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Auteur Victor OJEDA | Bloguez.com
Rendre la vue aux aveugles
6/1/2009
http://fr.news.yahoo.com/69/20090102/ttc-rendre-la-vue-aux-aveugles-but-ambit-a01441f.html Rendre la vue aux aveugles, but ambitieux de la rétine artificielle Vendredi 2 janvier, 15h11 Unarticle sur le site Physorg.com fait le point sur létat davancement duArtificial Retina Project, piloté par le Department of Energy (DOE),l'équivalent du CEA aux Etats-Unis. Lire la suite l'article Cestle programme le plus avancé en matière dil bionique, dont j'ai déjàparlé. On trouvera ici une courte vidéo présentant la chose. Voici uneautre présentation, plus longue. (Voir la vidéo) Le papierrappelle que leur premier prototype de rétine artificielle, Argus One,a été testé à partir de 2002 sur six volontaires. Dont Terry Byland. Ellecomportait seulement 16 pixels, mais a néanmoins permis de tester lesgrandes lignes du concept tout en apportant un petit peu de lumière àdes personnes plongées dans le noir, du fait dune dégénérescencerétinienne. Elles ont pu à nouveau repérer portes et fenêtres, éviterdes obstacles majeurs, et même lire des caractères de 30 cm de haut. Le troisième prototype devrait produire une image de plus de 200 pixels Lesecond prototype, Argus II, comporte 60 pixels, mais est plus compact.Il a été testé depuis 2007 sur 17 volontaires, dont au moins un enFrance à ma connaissance, implanté au début 2008 par le Pr José-AlainSahel, directeur scientifique de lInstitut de la Vision (Hôpital desQuinze-Vingt, Paris), entre autres. Les progrès obtenus seraient trèsencourageants. Les patients pourraient suivre un trait sur le sol, voirune porte à six mètres de distance. Quelques détails sont donnéssur le troisième prototype, qui est bien avancé et dont les premiersessais cliniques sont prévus pour 2011. Encore plus discret, il offreune définition de "plus de 200 pixels". Et lon annonce déjà un objectifà plus long terme de 1 000 pixels. On le voit, la high-tech nestpas loin de pouvoir rendre un peu de vue à certains aveugles. Dautantque lon explore actuellement une demi-douzaine dapproches différentespour obtenir ce résultat. Outre lil bionique, on travaille sur deshypothèses dites cellulaires (injection de cellules souches),génétiques (injection dun gène corrigeant la déficience à lorigine dela cécité), protéiniques 50 millions d'aveugles dans le monde, victimes d'une banale cataracte Unchercheur suisse a même présenté il y a peu une solution tout à faitsurprenante. Botond Roska, du Friedrich Miescher Institute forBiomedical Research de Bâle, a introduit dans la rétine dune sourisaveugle, à laide dun virus, une protéine (dite "channelrhodopsin") quia transformé en photorécepteurs des neurones dits "bipolaires", dont lerôle habituel est tout autre, puisquils jouent plutôt lesintermédiaires. Ce bricolage a permis à la souris de revoir un chouïa.Une raison de plus dêtre optimiste. La science est en passe de rendre la vue auxaveugles. Enfin, à ceux qui auront les moyens, ou une bonne sécu. Caril y a déjà 50 millions dêtre humains aveugles dans le monde, victimesdune banale cataracte (opacification du cristallin), qui pourraientrecouvrer la vue sils pouvaient soffrir une opération à deux balles,banale par chez nous. En partenariat avec : [Voir la photo sur Rue89]
Tags : Aveugles science
Catégorie : !70_News Société/2009/02
Une belle expérience intergénérationnelle
31/3/2009
http://www.lest-eclair.fr/index.php/cms/13/article/273301/Une_belle_experience_intergenerationnelle Une belle expérience intergénérationnelle
Les malades d'Alzheimer de la Villa Pia et les bambins de la crèchevoisine se côtoient chaque jour pour mieux replonger les aînés dansleurs souvenirs
À Bordeaux, tout-petits et malades d'Alzheimer échangent au quotidien
« Cela fait resurgir de vieux souvenirs chez ces malades » Àla Villa Pia, à Bordeaux, les retraités atteints de la maladied'Alzheimer et les tout-petits de la crèche voisine se côtoient auquotidien pour replonger les aînés dans leurs souvenirs et entraînerles enfants dans un univers différent. « Notre objectif est dedécloisonner les générations et de rompre l'isolement des personnesâgées », explique Rodolphe Karam, directeur de l'Association Villa Pia,qui accueille 23 enfants et 111 résidants, dont près d'un tiersatteints de la maladie d'Alzheimer. Le bâtiment de la crèche jouxtecelui de la maison de retraite dans un même parc, facilitant les allerset venues entre les deux établissements. Tous les jours, des activitéssont proposées dans le but de développer ce lien intergénérationnel. Lematin, des petits groupes d'enfants trottent à travers les longscouloirs de la maison de retraite pour aller chanter dans les chambresdes patients ou dans la salle d'accueil de jour des malades. Assis surun tapis au milieu des résidants, les petits reprennent des comptines.Spontanément, certains patients n'hésitent pas à reprendre en cœur lescouplets ou à entrer dans la ronde. « Cela fait ressurgir de vieuxsouvenirs chez ces malades, et les aide à reprendre confiance en eux »,souligne Danièle Klein, psychologue à l'accueil de jour. Des chats aussi Des chats viennent aussi jouer les médiateurs pour combler l'immense fossé générationnel. Deux fois par
semaine, Delphine Descamps, une éthologue, spécialisée dans l'étude ducomportement des animaux, amène ses deux félins à la Villa Pia pourproposer aux petits comme aux grands de les caresser. « Le chat est unintermédiaire qui favorise le dialogue », souligne-t-elle. Dans lapetite salle, Charles, 2 ans, brosse un chat sous le regard attendri deGermaine. «Au début de l'année, certains petits ont une certaine appréhension maisau fil du temps, ils demandent » à rendre visite aux anciens, remarqueJennifer Cremet, aide auxiliaire de puériculture. « Ils ont plaisir àparticiper à ces activités », constate Anne Wisniewski, la directricede la crèche, soulignant que jamais rien n'est imposé ni aux résidants,ni aux enfants. Les parents, qui ont tous adhéré au projet, semontrent enthousiastes. « C'est bénéfique pour les personnes âgées toutcomme pour notre enfant car cela lui permet de voir autre chose que labulle dans laquelle il évolue », explique Stéphane Connet, le papad'Alexandre, 2 ans et demi. Il ne s'étonne d'ailleurs plus de voir sonfils prendre parfois spontanément la main de certains pensionnaires. «Il me parle beaucoup des personnes qu'ils voient et quand nous passonsdevant les chambres, il dit parfois leur nom », raconte Claire Schott,la maman de Charles.


Article paru le : 29 mars 2009
Tags : vieux enfant retraites bordeaux maladie Alzheimer generation
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David Beckham en tête des "salaires" du bi-hebdomadaire France Football
31/3/2009
http://fr.sports.yahoo.com/30032009/1/david-beckham-en-tete-des-salaires-du-bi-hebdomadaire-france.html David Beckham en tête des "salaires" du bi-hebdomadaire France Footballlun 30 mar, 18h11 PARIS (AFP) - Le milieu de terrain anglais David Beckham avec 32,4 millions d'euros annuels (salaires et revenus annexes) devance l'attaquant argentin Lionel Messi (28,6 millions d'euros) au classement des "salaires des stars" que publiera mardi le bi-hebdomadaire France Football. Beckham, qui domine ce classement pour la 4e fois depuis 1999, étaitdéjà en tête en 2008 (31 millions d'euros) devant l'attaquant brésilienRonaldinho, qui rétrograde à la 3e place avec 19,6 millions d'euros derevenus annuels. Le premier Français, l'attaquant du FC Barcelone Thierry Henry, reste 5e (17 millions d'euros). En L1, c'est l'attaquant de Lyon Karim Benzema (4,8 millions d'euros) qui succède à Djibril Cissé, transféré l'été dernier en Angleterre (Sunderland). Chez les entraîneurs, le Brésilien Luiz-Felipe Scolari (12,5millions d'euros) entre directement à la première place du classementgrâce notamment aux indemnités de licenciement reçus après sonlimogeage de Chelsea, le 9 février, devant le Portugais Jose Mourinho (11 millions d'euros), ex-numéro 1. Classement joueurs : | 1 | David Beckham (AC Milan) | 32,4 millions d'euros | | 2 | Lionel Messi (FC Barcelone) | 28,6 millions d'euros | | 3 | Ronaldinho (AC Milan) | 19,6 millions d'euros | | 4 | Cristiano Ronaldo (Manchester United) | 18,3 millions d'euros | | 5 | Thierry Henry (FC Barcelone) | 17 millions d'euros | | 6 | Kaka (AC Milan) | 15,1 millions d'euros | | 7 | Zlatan Ibrahimovic (Inter Milan) | 14 millions d'euros | | 8 | Wayne Rooney (Manchester United) | 13,5 millions d'euros | | 9 | Frank Lampard (Chelsea) | 13 millions d'euros | | 10 | John Terry (Chelsea) | 11,7 millions d'euros |
Tags : joueur football
Catégorie : !70_News Société/2009/02
Le projet sur le statut du beau-parent est reporté
1/4/2009
http://www.lefigaro.fr/politique/2009/03/05/01002-20090305ARTFIG00045-la-mise-en-garde-de-nicolas-sarkozy-a-christine-boutin-.php
La mise en garde de Nicolas Sarkozy à Christine Boutin
Anne Rovan 04/03/2009 | Mise à jour : 22:30
| Commentaires 49
«Quand
on n'est pas content, on s'en va.» Mercredi, en Conseil des ministres,
Nicolas Sarkozy a cherché à mettre un terme au conflit entre les
ministres du Logement, Christine Boutin, et de la Famille, Nadine
Morano, sur le statut des beaux-parents. L'avant-projet de loi prévoit
des droits nouveaux pour les couples de même sexe, comme Sarkozy s'y
était engagé dans sa campagne. «Je n'accepterai pas que l'on
reconnaisse l'homoparentalité et l'adoption par les couples homosexuels
de façon détournée», s'est emportée mardi Christine Boutin, qui, il y a
dix ans, s'était farouchement opposée au pacs. Mercredi, la
présidente du Forum des républicains sociaux a modifié son angle
d'attaque. «Ce n'est pas un problème d'homosexualité, a-t-elle dit. Ce
texte pose un problème plus large. Il va augmenter la suprématie de la
famille sociale sur la famille biologique.» Elle réclame donc «un débat
télévisé sur le sujet». Nadine Morano n'en veut pas : «Je ne débats pas
avec un membre du gouvernement mais avec les Français. Christine Boutin
veut seulement exister.» Quoi qu'il en soit, Mme Boutin n'a pas
l'intention de démissionner. «La question ne se pose pas. Je ne me suis
pas sentie visée. La remarque du président n'était pas nominative. Et
puis tous les jours il y a des remarques sur Pierre, Paul ou Jacques»,
confie-t-elle au Figaro.
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Le projet sur le statut du beau-parent est reporté
Posté le Mardi 31 mars 2009 @ 19:25:00 par CPDH
La fronde au sein de la majorité a payé : le
projet gouvernemental sur le statut du beau-parent qui devait être présenté à
la fin mars au plus tard (voir notre article
de fond du 16 février 2009), ne le sera finalement qu'à la fin de l'été voire à l'automne. La contestation politique qui, apparemment avait conduit le Président de la République à exiger la solidarité du ministre du Logement avec ce projet, a fini par dissuader le Gouvernement de se précipiter.
Le Président Sarkozy avait annoncé début février la création d'un statut du beau-parent.
Le projet devait être présenté au Parlement à la fin du mois de mars.
Sa finalité officielle était de faciliter pour un enfant
l'administration d'actes de la vie courante par les conjoints de ses
parents divorcés, gain bien minime et non demandé par les parents. La
mesure se justifierait par l'adaptation à l'évolution de la société.
Le Garde des Sceaux, Rachida Dati, avait proposé en avril 2008 d'adapter la législation aux mœurs,
d'innover le texte, pour que deux millions d'enfants vivant dans des
familles recomposées aient un lien juridique avec le tiers concerné.
Elle confirmait déjà l'intention du Gouvernement de concrétiser la promesse du candidat Sarkozy
à l'élection présidentielle en mars 2007. Maintes fois repoussé, ce
projet qui heurte les associations familiales, vient de connaître une
importante défaite face à la bronca de parlementaires de la majorité.
En cause, les avantages accordées discrètement au lobby homosexuel par
le secrétaire d'Etat à la Famille, Nadine Morano.
Les vrais motifs du projet mis en lumière
L'orientation du projet était discernable et GayLib, le lobby homosexuel associé à l'UMP, s'en était félicité
; mais encore fallait-il que la critique soit audible de tous. C'est à
ce travail que s'attelèrent le ministre du Logement, Christine Boutin
(FRS), des parlementaires de droite associés à l'UMP dont Philippe de
Villiers (MPF), Christian Vanneste (CNI) et même des parlementaires de
l'UMP. Mme Boutin prévint qu'elle refuserait « que
l'on reconnaisse l'homoparentalité et l'adoption par les couples
homosexuels de façon détournée, en le glissant dans une loi sur le
statut du beau-parent. Les enjeux pour les enfants comme pour les
parents sont suffisamment conséquents pour qu'ils soient abordés de
façon franche et débattue. » Le MPF mit en garde contre une fragilisation de la famille « introduite
avec le statut du beau-parent qui n'a qu'un seul but : créer une
situation irréversible pour reconnaître de facto et de droit l'adoption
d'enfants par des couples du même sexe » et rappela les dangers de ce projet « dans
une société qui perd peu à peu l'ensemble de ses repères alors qu'il
conviendrait au contraire de mettre en œuvre une grande politique
familiale » : « L'enfant a besoin de deux parents de sexe différent pour son épanouissement. » Le député Vanneste soutint la même objection à ce projet : « Peut-on
réellement croire à la neutralité de la sexualité parentale dans la
construction psychique de l'enfant ? La souffrance chroniquement
observée chez les enfants adoptés, qui n'ont de cesse de retrouver la
mère et le père dont ils sont nés, ne risque-t-elle pas de s'aggraver
dans le cas où la famille d'accueil ne représente même plus ce modèle ?
»
Néanmoins,
ces critiques venant de petits partis associés à l'UMP risquaient
d'être mises sous le boisseau, empêchant tout réel débat public. La
fonction ministérielle de Mme Boutin permit d'attirer l'attention des
médias sur le projet, et après maintes dénégations de Mme Morano et son
silence face aux questions gênantes, L'Express du 2 mars donna une information selon laquelle
les familles homoparentales étaient également concernées. A partir de
ce moment, le débat ne fut plus confiné à la majorité parlementaire et
le Collectif pour l'enfant lança une pétition
(toujours valide jusqu'à l'abandon pur et simple du projet),
recueillant à ce jour plus de 20 000 signatures après un peu plus de
deux semaines. On peut se demander si le Gouvernement aurait reconnu le
sens de ce projet dans le cas où les médias ne l'auraient pas révélé.
L'Union nationale des associations familiales avait déjà dénoncé en 2008 ce projet de statut beau-parental comme une « fausse bonne idée ». Par la voix de sa présidente, elle avait questionné : « Est-on en train de construire le droit de l'enfant ou le droit des parents à disposer des enfants ? »
Des juristes contestèrent
le bien-fondé juridique du projet ; ainsi Maître Hélène
Poivey-Leclercq, avocat spécialiste du droit de la famille et auteur
d'un rapport sur cet avant-projet de loi, fit remarquer que les premiers bénéficiaires officiels n'étaient pas demandeurs de ce projet, car ils profitent « déjà d'un dispositif de délégation d'autorité parentale à travers la loi de 2002
». Mais surtout Madame Morano fut mise en difficulté quand au sein même
de l'UMP, des députés manifestèrent leur refus de ce projet. Le député
UMP le plus médiatisé fut Jean-Marc Nesme déjà auteur en 2006 d'un manifeste contre l'adoption d'enfants par des couples homosexuels, qui avait recueilli plus de 300 signatures de parlementaires : « [Ce
projet de loi] crée la confusion en niant l'importance de la filiation
et en légitimant le déni de la différence sexuelle. En bref, il
souhaite bouleverser le droit de la famille en affirmant que le désir
d'enfant serait suffisant pour créer la parenté. » Dénonçant le passage en catimini d'un projet concernant l'homoparentalité, le député Nesme fut rejoint au fil des jours par d'autres parlementaires de son parti.
Le
report du projet au-delà des élections européennes peut être interprété
comme une prise de conscience de l'importance du rejet de cette
politique familiale ; il s'agirait de ne pas s'aliéner des voix au
moment du scrutin. Le choix de débattre de ce projet durant la période
de la campagne des élections européennes pouvait aussi être considéré
comme une manière de courtiser les lobbies gays. Il reste que, avec
l'actuelle réforme de la procédure parlementaire, les occasions
d'amender le projet pour le vider de sa substance seront réduites...
(Jean Degert) CPDH - 31/03/2009
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Tags : statut beau parent Nicolas Sarkozy christine boutin
Catégorie : !70_News Société/2009/02
«A l’Iran voisin, je dis: cherchez des amis, plutôt que des ennemis!»
1/4/2009
http://www.24heures.ch/actu/monde/iran-voisin-dis-cherchez-amis-ennemis-2009-03-30 «A l’Iran voisin, je dis: cherchez des amis, plutôt que des ennemis!»
RELIGION | Fait
rarissime, l’un des quatre plus grands ayatollahs d’Irak reçoit une
poignée de journalistes étrangers. Il se démarque de Téhéran et prône
la séparation des rôles entre religieux et politique.
ANDRÉS ALLEMAND DE RETOUR D’IRAK | 31.03.2009 | 00:00
 © DR | Mohammed Saïd al-Hakim pourrait bien devenir le guide suprême des chiites. Le
prochain «pape» du chiisme, ce serait lui: le grand ayatollah Mohammed
Saïd al-Hakim. C’est le bruit qui court dans la ville sainte de Nadjaf,
le «Vatican» de cette branche de l’islam regroupant 10 à 12% des
musulmans. Il serait le mieux placé pour succéder à Ali al-Sistani, le
plus éminent des quatre membres de la Marjaya, une autorité religieuse
reconnue bien au-delà de l’Irak: en Iran, en Azerbaïdjan, au Koweït, à
Bahreïn, au Yémen, au Liban, en Afghanistan, au Pakistan…
Six ans après la chute de Saddam Hussein, les pèlerins affluent. Ils
seraient chaque année 12 millions à parcourir à pied les centaines de
kilomètres les séparant de leur «capitale» religieuse et des lieux
saints de Kerbala. Des croyants très motivés, qui versent 20% de leurs
revenus au guide religieux de leur choix. C’est-à-dire, au total,
autant que la rente pétrolière irakienne!
Malgré sa légendaire discrétion, le grand ayatollah a bien voulu
répondre aux questions d’un petit groupe d’universitaires et de
journalistes étrangers, invités en Irak par la fondation de la famille
Al-Hakim. Histoire d’offrir au monde un autre visage du chiisme.
– Avez-vous l’impression que le monde se trompe en vous associant aux autorités chiites d’Iran? –
Nous en souffrons. C’est une erreur médiatique. L’histoire est claire:
l’Iran a connu le chiisme tardivement. Ce sont des tribus irakiennes
réfugiées à Qom qui le lui ont amené. La source est ici. Toutes les
hausa (ndlr: les «universités» pour religieux chiites) font référence à Nadjaf.
– Votre approche diffère-t-elle de celle des religieux iraniens? –
Dans mes dialogues avec les responsables iraniens, je leur dis:
«Travaillez à trouver des amis plutôt qu’à vous faire des ennemis!»
Mettre de côté les différences et collaborer, c’est ce que prônaient
les imams (ndlr: les douze premiers guides spirituels de l’histoire du chiisme).
Et c’est ce que nous avons tenté dès la chute de Saddam Hussein, en
appelant au calme. Il y a en Irak plusieurs confessions et cultures. Il
n’est pas sage de nous entre-tuer. Nous refusons de cultiver la haine.
- Le président iranien Ahmadinejad dit vouloir la destruction d’Israël. Qu’en dites-vous? –
Avec le peuple juif, nous n’avons aucun problème. Mais nous en avons
avec un Etat, Israël, qui opprime un autre peuple. Songez que les juifs
n’étaient pas si nombreux en Palestine il y a seulement cent ans! Nous
n’acceptons pas cette injustice.
– Mais que conseillez-vous aux musulmans? Tenter de rayer Israël de la carte? Accepter de fonder un petit Etat palestinien? – Ça, c’est l’affaire des politiques…
– Que pensez-vous des Américains, qui vous ont laissés seuls face
à la vengeance de Saddam Hussein après la guerre du Koweït en 1991,
avant de vous en délivrer douze ans plus tard? – Nous restons très amers. Les Etats-Unis ont perdu en 1991 la confiance des élites religieuses et du peuple irakien.
– Pourtant, aujourd’hui, vous leur faites confiance… – Il n’y a pas de confiance. Seulement des intérêts communs.
– L’évolution actuelle en Irak vous rend-elle confiant pour l’avenir? –
L’ancien président iranien Rafsandjani m’a posé la même question. Il
n’est pas aisé pour moi d’anticiper. Cela dépend de la sécurité, de
l’économie… Notre priorité à nous restera inchangée: préserver notre
foi.
– On dit que les politiciens chiites viennent prendre leurs ordres auprès de vous… –
C’est difficile pour nous de dire aux politiciens ce qu’ils ont à
faire. A eux de prendre leurs responsabilités. Nous avons contribué à
calmer les esprits après la chute de Saddam Hussein, mais nous ne
sommes pas disposés à entrer dans le jeu politique. Vous savez, cela
fait 1400 ans que les chiites résistent. Si nous avons pu survivre si
longtemps, c’est parce que nous avons évité de nous associer aux
pouvoirs successifs. Nous pouvons offrir des conseils à ceux qui
viennent en chercher. Rien de plus. Voilà pourquoi les gens nous
aiment: nous n’avons pas d’agenda politique.
Tags : Iran islam Irak teheran ayatollahs religion politique paix
Catégorie : !70_News Société/2009/02
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