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Auteur Victor OJEDA | Bloguez.com

 Après la Dadvsi et Hadopi, bientôt la Loppsi 2

19/5/2009
http://www.lemonde.fr/technologies/article/2009/05/18/apres-la-dadvsi-et-hadopi-bientot-la-loppsi-2_1187141_651865.html#xtor=AL-32280184

Après la Dadvsi et Hadopi, bientôt la Loppsi 2


La loi Hadopi est donc - avec quelques houleux retards à l'allumage - finalement votée. Avec la loi Dadvsi de 2006 sur le droitd'auteur, et qui avait également provoqué un tollé, voici que se profile Loppsi, qui élargit encore le champ sécuritaire lié aux nouvelles technologies. Mis bout à bout, ces trois éléments forment un véritable arsenal de "cybersécurité", promue priorité par Nicolas Sarkozy.

Dadvsi et Hadopi, censées lutter contre le téléchargement illégal grâce à des mesures techniques, devraient donc être complétées à l'automne 2009 par un dispositif bien plus ambitieux, axé sur l'ensemble de la cybercriminalité. Loppsi 2 (loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure, 2e du nom après la Lopsi de 2002), voulue par Nicolas Sarkozy, serait dotée d'une enveloppe d'un milliard d'euros sur cinq ans (2010-2015).

La clef de Loppsi 2, ce sont les mouchards électroniques. La loi Hadopi prévoit déjà la"Simplification des procédures de contrôle par les services de l'Etat des logiciels intégrant des mesures techniques permettant le contrôle à distance de fonctionnalités ou l'accès à des données personnelles". La Dadvsi évoque également les mouchards électroniques : l'article additionnel 10bis C à l'article 15 permet notamment à la direction centrale de la sécurité des systèmes d'information (DCSSI) de s'affranchir du contrôle des logiciels mouchards susceptibles d'être installés par les administrations de l'Etat, les collectivités territoriales et les opérateurs publics ou privés.

L'ACCÈS AUX DONNÉES INFORMATIQUES SIMPLIFIÉ

En d'autres termes, l'Etat ne sera plus obligé de vérifier la "légalité" des mouchards utilisés par ses services sur le Réseau. Dès lors, c'est la porte ouverte à toutes les "captations" informatiques et sonores, de quelque nature qu'elles soient. Le projet de loi Loppsi 2 reprend ce principe en le perfectionnant, puisqu'il permettrait "sans le consentement des intéressés, d'accéder à des données informatiques, de les observer, les collecter, les enregistrer, les conserver et les transmettre, telles qu'elles s'affichent pour l'utilisateur ou telles qu'il les y introduit par saisie de caractère". C'est la légalisation des "chevaux de Troie" (logiciels espions) chez l'internaute, pendant une durée de quatre mois, renouvelable une fois sur accord du juge.

Techniquement, le dispositif pourra être mis en place à toute heure, soit en s'introduisant dans tout lieu physique (avec mise en place d'une "clé de connexion" dans l'ordinateur à surveiller), soit par"transmission par un réseau de communications électroniques", en s'infiltrant à distance dans la machine à surveiller.

PÉRICLÈS SAURA TOUT DE VOUS

Loppsi 2 prévoit également la création d'un fichier informatique appelé Périclès. Ce système "d'analyse sérielle" permettra d'effectuer des rapprochements entre les différents fichiers


judiciaires (Stic, Judex, etc.) et de croiser tous les renseignements disponibles pour lutter au mieux contre tous les types de délinquance, et notamment la pédo-pornographie. Mais pour ce faire, ce"super-fichier" contiendra de nombreuses données liées à la vie du citoyen avec tous les dangers de dérives possibles : numéros de cartes grises, de permis de conduire, de puces de téléphones portables (IMEI), factures diverses, etc.

Car selon les informations du Monde, la collecte de ces données proviendrait entre autres de"traitements automatisés de données à caractère personnel concernant toute infraction commise contre les personnes". Ces données ne seraient donc plus uniquement "collectées au cours de procédures judiciaires pénales" comme il était prévu dans le projet de loi originel.

LES FOURNISSEURS D'ACCÈS EN PREMIÈRE LIGNE DU DISPOSITIF

Michèle Alliot-Marie a d'ailleurs précisé en janvier que 555 millions d'euros seraient affectés à la lecture automatisée des plaques d'immatriculation par vidéosurveillance, à la modernisation des fichiers d'empreintes génétiques et digitales, mais aussi à l'enregistrement vidéo des gardes à vue. Cette loi permettrait en outre, selon elle, de créer un délit d'usurpation d'identité, de pouvoir géolocaliser des internautes, ou de bloquer les sites (dont la liste serait fournie par le ministère) ne respectant pas la législation directement chez les fournisseurs d'accès. Pour ce faire, des "crawlers" (logiciels de recherche spécialisés), seraient mis en place par différents services du ministère, notamment l'OCLCTIC (Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication).

Mais les forces de l'ordre ne seraient qu'un des maillons de la chaîne, au même titre que les constructeurs d'appareils connectés par exemple. Ce qui inquiète notamment les fournisseurs d'accès à Internet, qui pourraient se retrouver contraints de filtrer une partie du Web sur demande du gouvernement, comme l'explique Jean-Michel Planche, président d'honneur du Club français des entrepreneurs des télécommunications.

Toutes ces dispositions d'exception, accolées à des technologies de plus en plus perfectionnées, pourraient doter l'Etat de moyens de contrôles très importants. Mais tout comme de nombreux experts ont dénoncé, lors du débat sur Hadopi, le manque d'efficacité des solutions techniques dans la lutte contre le piratage, rien ne dit que les "mouchards" électroniques ne souffrent pas du même défaut. En attendant, des opposants au projet de loi se manifestent déjà. Le débat ne fait que commencer. 
Olivier Dumons


Tags : hadopi internent chargement

Catégorie : !70_News Société/2009/07

 Le rapport de la Miviludes, une menace pour les libertés ?

20/5/2009
Le rapport de la Miviludes, une menace pour les libertés ?
Posté le Mercredi 20 mai 2009 @ 00:30:00 par CPDH
Société

Relayé très largement par les médias, le président de la Miviludes, Georges Fenech, a rendu son rapport pour l'année 2008 au Premier Ministre le 19 mai 2009. La Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires entend notamment surveiller l'école à la maison. Elle propose également de surveiller le développement du satanisme ou encore celui des médecines douces et de constituer une nouvelle liste de mouvements sectaires. C'est le premier rapport annuel rendu par M. Fenech dont la nomination avait suscité une controverse, notamment en raison de sa propension à s'en prendre à l'enseignement à domicile.

Dans une lettre adressée à la Miviludes et figurant dans le rapport, le ministre de l'Education nationale précise les « objectifs assignés » à son administration. Tous les enfants scolarisés sont concernés, mais différemment selon le type d'éducation.

Le ministre propose trois points dont le dernier, les dangers d'Internet, concerne tous les élèves : « Différent sites offrent en effet de plus en plus souvent aux jeunes la possibilité d'exprimer et d'exposer leur personnalité selon des modalités qui peuvent permettre à des individus mal intentionnés de repérer ainsi des personnes fragiles et en souffrance » (p146). Les sectes pourraient en profiter, aussi le ministre propose une meilleure sensibilisation aux usages d'Internet, sans donner plus de précisions.

Ce sont surtout les deux premiers points qui méritent notre attention : en effet, il est notamment proposé de renforcer la surveillance de la scolarisation à domicile pour éviter les abus sectaires. Le souci de prudence serait louable, si ce n'était l'obsession de M. Fenech concernant l'école à la maison, fixation qui s'inscrit dans le cadre plus général de sa volonté de lister les mouvements qu'il estime parfois abusivement être des sectes.

Pour aller plus loin...

Le 23 janvier dernier, la direction générale de l'enseignement scolaire a demandé aux recteurs d'académie d'enquêter pour évaluer le nombre d'enfants scolarisés à domicile, connaître les motivations invoquées par les familles, vérifier la relation de l'enfant avec un organisme d'enseignement à distance ou non et du rôle de cet éventuel organisme. Enfin, il est demandé aux recteurs d'évaluer l'importance et les résultats des contrôles. Le second point rappelle la législation en vigueur : la nécessaire « acquisition d'un socle commun constitué d'un ensemble de connaissances et de compétences qu'il est indispensable de maîtriser pour accomplir avec succès sa scolarité [...] et réussir sa vie en société » (1), et les moyens de contrôle.

Si les abus sectaires sont toujours à redouter, et si l'Etat est dans son rôle de protection des citoyens et plus généralement de l'ordre public, il doit aussi être le garant des libertés. Dont celle de croire dans n'importe quelle religion ou de ne pas croire. La préoccupation de M. Fenech concernant la scolarisation des enfants ne signifie pas de fait une absence de préjugés. Dans une interview accordée au Figaro le jour de la remise du rapport, le président de la Miviludes se veut rassurant : « On connaîtra les motivations des familles, en général tout à fait légitimes. On pourra ainsi déceler les enfants évoluant dans des communautés à caractère sectaire. » La majorité des scolarisations à domicile seraient mues par des mobiles bien « légitimes », mais quelle est la définition de la légitimité ? Est-ce la normalité selon un certain standard social ? Par exemple, alors que la loi du 23 avril 2005 d'orientation et de programme pour l'avenir de l'école vise la réussite dans la vie en société, Georges Fenech considère que l'absence de télévision dans l'éducation d'un enfant est anormale, après avoir mis en doute que les enfants de ces groupes pourraient devenir de bons citoyens. Et avant de dire que ces enfants n'ont pas choisi leur éducation.

Passons le fait que le CSA déconseille la télévision pour les moins de trois ans, ce n'est pas l'essentiel ici : la question est déjà de savoir en quoi grandir sans télévision empêcherait de se structurer, et surtout de savoir si, dans le cadre de la mission d'enquête confiée aux recteurs, cette absence peut être considérée comme pénalisante. Il est évident que les enquêtes en cours ne prennent pas ce facteur en compte, le propos de M. Fenech, alors président de la commission parlementaire sur les sectes, visait surtout à diaboliser et à frapper les esprits. Les inspecteurs rendant par ailleurs compte à leur hiérarchie et non à la Miviludes.

Mais, surtout, cette ambiance de suspicion qu'instaure Georges Fenech quant à l'école à domicile n'est pas sans inquiéter, il faut craindre que le ministère de l'Education nationale fasse siennes les exigences de la Miviludes. En janvier et février 2007, M. Fenech, alors député, avait soutenu des amendements parlementaires visant à restreindre la possibilité de scolariser ses enfants à domicile : condition de handicap par exemple, ou enseignement dispensé à plus de deux familles au même domicile. Seule cette dernière condition avait été retenue, en dépit de l'opposition du ministre de la Famille, Philippe Bas. Le Gouvernement ayant décidé de se montrer plus à l'écoute de la Miviludes - dont les rapports et avis ne le lient pas -, il est à craindre que certaines revendications de son président soient entendues. (Pourtant le ministre de l'Intérieur et en charge des cultes a proposé de supprimer cet organisme ; la sociologue Nathalie Luca, spécialiste des sectes, en a démissionné en en dénonçant les dérives démagogiques ; ou encore la présidente de l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), Danièle Hervieu-Léger, qui avait distingué les nouvelles croyances des dérives sectaires dans son intervention lors du séminaire « Sectes & Laïcité 2003-2004 » critiqué la Miviludes en soutenant cette démission et, dans la foulée, un accord de coopération entre l'EHESS et la Mission a été suspendu.)

Il est indéniable que le repli à domicile peut couvrir des dérives sectaires, la récente découverte de huit enfants affamés par leurs parents à des fins de purification a choqué la France. Mais assimiler école à domicile et repli sur soi serait réducteur. Certains parents peuvent préférer suivre eux-mêmes la scolarité de leur enfant et ce n'est pas un mal en soi. Tout au plus, pourrait-on craindre que l'enfant ne puisse développer des relations sociales au contact d'autres enfants, mais rien ne l'empêche normalement d'avoir des camarades de jeux. L'école n'est pas le seul lieu de socialisation.

Il s'agit probablement, vu les antécédents de M. Fenech, davantage de rechercher voire désigner des mouvements sectaires à tort ou à raison, que de s'assurer que les enfants suivent une scolarité correcte. La lettre du ministre va dans son sens et il faudra s'inquiéter si l'administration reprend les objectifs de la Miviludes.

Une liste des sectes

La demande de dresser une nouvelle liste des mouvements sectaires semble être en lien avec ce souci d'investigation dans les familles. Bien des parents préfèrent offrir une scolarité à domicile à leurs enfants en raison de leurs convictions religieuses. Certaines pratiques sont dangereuses, d'autres non. Mais chercher à connaître les motivations des parents c'est violer leur liberté, poser le soupçon qu'il y a de bonnes motivations et de mauvaises. Or c'est la pratique qui doit compter, comment l'éducation est menée, et non pourquoi elle est ainsi menée. Les parents ne devraient pas avoir à se justifier sur leurs mobiles tant que l'éducation à la maison ne lèse pas l'enfant. Les obligeant à s'expliquer sur leurs motivations et non sur leurs pratiques, on risque outre de juger de la pertinence d'un souhait, de se prononcer sur la bonne croyance. Ce qu'avait déjà fait les députés dans des rapports parlementaires listant divers mouvements dits sectaires. Listes qui avaient crée la polémique puisque non étayée par des arguments sérieux, mais simplement sur des notes des Renseignements généraux parfois erronés. La justice constatant des erreurs ne pouvait cependant accorder réparation aux mouvements religieux - ou non - lésés par leur épinglage. C'est notamment pourquoi par une circulaire du 27 mai 2005, le Premier Ministre, avait demandé que le « recours à des listes de groupements [soit] évité au profit de l'utilisation de faisceaux de critères ». Etablir une nouvelle liste ne pourrait qu'être préjudiciable à divers mouvements religieux qui pourraient vite être soupçonnés à tort.

La première liste parlementaire ne retenait ni les baptistes ni les quakers ni les mormons. Mais, les concernant, le président de la commission parlementaire d'alors, Alain Gest a affirmé que « l'absence totale de dangerosité n'existe pas à (ses) yeux. Seul son degré varie et, à long terme, les conséquences sont quasi exclusivement déstabilisantes, car ce que déclare le psychiatre ne vaut que pour une courte durée, les sectes agissant sur leurs adeptes comme la drogue chez un toxicomane » (2). Si c'est une telle conception de la secte qui est retenue pour l'établissement d'une liste, il y a à craindre que la Miviludes se serve des résultats des enquêtes à domicile pour mieux contrôler l'éducation des enfants.

(Jean Degert) CPDH - 19/05/09

(1) L'article L. 122-1-1, inséré par l'article 9 de la loi du 23 avril 2005 dans le code de l'éducation dresse la liste des éléments dudit socle commun: «la maîtrise de la langue française ; la maîtrise des principaux éléments de mathématiques ; une culture humaniste et scientifique permettant le libre exercice de la citoyenneté ; la pratique d'au moins une langue vivante étrangère ; la maîtrise des techniques usuelles de l'information et de la communication.»

(2) Alain Gest, Sectes, une affaire d'Etat, l'Archer, 1999, pp. 112-113.

Tags : sectes rapport religion scolarisation

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 La police bientôt autorisée à jouer les pirates

1/6/2009


La police bientôt autorisée à jouer les pirates

Le projet de loi Loppsi donne la possibilité à la police de mettre sur écoute les PC de suspects. Un procédé qui passe par l’installation de spywares ou chevaux de Troie.

Des mouchards installés sur les ordinateurs des suspects dans les affaires de terrorisme. C'est l'une des mesures les plus sujettes à polémique du projet de loi Loppsi (Loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure), présenté ce mercredi 27 mai 2009 en Conseil des ministres par la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie.

Selon ce texte, les forces de police pourraient bientôt être autorisées à « mettre en place un dispositif technique ayant pour objet, sans le consentement des intéressés, d'accéder, en tous lieux, à des données informatiques, de les enregistrer, de les conserver et de les transmettre telles qu'elles s'affichent sur un écran ». En clair, l'article 706-102-1 du projet Loppsi donne un cadre légal aux écoutes informatiques. En revanche, le texte reste très discret sur les moyens techniques à mettre en œuvre pour mener cet espionnage numérique. Et pour cause. Les procédés existent depuis plusieurs années. Ce sont ceux des pirates informatiques.

Prendre le contrôle physique de la machine

« Un cheval de Troie permet de prendre le contrôle d'une machine et donc, a minima, d'intercepter les données qui s'affichent ou qui sont saisies », commente Frédéric Guy, expert sécurité au sein de Trend Micro. Habituellement, ces trojans, destinés à une infection massive, s'installent sur les ordinateurs des utilisateurs après le lancement d'un fichier exécutable ou la visite d'un site contaminé, etc. Autrement dit, après un « faux pas » de l'internaute. Les pirates ne choisissent pas, au travers de ces méthodes, les ordinateurs qu'ils infectent.

La police, pour sa part, devra s'attaquer à une machine spécifique. Cela semble difficile à distance. « Le seul moyen d'y parvenir est de prendre physiquement le contrôle de l'ordinateur en y installant un programme au moyen d'une clé USB. Ce rootkit s'installe dans la mémoire de la machine, avant le système d'exploitation », explicite Frédéric Guy.

Mais tout comme les spywares des pirates, ces programmes d'espionnage pourront-ils être détectés par les programmes des éditeurs de sécurité ? Guillaume Lovet, expert en cybercriminalité, responsable EMEA de l'équipe antimenace au sein de Fortinet, s'interroge : « Va-t-on demander aux éditeurs de ne pas détecter les virus de la police ? Si tel est le cas, le système a ses limites, car les éditeurs étrangers n'auront aucune obligation de s'y soumettre. »

Selon Frédéric Guy, les autorités n'auront pas besoin de faire une telle demande aux éditeurs. « Ces écoutes devraient être des opérations ponctuelles de la police. L'infection n'atteindra pas la masse critique nécessaire pour que nous la repérions et pour que nous donnions une signature à ce programme afin qu'il soit identifié comme virus par nos produits .»

Pour autant, l'écoute ne sera pas imparable. Des mesures techniques existent déjà pour bloquer l'espionnage informatique, voire créer des leurres. Ainsi un firewall finement paramétré avec une liste d'adresses IP blanches, auxquelles l'ordinateur peut accéder, ne devrait pas permettre au logiciel espion de transmettre à un site ne figurant pas sur cette liste les données interceptées.

Quant aux experts en informatique, ils pourraient créer de faux contenus à l'intention de ces oreilles un peu trop curieuses. « Il est tout à fait possible de transmettre de fausses informations, de simuler l'envoi de données, en faisant tourner le mouchard dans une machine virtuelle », confirme Guillaume Lovet. Une chose est sûre, ces écoutes nécessiteront de faire appel à des policiers très spécialisés.



Tags : police pirates internet trojan

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