire plaisir,
un jour que Santiago passait près de nous, il le provoqua. Mon ami
n’était pas de taille à se défendre et le pauvre prit une correction.
Il avait de grands yeux marron avec de longs cils de fille et je revois
encore combien ils étaient apeurés et silencieusement me criaient au
secours. Mais ce jour-là, je n’écoutais pas une petite voix qui me
disait de m’interposer. Il partit en pleurant. Mon méchant copain se
moquait et riait ; moi je me mis à rire bêtement avec lui.
Lorsque
je me retrouvais seul, je me sentais mal à l’aise, j'étais malheureux
en pensant à Santiago. Je pouvais presque ressentir les coups qu’il
avait reçus et cela me faisait très mal, me serrait à la fois le cœur
et la gorge. Quand je me voyais sourire alors qu’il se faisait
corriger, je me détestais, je me trouvais sale, dégouttant et j’avais
envie de me battre ; de prendre les coups qu’il avait reçus.
La fin
des vacances approchait, je voulais tellement lui parler, lui demander
pardon, et redevenir son ami. Mais j’avais trop honte et peur qu’il me
rejette. Une ou deux fois je l’aperçus dans la rue, son regard avec ses
grands yeux croisa le mien. Je fis un mouvement vers lui et je me
demande encore aujourd’hui ce qui m’a arrêta dans mon premier élan.
Je suis
retourné en France. Tous les soirs avant de m’endormir, je pensais à
mon ami Santiago. Je me voyais retourner au village, aller d’un pas
résolu chez son oncle, lui demander pardon et qu’il veuille encore de
moi pour ami.
Enfin,
les vacances arrivèrent. J’étais à Najéra et comme je l’avais tellement
de fois imaginé, j’allais chez son l’oncle. Je demandais à le voir. Son
oncle me regarda tristement et il m’annonça l’incroyable et terrible
nouvelle : Santiago mon petit ami était mort ! Mon sang se glaça dans
mes veines, ma gorge se noua et je partis précipitamment cacher ma
peine et pleurer amèrement mon ami qui n’était plus.
Depuis je
n’ai jamais plus, de rancœur, d’esprit de vengeance pour personne.
Jamais je me suis réjoui des peines ou des malheurs de quiconque,
jamais je n’ai fait de mal à personne ou alors, sans le savoir. Je
crois que je peux dire sincèrement que depuis, et en grande partie
grâce à mon petit ami éternel, je me suis senti en paix avec tout le
monde, j’ai toujours désiré le bien à mon prochain, jamais, jamais le
mal ; jamais plus.
Merci
Santiago, je sais qu’un jour, j’aurai l’occasion de te demander pardon
! Je sais que de nouveau tu voudras de moi comme ami.
Voici
maintenant, l’histoire de ma conversion. Mon père républicain espagnol,
assimilait Dieu à l'Eglise qui avait pris le parti du franquisme. Ma
mère tout en se disant athée croyait en une « force », qui l’aidait
dans les moments difficiles.
Ainsi,
jusqu’à l’âge environ de vingt-deux ans, j’étais athée par tradition
familiale et au fil des ans par conviction personnelle. Être athée pour
moi, signifiait ne pas croire au Dieu :
_ des curés qui en Espagne prirent pour la plupart le parti du franquisme contre le peuple.
_ qui produisit l'inquisition.
_ du
clergé qui tint pendant des siècles les peuples, sous un joug de fer,
dans une totale ignorance et l'esclavage le plus servile.
_ de certains curés qui disent faites ce que je vous dis, mais ne faites pas ce que je fais.
Cependant
cela ne m’empêchait pas de reconnaître, que l'église produisit de
véritables saints et saintes : comme Saint François d'Assise, Saint
Vincent de Paul, mère Térésa, sœur Emmanuelle, l’abbé Pierre et bien
d'autres encore, plus anonyme et aussi méritants.
Mais
surtout, je ne pouvais pas croire à ce Dieu qui, s'il était vraiment
Dieu, ne permettrait pas toutes ces souffrances, ces injustices dans le
monde. Non, je ne pouvais pas croire à ce Dieu, et à la religion qui le
représentait, et qui, selon la formule consacrée, est l'opium du
peuple.
De plus,
je pensais qu’un athée est plus méritant qu’un croyant. Le croyant, a
besoin pour surmonter les difficultés de la vie d’une béquille
imaginaire appelée Dieu ; l’incroyant ne doit compter que sur lui-même.
Ainsi, je considérais tout croyant quelque part comme un infirme.
J’ai
connu ma femme. Un jour nous parlâmes de Dieu et je me moquais d’elle
lorsqu'elle m’avoua qu’elle y croyait. Nous nous sommes mariés et nous
avons eu une petite fille. J’ai alors pris conscience de mes nouvelles
responsabilités. J’étais animé d'un immense désir d'apporter le
meilleur de la vie, à ma femme et à ma fille ; c’est-à-dire : une belle
situation avec beaucoup d’argent. Mais tout cela, je le voulais tout de
suite, car à l'époque, j’étais très impatient.
Depuis,
j’ai appris tout au long de ma vie que les choses bonnes et précieuses
s'obtiennent avec beaucoup de sacrifices, de patience et de
persévérance. Je me demandais, comment réussir rapidement ? Me remettre
sérieusement aux études ? Ce serait trop long et je n'en avais ni le
désir ni le courage.
Un jour
dans une revue, je lus, une annonce qui disait à peu près ceci : «
Développez par l’auto-hypnose, les pouvoirs latents qui sommeillent en
vous. » Je le commandais, le reçu et le dévorais en quelques jours. Il
décrivait l’auto-hypnose comme technique permettant de tout mémoriser
définitivement.
Voilà,
j’avais trouvé la solution ! J’allais me remettre aux études et
travailler mes cours sous auto-hypnose. À moi les diplômes, la belle
situation ! C'était aussi simple que cela ! Encore fallait-il y penser !
Je
remarquai dans mes lectures, qu’il était souvent question du
subconscient, partie de l'être qui renferme de grands pouvoirs latents
et du supra-conscient, qui est une parcelle de Dieu dans l’homme et qui
offre encore plus de possibilités. Le terme supra-conscient sonnait
bien à mes oreilles, mais le nom de Dieu hérissait profondément mon
athéisme pur et dur.
Alors, je
décidais de me consacrer uniquement au subconscient. Dieu ou tout ce
qui pouvait lui faire allusion, je voulais tout simplement l’ignorer.
J’expérimentais cette technique d'étude. Je passais des heures à fixer
la flamme d'une bougie. Lorsque je pensais être en condition, je lisais
et relisais les leçons. Je constatais que mes cours n’étaient pas
retenus d'une manière complète, encore moins définitive. Je
reconnaissais que j’avais passé beaucoup de temps à me mettre en état
d'hypnose et que ce temps utilisé à étudier classiquement aurait
produit de meilleurs résultats. Mais je ne voulais pas l'admettre car
je voulais à tout prix y croire. C'était une question de technique et
la mienne n'était pas encore au point : il fallait persévérer, me
disais-je.
Au cours
de cette époque, je passais tantôt par des périodes d’euphorie pendant
lesquelles il me semblait que le monde m’appartiendrait, et que tout me
serait possible ; Tantôt par des périodes de doute et de découragement,
qui faisaient que je me sentais moins que rien.
La
grand-mère de ma femme, « Kika » habitait juste à côté de chez nous.
C’était une femme formidable, tellement gentille et douce. Seule une
barrière en bois, avec un petit jardin séparait nos maisons. De cette
barrière, elle nous appelait pour nous inviter à prendre le café. Elle
le faisait souvent, pour se sentir moins seule et converser.
Ce
jour-là, j’avais le moral au plus bas. Comme d’habitude, grand-mère
servit le café tout fumant, ouvrit la boîte en fer blanc remplie de
gâteaux sur lesquels étaient inscrites des maximes. Je plongeais la
main, retirais un biscuit. Machinalement, je lus l'inscription : « Sois patient tout arrive ».
À la lecture de ces mots, je reçus une paix et une joie que les mots ne
peuvent décrire. Je ressentais au fond du cœur comme une promesse : si
j’étais patient et persévérant, je recevrais ce que j’attends.
Je
compris que je devais apprendre dans cette vie la patience et la
persévérance. Que vouloir tout et tout de suite n'était pas la bonne
méthode et que chaque chose a son prix et ce prix, il faut le payer.
Quelque
temps après, je me posais beaucoup de questions : Pourquoi la vie ?
Quel est notre but sur cette Terre ? Quand on meurt, tout est fini ? Je
fus surpris de me poser cette dernière question.
Quelque temps auparavant, ma réponse aurait été :
_ Mais
bien sûr qu'après la mort tout est fini, notre corps devient poussière
et sera réutilisé pour créer d'autres êtres ou formes de vies.
Alors, je me dis :
_ J'aime
ma femme, ma fille, mes parents. Lorsque nous mourrons, tous ces liens
qui sont dit-on, plus forts que la mort, disparaîtraient-ils comme
s'ils n'avaient jamais existé ?
C'était
la première fois qu'une telle éventualité me paraissait inconcevable et
me révoltait. Notre but sur terre serait-il simplement de se perpétuer
pour assurer la survie de notre espèce ? Je me rappelais ma tante
d’Espagne ; Eugénia, qui était très croyante et qui tout petit, me
parlait du Bon Dieu, du paradis que je mériterais si j’étais gentil et
de l'enfer où j’irai si j’étais méchant. Mais je ne croyais ni au Bon
Dieu, ni à l'enfer, ni au paradis.
D’où
venons-nous ? Mon père m'a donné la vie, mais cette vie il la détient
de son père qui lui-même l'a reçue de son père et ainsi de suite
jusqu'à la nuit des temps. Mais qui est le premier à avoir eu la vie en
lui-même et l’a transmise comme un flambeau de génération en génération
?
Comment
le temps, le hasard, la matière sans intelligence ont pu donner forme à
toute cette diversité, ces êtres vivants doués d’intelligence ? Oui,
comment l’inintelligence peut-elle créer l’intelligence ? Quel est
notre but sur cette terre ? Si on doit mourir, s’il n’y a rien après,
alors à quoi bon aimer, lutter, faire de son mieux pour être en accord
avec sa conscience.
Pourquoi
toute cette morale ? Si demain nous devons mourir, alors mangeons,
buvons, faisons ce qui nous plaît. Pourquoi malgré nous, nous aspirons
à nous élever ?
Pourquoi
lorsque nous agissons mal, nous sommes mal dans notre peau ? Ce n'est
pas notre culture judéo-chrétienne avec tous ses interdits, car je n'y
crois pas. C'est quelque chose qui fait partie de nous, c'est notre
conscience tout simplement.
Mais
notre conscience, c'est quoi ? Ce qui nous permet de distinguer le bien
du mal ? À l'école il y avait des cours de morale, mais on savait
naturellement quand on faisait le bien ou le mal.
Je connus
en moi un grand désarroi et en même temps, un besoin impérieux de
connaître les réponses à ces trois questions. Mais les réponses à ces
questions existent-elles ? Je ressentais qu’elles étaient les plus
importantes de la vie.
J’abandonnais l'étude par auto-hypnose, tellement les résultats étaient
nuls. Par contre, j’étais attiré par tout ce genre de littérature et
même le terme supra-conscient assimilé à Dieu ne me hérissait plus.
Pour
arrondir les fins de mois, deux ou trois soirs par semaines, après mon
travail d’aide-chimiste à la Faculté de médecine et de pharmacie, je
vendais au porte-à-porte, un livre de cuisine.
Un soir,
je frappais chez une famille de race noire. Dès les premiers instants,
je ressentis une grande affinité avec le chef du foyer et perçus les
mêmes sentiments de sympathie de son côté. Je fis la présentation du
livre, la femme le trouva très intéressant et me demanda la permission
de nous quitter pour le montrer à sa voisine.
L'homme et moi restâmes seuls. Il me regarda droit dans les yeux et me dit :
_ Croyez-vous en Dieu ?
Je fus surpris de cette question à laquelle je ne m’y attendais pas. Fièrement, je répondis :
_ Non, pas du tout ! Je suis athée !
Soudainement, un silence pesant s’installa entre nous. J’étais sûr, que
cet homme avait mille choses à me dire et il restait là, muet, le
visage fermé, avec un air désolé qui me désolait encore davantage. Le
courant ne passait plus entre nous. À cette idée, je fus pris de
panique. Il fallait à tout prix rétablir le contact sinon je risquais
de perdre quelque chose de vital.
Alors, je m'entendis dire :
_ Je ne crois pas en Dieu, mais je crois qu'il y a en chacun de nous un petit dieu qui sommeille.
Voilà
c'était dit et je n'en revenais pas. J'avais dis; moi, cette chose
incroyable! Son visage s’ouvrit à nouveau, plus amical que jamais.
J’étais heureux et soulagé. Il me parla de Dieu, avec une foi et des
accents qui firent vibrer en moi des sentiments inconnus enfouis au
plus profond de moi-même. Il me parla de Bouddha et je découvris ce
grand personnage, de Jésus et Jésus ne fut plus pour moi une histoire
de curés. Je passais un moment extraordinaire. Avant de partir, il me
confia un livre sur la vie des maîtres d’Orient. Je le dévorai et
prenais beaucoup de notes, recopiant même des chapitres complets.
Quelque
temps après, le livre en main, je frappais pour la seconde fois à leur
porte. À ma surprise, quelqu’un d’autre m’ouvrit et j’appris qu’ils
avaient déménagé. Devant la porte entre-ouverte et cette personne
inconnue, j’eus le sentiment étrange au fond de mon âme, que la famille
qui vécut là, fut pour moi, comme un ange qui passe, vous laisse un
message, disparaît soudainement en laissant derrière lui, une
impression à la fois de rêve et de réalité. Mais le livre que je tenais
dans les mains, était une preuve que je n’avais pas rêvé !
Je
continuais ma quête de la Vérité, recherchant la réponse aux trois
questions-clés de la vie. Cela dura sept ans. J’étudiais tout ce qui
traitait des grands-maîtres spirituels de l’Inde, de Bouddha, de
Pythagore, de Platon, de Jésus, …
Je
remarquais que dans chaque religion, Jésus était considéré comme le
Maître des maîtres ; alors je me promis d’étudier la Bible, dès que je
serais spirituellement prêt.
Vers
cette époque, je découvris la doctrine de la réincarnation. Je croyais
avoir atteint le but. Cette doctrine au début, pouvait tout expliquer
logiquement. Je compris que l’homme est responsable individuellement,
collectivement de son bonheur ou de son malheur. Car si Dieu est amour,
Il est en même temps justice et comme il est équitable il ne peut
favoriser l’un ou l’autre. Je compris que chacun à notre niveau nous
sommes responsables de l’état actuel du monde qui n’est que le reflet
de nos actes collectifs vie après vie, génération après génération.
Ainsi la loi du Karma agit au niveau de l’individu, des nations et de
la terre entière. C’était merveilleux, à partir de la réincarnation, je
pouvais tout expliquer, tout comprendre :
_ Pourquoi
tel homme à trois ans jouait de grandes oeuvres au piano ? Parce que
dans sa vie précédente il avait développé ce talent et dans cette vie,
il en recueillait le fruit.
_ Pourquoi
cet homme est homosexuel ? Parce que dans sa vie précédente il fut une
femme et qu’il en gardait aujourd’hui inconsciemment la nostalgie.
Ainsi
chaque malheur, souffrance, douleur, bonheur peut s’expliquer car tout
ce qui nous arrive est une rétribution de nos vies passées. Naître dans
tel pays, être riche, pauvre, heureux, malheureux, malade, en bonne
santé…
Tout a
une explication car il y a toujours une relation de cause à effet.
Telle est la loi du Karma. Cette loi de justice trouve son
accomplissement et sa justification dans la réincarnation. Comme les
maîtres l’ont enseigné, nous récoltons dans cette vie, ce que nous
avons semé dans nos vies précédentes.
J’avais
compris que dans cette vie nous devons semer le meilleur de nous-même
par la méditation, la recherche de la connaissance, la compassion.
Alors nous aurons à notre mort une meilleure renaissance, en espérant
que ce soit la dernière, celle qui nous permettra d’être absorbé dans
l'Un ou Dieu.
Un jour,
je me promenais, sur les quais de Bordeaux. Je remarquais, Place de la
Bourse, une grande tente. Curieux, j’entrais. Au centre, je reconnus le
portrait du Christ. Deux jeunes hommes d’une vingtaine d’années,
sympathiques, souriants, impeccables en costume et cravate
m’accueillirent.
Je fus
touché par le regard lumineux, à la fois doux et amical de l’un. Ils
étaient missionnaires d’une Eglise chrétienne portant un curieux nom à
rallonge : Eglise de Jésus Christ des Saints des Derniers Jours. Ils
m’expliquèrent que leur Eglise était plus connue sous le nom d’Eglise
mormone. Je n’en fus pas plus avancé. Ils me racontèrent la vie d’un
prophète du nom de Joseph Smith. J’écoutais poliment. Quand ils eurent
terminé, je leur demandais ce qui avant tout m’intéressait :
_ Votre Eglise croit-elle en la réincarnation ?
Leur réponse fut un non catégorique. Alors, je leur dis que cela ne m’intéressait pas.
Je
continuais à étudier une abondante littérature qui d’après moi, me
préparait spirituellement à étudier la Bible. Vint le jour où je me
considérais fin prêt. J’allais à la « Maison de la Bible », au cours
Alsace et Lorraine à Bordeaux. Une gentille petite dame âgée s’occupa
de moi. Au cours de notre conversation, je lui fis part de ma
préparation. Elle me regarda longuement, avec beaucoup de douceur et me
dit :
_ Vous vous trompez, la Bible doit être lue comme un petit enfant.
En l’écoutant, je pensais en moi-même :
_ Ma petite dame, excuse-moi, tu es bien gentille, mais tu es à côté de la plaque.
J’apprendrai quelques années plus tard combien elle avait raison et combien j’avais tort.
Je commençais l’étude de la Bible. Je ne comprenais rien à l’Ancien Testament et bien vite je passais au Nouveau Testament.
Je découvrais :
_ Un Jésus, encore plus grand que toutes mes études antérieures me l’avaient fait connaître.
_La résurrection .
_Pas de réincarnation.
Ce fut un
déchirement, car je savais qu’il ne pouvait y avoir les deux à la fois,
c’était l’une ou l’autre, car tous les hommes doivent être pesés avec
la même balance. Mon cœur penchait tantôt pour la résurrection, tantôt
pour la réincarnation. Je trouvais la réincarnation plus juste, plus
logique et en même temps, j’étais de plus en plus attiré par la
personne du Christ qui disait être la Vérité, la Vie, le Chemin et la
Résurrection. Il donnait des enseignements, simples directs, condensés.
Une phrase de Lui équivalait à de longues pages de commentaires des
maîtres que j’avais étudiés jusqu’ici.
Nous
déménageâmes de Sarcignan à Cenon : à la résidence Palmer. Nous avions
comme voisin de pallier, la famille Bennasar.Nous liâmes amitié avec
d’autres voisins : les Vilatte. Ces derniers avaient des amis
rosicruciens, qu’ils nous présentèrent. Je décidais de suivre leur
enseignement. Très vite j’abandonnais. Je partage ce qu’écrit, Michel
Malherbe, dans son livre « Les religions de l’humanité » :
« En fait,
la mystique paraît bien éloignée des préoccupations de ces personnages
(les dirigeants supérieurs de l’Ordre), à moins qu’il ne s’agisse d’une
entreprise de déification de l’homme. Comment expliquer autrement
l’autel que le disciple est prié d’installer chez lui et dont la pièce
essentielle est un miroir entouré de baguettes d’encens ? Chacun se
voit ainsi dans le miroir comme la divinité de son propre culte. Un
cahier personnel où chacun relate les progrès de sa méditation complète
la panoplie narcissique du disciple.
Chaque
jeudi, une soirée d’étude tient lieu de grande messe. On y emploie des
formules rituelles qui sont comme le négatif de celles de l’Eglise
catholique.
(par
exemple : « qu’il en soit ainsi », au lieu « ainsi soit-il »).
L’exaltation de la puissance de l’homme situe les rosicruciens à
l’opposé des croyants qui voient au contraire leur réussite et leur
épanouissement à travers la reconnaissance de la toute-puissance de
Dieu. Du point de vue théologique, on pourrait soutenir que l’Ordre de
la Rose-Croix se comporte comme une anti-religion que certains
n’hésitent pas à considérer comme d’essence satanique. »
De
nouveau, je ne savais plus à quel saint me vouer. Finalement, je
décidais de me débarrasser de tous les livres traitant de religion,
sauf de la Bible, que je lirai entièrement une fois par an.
C’est là
qu’intervient la famille Bennasar. Nous avions à l’époque de simples
relations de bon voisinage. Un jour, Paul et moi, discutions sur le
pallier. Je l’invitais à entrer pour être plus à l’aise. Il vit la
Bible sur la table et je remarquais un petit éclair passer dans ses
yeux. Il me dit, très intéressé :
_ Vous lisez, la Bible ?
Je lui répondis :
_ Oui, et je me suis promis de la lire une fois par an.
Ses yeux brillaient encore plus :
_ Nous aussi, dans notre famille, étudions la Bible, nous pourrions en parler ensemble.
J’appris
que cette famille était mormone. Aussitôt, je revis, dans mon esprit,
mon missionnaire, rencontré quelques années plutôt et son regard de
lumière.
Suite à
cette discussion, deux à trois fois par semaine, le matin à 6 heures
30, nous faisions du footing au parc Palmer. Nous parlions beaucoup de
religion. À la fin d’un entraînement, Paul me proposa de rencontrer les
missionnaires et j’acceptais.
Ils
vinrent un soir vers 19h 30, quand je leur ouvris la porte, je me
trouvais devant Elder Gyunn et Elder Ysaat (Elder signifie Ancien).
Dans le regard d’Elder Ysaat, je revis exactement celui de mon
missionnaire rencontré quelques années auparavant et cela me frappa.
Nous eûmes une première discussion, sur la première vision du prophète
Joseph Smith. La discussion dura très longtemps et déborda largement
sur d’autres sujets. Nous nous séparâmes en prenant un nouveau
rendez-vous. Avant de partir, ils me laissèrent le livre de Mormon, me
demandèrent de le lire et de prier à son sujet.
Le
lendemain, je pris le livre et m’installai confortablement dans mon
fauteuil habituel. À peine, avais-je lu quelques pages, soudain je me
levais et m’entendis crier :
_ Ce livre est vrai, il vient de Dieu !!!
Puis, je
retombais sans forces sur le fauteuil ; sentis en moi comme une
chaleur, un bien-être qui me parcourait de la tête aux pieds et je me
mis à pleurer de joie et de reconnaissance comme un enfant.
Ce bonheur
aucun mot ne peut l’exprimer. Ce sentiment, je l’avais ressenti dans
une moindre mesure, le jour où « Kika », la grand-mère de ma femme,
m’avait tendu, sa boîte à gâteaux en fer blanc de laquelle, j’en avais
retiré un, avec la maxime « Sois patient tout arrive ». Je
compris que j’allais avoir enfin la vraie réponse à mes trois
questions. Ce moment d’euphorie passé, je réalisais que je me trouvais
en face d’un problème insoluble : Je savais maintenant que le Livre de
Mormon est vrai, qu’il vient de Dieu, mais il m’était impossible
d’admettre l’histoire de Joseph Smith. Je ne pouvais pas croire :
_ Qu’un garçon âgé de 15 ans ait pu voir Dieu le Père et son Fils Jésus-Christ.
_ Que
Dieu, ait l’apparence d’un homme !!! A la rigueur, qu’il l’ait prise
pour la circonstance, je veux bien car je pensais que Dieu pouvait
prendre toutes les formes. Mais les missionnaires m’affirmaient grâce à
l’expérience de leur prophète que Dieu en permanence, tout comme nous,
possède un corps, de chair et d’os, à la différence que le sien est
glorifié et ressuscité.
Alors,
une grande tristesse remplaça progressivement ma joie. Soudain, j’eus
une idée. Je pris le livre de Mormon, je le serrai très fort dans mes
mains, me mis pour la première fois à genoux, fermais les yeux,
m’imaginais que Jésus était là devant moi et pour la première fois de
ma vie, je priais à haute voix :
_ Notre
Père qui est aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne
vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel, donne
nous aujourd’hui notre pain quotidien, pardonne-nous nos offenses comme
nous pardonnons ceux qui nous ont offensés, ne nous abandonne pas à la
tentation, mais délivre nous du mal. Car c’est à toi qu’appartiennent
dans tous les siècles, le règne, la puissance et la gloire.
Ô Jésus,
tu es là devant moi, je sais que ce livre est vrai, ne m’abandonne pas,
éclaire-moi encore. Fais, je te prie ce que je vais te demander. Voici,
ce livre est de Dieu, je le sais maintenant, je vais le laisser
s’ouvrir. Fais qu’il s’ouvre, s’il te plait, à la page qui sera ta
réponse pour moi.
Je me concentrais de toutes mes forces puis, je laissais le livre s’ouvrir. J’ouvris les yeux et je lus :
«
Et quand vous recevrez ces choses, je vous exhorte à demander à Dieu,
le Père Eternel, au nom du Christ, si c’est choses ne sont pas vraies ;
et si vous le demandez avec un cœur sincère et une intention réelle,
ayant foi au Christ, il vous en manifestera la vérité par le pouvoir du
Saint-Esprit.
Et par le pouvoir du Saint-Esprit, vous pouvez connaître la vérité de toutes choses. »
Si un jour
je voulais connaître la Vérité de toutes choses, je devais recevoir le
don du Saint-Esprit, et pour recevoir le don du Saint-Esprit, je savais
que je devais me faire baptiser. Alors, je me dis :
_ Sois
logique et cohérent avec toi-même, tu ne crois pas que Joseph Smith ait
vu Dieu, le Père et son Fils Jésus-Christ et pourtant, tu sais que le
livre de Mormon est de Dieu. Ce livre le monde l’a reçu par
l’intermédiaire de Joseph Smith, n’est-ce pas ? Alors admet qu’il est
un prophète de Dieu et que la première vision est vraie.
J’avais
reçu gratuitement de Dieu, sans aucun effort de ma part, le témoignage
spirituel que le livre de Mormon est vrai, par contre, j’ai dû me
battre pendant plus d’un an pour recevoir le témoignage spirituel que
Joseph Smith est un prophète de Dieu. J’étudiais le livre de Moïse,
d’Abraham, Doctrine et Alliances. Je priais, je jeûnais. Par cette
longue démarche, j’étais arrivé à croire intellectuellement que Joseph
était un prophète, mais je ne le savais pas spirituellement comme je le
savais pour le Livre de Mormon.
Voici
exactement, comment j’acquis le témoignage spirituel que Joseph Smith
est un prophète de Dieu envoyé dans les derniers jours rétablir, sous
la direction du Christ, son Eglise et la plénitude de l’Evangile
éternel.
Ce
jour-là, j’étudiais la section 88 de Doctrine et Alliances, je lisais,
cette section que j’avais déjà eue l’occasion de lire plusieurs fois,
seul ou en leçon de prêtrise avec les frères du collège des anciens :
« En vérité, ainsi dit le Seigneur, à vous qui vous êtes rassemblés
pour recevoir sa volonté à votre sujet : Voici, ceci est agréable à
votre Seigneur, et les anges se réjouissent à cause de vous ; les
aumônes de vos prières sont montées aux oreilles du Seigneur des armées
et sont inscrites dans le livre des noms des sanctifiés, à savoir ceux
du monde céleste.
C’est pourquoi, je vous envoie maintenant un autre Consolateur, à
savoir sur vous mes amis, afin qu’il demeure dans votre cœur, oui, le
Saint-Esprit de promesse ; lequel Consolateur est celui-là même que
j’ai promis à mes disciples, comme le rapporte le témoignage de Jean.
Ce Consolateur est la promesse que je vous donne de la vie éternelle, à
savoir la gloire du royaume céleste ; laquelle gloire est celle de
l’Eglise du Premier-Né, à savoir de Dieu, le plus saint de tous, par
l’intermédiaire de Jésus-Christ, son Fils :
_
Lui qui est monté là-haut, de même qu’il est descendu au-dessous de
toutes choses, en ce qu’il a embrassé toutes choses, afin d’être en
toutes choses et par toutes choses, la lumière de la vérité.
_
Laquelle vérité luit. C’est la lumière du Christ. De même qu’il est
dans le soleil, et la lumière du soleil, et le pouvoir par lequel il a
été fait.
_Il est aussi dans la lune, et est la lumière de la lune, et le pouvoir par lequel elle a été faite ;
_ Et aussi la lumière des étoiles et le pouvoir par lequel elles ont été faites ;
_ Et la terre aussi et son pouvoir sur laquelle vous vous tenez.
[1]Et
il y a beaucoup de royaumes, car il n’est point d’espace dans lequel il
y ait un royaume ; il n’y a point de royaume dans lequel il n’y a point
d’espace, que ce soit un grand ou un petit royaume.
Et à tout royaume est donnée une loi ; et à toute loi, il y a certaines
limites et certaines conditions.Et ces royaumes se donnent de la
lumière l’un à l’autre, en leurs temps et en leurs saisons, en leurs
minutes, en leurs heures, en leurs jours, en leurs semaines, en leurs
mois, en leurs années. Tout cela est une année pour Dieu, mais pas pour
l’homme.
Et la lumière qui luit, qui vous donne la lumière, vient par
l’intermédiaire de celui qui illumine vos yeux, qui est cette même
lumière qui vivifie votre intelligence ; laquelle lumière sort de la
présence de Dieu pour remplir l’immensité de l’espace, la lumière qui
est en toutes choses, qui donne la vie à toutes choses, qui est la loi
par laquelle tout est gouverné, à savoir le pouvoir de Dieu qui est
assis sur son trône, qui est dans le sein de l’éternité, qui est au
milieu de toutes choses.
À quoi comparerai-je ces royaumes pour que vous compreniez ? Voici, je
comparerai ces royaumes à un homme qui a un champ, qui envoya ses
serviteurs dans le champ pour labourer le champ.
Il
dit au premier : Va travailler dans le champ et je viendrai vers toi
dans la première heure, et tu verras la joie de mon visage.
Et il dit au deuxième : va aussi dans le champ et à la seconde heure et je te visiterai de la joie de mon visage.
Et également au troisième en disant : Je te visiterai.
Et au quatrième, et ainsi de suite jusqu’au douzième.
Et
le seigneur du champ alla vers le premier, à la première heure, et
demeura avec lui pendant toute cette heure et il se réjouit de la
lumière du visage de son seigneur.
Alors,
il se retira du premier afin de visiter également le deuxième et le
troisième, et le quatrième, et ainsi de suite jusqu’au douzième.
Et
ainsi, ils reçurent tous la lumière du visage de leur seigneur, chacun
en son heure, en son temps et en sa saison ; Commençant par le premier
et ainsi de suite jusqu’au dernier, et du dernier au premier, et du
premier au dernier ; Chacun en son ordre propre, jusqu’à ce que son
heure fût terminée, selon ce que son seigneur lui avait commandé, afin
que son seigneur fût glorifié en lui et lui en son seigneur, afin
qu’ils fussent tous glorifiés.
C’est
pourquoi, c’est à cette parabole que je comparerai tous ces royaumes et
leurs habitants, chaque royaume en son heure, en son temps et en sa
saison, conformément au décret que le Seigneur a lancé. »
Quand
j’eus fini de lire cette parabole, j’ai su sans l’ombre d’un doute que
Joseph Smith recevait personnellement, face à face avec le Seigneur ou
par le pouvoir du Saint Esprit, la parole du Seigneur.
Je savais
que cette parabole des royaumes ou paraboles des mondes, n’était pas de
l’homme mais du Seigneur lui-même. Je savais, sans l’ombre d’un doute,
que l’Auteur de cette parabole, est le même que Celui des merveilleuses
paraboles du Nouveau Testament.
Alors, je
ressentis, comme pour le livre de Mormon cette merveilleuse chaleur me
parcourir de la tête aux pieds et me faire pleurer de reconnaissance ;
cette joie unique que seul Dieu peut donner à ses enfants.
Je n’avais plus simplement un témoignage intellectuel de Joseph, mais enfin un témoignage spirituel de lui et de sa mission.
Chaque fois que j’ai reçu un témoignage spirituel d’une Vérité de l’Evangile, c’est toujours de cette manière que je l’ai reçu.
Ces
merveilleuses expériences, malheureusement, ne furent pas quotidiennes,
loin de là. Elles ont été plutôt rares et si je compte bien, elles ne
dépassent pas les doigts de mes deux mains au cours des 25 dernières
années. Pourtant, je peux dire, au nom du Seigneur Jésus-Christ, qu’un
jour je sais, que je serai devant mon Rédempteur, que je pourrais
baiser ses pieds de reconnaissance et d’amour, les mouiller de mes
larmes, car je me tiendrai en sa présence et je pourrais enfin
contempler sa gloire. Pourtant, même en cet instant béni, je ne saurais
pas plus qu’en ce moment :
_ Qu’il est le Christ,mon Sauveur, mon Rédempteur,
_ Que
Joseph Smith est son prophète et que si Jésus nous a sauvé de nos
péchés, il a envoyé Joseph nous sauver de notre ignorance.
_ Que le
Livre de Mormon a été traduit par le don et le pouvoir de Dieu afin de
rétablir la vraie doctrine, confondre les fausses, compléter la Bible,
dans tout ce qui a été perdu, retranché, mal retranscrit ou perverti à
dessein ou par ignorance, être avec elle, un témoin vivant du Christ.
_ Que Joseph Smith, sous la direction du Sauveur, a rétabli l’Eglise de Jésus Christ et la plénitude de son Evangile Eternel.
Le goût du sel
Tel est
mon témoignage et ce témoignage, c’est comme la foi ; comme croire en
Dieu, c’est impossible à prouver. Pourtant quand on sait, on sait tout
simplement et c’est tout ce que nous pouvons dire. Prenons un exemple.
Essayez d’expliquer, par des mots le goût du sel, à une personne qui ne
l’a jamais goûté. Vous constatez qu’il n’y a pas de mots pour faire
connaître comme vous connaissez le goût du sel à cette personne. Et
pourtant, d’une manière certaine, vous connaissez le goût du sel !
Pour
connaître le goût du sel, il faut tout simplement, le goûter n’est-ce
pas ? Il en est des choses spirituelles, comme du goût du sel, pour le
connaître, il faut personnellement le goûter. Alors, quand on y a goûté
on le connaît et on le reconnaît à jamais, parmi une infinité d’autres
goûts.
Religiosité à la carte
L’homme
d’aujourd’hui, à la recherche de spiritualité, devant tant de
connaissances, de moyens de communication, de choix, se trouve dans le
cas de l’acheteur dans un super-marché et quelqu’un a dit :
« C’est
pourquoi on assiste au développement d’une nouvelle religiosité à la
carte : chacun prend un chariot et fait librement son choix dans un
supermarché du religieux devenu planétaire. »
Comme si ce n’était pas suffisant, un sage de l’Inde, [2]«
exprimait une idée foncièrement hindoue lorsque, questionné sur la
possibilité d’une religion universelle, il répondit, au grand
étonnement de ses auditeurs, que l’idéal n’était pas une religion
uniforme à laquelle tous les hommes devraient se soumettre, mais autant
de religions que d’individus. Autant d’hommes autant de dieux. Les
hindous ont reconnu là une vérité découlant des limitations de
l’humanité, de son caractère non infini, de l’étroitesse de ses points
de vue ».
Un autre sage, développait cette idée :
« Y
aura-t-il dans l’avenir une religion universelle ? Nous pourrions aussi
demander : Y aura-t-il jamais un manteau qui soit à la taille de tout
le monde. »
Ainsi
aujourd’hui, non seulement, il y a le choix d’une infinité de
religions, mais surtout sous l’influence des religions orientales,
celui qui est en quête de religiosité, est convaincu que la Vérité se
trouve éparpillée, un peu dans chaque religion. Alors il se crée son
propre cocktail en prenant un peu ici, un peu là et se forge sa
croyance en fonction de ses besoins. Ainsi le souhait de ces sages de
l’Inde se trouve en partie réalisé. Pourtant les lois physiques, comme
celle de la gravitation nous démontrent exactement le contraire. Cette
loi ne s’adapte pas en fonction des races, des pays et des besoins
individuels. La loi de la gravitation est la même pour tout le monde.
Il en est ainsi de toute loi physique. Pourquoi en serait-il différent
des lois spirituelles qui par principe sont supérieures aux lois
physiques ?
Ces
maîtres d’Orient, préconisent autant de religions que d’individus,
pourtant celui qu’ils considèrent souvent comme un des plus grands
maîtres, sinon le plus grand, Celui qui de plus, est un Dieu d’amour,
un Sauveur, un Dieu qui s’est fait homme, a dit :
« Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le
chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent
par-là. Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la
vie, et il y en a peu qui les trouvent. Je suis le chemin, la vérité,
et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. »
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AT/L'Ancien Testament un pédagogue pour conuire à Jésus-Christ Tome 2
19/6/2008
AUTEUR VICTOR OJEDA-MARI Livre : L'Ancien Testament un Pédagogue pour conduire à Jésus-Christ
PRESENTATION
« Ainsi la loi a été comme un pédagogue pournous conduire à Christ, afin que nous fussions justifiés par la foi. La foiétant venue, nous ne sommes plus sous ce pédagogue. Car vous êtes tous fils deDieu par la foi en Jésus-Christ ; vous tous, qui avez été baptisésen Christ, vous avez revêtu Christ.
Il n'y a plus ni Juif ni Grec, il n'y a plus niesclave ni libre, il n'y a plus ni homme ni femme ; car tous vous êtes unen Jésus-Christ. Et si vous êtes à Christ, vous êtes donc la postéritéd'Abraham, héritiers selon la promesse. »
Lapôtre Paul faisait comprendre que le Christ avaitaccompli la Loi et que pour être de la postérité dAbraham, il nesuffisait pas de lêtre par le sang uniquement mais avant tout parlacceptation de son Evangile éternel.
LAncien Testament préparait le peuple dIsraël àrecevoir son Messie lors de son premier événement afin quil soit la Lumièrequi apporte lEvangile à toutes les nations. Il vint parmi les siens, et lessiens ne lont pas reconnu ; pire ils le persécutèrent jusquà la Croix.
Cest ainsi que le peuple élu rata le premierrendez-vous avec son Messie qui un jour les avertit disant :
« Voussondez les Écritures, parce que vous pensez avoir en elles la vieéternelle : ce sont elles qui rendent témoignage de moi. »
Mais un second rendez-vous attend le peuple Juifavec son Rédempteur, lors de son retour ; retrouvailles quil ne raterapas, car attestée par les prophéties :
« Alors je répandrai sur la maison deDavid et sur les habitants de Jérusalem un esprit de grâce et de supplication,et ils tourneront les regards vers moi, celui qu'ils ont percé. Ils pleurerontsur lui comme on pleure sur un fils unique, ils pleureront amèrement sur luicomme on pleure sur un premier-né. »
Le but de ce livre est de voir comment et pourquoi,le peuple de lalliance rata sa première rencontre avec le Messie, attendue etpréparée depuis plusieurs millénaires par la Loi de Moïse et lesprophètes.
CONCLUSION
A partir de lhistoire du peuple Juif de Moïse à Malachie, sondernier prophète, nous avons pu nous rendre compte comment et pourquoi lepeuple Juif ne reconnut pas son Messie et le crucifia par lentremise desromains.
Ce peuple reçut les manifestations divines les plusglorieuses ; cependant dans le désert, il murmura constamment contre sonDieu et son prophète et adora le veau dor. Sous le règne des juges, il futinfidèle à lEternel, rejeta le Roi des cieux pour un roi humain.
Après la captivité babylonienne, il nadora plus les idolesfaites de pierre, de bois et de métal, mais adora la Loi de Dieu qui fut interprétéepar des docteurs qui la vidèrent de sa substance sainte et régénératrice.
Par là, nous pouvons voir combien lhomme est prompt à adorer lacréature à la place du Créateur et la Loi quil accommode à la place duLégislateur suprême.
Israël fut véritablement et dans la durée, un peuple souverainsous Josué, David et Salomon. À part ces trois règnes, il fut soumis auxnations étrangères ; principalement les Philistins, lEgypte, lAssyrie,la Babylonie, la Grèce et pour finir Rome.
Israël, au cours des cours des siècles, finit par considérertoute nation qui lentourait comme ennemie et développa dans le temps une hainenationale à leur égard. Le peuple élu, oubliait que sil se trouvait souvent enétat dinfériorité ou réduit en esclavage, ce nétait pas à cause de laméchanceté de ces nations, mais à cause avant tout, de son infidélité enverslEternel.
Israël, trop orgueilleux pour le reconnaître, préféraitenseigner quil était le peuple élu, que les nations païennes étaient damnéeset méchantes. Cette mentalité, à tort sancra profondément, à travers lessiècles, en chaque Israélite.
Cette idéologie interpréta et déforma les prophéties du Messiequi devait venir une première fois en inculquant au peuple, quil serait avanttout le Sauveur dIsraël, celui qui détruirait tous ses ennemis, et prendraitplace sur le trône de David.
Cette idéologie, déforma la vision de sa véritable mission :Israël, devait être le peuple choisi pour porter bien haut la lumière delEternel, être un modèle de justice, de droiture, faire connaître le seul vraiDieu ; permettre à lhumanité daccéder aux bénédictions dAbraham. Israëléchoua dans cette tâche glorieuse.
Ce que je crois, cest que tout comme Dieudans sa prescience transforma la transgression de nos premiers parents enbénédiction, il transforma linfidélité du peuple élu relatée dans lAncienTestament en rédemption de lhumanité.
Cest ce que lapôtre Paul appelait« les mystères de la piété » : Dieu laisse lhomme libre dechoisir entre le bien et le mal et lhomme récolte les conséquences de sonchoix ; cependant avec amour, notre Père céleste agit : il met enplace la solution qui ne lèse ni la justice, ni la miséricorde, ni lelibre-arbitre pour préserver le Plan deSalut et permettre au maximum à ses enfants dobtenir la vie éternelle.
Nous sommes tous redevables au peuple Juifet à ceux qui se croient confortés dans leur haine, le Seigneur leurrépondrait :
« Maisvoici, il y en aura beaucoup - en ce jour-là où je me mettrai en devoir de faireune uvre merveilleuse parmi eux, afin de me souvenir des alliances que j'aifaites avec les enfants des hommes, afin d' étendre une seconde fois ma mainpour recouvrer mon peuple qui est de la maison d'Israël; et aussi afin de mesouvenir des promesses que je t'ai faites, à toi, Néphi, et aussi à ton père,que je me souviendrais de votre postérité, et que les paroles de votrepostérité iraient de ma bouche à votre postérité; et mes paroles sifflerontjusqu'aux extrémités de la terre, comme bannière pour mon peuple qui est dela maison d'Israël. Et parce que mes paroles siffleront, beaucoup deGentils diront : Une Bible ! Une Bible ! Nous avons une Bible,et il ne peut y avoir davantage de Bibles. Mais ainsi dit le Seigneur Dieu : Ô insensés, ils auront uneBible ; et elle sortira des Juifs, le peuple ancien de mon alliance. Etcomment remercient-ils les Juifs de la Bible qu'ils reçoivent d'eux ? Oui,qu'entendent les Gentils par là ? Se souviennent-ils des labeurs, et destravaux, et des peines des Juifs, et de leur diligence vis-à-vis de moi àapporter le salut aux Gentils ?
Ô Gentils, vous êtes-vous souvenus desJuifs, le peuple ancien de mon alliance ? Non ; mais vous les avezmaudits, et les avez haïs, et n'avez pas cherché à les recouvrer. Mais voici,je ferai retomber ces choses sur votre tête ; car moi, le Seigneur, jen'ai pas oublié mon peuple.
Insensé, qui dira : une Bible, nousavons une Bible, et nous n'avons pas besoin de davantage de Bible. Avez-vousobtenu une Bible autrement que par les Juifs ? Ne savez-vous pasqu'il y a plus d'une nation ? Ne savez-vous pas que moi, le Seigneur,votre Dieu, j'ai créé tous les hommes, et que je me souviens de ceux qui sontdans les îles de la mer, et que je règne dans les cieux en haut et sur la terreen bas, et que je fais parvenir ma parole aux enfants des hommes, oui, à toutesles nations de la terre ?
Pourquoi murmurez-vous parce que vousallez recevoir davantage de ma parole ? Ne savez-vous pas que letémoignage de deux nations est le témoignage pour vous que je suis Dieu, que jeme souviens d'une nation comme d'une autre ? C' est pourquoi, je dis lesmêmes paroles à une nation qu'à l'autre.
Etlorsque les deux nations s'uniront, les témoignages des deux nations s'unirontaussi. Et je fais cela afin de prouver à beaucoup que je suis le même hier,aujourd'hui et à jamais, et que j'envoie mes paroles selon mon bon plaisir. Etparce que j'ai dit une parole, vous ne devez pas supposer que je ne peux pas endire une autre ; car mon uvre n'est pas encore finie, et elle ne le serapas avant la fin de 1homme, ni à partir de ce moment-là, ni jamais.
C'est pourquoi, parce que vous avez uneBible, vous ne devez pas penser qu'elle contient toutes mes paroles ; etvous ne devez pas non plus penser que je n'en ai pas fait écrire davantage. Carje commande à tous les hommes, à la fois à l'Est et à l'Ouest, et au Nord et auSud, et dans les îles de la mer, qu'ils écrivent les paroles que je leurdis ; car c'est d'après les livres qui seront écrits que je jugerai lemonde, chacun selon ses uvres, selon ce qui est écrit. Car voici, je parleraiaux Juifs, et ils l'écriront ; et je parlerai aussi aux Néphites, et ilsl'écriront ; et je parlerai aussi aux autres tribus de la maison d'Israël,que j'ai emmenée, et elles l'écriront ; et je parlerai aussi à toutes lesnations de la terre, et elles l'écriront.
Et il arrivera que les Juifs auront lesparoles des Néphites, et les Néphites auront les paroles des Juifs, et lesNéphites et les Juifs auront les paroles des tribus perdues d'Israël, et lestribus perdues d'Israël auront les paroles des Néphites et des Juifs. Et ilarrivera que mon peuple, qui est de la maison d'Israël, sera rassemblé chez luidans les pays de ses possessions ; et ma parole sera aussi rassemblée enune seule.
Et je montrerai à ceux qui combattentma parole et mon peuple, qui est de la maison d'Israël, que je suis Dieu et quej'ai fait alliance avec Abraham que je me souviendrais de sa postérité làjamais. »
Jésus est venu parmi les siens et les siens ne lont pas reçu.Le monde depuis plus de 2000 ans accuse les juifs davoir crucifié le Christ. Àcause de cela, des hommes impies ont cru bon de devoir les persécuter.
Cest vrai, que le peuple juif de lépoque crucifia le Christ àlissue dun procès illégal, truqué, fait la nuit.
Mais le sacrifice expiatoire devait saccomplir et Dieu changeale mal en bien pour le bénéfice de toute lhumanité.
En vérité, noussommes tous coupables des souffrances du Christ car nous avons tous péché etpour chacun il a versé au moins une goutte de son sang précieux. Oui !Tous coupables, pas seulement les Juifs ou les Romains de lépoque !
Souvenons-nous de Joseph, vendu comme esclave par ses frères ;il est une similitude du Christ.
Lorsquil se fit reconnaître à ses frères effrayés, il leur dit:
« Maintenant ne vous affligez paset ne soyez pas fâchés de mavoir vendu pour être conduit ici, car cest pourvous garder en vie que Dieu ma envoyé devant vous. Dieu ma envoyé devant vouspour vous assurer un reste dans ce pays et pour vous permettre de survivre parune grande délivrance. Maintenant donc, ce nest pas vous qui mavez envoyéici, mais cest Dieu : Il ma établi père de Pharaon, seigneur de toute samaison et gouverneur de tout le pays dEgypte. »
Pilate se considéra innocent du sang du Juste et essaya de lesauver en proposant de le relâcher pour la fête. Mais le peuple criait :
_ Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants!
Ce qui voulait dire :
_ Crucifie-le, sil est innocent nous prenons tout sur nos têteset sur celles de nos enfants.
Il leur en fut fait selon leurs paroles et lhistoire le montre.Le peuple élu fut dispersé, maltraité, détesté mais toujours miraculeusementpréservé par le Seigneur.
Oui ! Nous sommes tous redevables au peuple juif car ilnous a permis de recevoir les bénédictions dAbraham en étant de sa postérité :
_ Spirituellement car cest grâce au peuple Juif et à ceux qui sontissus deux, que nous avons la Bible, cest-à-dire : lAncien Testament et leNouveau Testament.
_ Littéralement car sa dispersion, permit de mêler son sang parmitoutes les nations, langues et peuples.
Le peuple juif fut pour le monde, au cours des siècles comme unetransfusion de Sang et dEsprit :
_ De sang : Par sa dispersiondans toutes les nations de la terre.
_ DEsprit par la Bible et le Livre de Mormon en attendantdautres annales.
Seulement nous ne pouvons être sauvés que par le sang expiatoirede Jésus versé au jardin de Gethsémané, et au Golgotha, quen ayant foi en Lui,en son pouvoir sauveur, guérisseur et rédempteur.
Les Ecritures affirment quun jour viendra où la tribu de Judaet tous les restes de la maison dIsraël, reconnaîtront leur Messie, en lapersonne de Jésus-Christ :
« Alors je répandrai sur la maison de David et sur les habitants deJérusalem un esprit de grâce et de supplication, et ils tourneront les regardsvers moi, celui qu'ils ont percé. Ils pleureront sur lui comme on pleure sur unfils unique, ils pleureront amèrement sur lui comme on pleure sur unpremier-né
»
« Et si on lui demande : D'oùviennent ces blessures que tu as aux mains ? Il répondra : C'est dansla maison de ceux qui m'aimaient que je les ai reçues. »
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