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Auteur Victor OJEDA | Bloguez.com

Histoires/ Sur la sagesse (Série 4)

Ajouté le 8/7/2008

SAGESSE DU CIMETIERE

Un matin, frère Valentin, qui n'avait pas bien dormi, vint trouver l'abbé Guillaume, vieil homme empli de sagesse:

"Père, dites-moi une parole, comment trouver la tranquillité?Partout le monde est agité par la haine et quand ce ne sont pas les guerres que les hommes fomentent, ils se vautrent dans les vices les plus noirs.

Dites-moi, père, comment devenir meilleur et ne pas suivre ce mauvais exemple?".

Le vieillard lui dit: "Va au cimetière et injurie les morts".

Le frère Valentin, quelque peu étonné, se mit pourtant en marche vers le cimetière. Il fit grincer le petit portail et se posta au beau milieu des tombes. D'abord timidement puis plus franchement, il injuria les morts et finit même par leur jeter des pierres…

Il revint informer l'abbé Guillaume de son étrange exploit.

Celui-ci lui demanda: "Et alors... ils ne t'ont rien dit?"

Le frère répondit: "non".

Le vieillard lui dit: "Retourne les voir demain et adresse-leur des louanges".

Le frère, toujours aussi incrédule, se mit en route le lendemain dès matines, cueillit quelques fleurs sur le bord du chemin et entra dans le cimetière silencieux.

Il défila entre les tombes, déposant ça et là une fleur, louant les morts par ces mots: "Apôtres, saints, justes, vous êtes bénis de Dieu, illustres ancêtres, exemples parmi les exemples!"

Puis il revint au monastère, devant la cellule de l'abbé, frappa timidement à la porte et entra:

"C’est ait mon Père, je les ai loués".

Le vieillard lui demanda: "ils ne t'ont rien répondu?".

Le frère dit: "non".

L'abbé Guillaume sourit et lui dit alors:

"Cher Valentin, tu sais toutes les injures que tu leur a dites et ils ne t'ont rien répondu, toutes les louanges que tu leur a adressées et ils ne t'ont rien dit ; de même, toi aussi, si tu veux être tranquille, tenir le péché éloigné et la colère enfouie, sois sur cette terre à l'image d'un cimetière silencieux aux tombes apaisées, ne tenant compte ni de l'injustice des hommes, ni de leurs louanges. A cette condition tu pourras être sauvé."

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Nombre de problèmes proviennent en effet de notre faiblesse face aux louanges ou aux injures. Celui qui recherche la sérénité doit apprendre à se protéger des atteintes extérieures. Celui qui nous flatte est aussi dangereux que celui qui nous outrage: il cherche une faille dans notre carapace pour y déposer son poison. Ne le laissons pas entrer.

***

Le test des 3 passoires

Auteur inconnu


Socrate avait, dans la Grèce antique, une haute opinion de la sagesse.
Quelqu'un vient un jour trouver le grand philosophe et lui dit :

- Sais-tu ce que je viens d'apprendre sur ton ami ?
- Un instant, répondit Socrate. Avant que tu me racontes, j'aimerais te faire passer un test, celui des 3 passoires :
- Les 3 passoires ?
- Mais oui, reprit Socrate. Avant de me raconter toutes sortes de choses de choses sur les autres, il est bon de prendre le temps de filtrer ce que l'on aimerait dire. C'est ce que j'appelle le test des 3 passoires. La première passoire est celle de la vérité.

As-tu vérifié si ce que tu veux me dire est vrai ?
- Non. J'en ai simplement entendu parler...

- Très bien. Tu ne sais donc pas si c'est la vérité. Essayons de filtrer autrement en utilisant une deuxième passoire, celle de la bonté.

Ce que tu veux m'apprendre sur mon ami, est-ce quelque chose de bon ?
- Ah non ! Au contraire.

- Donc, continua Socrate, tu veux me raconter de mauvaises choses sur lui et tu n'es même pas certain si elles sont vraies. Tu peux peut-être encore passer le test, car il reste une passoire, celle de l'utilité.

Est-il utile que tu m'apprennes ce que mon ami aurait fait ?
- Non. Pas vraiment.

- Alors, conclut Socrate, si ce que tu as à me raconter n'est ni vrai, ni bien, ni utile, pourquoi vouloir me le dire ?"

***

Tu seras un Homme

Auteur: Rudyard KIPLING


Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir,

Si tu peux être amant sans être fou d'amour;
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles,
Sans mentir toi-même d'un mot ;

Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les Rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frères,
Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur
Rêver, sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser, sans n'être qu'un penseur ;

Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu peux être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant;

Si tu peux rencontrer triomphe après défaite
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront ;

Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis
Et, ce qui vaut bien mieux que les Rois et la Gloire,
Tu seras un Homme, mon fils.

****

HISTOIRE DU VIEUX CHARPENTIER.

Un vieux charpentier s'apprêtait à prendre sa retraite.

Il dit à son patron et client (il travaillait sous contrat) qu'il souhaitait abandonner la construction et se consacrer à sa famille.

Sa petite retraite lui permettait de vivre agréablement, à condition de faire attention.

Son patron et client fut désolé de voir un si bon travailleur le quitter et lui demanda, comme un service personnel, s'il pouvait construire une dernière maison..

Le charpentier répondit oui, mais on pouvait voir que le cœur n'y était plus. Il utilisait des matériaux inférieurs et les finitions laissaient à désirer. Dommage de finir sa carrière de cette façon!

Lorsque le charpentier finit son travail et que le constructeur vint pour inspecter la maison, il remit la clef de la porte principale à son employé.

Il lui dit :

_ Cette maison est à toi", dit-il, "en reconnaissance pour toutes ces années de bonne collaboration.

Quel choc! Quelle honte! Si seulement il avait su qu'il construisait une maison qu'il allait lui-même habiter...

il l'aurait faite bien différemment. Il allait devoir vivre dans la maison qu'il avait construite sans amour.

Il en va de même pour nous tous. Nous construisons trop souvent nos vies de manière distraite, sans amour. Pour certaines choses importantes nous ne donnons pas le meilleur de nous-même.

Ensuite nous sommes choqués de nous rendre compte que nous avonsà vivre dans la maison que nous avons construite.

Si nous y avions pensé plus tôt, nous l'aurions construite différemment.

Pensez à vous comme à un charpentier. Pensez à votre maison.

A chaque fois que vous donnez un coup de marteau, plantez un clou, érigez un mur... construisez avec sagesse.

Il y a de grandes chances pour que ce soit la seule vie

que vous construirez de cette façon. Même s'il ne vous restait qu'un seul jour à vivre, ce jour mériterait d'être vécu dans la plénitude et le respect de vous-même.

Il y a une plaque sur le mur de cette maison imaginaire qui dit

"La vie est un projet que vous bâtissez vous-même".

Qui peut le dire plus clairement? Votre vie d'aujourd'hui est le résultat de vos attitudes et de vos choix passés.

Votre vie de demain sera le résultat des attitudes et des choix que vous faites... aujourd'hui!

 

 

 

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Histoires/ Sur la sagesse (Série 3)

Ajouté le 8/7/2008

Je me permets

Auteur inconnu

 

De m'exprimer... c'est la clé de l'authenticité,

 

De me tromper... c'est un signe d'humilité,

 

De risquer... c'est un pas vers la liberté,

 

De dire non... c'est un gage de d'affirmation,

 

De m'isoler... c'est le seuil de l'intériorité,

 

D'écouter... c'est l'itinéraire de la vérité,

 

De m'interroger... c'est l'éclaircie de l'incertitude,

 

De dire la vérité... c'est le miroir de la transparence,

 

De m'émouvoir... c'est l'ouverture à l'émerveillement,

 

De pleurer... c'est l'éclosion de la sensibilité,

 

De rire... c'est l'apanage de la joie,

 

De chanter... c'est le palliatif de la tristesse,

 

De prier... c'est l'abreuvement à la source

 

De pardonner... c'est l'ultime pas vers la libération,

 

De remercier... c'est l'amorce vers la gratitude,

 

De rêver... c'est l'ascension vers la réalisation.

*** 

La cithare du bonheur

Conte soufi

 

C'était un homme droit et sincère qui cherchait le chemin du bonheur, qui cherchait le chemin de la vérité. Il alla un jour trouver un vénérable maître soufi dont on lui avait asuré qu'il pourrait les lui indiquer. Celui-ci l'accueillit aimablement devant sa tente et, après lui avoir servi le thé à la menthe, lui révéla l'itinéraire tant attendu : " C'est loin d'ici, certes, mais tu ne peux te tromper : au coeur du village que je t'ai décrit, tu trouveras trois échoppes. Là te sera révélé le secret du bonheur et de la vérité. "

 

La route fut longue. Le chercheur d'absolu passa maints cols et rivières. Jusqu'à ce qu'il arrive en vue du village dont son coeur lui dit très fort : " C'est là le lieu ! Oui, c'est là ! " Hélas ! Dans chacune des trois boutiques il ne trouva comme marchandises que rouleaux de fils de fer dans l'une, morceaux de bois dans l'autre et pièces éparses de métal dans le troisième. Las et découragé, il sortit du village pour trouver quelque repos dans une clairière voisine.

 

La nuit venait de tomber. La lune remplissait la clairière d'une douce lumière. Lorsque tout à coup se fit entendre une mélodie sublime. De quel instrument provenait-elle donc ? Il se dressa tout net et avança en direction du musicien. Lorsque, stupéfaction, il découvrit que l'instrument céleste était une cithare faite de morceaux de bois, des pièces de métal et des fils d'acier qu'il venait de voir en vente dans les trois échoppes du village.

 

A cet instant, il connut l'éveil. Et il comprit que le bonheur est fait de la synthèse de tout ce qui nous est déjà donné, mais que notre tâche d'hommes intérieurs est d'assembler tous ces éléments dans l'harmonie.

***

Le cancre

Auteur inconnu

 

Lorsque j'étais enfant, il y avait parmi mes camarades de classe un certain Christophe dont on se moquait pour ses résultats scolaires déplorables.

Les professeurs n'étaient pas plus indulgents avec lui : ils le punissaient sans cesse pour ses mauvaises notes.

 

Christophe se butait et ne voulait rien apprendre.

Jusqu'au jour où la rentrée des classes nous a amené un nouveau maître, plus vieux et plus sage.

 

Ce dernier a commencé le cours de manière inhabituelle : il nous a demandés de réfléchir à ce que nous connaissions le mieux.
Etonnés et gênés, nous avons tout de même pris nos feuilles. Nous avons noté consciencieusement ce que nous avions appris jusqu'alors : des calculs, des règles de grammaire, des formules...

 

Christophe a été le premier à rendre sa copie, ce qui nous a bien fait rire.

Le maître les a ensuite examinées une par une.

Nous nous tenions silencieux.

 

Au bout de quelques minutes, il s'est éclairci la gorge, a souri et s'est exclamé:
" Mes pauvres enfants, vous connaissez vraiment peu de choses à fond."

Et il a ajouté : " Excepté Christophe ".

Un murmure sourd a parcouru la classe. Nous ne savions pas si nous devions rire ou avoir honte.

 

Christophe fut le premier surpris.

Puis le maître s'assit sur le bord du bureau. Toujours très calme, il nous donna notre première leçon. Je ne l'ai jamais oubliée.

" Voici ce qu'a écrit votre camarade et c'est la chose la plus intelligente que j'ai lue : Je sais que je ne sais rien."

 

Ca vous semble dérisoire ?

Pourtant vous devriez réfléchir à cette petite phrase anodine.

Savoir qu'on est ignorant est la connaissance la plus importante de toutes, mes enfants.

 

A lui seul, cet aveu montre que votre camarade est loin d'être un cancre : savoir qu'on ne sait rien, c'est tout le contraire de la bêtise car au moins, on sait quelque chose, c'est qu'on ne sait rien.

Tandis que la bêtise c'est croire qu'on sait alors qu'on ne sait pas, c'est ignorer qu'on ignore."

 

Que connaissez-vous à fond, en quoi êtes-vous devenu expert(e) ?


Et que pouvez-vous faire pour améliorer vos connaissances et votre expérience dans ce domaine ?

***

LE CHEMIN QUI NOUS MÈNE.


Auteur inconnu
   

Le week-end dernier fut particulièrement beau.
 
Tôt le matin, je décidais d'aller à pied rendre une visite à des amis que je n'avais pas vus depuis longtemps.
 
Je n'ai pas encore fait installer le téléphone dans ma maison de campagne et je ne pouvais pas m'assurer que mes amis étaient chez eux avant de les rejoindre.
Tant pis, j'ai chaussé mes tennis et me suis mis en route.
 
Sur le chemin, je n'ai rencontré personne. J'ai pu marcher tranquillement m'enivrant des senteurs de la nature en fleur et appréciant le calme de la campagne baignée de soleil. Je me demandais tout de même si mes amis seraient chez eux.
 
Le chemin était long et j'ai eu le temps d'aborder tranquillement les idées de mon prochain livre : j'ai pensé au titre, j'ai décrit plus précisément le plan, j'ai peaufiné les idées.
 
J'ai également eu l'occasion de faire le vide, de ne pas penser, de vivre ce qui s'offrait à moi: des choses simples comme la chaleur sur ma peau, le plaisir de ressentir l'appétit qui faisait gargouiller mon ventre, la soif, la douleur que je parvenais à surpasser pour avancer...
 
Arrivé à l'entrée du village, je me suis dirigé vers la maison de mes amis. J'ai sonné 3 fois. Personne n'a répondu. J'aurais dû me douter qu'avec un soleil pareil ils étaient eux aussi partis en ballade. Et pourtant... je n'ai pas été déçu un seul instant !
 
J'ai marché jusqu'au port, je me suis assis sur un banc en pierre et j'ai souri en repensant aux kilomètres que j'avais parcourus... pour rien !
            
Vous aussi, vous avez certainement eu l'impression un jour ou l'autre, d'avoir fait des efforts, d'avoir donné sans retour, d'avoir marché vers un but que vous n'étiez pas certain d'atteindre.
 
Mais le but est-il plus important que le chemin parcouru ? Trop souvent, concentrés sur le but, nous oublions de jouir de l'instant et d'apprécier le voyage.  
 
 

"Ne pas avoir le temps de méditer, c'est ne pas avoir le temps de regarder son chemin, tout occupé à sa marche."
A. Sertillanges
 
"Notre éducation actuelle est lamentable, car elle nous apprend à aimer la réussite et non ce que nous faisons. Le résultat a pris davantage d'importance que le chemin qui y mène."
Krishnamurti

***

 Les leçons de la vie
 

 

Auteur inconnu

 

 

 

1. Vous recevrez un corps. Que vous l'aimiez ou le détestiez, il sera vôtre pour la durée de votre séjour.

 

2. Vous apprendrez vos leçons. Vous étudiez à temps plein dans une école non officielle, appelée la vie. Chaque jour, vous aurez l'occasion d'y apprendre de nouvelles leçons, que vous apprécierez ou que vous trouverez stupides et sans intérêt.

 

3. L'erreur n'existe pas. Tout est leçon. La croissance se fait par essai et erreur, c'est une expérience continue. Les échecs font autant partie du processus que les réussites.

 

4. Vous répéterez vos leçons jusqu'à ce que vous les ayez apprises. Chaque leçon vous sera présentée sous des formes différentes, jusqu'à ce que vous la sachiez. Lorsque vous aurez appris votre leçon, vous passerez à la suivante.

 

5. Il n'y aura pas de "dernière leçon ". Il n'existe pas de partie de la vie qui ne contienne de leçon. Tant que vous vivrez, vous aurez des leçons à apprendre.

 

6. L'herbe n'est jamais plus verte de l'autre coté. Lorsque vous aurez franchi la clôture, vous apercevrez un autre pré que vous trouverez plus vert. Vous franchirez de nouveau la clôture et apercevrez encore un autre pré qui vous paraîtra plus vert.

 

7. Les autres seront votre miroir. Tout ce que vous aimerez ou détesterez chez autrui sera le reflet de ce que vous aimez ou détestez en vous-même.

 

8. Vous seul serez responsable de la façon dont vous mènerez votre vie. Vous aurez tous les outils et tous les matériaux nécessaires. Utilisez-les à bon escient.

 

9. Vos réponses se trouveront en vous. Vous posséderez la réponse à toutes les questions de la vie. Il vous suffira de regarder en vous, d'écouter et d'avoir confiance.

 

10. Vous oublierez tout ce que vous venez de lire.

*** 

 CHAQUE JOUR QUE TU VIS EST UNE OCCASION SPECIALE !

La femme de mon ami venait de mourir. Il ouvrit le tiroir de la commode de son épouse et en sortit un petit paquet enveloppé de soie, il dit :

_ Ceci n'est pas un simple paquet, c'est de la lingerie.

Il jeta le papier et observa la soie et la dentelle :

_ J'ai acheté ceci la première fois que nous sommes allés à New York, il y a 8 ou 9 ans, mais elle ne l'a jamais utilisé. Elle voulait le conserver pour une occasion spéciale. Et bien. Je crois que c'est le bon moment.

Il s'approcha du lit et rajouta ce paquet à d'autres choses que les pompes funèbres devaient emmener.

En se tournant vers moi, il me dit : ne garde rien pour une occasion spéciale. Chaque jour que tu vis est une occasion spéciale !.

Je pense toujours à ces paroles, elles ont changé ma vie. Aujourd'hui, je lis beaucoup plus qu'avant et je nettoie moins. Je m'assieds sur ma terrasse et admire le paysage sans prêter attention aux mauvaises herbes du jardin. Je passe plus de temps avec ma famille et mes amis, et moins de temps au travail. J'ai compris que la vie est un ensemble d'expériences à apprécier. Désormais, je ne conserve rien. J'utilise mes verres en cristal tous les jours. Je mets ma nouvelle veste pour aller au supermarché si l'envie m'en prend. Je ne garde plus mon meilleur parfum pour les jours de fête, je l'utilise dès que j'en ai envie. Les phrases du type « un jour » et « un de ces jours » sont en train d'être bannies de mon vocabulaire.

Si cela en vaut la peine, je veux voir, entendre et faire les choses maintenant.

Je ne suis pas tout à fait sûr de ce qu'aurait fait la femme de mon ami si elle avait su qu'elle ne serait plus là demain (un demain que nous prenons tous à la légère).

Je crois qu'elle aurait appelé sa famille, ses amis intimes. Peut-être aurait-elle appelé quelques vieux amis pour faire la paix ou s'excuser pour une vieille querelle passée. J'aime penser qu'elle serait peut-être allée manger chinois (sa cuisine préférée).

Ce sont toutes ces petites choses non faites qui m'énerveraient beaucoup si je savais que mes heures seraient comptées.

Je serais énervé de ne plus avoir vu certains de mes amis avec lesquels je devais me reprendre contact ; Énervé de ne pas avoir écrit les lettres que j'avais l'intention d'écrire « un de ces jours ».

Énervé de ne pas avoir dit assez souvent à mes proches combien je les aime.

Maintenant, je ne retarde rien, ne repousse ou ne conserve rien qui pourrait apporter de la joie et des rires à nos vies. Je me dis que chaque jour est spécial. Chaque jour, chaque heure, chaque minute est spéciale…

Si tu reçois ce message, c'est que quelqu'un te veut du bien et parce que toi aussi, de ton côté, tu as des gens qui te sont chers. Si tu es trop occupé pour prendre quelques minutes pour l'envoyer à d'autres et que tu te dis : je l'enverrai « un de ces jours », c'est loin ; peut-être que tu ne le feras jamais.

*** 

Les oiseaux de malheur et les oiseaux de bonheur

 


Adapté d'une histoire de Tierno Bokar Salif Tall

 

 

 


Les hommes sont, les uns par rapport aux autres, comparables à des murs situés face à face. Chaque mur est percé d'une multitude de petits trous où nichent des oiseaux gris et des oiseaux multicolores. Les oiseaux gris, ce sont les mauvaises pensées et les paroles négatives. Les oiseaux multicolores, ce sont les bonnes pensées et les paroles positives.


Les oiseaux multicolores, en raison de leur forme, ne peuvent entrer que dans des trous d'oiseaux multicolores. Il en va de même pour les oiseaux gris qui ne peuvent nicher que dans des trous d'oiseaux gris.


Maintenant, imaginons deux hommes qui se croient ennemis l'un de l'autre. Appelons-les A et B.


Un jour, A, persuadé que B lui veut du mal, se sent empli de colère à son égard et lui envoie une très mauvaise pensée. Ce faisant, il lâche un oiseau gris et, du même coup, libère un trou correspondant. Son oiseau gris s'envole vers B et cherche, pour y nicher, un trou vide adapté à sa forme. Si, de son côté, B n'a pas envoyé d'oiseau gris vers A, c'est-à-dire s'il n'a émis aucune pensée négative, aucun de ses trous gris ne sera vide. Ne trouvant pas où se loger, l'oiseau gris de A sera obligé de revenir vers son trou d'origine, ramenant avec lui le mal dont il était chargé, mal qui finira par ronger et détruire A lui-même.


Mais, imaginons que B a, lui aussi, émis une mauvaise pensée. Ce faisant, il a libéré un trou où l'oiseau gris de A pourra entrer afin d'y déposer une partie de son mal et y accomplir sa mission de destruction. Pendant ce temps, l'oiseau gris de B volera vers A et viendra loger dans le trou libéré par l'oiseau gris de ce dernier. Ainsi les deux oiseaux gris auront atteint leur but et travailleront à détruire l'homme auquel ils étaient destinés.


Mais une fois leur tâche accomplie, ils reviendront chacun à leur nid d'origine, car il est dit : "Toute chose retourne à sa source." Le mal dont ils étaient chargés n'étant pas épuisé, ce mal se retournera contre leurs auteurs et achèvera de les détruire. L'auteur d'une mauvaise pensée, d'un mauvais souhait ou d'une malédiction, est donc atteint à la fois par l'oiseau gris de son ennemi et par son propre oiseau gris, lorsque celui-ci revient vers lui.


La même chose se produit avec les oiseaux multicolores : si nous n'émettons que des bonnes pensées envers notre ennemi alors que celui-ci ne nous adresse que de mauvaises pensées, ses oiseaux gris ne trouveront pas de place où loger chez nous, et retourneront à leur expéditeur. Quant aux oiseaux multicolores porteurs des bonnes pensées que nous lui aurons envoyées, s'ils ne trouvent aucune place chez notre ennemi, ils nous reviendront chargés de toute l'énergie bénéfique dont ils étaient porteurs.


Ainsi, si nous n'émettons que de bonnes pensées, aucun mal, aucune malédiction ne pourront jamais nous atteindre dans notre être. C'est pourquoi il faut toujours bénir, et ses amis, et ses ennemis. Non seulement la bénédiction va vers son objectif pour accomplir sa mission d'apaisement, mais encore elle revient vers nous, un jour ou l'autre, avec tout le bien dont elle était chargée.

*** 

LE CREDO OPTIMISTE

Promettez-vous :

_D'être si fort que rien ne peut perturber votre paix intérieure.

_De parler de santé, de bonheur et de prospérité à chaque personne à laquelle vous parlez.

_D'aider chacun de vos amis à sentir ce qu'ils ont comme potentiel en eux et combien le fait de les connaître fait une différencedans votre vie.

_De regarder le côté ensoleillé de chaque chose et de transformer votre optimisme en action.

_De penser seulement ce qu'il y a de meilleur, de travailler seulement pour le meilleur, et de vous attendre au meilleur.

_D'être aussi enthousiasmé par le succès des autres que par le vôtre.

_D'oublier les erreurs passées et de penser au réussites futures.

_D'être toujours chaleureux et de sourire à toutes les créatures vivantes que vous croisez.

_De tellement vous consacrer à votre développement personnel qu'il ne vous reste plus de temps pour critiquer les autres.

_D'être trop serein pour vous faire du souci, trop noble pour être en colère, trop fort pour avoir peur, trop généreux pour en vouloir à qui que ce soit, et trop heureux pour considérer comme « problèmes » les obstacles que vous saurez contourner.

(Credo du Club des Optimistes de North Bay)

*** 

Les paroles sont des armes

 


Auteur : Glanure

 

 

Sois prudent dans tes jugements.

Les paroles sont des armes puissantes qui peuvent faire beaucoup de mal.

Que ta langue ne ridiculise jamais personne.

Que ta grande bouche ne diminue personne.

Une parole dure, une parole vive peut brûler longtemps dans le fond du coeur, y laisser une cicatrice.

Tolère que les autres soient  autres, qu'il pensent autrement, fassent autrement, sentent autrement et parlent autrement.

Dans tes paroles sois généreux et clément.

Les paroles doivent êtres des lumières.

Les paroles doivent réconcilier, rapprocher et apaiser.

Là où les paroles deviennent des armes, on se retrouve face à face comme des ennemis.

La vie est bien trop courte et notre monde bien trop petit pour en faire un champ de bataille.

*** 

LE SAPIN ET LE POMMIER

Un jour d'automne, un pommier, mécontent de son sort, confia sa déception au pomiculteur. La nature avait été injuste envers lui en lui donnant une apparence toute difforme, alors que le magnifique sapin qui s'élançait à ses côtés faisait l'envie de tous les hommes qui, d'années en années, ne cessaient de le décorer de magnifiques étoiles illuminées.

Le pomiculteur repris alors: "Tu es difformes, c'est vrai. Mais souviens-toi que tu es un arbre greffé dès ton jeune âge et que tu rappelles à l'homme qu'il est lui aussi un peuple déformé par ses fautes et ses faiblesses, mais capable aussi de donner de bons fruits. Tu es émondé, c'est vrai aussi, mais c'est pour que tes fruits n'en soient que plus magnifiques..

Et, parlant de ses fruits, le vieux pomiculteur tira une belle pomme du pommier, sortit son couteau et, d'un trait horizontal, la coupa en deux parties égales. Il montra les deux moitiés au pommier et pointant avec son couteau l'étoile formée au milieu par les pépins, il lui dit: "Tu vois, mon vieux, le sapin a les étoiles qu'on lui ajoute, mais toi c'est au milieu de toi que tu as tes étoiles. C'est dans ton cœur même qu'est ta beauté!"

*** 

Prière indienne

(Prière des premières nations autochtones d'Amérique du nord)

" À ceux que j¹aime...
et ceux qui m¹aiment "
Quand je ne serai plus là, relâchez-moi,
Laissez-moi partir,
J¹ai tellement de choses à faire et à voir
Ne pleurez pas en pensant à moi,
Soyez reconnaissants pour les belles années,
Je vous ai donné mon amitié,
Vous pouvez seulement deviner
Le bonheur que vous m¹avez apporté.
Je vous remercie de l¹amour que chacun m¹avez démontré,
Maintenant, il est temps de voyager seul.
Pour un court moment vous pouvez avoir de la peine.
La confiance vous apportera réconfort et consolation.
Nous serons séparés pour quelque temps.
Laissez les souvenirs apaiser votre douleur,
Je ne suis pas loin, et la vie continue...
Si vous avez besoin, appelez-moi et je viendrai,
Même si vous ne pouvez me voir ou me toucher, je serai là,
Et si vous écoutez votre cœur, vous éprouverez clairement
La douceur de l¹amour que j¹apporterai.
Et quand il sera temps pour vous de partir,
Je serai là pour vous accueillir.
Absent de mon corps, présent avec Dieu.
N¹allez pas sur ma tombe pour pleurer,
je ne suis pas là, je ne dors pas,
Je suis les mille vents qui soufflent,
Je suis le scintillement des cristaux de neige,
Je suis la lumière que traverse les champs de blé,
Je suis la douce pluie d¹automne,
Je suis l¹éveil des oiseaux dans le calme du matin,
Je suis l¹étoile qui brille dans la nuit,
N'allez pas sur ma tombe pour pleurer
Je ne suis pas là
Je ne suis pas mort

***

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Histoires/ Sur la sagesse (Série 2)

Ajouté le 8/7/2008

Code du Bushido


Je fais du Ciel et de la Terre mes Parents :
La vie entière est source de connaissance, d'expérience et de sagesse.
Tous les êtres et les phénomènes peuvent m'apprendre
C'est à moi d'en profiter par mon ouverture d'esprit,
Ma curiosité et mon désir de connaître, d'apprendre et de vivre.
Mon école est la vie...

Je fais de l'Esprit mon Ami :
Je suis seul responsable de ma connaissance,
De ma compréhension, de mon apprentissage
Par mon entière présence d'esprit, ma concentration totale
Sur le présent dans la pratique du combat et dans la vie...

Je fais des Facultés d'Adaptation mes Principes :
Apprendre des autres, apprendre de notre expérience
Pour mieux faire face aux épreuves du combat et de la vie.
Aucune magie ne peut me donner le bonheur,
Aucun Maître ne peut m'enseigner
Si ce n'est le chemin qui mène à la connaissance de soi...
Je fais de la Soumission mon Dharma :
Je me soumet au destin,
Je me soumet aux principes du combat.
La vie m'apporte des épreuves que je ne peut éviter.
Les principes du combat me permettent de m'adapter
À ces épreuves, au Dharma...

Je fais de l'Égo mon Ennemi :
Il amplifie ou détruit la réalité
Par le sentiment démesuré, le préjugé ou la conviction.
C'est contre " lui " que je dois combattre
Pour percevoir la réalité comme elle est vraiment.
Gagner avant de combattre...

Je fais du Silence de l'Esprit mon Sabre :
Je vide mon esprit du passé et du futur.
Je vide mon esprit de mes préjugés et de mes convictions
Je ne nie rien et je n'affirme rien : je pense sans penser,
L'intuition, la clé de la vrai connaissance.
L'outil ultime de l'adaptation au combat, à la vie...

Je fais de la Volonté et de la Droiture mon Armure :
Le sage n'a pas besoin de loi
Car il respecte LA LOI : le Dharma.
En me donnant corps et esprit à l'apprentissage du combat;
En respectant ses principes;
Je n'aurai jamais rien à me reprocher et serai toujours protégé.
Ainsi, je ne perdrai jamais même si je perds parce que j'apprends...

Je fais de l'Esprit Immuable ma Forteresse :
Fixé sur chaque instant présent de la vie,
L'Esprit immuable me protège des illusions et des remords,
Des rêves et des cauchemars.
Il me permet de vivre pleinement ce que j'ai à vivre
Et d'apprendre tout en demeurant en Harmonie avec l'Univers...

Je fais de l'Honnêteté ma Force :
Par la connaissance de mes forces et de mes faiblesses,
Je peux orienter mon travail
Afin de transformer mes faiblesses en forces ;
Accepter celles que je ne peux transformer et agir en conséquence ;
Exploiter mes forces afin de m'adapter au combat, à l'Ordre Universelle.
Mon honnêteté envers les forces et les faiblesses d'autrui
Me permet d'apprendre, de comprendre et de m'adapter à l'autre
Tout en demeurant en Harmonie avec le Dharma...

Je fais de ma Force Intérieure ma Magie :
Je suis seul responsable de ma victoire en combat et dans la vie
Par mes propres efforts à pratiquer, à connaître,
À comprendre et à appliquer
Les principes du combat le plus intensément possible,
Avec tout mon coeur,
À chaque moment de ma vie.
Chaque pensée, chaque geste, chaque mot influence l'Univers
Positivement ou négativement.
C'est à moi d'équilibrer mon destin...

Je fais du Dharma mon Miracle :

L'opportunité doit être investie avec tout mon être
Comme si c'était ma dernière chance.
J'évite ainsi les remords de l'inaction et j'apprends par l'action...

***

Un credo pour la vie

 

Auteur inconnu

Ne te sous-estime pas en te comparant aux autres.
C'est précisément parce que nous sommes tous différents que nous sommes uniques.

Ne fixe pas tes buts en fonction des autres.
Toi seul sens ce qui est bon pour toi.

Sois toujours à l'écoute de tes plus profonds désirs.
Tiens à eux comme tu tiens à la vie, car sans eux la vie n'est rien.

Ne laisse pas la vie filer entre tes doigts en songeant au passé ou en rêvant à l'avenir.
Vis ta vie jour après jour et tu vivras intensément chaque jour de ta vie.

Ne baisse pas les bras tant que tu as encore quelque chose à donner.
Rien n'est jamais perdu...
tant que tu continues de lutter.

N'aies pas peur d'admettre que tu n'es pas parfait.
C'est ce lien fragile qui nous relie les uns aux autres.

N'aies pas peur de prendre des risques.
C'est en prenant des risques que le courage s'apprend.

N'écarte pas l'amour de ta vie en prétendant qu'il n'existe pas.
Le meilleur moyen de trouver l'amour est de le donner;
le meilleur moyen de le perdre est de le retenir prisonnier;
et le meilleur moyen de le garder est de lui donner des ailes.

N'étouffe pas tes rêves.

Ne pas avoir de rêves, c'est être sans espoir;
être sans espoir, c'est errer sans but.

Ne fuis pas en avant tout au long de ta vie de sorte
que tu oublies d'où tu viens et où tu vas.

La vie n'est pas une course, mais un voyage
dont il faut savoir goûter chaque étape

***

Demain


Auteur : Michel P.

Demain, aujourd'hui sera déjà hier, alors qu'hier, il était encore demain.

Demain, nous parlerons au passé des choses qui, hier, nous faisaient craindre aujourd'hui.

Demain, nos corps ne seront plus que ruines, vestiges décharnés de nos splendeurs passées.

Demain, regrets et souvenirs deviendront nos seuls phares dans les ténèbres du temps.

Demain, même le monde, avec nous, cessera d'exister.

Demain, que le temps transforme en aujourd'hui, aujourd'hui en hier, inexorablement.

Demain, tel qu'on le voit, quand on ne voit que soi, quand on ne voit pas très loin.

Demain, tel qu'on le voit, quand aucune lumière n'éclaire notre chemin.

Demain, tel qu'on le voit, quand on n'a même pas de chemin.


Mais demain, demain,...

Demain, aujourd'hui sera enfin hier, alors qu'hier, il n'était encore que demain.

Demain, nous parlerons au passé des choses qui, hier, nous faisaient espérer aujourd'hui.

Demain, nos esprits atteindront la sagesse, enrichis des leçons de nos erreurs passées.

Demain, espoir et progrès seront les phares qui guideront les pas des bâtisseurs de lendemains meilleurs.

Demain, le monde deviendra un temple universel, dont les colonnes seront dressées à la gloire de l'humanité.

Demain, se transmutant en aujourd'hui, nous offre d'autres lendemains pour nous permettre de le bâtir.

Demain, tel qu'on le voit, quand l'univers s'ouvre à nos yeux, quand on sait regarder plus loin.

Demain, tel qu'on le voit avec le cœur, quand la lueur d'une seule étoile parvient à percer les ténèbres.

Demain, tel qu'il devient, quand force, beauté et sagesse illuminent comme des flambeaux le chemin de notre vie

***

Desiderata

Auteur: Max Ehrmann

Reste calme au milieu du bruit et de l'impatience, et souviens toi de la paix qui découle du silence.

Autant que tu le peux, mais sans te renier, sois en bons termes avec tout le monde.

Dis ce que tu penses, clairement, simplement et écoute les autres, même les sots et les ignorants, eux aussi ont des choses à dire.

Évite les gens grossiers et violents, car ils ne sont que tourments pour l'esprit.

Si tu te compares aux autres, tu risques de devenir vaniteux ou amer, vu qu'il y aura toujours quelqu'un de plus grand ou de plus petit que toi.

Sois fier de ce que tu as fait et de ce que tu veux faire.

Aime ton métier, même s'il est humble, c'est un bien précieux en notre époque troublée.

Sois prudent dans tes affaires, car on pourrait te jouer de vilains tours, mais que ceci ne te rende pas aveugle à ce qu'il y a de beau.

Bien des gens luttent pour un idéal et, partout sur la terre, on fait preuve de courage.

Sois toi-même, surtout dans tes affections.

Fuis par dessus tout le cynisme en amour, car il persiste même après avoir desséché ton coeur et désenchanté ton âme.

Permets toi de t'enrichir de l'expérience des ans, te défaisant progressivement de tes puérilités.

Affermis toi pour faire face aux malheurs de la vie, mais ne te détruis pas par une imagination maladive, bien des peurs prennent naissance dans la fatigue et la solitude.

Malgré la saine discipline qui s'impose, sois bon envers toi-même.

Tu es un enfant de l'univers, tout comme les arbres et les étoiles, tu as le droit d'être ici.

Et même si cela n'est pas clair en toi, sois assuré que tout se passe dans l'univers selon ses propres règles.

Par conséquent, sois en paix avec ton Dieu, quelle que soit en toi son image.

Et par delà tes peines et tes aspirations, au milieu de la confusion de la vie, sois en paix avec ton âme.

Dis-toi qu'en dépit de ses faussetés, de ses ingratitudes, de ses rêves brisés, le monde est tout de même merveilleux.

Répands la bonne humeur.

Et tâche d'être heureux.

***

Discours du Grand Chef Seattle

 

fait en 1854 à son peuple...

"Le Grand Chef de Washington nous a fait part de son désir d'acheter notre terre.
Le Grand Chef nous a fait part de son amitié et de ses sentiments bienveillants. Il est très généreux, car nous savons bien qu'il n'a pas grand besoin de notre amitié en retour. Cependant, nous allons considérer votre offre, car nous savons que si nous ne vendons pas, l'homme blanc va venir avec ses fusils et va prendre notre terre. Mais peut-on acheter ou vendre le ciel, la chaleur de la terre ? Etrange idée pour nous !


Si nous ne sommes pas propriétaires de la fraîcheur de l'air, ni du miroitement de l'eau, comment pouvez-vous nous l'acheter ? Le moindre recoin de cette terre est sacré pour mon peuple. Chaque aiguille de pin luisante, chaque grève sablonneuse, chaque écharpe de brume dans le bois noir, chaque clairière, le bourdonnement des insectes, tout cela est sacré dans la mémoire et la vie de mon peuple. La sève qui coule dans les arbres porte les souvenirs de l'homme rouge.


Les morts des hommes blancs, lorsqu'ils se promènent au milieu des étoiles, oublient leur terre natale. Nos morts n'oublient jamais la beauté de cette terre, car elle est la mère de l'homme rouge; nous faisons partie de cette terre comme elle fait partie de nous.


Les fleurs parfumées sont nos soeurs, le cerf, le cheval, le grand aigle sont nos frères; les crêtes des montagnes, les sucs des prairies, le corps chaud du poney, et l'homme lui-même, tous appartiennent à la même famille. Ainsi, lorsqu'il nous demande d'acheter notre terre, le Grand Chef de Washington exige beaucoup de nous.


Le Grand Chef nous a assuré qu'il nous en réserverait un coin, où nous pourrions vivre confortablement, nous et nos enfants, et qu'il serait notre père, et nous ses enfants. Nous allons donc considérer votre offre d'acheter notre terre, mais cela ne sera pas facile, car cette terre, pour nous, est sacrée.
L'eau étincelante des ruisseaux et des fleuves n'est pas de l'eau seulement; elle est le sang de nos ancêtres. Si nous vous vendons notre terre, vous devrez vous souvenir qu'elle est sacrée et vous devrez l'enseigner à vos enfants, et leur apprendre que chaque reflet spectral de l'eau claire des lacs raconte le passé et les souvenirs de mon peuple. Le murmure de l'eau est la voix du père de mon père.

Les fleuves sont nos frères; ils étanchent notre soif. Les fleuves portent nos canoës et nourrissent nos enfants. Si nous vous vendons notre terre, vous devrez vous souvenir que les fleuves sont nos frères et les vôtres, et l'enseigner à vos enfants, et vous devrez dorénavant leur témoigner la bonté que vous auriez pour un frère.


L'homme rouge a toujours reculé devant l'homme blanc, comme la brume des montagnes s'enfuit devant le soleil levant. Mais les cendres de nos pères sont sacrées. Leurs tombes sont une terre sainte; ainsi, ces collines, ces arbres, ce coin de terre sont sacrés à nos yeux. Nous savons que l'homme blanc ne comprend pas nos pensées. Pour lui, un lopin de terre en vaut un autre, car il est l'étranger qui vient de nuit piller la terre selon ses besoins. Le sol n'est pas son frère, mais son ennemi, et quand il l'a conquis, il poursuit sa route. Il laisse derrière lui les tombes de ses pères et ne s'en soucie pas.

Vous devez enseigner à vos enfants que la terre, sous leurs pieds, est faite des cendres de nos grands-parents. Afin qu'ils la respectent, dites à vos enfants que la terre est riche de la vie de notre peuple.


Apprenez à vos enfants ce que nous apprenons à nos enfants, que la terre est notre mère.
Tout ce qui arrive à la terre arrive aux fils de la terre. Lorsque les hommes crachent sur la terre, ils crachent sur eux-mêmes.


Nous le savons: la terre n'appartient pas à l'homme, c'est l'homme qui appartient à la terre.


Nous le savons : toutes choses sont liées comme le sang qui unit une même famille. Toutes choses sont liées.


Tout ce qui arrive à la terre arrive aux fils de la terre. L'homme n'a pas tissé la toile de la vie, il n'est qu'un fil de tissu. Tout ce qu'il fait à la toile, il le fait à lui-même.

Mais nous allons considérer votre offre d'aller dans la réserve que vous destinez à mon peuple. Nous vivrons à l'écart et en paix. Qu'importe où nous passerons le reste de nos jours. Nos enfants ont vu leurs pères humiliés dans la défaite. Nos guerriers ont connu la honte ; après la défaite, ils coulent des jours oisifs et souillent leur corps de nourritures douces et de boissons fortes. Qu'importe où nous passerons le reste de nos jours ?


Ils ne sont plus nombreux. Encore quelques heures, quelques hivers, et il ne restera plus aucun des enfants des grandes tribus qui vivaient autrefois sur cette terre, ou qui errent encore dans les bois, par petits groupes; aucun ne sera là pour pleurer sur les tombes d'un peuple autrefois aussi puissant, aussi plein d'espérance que le vôtre. Mais pourquoi pleurer sur la fin de mon peuple ? Les tribus sont faites d'hommes, pas davantage. Les hommes viennent et s'en vont, comme les vagues de la mer.


Même l'homme blanc, dont le Dieu marche avec lui et lui parle comme un ami avec son ami, ne peut échapper à la destinée commune. Peut-être sommes-nous frères malgré tout; nous verrons. Mais nous savons une chose que l'homme blanc découvrira peut-être un jour: notre Dieu est le même Dieu. Vous avez beau penser aujourd'hui que vous le possédez comme vous aimeriez posséder notre terre, vous ne le pouvez pas. Il est le Dieu des hommes, et sa compassion est la même pour l'homme rouge et pour l'homme blanc.


La terre est précieuse à ses yeux, et qui porte atteinte à la terre couvre son créateur de mépris. Les blancs passeront, eux aussi, et peut-être avant les autres tribus. Continuez à souiller votre lit, et une belle nuit, vous étoufferez dans vos propres déchets. Mais dans votre perte, vous brillerez de feux éclatants, allumés par la puissance du Dieu qui vous a amenés dans ce pays, et qui, dans un dessein connu de lui, vous a donné pouvoir sur cette terre et sur l'homme rouge.

Cette destinée est pour nous un mystère; nous ne comprenons pas lorsque tous les buffles sont massacrés, les chevaux sauvages domptés, lorsque les recoins secrets des forêts sont lourds de l'odeur d'hommes nombreux, l'aspect des collines mûres pour la moisson est abîmé par les câbles parlants.


Où est le fourré ? Disparu.
Où est l'aigle? Il n'est plus.
Qu'est-ce que dire adieu au poney agile et à la chasse ?

C'est finir de vivre et se mettre à survivre.


Ainsi donc, nous allons considérer votre offre d'acheter notre terre. Et si nous acceptons, ce sera pour être bien sûrs de recevoir la réserve que vous nous avez promise. Là, peut-être, nous pourrons finir les brèves journées qui nous restent à vivre selon nos désirs.

Et lorsque le dernier homme rouge aura disparu de cette terre, et que son souvenir ne sera plus que l'ombre d'un nuage glissant sur la prairie, ces rives et ces forêts abriteront encore les esprits de mon peuple. Car ils aiment cette terre comme le nouveau-né aime le battement du coeur de sa mère. Ainsi, si nous vous vendons notre terre, aimez-la comme nous l'avons aimée. Prenez soin d'elle comme nous en avons pris soin.


Gardez en mémoire le souvenir de ce pays, tel qu'il est au moment où vous le prenez. Et de toute votre force, de toute votre pensée, de tout votre coeur, préservez-le pour vos enfants et aimez-le comme Dieu vous aime tous.


Nous savons une chose: notre Dieu est le même Dieu. Il aime cette terre. L'homme blanc lui-même ne peut pas échapper a la destinée commune. Peut-être sommes-nous frères, nous verrons. "

***

Il fait beau aujourd'hui

Auteur : Douglas Malloch

Bien sûr que la vie est remplie de misères,
Je n'ai jamais dit le contraire.
Je sais que j'en ai eu ma part à éteindre
Et que j'ai mille raisons de me plaindre.
Contre moi vents et orages se sont unis;
Et combien de fois le ciel a été gris !
Les épines et les ronces m'ont piqué,
À gauche, à droite, et ailleurs aussi.
Mais, pour dire toute la vérité,
Fait-il assez beau aujourd'hui !

À quoi sert de toujours brailler
Et de rabâcher les soucis d'hier ?
À quoi sert de ressasser le passé
Et, au printemps, de parler de l'hiver ?
Un chacun doit avoir ses tribulations
Et mettre de l'eau dans son vin.
La vie n'est certes constante célébration.
Des soucis ? Bien sûr, j'ai eu les miens.
Mais il faut bien le voir aussi :
Il fait diablement beau aujourd'hui !

C'est aujourd'hui que je vis,
Et non pas il y a un mois.
T'en as, t'en as pas, tu donnes et tu prends
Selon qu'en décide le moment.
Hier, un nuage de chagrin
A bien assombri mon chemin.
Demain, il pleuvra peut-être
À casser les carreaux de fenêtres,
Mais faut le dire, puisque c'est ainsi :
Fait-il assez beau aujourd'hui !

***

J'accepte ce que je suis

Auteur inconnu

Parfois, la vie nous semble injuste.


Nous sommes prompts à juger quand les événements ne tournent pas comme nous
l'espérions ou quand nous ne sommes pas à la hauteur de ce que nous voudrions être.

Pourtant, la vie n'est pas si exigeante envers nous.

Si vous acceptez de baisser pavillon, si vous cessez de vous condamner, la vie se
chargera en douceur de vous amener à une plus grande ouverture.

Il ne vous est pas demandé de faire semblant d'être ce que vous n'êtes pas ou de nier
ce que vous ressentez.

Faites confiance, les métamorphoses sont possibles.

Ne jugez pas ce que vous êtes.

La vie, dans sa grande sagesse, vous accepte tel que vous êtes sans vous condamner.

Vous êtes exactement ce que vous devez être pour accomplir ce que devez accomplir.

Acceptez- vous et aimez- vous pour ce que vous êtes d'accord et avant tout.

Vous verrez que l'amour est un grand magicien...

***

J'ai appris


Auteur inconnu

J'ai appris qu'il faut beaucoup de temps pour devenir la
personne que l'on souhaite être...

J'ai appris qu'il est possible d'aller loin au-delà de ses propres limites...

J'ai appris que nous sommes responsables de nos actes,
quelles que soient nos humeurs...

J'ai appris qu'il suffit d'un instant pour faire quelque chose qui vous
brisera le coeur pour le reste de la vie...

J'ai appris que si l'on ne contrôle pas son comportement,
c'est lui qui devient le maître...

J'ai appris que les héros sont ceux qui font ce qu'il faut faire
quelles qu'en soient les conséquences...

J'ai appris que même une colère peut être légitime,
cela ne donne pas le droit d'être cruel...

J'ai appris que le milieu et les circonstances peuvent nous avoir influencés,
mais nous sommes responsables de ce que nous sommes devenus...

J'ai appris qu'il ne suffit pas toujours d'être pardonné,
il faut aussi parfois savoir pardonner...

***

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Histoires/ Sur la sagesse (Série 1)

Ajouté le 8/7/2008

Les 13 commandements de la vie
 

Auteur inconnu
 
 
 
 
1. Le plus grand handicap, c'est la peur
 
2. Le plus beau jour, c'est aujourd'hui
 
3. La chose la plus facile, c'est de se tromper
 
4. La plus grande erreur, c'est d'abandonner
 
5. Le plus grand défaut, c'est l'égoïsme
 
6. La plus grande distraction, c'est le travail
 
7. La pire faillite, c'est le découragement
 
8. Les meilleurs professeurs, sont les enfants
 
9. Le plus grand besoin, c'est le bon sens
 
10. Le sentiment le plus bas, c'est la jalousie
 
11. Le plus beau présent, c'est le pardon
 
12. La plus grande connaissance, c'est celle de soi
 
13. La plus belle chose au monde, c'est L'amour
*** 
Les trois portes
 
 
Auteur inconnu
 
 
 
Un Roi avait pour fils unique un jeune Prince courageux, habile et intelligent.
Pour parfaire son apprentissage de la vie, il l'envoya auprès d'un vieux sage.
 
"Éclaire-moi sur le sentier de la vie", demanda le Prince.
"Mes paroles s'évanouiront comme les traces de tes pas dans le sable"
répondit le Sage.
 
Cependant je veux bien te donner quelques indications. Sur ta route, tu trouveras trois portes.  Lis les préceptes indiqués sur chacune d'entre elles. Un besoin irrésistible te poussera à les suivre. Ne cherche pas à t'en détourner, car tu serais condamné à revivre sans cesse ce que tu aurais fui.  Je ne puis t'en dire plus. 
Tu dois éprouver tout cela dans ton coeur et dans ta chair.
Va, maintenant. Suis cette route, droit devant toi."
Le Vieux Sage disparut et le Prince s'engagea  sur le chemin de la vie.
Il se trouva bientôt face à une grande porte sur laquelle on pouvait lire :
"CHANGE LE MONDE."
"C'était bien là mon intention, pensa le Prince, car si certaines choses me plaisent dans ce monde, d'autres ne me conviennent pas."
Et il entama son premier combat. Son idéal, sa fougue et sa vigueur le poussèrent à se confronter au monde, à entreprendre, à conquérir, à modeler la réalité selon son désir. Il y trouva le plaisir et l'ivresse du conquérant, mais pas l'apaisement du coeur.
Il réussit à changer certaines choses mais beaucoup d'autres lui résistèrent.
Bien des années passèrent. Un jour il rencontra le Vieux Sage qui lui demande:
"Qu'as-tu appris sur le chemin ?"
 
"J'ai appris, répondit le Prince, à discerner ce qui est en mon pouvoir et ce qui m'échappe, ce qui dépend de moi et ce qui n'en dépend pas".
"C'est bien, dit le vieil homme. Utilise tes forces pour agir sur ce qui est en ton pouvoir. Oublie ce qui échappe à ton emprise." Et il disparut.
Peu après, le Prince se trouva face à une seconde porte. On pouvait y lire :
"CHANGE LES AUTRES".
"C'était bien là mon intention, pensa-t-il.  Les autres sont source de plaisir, de joie et de satisfaction mais aussi de douleur, d'amertume et de frustration."
Et il s'insurgea contre tout ce qui pouvait le déranger ou lui déplaire chez ses semblables. Il chercha à infléchir leur caractère et à extirper leurs défauts.
Ce fut là son deuxième combat.
Bien des années passèrent. Un jour, alors qu'il méditait sur l'utilité de ses tentatives de changer les autres, il croisa le vieux sage qui lui demanda:
"Qu'as-tu appris sur le chemin ?"
 
"J'ai appris, répondit le Prince, que les autres ne sont pas la cause ou la source de mes joies et de mes peines, de mes satisfactions et de mes déboires. Ils n'en sont que le révélateur ou l'occasion. C'est en moi que prennent racine toutes ces choses."
"Tu as raison, dit le Sage. Par ce qu'ils réveillent en toi, les autres te révèlent à toi-même. Soit reconnaissant envers ceux qui font vibrer en toi joie et plaisir. Mais sois-le aussi envers ceux qui font naître en toi souffrance ou frustration, car à travers eux la vie t'enseigne ce qui te reste à apprendre et le chemin que tu dois encore parcourir." Et le vieil homme disparut.
 
Peu après, le Prince arriva devant une porte où figuraient ces mots :
"CHANGE-TOI TOI-MEME".
"Si je suis moi-même la cause de mes problèmes, c'est bien ce qui me reste à faire," se dit-il.
Et il entama son troisième combat. Il chercha à infléchir son caractère, à combattre ses imperfections, à supprimer ses défauts, à changer tout ce qui ne lui plaisait pas en lui, tout ce qui ne correspondait pas à son idéal.
 
Après bien des années de ce combat où il connut quelque succès mais aussi des échecs et des résistances, le Prince rencontra le Sage qui lui demanda :
Qu'as-tu appris sur le chemin ?"
 
"J'ai appris, répondit le Prince, qu'il y a en nous des choses qu'on peut améliorer, d'autres qui nous résistent et qu'on n'arrive pas à briser."
"C'est bien," dit le Sage.
"Oui, poursuivit le Prince, mais je commence à être las de me battre contre tout, contre tous, contre moi-même. Cela ne finira-t-il jamais? Quand trouverai-je le repos ? J'ai envie de cesser le combat, de renoncer, de tout abandonner, de lâcher prise."
 
"C'est justement ton prochain apprentissage, dit le vieux Sage.
Mais avant d'aller plus loin, retourne-toi et contemple le chemin parcouru." Et il disparut.

Regardant en arrière, le Prince vit dans le lointain la troisième porte et s'aperçut qu'elle portait sur sa face arrière une inscription qui disait :
"ACCEPTE-TOI TOI-MÊME."
Le Prince s'étonna de ne point avoir vu cette inscription lorsqu'il avait franchi la porte la première fois, dans l'autre sens. "Quand on combat on devient aveugle, se dit-il."
Il vit aussi, gisant sur le sol, éparpillé autour de lui, tout ce qu'il avait rejeté et combattu en lui : ses défauts, ses ombres, ses peurs, ses limites, tous ses vieux démons.
Il apprit alors à les reconnaître, à les accepter, à les aimer. Il apprit à s'aimer lui-même sans plus se comparer, se juger, se blâmer. Il rencontra le Vieux Sage qui lui demanda : "Qu'as-tu appris sur le chemin ?"
 
"J'ai appris, répondit le Prince, que détester ou refuser une partie de moi, c'est me condamner à ne jamais être en accord avec moi-même. J'ai appris à m'accepter moi-même, totalement, inconditionnellement." "C'est bien, dit le Vieil Homme, c'est la première Sagesse. Maintenant tu peux repasser la troisième  porte."
À peine arrivé de l'autre côté, le Prince aperçut au loin la face arrière de la seconde porte et y lut :
"ACCEPTE LES AUTRES".
Tout autour de lui il reconnut les personnes  qu'il avait côtoyées dans sa vie; celles qu'il avait aimées comme celles qu'il avait détestées. Celles qu'il avait soutenues et celles qu'il avait combattues.
Mais à sa grande surprise, il était maintenant incapable de voir leurs imperfections, leurs défauts, ce qui autrefois l'avait tellement gêné et contre quoi il s'était battu. Il rencontra à nouveau le Vieux Sage. "Qu'as-tu appris sur le chemin ?" demanda ce dernier.
 
J'ai appris, répondit le Prince, qu'en étant en accord avec moi-même, je n'avais plus rien à reprocher aux autres, plus rien à craindre d'eux. J'ai appris à accepter et à aimer les autres totalement, inconditionnellement."
"C'est bien," dit le vieux Sage. C'est la seconde Sagesse.
Tu peux franchir à nouveau la deuxième porte.
Arrivé de l'autre côté, le Prince aperçut la face arrière de la première porte et y lut :
"ACCEPTE LE MONDE".
Curieux, se dit-il, que je n'aie pas vu cette inscription la première fois. Il regarda autour de lui et reconnut ce monde qu'il avait cherché à conquérir, à transformer, à changer.
I
l fut frappé par l'éclat et la beauté de toutes choses, par leur perfection. C'était pourtant le même monde qu'autrefois. Était-ce le monde qui avait changé ou son regard? Il croisa le Vieux Sage qui lui demanda :"Qu'as-tu appris sur le chemin ?"
 
" J'ai appris, dit le Prince, que le monde est le miroir de mon âme. Que mon âme ne voit pas le monde, elle se voit dans le monde. Quand elle est enjouée, le monde lui semble gai. Quand elle est accablée, le monde lui semble triste. Le monde, lui, n'est ni triste ni gai. Il est là, il existe, c'est tout.
 
Ce n'était pas le monde qui me troublait, mais l'idée que je m'en faisais.
J'ai appris à accepter sans le juger, totalement, inconditionnellement."
"C'est la troisième Sagesse, dit le Vieil Homme.
Te voilà à présent en accord avec toi-même, avec les autres et avec le Monde."
Un profond sentiment de paix, de sérénité, de plénitude envahit le Prince.
Le Silence l'habita.
 
"Tu es prêt, maintenant, à franchir le dernier Seuil,
dit le Vieux Sage, celui du passage du silence de la plénitude à la plénitude du silence".
 
Et le vieil homme disparut.
*** 
Histoire de balai et de tomates

 
Auteur inconnu
 
 
 
Un chômeur postule pour un poste de technicien de surface chez Microsoft.
Le DRH (directeur des ressources humaines) lui fait passer un entretien, puis un test (balayer le sol), et lui dit:"Tu es engagé; donne-moi ton e-mail et je t'enverrai le formulaire à remplir, ainsi que la date et l'heure auxquelles tu devras te présenter pour commencer ton travail."
L'homme, désespéré, répond qu'il ne possède pas d'ordinateur, et encore moins d'e-mail. Le DRH lui dit alors qu'il est désolé, mais que s'il n'a pas d'e-mail, cela signifie que virtuellement il n'existe pas et, comme il n'existe pas, il ne peut avoir le job.
L'homme sort, désespéré, sans savoir que faire; avec seulement 10 $­ en poche. Alors il décide d'aller au supermarché et d'acheter une caisse de 10 kilos de tomates. Il fait donc du porte à porte pour vendre ses tomates au kilo, et, en moins de deux heures, réussit à doubler son capital. Il répète l'opération encore trois fois et revient chez lui avec 60 $­.
Alors, il réalise qu'il pourrait survivre de cette manière, il part de chez lui tous les jours plus tôt et revient chez lui plus tard et ainsi triple et quadruple son argent chaque jour. Peu de temps après, il achète une charrette, puis l'échange contre un camion et peu de temps après se retrouve avec une petite flotte de véhicules de livraison.
Passé 5 ans, l'homme est propriétaire d'un des plus grand distributeur alimentaire des Etats Unis. Il pense alors au futur de sa famille, et décide de prendre une assurance vie. Il appelle un assureur, choisit un plan d'assurance et quand la conversation termine, l'assureur lui demande son e-mail pour lui envoyer la proposition. L'homme dit alors qu'il n'a pas d'e-mail.

"Curieux, lui dit l'assureur, vous n'avez pas d'e-mail et vous êtes arrivé à construire cet empire, imaginez ce que vous seriez si vous aviez un e-mail!"
L'homme réfléchit et répond:
- Je serais balayeur chez Microsoft!!

Morale de l'histoire
- Internet ne solutionne pas ta vie
- Si tu n'as pas d'e-mail et que tu travailles beaucoup, tu peux devenir millionnaire.
- Si tu lis un courriel à cette heure-ci, tu es plus proche d'être balayeur que millionnaire...
Bonne journée !
*** 
LA SAGESSE DU CAMELEON

Lorsque j'ai découvert le sud du Portugal, on m'a dit que je risquais de surprendre, sur les pierres chaudes ou sur les murettes ensoleillées, un drôle d'animal aux yeux ronds et à la peau indécise : un caméléon, véritable petit bijou préhistorique...

Ce que je ne savais pas, c'est que les caméléons parlaient.

Voici ce que me dit l'un d'entre eux, sage parmi les sages, occupé à se faire dorer l'écaille sur un rocher, au détour d'un bois d'Alfarrobeiras :

« Humain, tu veux vivre heureux?

Alors observe-moi:

- Quand je prends une direction, je ne détourne jamais la tête. Comme moi tu dois avoir un objectif précis dans la vie et rien ne doit pouvoir te faire revenir sur les choix qui te semblent importants.

- Quand je veux regarder autour de moi, c'est mon œil qui tourne, pas ma tête. Comme moi, tu dois t'informer, où que tu te trouves, examiner sans te précipiter et comprendre que tu n'es pas le seul de ton espèce sur Terre.

- Quand j'arrive dans un endroit, je prends la couleur des lieux. Comme moi, saches t'adapter aux hommes que tu rencontres, même si leurs mœurs te paraissent ridicules. C'est une question de tolérance et de savoir-vivre.

- Quand je lève le pied, je m'assure que là où je vais le poser, c'est le bon endroit. Comme moi, sois prudent dans la marche, tu éviteras bien des problèmes.

- Quand je me déplace, je prends soin d'accrocher ma queue à quelque chose de solide pour assurer ma route. Comme moi, progresse lentement et sois certain que tu parviendras au but. »

La fable dit vrai : si vous voulez vivre en harmonie avec le monde qui vous entoure, les animaux, la nature mais surtout les hommes qui peuplent cette terre, il vous faut adopter un comportement prudent, aimant, tolérant. Rien de grand ne se fait dans la précipitation.

Faites ce que prescrit mon ami le Caméléon et vous serez surpris du résultat !

« Il y a deux façons de gérer les difficultés : les modifier ou s'adapter à elles. »

Phyllis Bottome

(http://base.club-positif.com/)
*** 
Chance ou ... malchance ?

 
Auteur : Hoài-Nam-Tu
 
 
Il y avait en Chine, un vieux cultivateur qui possédait un vieux cheval pour labourer son champ. Un jour, le cheval s'enfuit dans les montagnes et tous les voisins vinrent sympathiser avec le vieil homme à cause de sa malchance. Mais il leur dit :
 
- Chance ou malchance, qui peut le dire ?
 
Une semaine plus tard, le cheval revint des montagnes emmenant avec lui une horde de chevaux sauvages et alors les voisins vinrent le féliciter à cause de sa chance. Il leur dit encore :
 
- Chance ou malchance, qui peut le dire ?
 
Puis, alors que son fils essayait de dompter les chevaux sauvages, il tomba et se cassa une jambe. Tout le monde y vit de la malchance. Mais pas le cultivateur qui leur dit une fois de plus :
 
- Chance ou malchance, qui peut le dire ?
 
Quelques semaines plus tard, l'armée arriva dans le village et tous les jeunes aptes à faire la guerre furent conscrits. Quand les officiers virent le fils du cultivateur avec sa jambe cassée, ils le laissèrent libre. Était-ce une chance ou une malchance ?
 
Qui peut le dire ?
 
Tout ce qui apparaît comme une malchance peut-être une chance déguisée. Et ce qui apparaît comme une chance, peut être une malchance déguisée. Nous sommes donc sages quand nous laissons à Dieu de décider de ce qui est bon et de ce qui est mauvais, et nous Le remercions de ce que toute chose finit par être changée en bien pour ceux et celles qui L'aiment.
*** 
Les clous
 

Auteur inconnu
 
 
 
 
Il était une fois un petit garçon au tempérament impulsif. Un jour, son père, lui donnant un marteau et des clous, lui demanda de planter un clou dans la clôture derrière la maison, chaque fois qu'il perdrait son calme.
 
Le premier jour, le garçon planta 17 clous dans la clôture.
Par la suite, comme il apprenait à se dominer, le nombre de clous plantés diminua graduellement.
Finalement, un jour vint ou le garçon ne perdis pas son calme. Il en fit part à son père, qui l'invita dès lors à retirer un clou de la clôture chaque fois qu'il réussirait à se maîtriser pendant toute une journée.
 
Les jours passèrent...
À un moment donné, l'enfant fier de lui, alla trouver son père pour lui dire qu'il avait réussi à arracher tous les clous. Ce dernier prit alors son fils par la main et le conduisit jusqu'à la clôture.

Il le félicita pour sa grande volonté, mais il attira aussi son attention sur les trous laissés pas les clous enlevés. Il lui expliqua alors que la clôture ne serait plus jamais la même et que les paroles blessantes, au même titre que les clous, laissent des marques.
Peu importe le nombre de fois où tu t'excuseras, la blessure sera toujours là.
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Histoires d'amitè

Ajouté le 7/7/2008

 

Les amitiés au fil de la vie

Auteur inconnu

http://beaux.textes.free.fr

Les amis entrentdans notre vie pour une raison, une saison ou la vie entière.

Si nous arrivons àdéterminer, pour chaque rencontre, si nous l'avons faite pour une raison, unesaison ou la vie, alors nous saurons comment réagir envers elle.

 

- La personne quipasse dans notre vie pour une RAISON :
C'est généralement pour combler un besoin que nous exprimons
(consciemment ou non).

Elle est là pour nousaider à traverser des difficultés, pour nous fournir des pistes, nous guider ounous soutenir, pour nous aider physiquement, émotionnellement ouspirituellement.
Cela peut nous sembler une aubaine et c'en est une.

Elle est aussi làparce que nous en avons besoin. Un jour, sans que nous n'y ayons la moindrepart de responsabilité, cette relation fera ou dira quelque chose qui briserale lien! Peut-être agira-t-elle de telle manière que nous ne pourrons continuerde cheminer à ses côtés.
Ce que nous devons réaliser alors, c'est que notre besoin a été comblé,notre désir satisfait, qu'il n'y a plus de raison de cheminer ensemble et qu'ildevait être temps de se séparer.

 

- La personne quipasse dans notre vie pour une SAISON :

Parce que notre tourest venu de partager, d'évoluer ou d'apprendre. Elle nous apporte un sentimentde paix, ou nous fait rire. Il se peut qu'elle nous fasse découvrir quelquechose de nouveau, ou nous fasse faire quelque chose dont nous nous sentionsincapable.

Celle-là nousapporte généralement une somme immense de joies. Mais ce n'est que pour unesaison.

 

- Ceux qui sont làpour la VIE entière :

Ceux-là nous forgentpour la vie, nous aident à construire nos bases émotionnelles. Notre tâche estd'accepter les leçons, d'aimer et de mettre ce que nous avons reçu et appris,dans les autres relations qui émaillent notre vie.

 

On dit que l'amourest aveugle, l'amitié, elle, est clairvoyante.
Merci de faire partie de ma vie !


Ce message a pour but de montrer aux gens qu'on les aime
et de voir combien ils nous le rendent.

Dans tous les cas :


Travaille comme si tu n'avais pas besoin d'argent.
Aime comme si tu n'avais jamais été blessé(e).
Et danse comme si personne ne te regardait.

 

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http://beaux.textes.free.fr/

L'ami

Auteur : Aliza ClaudeLahav 
  
Depuis peu j'ai un nouvel ami. Il est toujours réconfortant de se dire quel'on est encore capable de se faire de nouveaux amis. Une nouvelle amitié c'estun renouveau d'espoir et d'énergie. C'est la vie qui s'écoule et qui met surnotre chemin des rencontres qui, on ne sait pourquoi, deviennent plussignificatives que d'autres. L'amitié est une plante fragile, elle pousse surtout terrain mais elle demande beaucoup de soins et d'attention.

 

Dès son ensemencementil est évident qu'elle ne ressemble qu'à elle-même et qu'il est inutile dereproduire des schèmes de développement connus. Il faudra la soigner,l'arroser, l'alimenter, la biseauter, la chouchouter, l'écouter, lui parler… enun mot la façonner à nos besoins et à notre image. Un ami c'est un cadeau maisil faut le mériter.

J'ai fait laconnaissance de mon nouvel ami sur Internet, grâce au cahier de brouillons.

 

Une grand-mère et unjeune garçon de quinze ans trouvent des points d'intérêt communs, des sujets deconversation, des échanges d'idées. Est-ce qu'une telle rencontre peut seproduire dans une vie non virtuelle ? Je ne le crois pas, dans la vraie vie lesgénérations nous séparent alors que sur le Net les anciens retrouvent leurjeunesse et les jeunes présentent leur côté mature.

 

Peut-être parce qu'ilne s'agit pas d'une conversation face à face, mais d'un dialogue qui a unedynamique bien spécifique que nous devrions prendre en ligne de compte danstous nos échanges, avec tous nos amis internautes. En effet, la relation surInternet est encore plus complexe que dans la vie de tous les jours dans cesens qu'elle incite à une projection permanente de nous-mêmes. C'est-à-dire quenos interprétations priment et que souvent nous attribuons à autrui nos proprespensées, il peut arriver que nous n'aimions pas toujours les interprétationsdes autres sur nos idées.


Pourtant,seul le principe de réciprocité peut nous enrichir et nous avons besoin du" regard virtuel " de l'autre pour parfaire notre identité de penser.Internet a élargi notre monde nous permettant des possibilités d'échanges quiétaient impensables il y a quelques années, il nous offre également les moyensde nous ouvrir aux autres et à nous-mêmes. Ces dernières années j'ai eu lachance d'acquérir de nombreux amis, d'ailleurs la plupart d'entre eux lisentces lignes en ce moment.

 


Belleexpérience que l'internautamitié !!!

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Merci à CLO : http://chezclo.free.fr/

LES 15 CLEFS DE L'AMITIE

1.Fairele premier pas : Après tout, qu'est-ce que l'on risque ? Un coup de fil, uneinvitation à déjeuner, une proposition de sortie sont peut-être le début d'unenouvelle amitié.


2. Doser ses exigences : On ne peut attendre de l'autre qu'il nousapporte tout ce dont nous avons besoin. Avec chacun, nous partageons des chosesdifférentes. Des amis pour la conversation, pour l'art, les expositions, lescourses... Des amis à qui on confie des épisodes de sa vie et qui vibrent pouravoir connus les mêmes. Ceux avec qui on peut parler divorce... ou de la mortdes parents...".


3. Ne pas être dépendant : Il ou elle n'est pas disponible ? Ce n'estpas si grave. Nous pouvons aller seul en balade ou inviter la voisine qui,justement, en meurt d'envie.


4. Ne rien demander en échange : L'amitié rime mal avec comptabilité.Ce qui fait tout son prix, c'est précisément sa gratuité : "Je te donneparce que je t'aime." Ce qui ne veut pas dire qu'il faut en faire trop.Chacun a droit à son jardin secret.


5. Savoir écouter : Combien d'occasions ratées pour n'avoir pas suécouter au bon moment ? Les amis sont d'abord ceux qui savent se taire et êtredisponibles quand on en a besoin.


6. Respecter le secret : Une confidence, un détail de la vie privée...l'autre nous a fait confiance. Savoir garder le silence est la preuve que cetteconfiance est méritée.


7. Être souple : Une invitation qui tombe à l'heure du rendez-vous chezle coiffeur, une sortie au moment d'un bon film... pourquoi refuser ? On peuttoujours s'arranger. A trop vouloir imposer ses propres désirs, on finit pardécourager l'ami.


8. Être là en cas de coup dur : C'est la première chose que nousattendons de nos amis. Chacun trouve, selon son caractère, la façon d'êtreprésent et de montrer son affection.


9. Prendre les gens comme ils sont : Nous avons tous nos défauts ;c'est aussi ce qui fait notre charme. Inutile de demander aux autres dechanger... Les choses sont tellement plus simples quand on peut rester soi-mêmesans crainte d'être critiqué.


10. Accepter les différences : C'est ce qui fait tout l'intérêt d'unerelation. On n'est pas d'accord sur tout, et alors ? L'autre a peut-être unefaçon de voir les choses ou de penser la vie qui peut enrichir notre proprejugement.


11. Ne pas juger : L'autre a fait une erreur ou s'est comporté d'unefaçon qui nous déplaît ? Inutile de le critiquer. Il vaut mieux essayer decomprendre. Ce qui n'empêche pas la franchise : "voilà ce que je pense, maistu fais ce que tu veux".


12. Se donner du temps : A force de multiplier les sorties et lesactivités, on risque de perdre de vue l'essentiel. Parfois, il peut être plusagréable d'en faire un peu moins et d'organiser de vraies occasions de partageavec les gens que l'on aime.


13. Créer des moments conviviaux : Les repas entre amis, les sorties,les promenades, toutes les occasions sont bonnes pour vivre des situationschaleureuses et complices.


14. Partager ce que l'on aime : Un livre, un disque, un film, unebalade à pied, la visite d'un musée... l'amitié a besoin de ces"carburants" pour vivre et se développer. C'est aussi en faisantensemble que l'on apprend à s'apprécier mutuellement.


15. Faire signe : Un petit bonjour, une carte postale, un cadeau...sont autant de façons de dire : "Je pense à toi". Avec de petitesattentions, on entretient l'amitié.

Anonyme

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http://beaux.textes.free.fr/

Les yeux de l'âme

 

 

Auteur inconnu

 

Deux hommes, tous lesdeux gravement malades, occupaient la même chambre d'hôpital. L'un d'eux devaits'asseoir dans son lit pendant une heure chaque après-midi afin d'évacuer lessécrétions de ses poumons. Son lit était à côté de la seule fenêtre de lachambre. L'autre devait passer ses journées couché sur le dos.

 

Les deux compagnonsd'infortune se parlaient pendant des heures. Ils parlaient de leurs épouses etfamilles, décrivaient leur maison, leur travail, leur participation dans leservice militaire et les endroits ou ils avaient été en vacances. Et chaqueaprès-midi, quand l'homme dans le lit près de la fenêtre pouvait s'asseoir, ilpassait le temps à décrire à son compagnon de chambre tout ce qu'il voyaitdehors.

 

L'homme dans l'autrelit commença a vivre pour ces périodes d'une heure ou son monde était élargi etégayé par toutes les activités et les couleurs du monde extérieur. De lachambre, la vue donnait sur un parc avec un beau lac. Les canards et les cygnesjouaient sur l'eau tandis que les enfants faisaient voguer leurs bateaux,modèles réduits. Les amoureux marchaient bras dessus, bras dessous, parmi desfleurs aux couleurs de l'arc-en-ciel. De grands arbres décoraient le paysage eton pouvait apercevoir au loin la ville se dessiner. Pendant que l'homme près dela fenêtre décrivait tous ces détails, l'homme de l'autre côté de la chambrefermait les yeux et imaginait la scène pittoresque.

 

Lors d'un belaprès-midi, l'homme près de la fenêtre décrivit une parade qui passait par là.Bien que l'autre homme n'ait pu entendre l'orchestre, il pouvait le voir avecles yeux de son imagination, tellement son compagnon le dépeignait de façonvivante. Les jours et les semaines passèrent.

 

Un matin, à l'heure dubain, l'infirmière trouva le corps sans vie de l'homme près de la fenêtre, mortpaisiblement dans son sommeil. Attristée, elle appela les préposés pour qu'ilsviennent prendre le corps. Dès qu'il sentit que le temps était approprié,l'autre homme demanda s'il pouvait être déplacé à côté de la fenêtre. L'infirmière,heureuse de lui accorder cette petite faveur, s'assura de son confort, puiselle le laissa seul.

 

Lentement,péniblement, le malade se souleva un peu, en s'appuyant sur un coude pour jeterson premier coup d'oeil dehors. Enfin, il aurait la joie de voir par lui-mêmece que son ami lui avait décrit. Il s'étira pour se tourner lentement vers lafenêtre près du lit. Or, tout ce qu'il vit, fut un mur!

 

L'homme demanda àl'infirmière pourquoi son compagnon de chambre décédé lui avait dépeint unetoute autre réalité. L'infirmière répondit que l'homme était aveugle et nepouvait même pas voir le mur. Peut-être a-t-il seulement voulu vous encourager,commenta-t-elle.

 

Epilogue : Il y a unbonheur extraordinaire a rendre d'autres heureux, en dépit de nos propresépreuves. La peine partagée réduit de moitié la douleur, mais le bonheur, unefois partagé, s'en trouve doublé. Si vous voulez vous sentir riche, vous n'avezqu'à compter, parmi toutes les choses que vous possédez, celles que l'argent nepeut acheter. Aujourd'hui est un cadeau, c'est pourquoi on l'appelle présent.

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