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Auteur Victor OJEDA | Bloguez.com

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02_AUTEUR/Témoignage

02_AUTEUR/Témoignage

Ajouté le 19/6/2008

 

Mon témoignage

Santiago, mon petit ami éternel

Avantl’histoire de ma conversion, je dois parler de Santiago, mon petit amiéternel ; celui qui m’a donné sans le savoir ma plus belle leçon del’Evangile.

Àl’époque, je devais avoir une dizaine d’années. Tous les ans pour lesvacances, j’allais en Espagne, à Najéra, village de naissance de monpère. Je passais avec mes sœurs deux à trois mois dans la maison de machère grand-mère. Cette année-là, je m’étais fait un copain. Ils’appelait Santiago. Il était doux et gentil. Nous nous entendions àmerveille et passions de bons moments ensemble.

Un jour,je ne me souviens pas pour quelle raison idiote, nous nous sommesfâchés. Qui avait raison ? Qui avait tort ? Je n’en sais rien et peuimporte. Toujours est-il que j’en voulais à mon petit camarade.

Peu detemps après je me fis un autre copain : il n’était pas du genre tendre.Je lui racontais mes « malheurs » avec Santiago. Pour me faire plaisir,un jour que Santiago passait près de nous, il le provoqua. Mon amin’était pas de taille à se défendre et le pauvre prit une correction.Il avait de grands yeux marron avec de longs cils de fille et je revoisencore combien ils étaient apeurés et silencieusement me criaient ausecours. Mais ce jour-là, je n’écoutais pas une petite voix qui medisait de m’interposer. Il partit en pleurant. Mon méchant copain semoquait et riait ; moi je me mis à rire bêtement avec lui.

Lorsqueje me retrouvais seul, je me sentais mal à l’aise, j'étais malheureuxen pensant à Santiago. Je pouvais presque ressentir les coups qu’ilavait reçus et cela me faisait très mal, me serrait à la fois le cœuret la gorge. Quand je me voyais sourire alors qu’il se faisaitcorriger, je me détestais, je me trouvais sale, dégouttant et j’avaisenvie de me battre ; de prendre les coups qu’il avait reçus.

La findes vacances approchait, je voulais tellement lui parler, lui demanderpardon, et redevenir son ami. Mais j’avais trop honte et peur qu’il merejette. Une ou deux fois je l’aperçus dans la rue, son regard avec sesgrands yeux croisa le mien. Je fis un mouvement vers lui et je medemande encore aujourd’hui ce qui m’a arrêta dans mon premier élan.

Je suisretourné en France. Tous les soirs avant de m’endormir, je pensais àmon ami Santiago. Je me voyais retourner au village, aller d’un pasrésolu chez son oncle, lui demander pardon et qu’il veuille encore demoi pour ami.

Enfin,les vacances arrivèrent. J’étais à Najéra et comme je l’avais tellementde fois imaginé, j’allais chez son l’oncle. Je demandais à le voir. Sononcle me regarda tristement et il m’annonça l’incroyable et terriblenouvelle : Santiago mon petit ami était mort ! Mon sang se glaça dansmes veines, ma gorge se noua et je partis précipitamment cacher mapeine et pleurer amèrement mon ami qui n’était plus.

Depuis jen’ai jamais plus, de rancœur, d’esprit de vengeance pour personne.Jamais je me suis réjoui des peines ou des malheurs de quiconque,jamais je n’ai fait de mal à personne ou alors, sans le savoir. Jecrois que je peux dire sincèrement que depuis, et en grande partiegrâce à mon petit ami éternel, je me suis senti en paix avec tout lemonde, j’ai toujours désiré le bien à mon prochain, jamais, jamais lemal ; jamais plus.

MerciSantiago, je sais qu’un jour, j’aurai l’occasion de te demander pardon! Je sais que de nouveau tu voudras de moi comme ami.

Histoire d’une conversion

Voicimaintenant, l’histoire de ma conversion. Mon père républicain espagnol,assimilait Dieu à l'Eglise qui avait pris le parti du franquisme. Mamère tout en se disant athée croyait en une « force », qui l’aidaitdans les moments difficiles.

Ainsi,jusqu’à l’âge environ de vingt-deux ans, j’étais athée par traditionfamiliale et au fil des ans par conviction personnelle. Être athée pourmoi, signifiait ne pas croire au Dieu :

_ des curés qui en Espagne prirent pour la plupart le parti du franquisme contre le peuple.

_ qui produisit l'inquisition.

_ duclergé qui tint pendant des siècles les peuples, sous un joug de fer,dans une totale ignorance et l'esclavage le plus servile.

_ de certains curés qui disent faites ce que je vous dis, mais ne faites pas ce que je fais.

Cependantcela ne m’empêchait pas de reconnaître, que l'église produisit devéritables saints et saintes : comme Saint François d'Assise, SaintVincent de Paul, mère Térésa, sœur Emmanuelle, l’abbé Pierre et biend'autres encore, plus anonyme et aussi méritants.

Maissurtout, je ne pouvais pas croire à ce Dieu qui, s'il était vraimentDieu, ne permettrait pas toutes ces souffrances, ces injustices dans lemonde. Non, je ne pouvais pas croire à ce Dieu, et à la religion qui lereprésentait, et qui, selon la formule consacrée, est l'opium dupeuple.

De plus,je pensais qu’un athée est plus méritant qu’un croyant. Le croyant, abesoin pour surmonter les difficultés de la vie d’une béquilleimaginaire appelée Dieu ; l’incroyant ne doit compter que sur lui-même.Ainsi, je considérais tout croyant quelque part comme un infirme.

J’aiconnu ma femme. Un jour nous parlâmes de Dieu et je me moquais d’ellelorsqu'elle m’avoua qu’elle y croyait. Nous nous sommes mariés et nousavons eu une petite fille. J’ai alors pris conscience de mes nouvellesresponsabilités. J’étais animé d'un immense désir d'apporter lemeilleur de la vie, à ma femme et à ma fille ; c’est-à-dire : une bellesituation avec beaucoup d’argent. Mais tout cela, je le voulais tout desuite, car à l'époque, j’étais très impatient.

Depuis,j’ai appris tout au long de ma vie que les choses bonnes et précieusess'obtiennent avec beaucoup de sacrifices, de patience et depersévérance. Je me demandais, comment réussir rapidement ? Me remettresérieusement aux études ? Ce serait trop long et je n'en avais ni ledésir ni le courage.

Un jourdans une revue, je lus, une annonce qui disait à peu près ceci : «Développez par l’auto-hypnose, les pouvoirs latents qui sommeillent envous. » Je le commandais, le reçu et le dévorais en quelques jours. Ildécrivait l’auto-hypnose comme technique permettant de tout mémoriserdéfinitivement.

Voilà,j’avais trouvé la solution ! J’allais me remettre aux études ettravailler mes cours sous auto-hypnose. À moi les diplômes, la bellesituation ! C'était aussi simple que cela ! Encore fallait-il y penser !

Jeremarquai dans mes lectures, qu’il était souvent question dusubconscient, partie de l'être qui renferme de grands pouvoirs latentset du supra-conscient, qui est une parcelle de Dieu dans l’homme et quioffre encore plus de possibilités. Le terme supra-conscient sonnaitbien à mes oreilles, mais le nom de Dieu hérissait profondément monathéisme pur et dur.

Alors, jedécidais de me consacrer uniquement au subconscient. Dieu ou tout cequi pouvait lui faire allusion, je voulais tout simplement l’ignorer.

J’expérimentais cette technique d'étude. Je passais des heures à fixerla flamme d'une bougie. Lorsque je pensais être en condition, je lisaiset relisais les leçons. Je constatais que mes cours n’étaient pasretenus d'une manière complète, encore moins définitive. Jereconnaissais que j’avais passé beaucoup de temps à me mettre en étatd'hypnose et que ce temps utilisé à étudier classiquement auraitproduit de meilleurs résultats. Mais je ne voulais pas l'admettre carje voulais à tout prix y croire. C'était une question de technique etla mienne n'était pas encore au point : il fallait persévérer, medisais-je.

Au coursde cette époque, je passais tantôt par des périodes d’euphorie pendantlesquelles il me semblait que le monde m’appartiendrait, et que tout meserait possible ; Tantôt par des périodes de doute et de découragement,qui faisaient que je me sentais moins que rien.

Lagrand-mère de ma femme, « Kika » habitait juste à côté de chez nous.C’était une femme formidable, tellement gentille et douce. Seule unebarrière en bois, avec un petit jardin séparait nos maisons. De cettebarrière, elle nous appelait pour nous inviter à prendre le café. Ellele faisait souvent, pour se sentir moins seule et converser.

Cejour-là, j’avais le moral au plus bas. Comme d’habitude, grand-mèreservit le café tout fumant, ouvrit la boîte en fer blanc remplie degâteaux sur lesquels étaient inscrites des maximes. Je plongeais lamain, retirais un biscuit. Machinalement, je lus l'inscription : « Sois patient tout arrive ».À la lecture de ces mots, je reçus une paix et une joie que les mots nepeuvent décrire. Je ressentais au fond du cœur comme une promesse : sij’étais patient et persévérant, je recevrais ce que j’attends.

Jecompris que je devais apprendre dans cette vie la patience et lapersévérance. Que vouloir tout et tout de suite n'était pas la bonneméthode et que chaque chose a son prix et ce prix, il faut le payer.

Quelquetemps après, je me posais beaucoup de questions : Pourquoi la vie ?Quel est notre but sur cette Terre ? Quand on meurt, tout est fini ? Jefus surpris de me poser cette dernière question.

Quelque temps auparavant, ma réponse aurait été :

_ Maisbien sûr qu'après la mort tout est fini, notre corps devient poussièreet sera réutilisé pour créer d'autres êtres ou formes de vies.

Alors, je me dis :

_ J'aimema femme, ma fille, mes parents. Lorsque nous mourrons, tous ces liensqui sont dit-on, plus forts que la mort, disparaîtraient-ils commes'ils n'avaient jamais existé ?

C'étaitla première fois qu'une telle éventualité me paraissait inconcevable etme révoltait. Notre but sur terre serait-il simplement de se perpétuerpour assurer la survie de notre espèce ? Je me rappelais ma tanted’Espagne ; Eugénia, qui était très croyante et qui tout petit, meparlait du Bon Dieu, du paradis que je mériterais si j’étais gentil etde l'enfer où j’irai si j’étais méchant. Mais je ne croyais ni au BonDieu, ni à l'enfer, ni au paradis.

D’oùvenons-nous ? Mon père m'a donné la vie, mais cette vie il la détientde son père qui lui-même l'a reçue de son père et ainsi de suitejusqu'à la nuit des temps. Mais qui est le premier à avoir eu la vie enlui-même et l’a transmise comme un flambeau de génération en génération?

Commentle temps, le hasard, la matière sans intelligence ont pu donner forme àtoute cette diversité, ces êtres vivants doués d’intelligence ? Oui,comment l’inintelligence peut-elle créer l’intelligence ? Quel estnotre but sur cette terre ? Si on doit mourir, s’il n’y a rien après,alors à quoi bon aimer, lutter, faire de son mieux pour être en accordavec sa conscience.

Pourquoitoute cette morale ? Si demain nous devons mourir, alors mangeons,buvons, faisons ce qui nous plaît. Pourquoi malgré nous, nous aspironsà nous élever ?

Pourquoilorsque nous agissons mal, nous sommes mal dans notre peau ? Ce n'estpas notre culture judéo-chrétienne avec tous ses interdits, car je n'ycrois pas. C'est quelque chose qui fait partie de nous, c'est notreconscience tout simplement.

Maisnotre conscience, c'est quoi ? Ce qui nous permet de distinguer le biendu mal ? À l'école il y avait des cours de morale, mais on savaitnaturellement quand on faisait le bien ou le mal.

Je connusen moi un grand désarroi et en même temps, un besoin impérieux deconnaître les réponses à ces trois questions. Mais les réponses à cesquestions existent-elles ? Je ressentais qu’elles étaient les plusimportantes de la vie.

J’abandonnais l'étude par auto-hypnose, tellement les résultats étaientnuls. Par contre, j’étais attiré par tout ce genre de littérature etmême le terme supra-conscient assimilé à Dieu ne me hérissait plus.

Pourarrondir les fins de mois, deux ou trois soirs par semaines, après montravail d’aide-chimiste à la Faculté de médecine et de pharmacie, jevendais au porte-à-porte, un livre de cuisine.

Un soir,je frappais chez une famille de race noire. Dès les premiers instants,je ressentis une grande affinité avec le chef du foyer et perçus lesmêmes sentiments de sympathie de son côté. Je fis la présentation dulivre, la femme le trouva très intéressant et me demanda la permissionde nous quitter pour le montrer à sa voisine.

L'homme et moi restâmes seuls. Il me regarda droit dans les yeux et me dit :

_ Croyez-vous en Dieu ?

Je fus surpris de cette question à laquelle je ne m’y attendais pas. Fièrement, je répondis :

_ Non, pas du tout ! Je suis athée !

Soudainement, un silence pesant s’installa entre nous. J’étais sûr, quecet homme avait mille choses à me dire et il restait là, muet, levisage fermé, avec un air désolé qui me désolait encore davantage. Lecourant ne passait plus entre nous. À cette idée, je fus pris depanique. Il fallait à tout prix rétablir le contact sinon je risquaisde perdre quelque chose de vital.

Alors, je m'entendis dire :

_ Je ne crois pas en Dieu, mais je crois qu'il y a en chacun de nous un petit dieu qui sommeille.

Voilàc'était dit et je n'en revenais pas. J'avais dis; moi, cette choseincroyable! Son visage s’ouvrit à nouveau, plus amical que jamais.J’étais heureux et soulagé. Il me parla de Dieu, avec une foi et desaccents qui firent vibrer en moi des sentiments inconnus enfouis auplus profond de moi-même. Il me parla de Bouddha et je découvris cegrand personnage, de Jésus et Jésus ne fut plus pour moi une histoirede curés. Je passais un moment extraordinaire. Avant de partir, il meconfia un livre sur la vie des maîtres d’Orient. Je le dévorai etprenais beaucoup de notes, recopiant même des chapitres complets.

Quelquetemps après, le livre en main, je frappais pour la seconde fois à leurporte. À ma surprise, quelqu’un d’autre m’ouvrit et j’appris qu’ilsavaient déménagé. Devant la porte entre-ouverte et cette personneinconnue, j’eus le sentiment étrange au fond de mon âme, que la famillequi vécut là, fut pour moi, comme un ange qui passe, vous laisse unmessage, disparaît soudainement en laissant derrière lui, uneimpression à la fois de rêve et de réalité. Mais le livre que je tenaisdans les mains, était une preuve que je n’avais pas rêvé !

Jecontinuais ma quête de la Vérité, recherchant la réponse aux troisquestions-clés de la vie. Cela dura sept ans. J’étudiais tout ce quitraitait des grands-maîtres spirituels de l’Inde, de Bouddha, dePythagore, de Platon, de Jésus, …

Jeremarquais que dans chaque religion, Jésus était considéré comme leMaître des maîtres ; alors je me promis d’étudier la Bible, dès que jeserais spirituellement prêt.

Verscette époque, je découvris la doctrine de la réincarnation. Je croyaisavoir atteint le but. Cette doctrine au début, pouvait tout expliquerlogiquement. Je compris que l’homme est responsable individuellement,collectivement de son bonheur ou de son malheur. Car si Dieu est amour,Il est en même temps justice et comme il est équitable il ne peutfavoriser l’un ou l’autre. Je compris que chacun à notre niveau noussommes responsables de l’état actuel du monde qui n’est que le refletde nos actes collectifs vie après vie, génération après génération.Ainsi la loi du Karma agit au niveau de l’individu, des nations et dela terre entière. C’était merveilleux, à partir de la réincarnation, jepouvais tout expliquer, tout comprendre :

_ Pourquoitel homme à trois ans jouait de grandes oeuvres au piano ? Parce quedans sa vie précédente il avait développé ce talent et dans cette vie,il en recueillait le fruit.

_ Pourquoicet homme est homosexuel ? Parce que dans sa vie précédente il fut unefemme et qu’il en gardait aujourd’hui inconsciemment la nostalgie.

Ainsichaque malheur, souffrance, douleur, bonheur peut s’expliquer car toutce qui nous arrive est une rétribution de nos vies passées. Naître danstel pays, être riche, pauvre, heureux, malheureux, malade, en bonnesanté…

Tout aune explication car il y a toujours une relation de cause à effet.Telle est la loi du Karma. Cette loi de justice trouve sonaccomplissement et sa justification dans la réincarnation. Comme lesmaîtres l’ont enseigné, nous récoltons dans cette vie, ce que nousavons semé dans nos vies précédentes.

J’avaiscompris que dans cette vie nous devons semer le meilleur de nous-mêmepar la méditation, la recherche de la connaissance, la compassion.Alors nous aurons à notre mort une meilleure renaissance, en espérantque ce soit la dernière, celle qui nous permettra d’être absorbé dansl'Un ou Dieu.

Un jour,je me promenais, sur les quais de Bordeaux. Je remarquais, Place de laBourse, une grande tente. Curieux, j’entrais. Au centre, je reconnus leportrait du Christ. Deux jeunes hommes d’une vingtaine d’années,sympathiques, souriants, impeccables en costume et cravatem’accueillirent.

Je fustouché par le regard lumineux, à la fois doux et amical de l’un. Ilsétaient missionnaires d’une Eglise chrétienne portant un curieux nom àrallonge : Eglise de Jésus Christ des Saints des Derniers Jours. Ilsm’expliquèrent que leur Eglise était plus connue sous le nom d’Eglisemormone. Je n’en fus pas plus avancé. Ils me racontèrent la vie d’unprophète du nom de Joseph Smith. J’écoutais poliment. Quand ils eurentterminé, je leur demandais ce qui avant tout m’intéressait :

_ Votre Eglise croit-elle en la réincarnation ?

Leur réponse fut un non catégorique. Alors, je leur dis que cela ne m’intéressait pas.

Jecontinuais à étudier une abondante littérature qui d’après moi, mepréparait spirituellement à étudier la Bible. Vint le jour où je meconsidérais fin prêt. J’allais à la « Maison de la Bible », au coursAlsace et Lorraine à Bordeaux. Une gentille petite dame âgée s’occupade moi. Au cours de notre conversation, je lui fis part de mapréparation. Elle me regarda longuement, avec beaucoup de douceur et medit :

_ Vous vous trompez, la Bible doit être lue comme un petit enfant.

En l’écoutant, je pensais en moi-même :

_ Ma petite dame, excuse-moi, tu es bien gentille, mais tu es à côté de la plaque.

J’apprendrai quelques années plus tard combien elle avait raison et combien j’avais tort.

Je commençais l’étude de la Bible. Je ne comprenais rien à l’Ancien Testament et bien vite je passais au Nouveau Testament.

Je découvrais :

_ Un Jésus, encore plus grand que toutes mes études antérieures me l’avaient fait connaître.

_La résurrection .

_Pas de réincarnation.

Ce fut undéchirement, car je savais qu’il ne pouvait y avoir les deux à la fois,c’était l’une ou l’autre, car tous les hommes doivent être pesés avecla même balance. Mon cœur penchait tantôt pour la résurrection, tantôtpour la réincarnation. Je trouvais la réincarnation plus juste, pluslogique et en même temps, j’étais de plus en plus attiré par lapersonne du Christ qui disait être la Vérité, la Vie, le Chemin et laRésurrection. Il donnait des enseignements, simples directs, condensés.Une phrase de Lui équivalait à de longues pages de commentaires desmaîtres que j’avais étudiés jusqu’ici.

Nousdéménageâmes de Sarcignan à Cenon : à la résidence Palmer. Nous avionscomme voisin de pallier, la famille Bennasar.Nous liâmes amitié avecd’autres voisins : les Vilatte. Ces derniers avaient des amisrosicruciens, qu’ils nous présentèrent. Je décidais de suivre leurenseignement. Très vite j’abandonnais. Je partage ce qu’écrit, MichelMalherbe, dans son livre « Les religions de l’humanité » :

« En fait,la mystique paraît bien éloignée des préoccupations de ces personnages(les dirigeants supérieurs de l’Ordre), à moins qu’il ne s’agisse d’uneentreprise de déification de l’homme. Comment expliquer autrementl’autel que le disciple est prié d’installer chez lui et dont la pièceessentielle est un miroir entouré de baguettes d’encens ? Chacun sevoit ainsi dans le miroir comme la divinité de son propre culte. Uncahier personnel où chacun relate les progrès de sa méditation complètela panoplie narcissique du disciple.

Chaquejeudi, une soirée d’étude tient lieu de grande messe. On y emploie desformules rituelles qui sont comme le négatif de celles de l’Eglisecatholique.

(parexemple : « qu’il en soit ainsi », au lieu « ainsi soit-il »).L’exaltation de la puissance de l’homme situe les rosicruciens àl’opposé des croyants qui voient au contraire leur réussite et leurépanouissement à travers la reconnaissance de la toute-puissance deDieu. Du point de vue théologique, on pourrait soutenir que l’Ordre dela Rose-Croix se comporte comme une anti-religion que certainsn’hésitent pas à considérer comme d’essence satanique. »

Denouveau, je ne savais plus à quel saint me vouer. Finalement, jedécidais de me débarrasser de tous les livres traitant de religion,sauf de la Bible, que je lirai entièrement une fois par an.

C’est làqu’intervient la famille Bennasar. Nous avions à l’époque de simplesrelations de bon voisinage. Un jour, Paul et moi, discutions sur lepallier. Je l’invitais à entrer pour être plus à l’aise. Il vit laBible sur la table et je remarquais un petit éclair passer dans sesyeux. Il me dit, très intéressé :

_ Vous lisez, la Bible ?

Je lui répondis :

_ Oui, et je me suis promis de la lire une fois par an.

Ses yeux brillaient encore plus :

_ Nous aussi, dans notre famille, étudions la Bible, nous pourrions en parler ensemble.

J’apprisque cette famille était mormone. Aussitôt, je revis, dans mon esprit,mon missionnaire, rencontré quelques années plutôt et son regard delumière.

Suite àcette discussion, deux à trois fois par semaine, le matin à 6 heures30, nous faisions du footing au parc Palmer. Nous parlions beaucoup dereligion. À la fin d’un entraînement, Paul me proposa de rencontrer lesmissionnaires et j’acceptais.

Ilsvinrent un soir vers 19h 30, quand je leur ouvris la porte, je metrouvais devant Elder Gyunn et Elder Ysaat (Elder signifie Ancien).Dans le regard d’Elder Ysaat, je revis exactement celui de monmissionnaire rencontré quelques années auparavant et cela me frappa.Nous eûmes une première discussion, sur la première vision du prophèteJoseph Smith. La discussion dura très longtemps et déborda largementsur d’autres sujets. Nous nous séparâmes en prenant un nouveaurendez-vous. Avant de partir, ils me laissèrent le livre de Mormon, medemandèrent de le lire et de prier à son sujet.

Lelendemain, je pris le livre et m’installai confortablement dans monfauteuil habituel. À peine, avais-je lu quelques pages, soudain je melevais et m’entendis crier :

_ Ce livre est vrai, il vient de Dieu !!!

Puis, jeretombais sans forces sur le fauteuil ; sentis en moi comme unechaleur, un bien-être qui me parcourait de la tête aux pieds et je memis à pleurer de joie et de reconnaissance comme un enfant.

Ce bonheuraucun mot ne peut l’exprimer. Ce sentiment, je l’avais ressenti dansune moindre mesure, le jour où « Kika », la grand-mère de ma femme,m’avait tendu, sa boîte à gâteaux en fer blanc de laquelle, j’en avaisretiré un, avec la maxime « Sois patient tout arrive ». Jecompris que j’allais avoir enfin la vraie réponse à mes troisquestions. Ce moment d’euphorie passé, je réalisais que je me trouvaisen face d’un problème insoluble : Je savais maintenant que le Livre deMormon est vrai, qu’il vient de Dieu, mais il m’était impossibled’admettre l’histoire de Joseph Smith. Je ne pouvais pas croire :

_ Qu’un garçon âgé de 15 ans ait pu voir Dieu le Père et son Fils Jésus-Christ.

_ QueDieu, ait l’apparence d’un homme !!! A la rigueur, qu’il l’ait prisepour la circonstance, je veux bien car je pensais que Dieu pouvaitprendre toutes les formes. Mais les missionnaires m’affirmaient grâce àl’expérience de leur prophète que Dieu en permanence, tout comme nous,possède un corps, de chair et d’os, à la différence que le sien estglorifié et ressuscité.

Alors,une grande tristesse remplaça progressivement ma joie. Soudain, j’eusune idée. Je pris le livre de Mormon, je le serrai très fort dans mesmains, me mis pour la première fois à genoux, fermais les yeux,m’imaginais que Jésus était là devant moi et pour la première fois dema vie, je priais à haute voix :

_ NotrePère qui est aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règnevienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel, donnenous aujourd’hui notre pain quotidien, pardonne-nous nos offenses commenous pardonnons ceux qui nous ont offensés, ne nous abandonne pas à latentation, mais délivre nous du mal. Car c’est à toi qu’appartiennentdans tous les siècles, le règne, la puissance et la gloire.

Ô Jésus,tu es là devant moi, je sais que ce livre est vrai, ne m’abandonne pas,éclaire-moi encore. Fais, je te prie ce que je vais te demander. Voici,ce livre est de Dieu, je le sais maintenant, je vais le laissers’ouvrir. Fais qu’il s’ouvre, s’il te plait, à la page qui sera taréponse pour moi.

Je me concentrais de toutes mes forces puis, je laissais le livre s’ouvrir. J’ouvris les yeux et je lus :

«Et quand vous recevrez ces choses, je vous exhorte à demander à Dieu,le Père Eternel, au nom du Christ, si c’est choses ne sont pas vraies ;et si vous le demandez avec un cœur sincère et une intention réelle,ayant foi au Christ, il vous en manifestera la vérité par le pouvoir duSaint-Esprit.

Et par le pouvoir du Saint-Esprit, vous pouvez connaître la vérité de toutes choses. »

Si un jourje voulais connaître la Vérité de toutes choses, je devais recevoir ledon du Saint-Esprit, et pour recevoir le don du Saint-Esprit, je savaisque je devais me faire baptiser. Alors, je me dis :

_ Soislogique et cohérent avec toi-même, tu ne crois pas que Joseph Smith aitvu Dieu, le Père et son Fils Jésus-Christ et pourtant, tu sais que lelivre de Mormon est de Dieu. Ce livre le monde l’a reçu parl’intermédiaire de Joseph Smith, n’est-ce pas ? Alors admet qu’il estun prophète de Dieu et que la première vision est vraie.

J’avaisreçu gratuitement de Dieu, sans aucun effort de ma part, le témoignagespirituel que le livre de Mormon est vrai, par contre, j’ai dû mebattre pendant plus d’un an pour recevoir le témoignage spirituel queJoseph Smith est un prophète de Dieu. J’étudiais le livre de Moïse,d’Abraham, Doctrine et Alliances. Je priais, je jeûnais. Par cettelongue démarche, j’étais arrivé à croire intellectuellement que Josephétait un prophète, mais je ne le savais pas spirituellement comme je lesavais pour le Livre de Mormon.

Voiciexactement, comment j’acquis le témoignage spirituel que Joseph Smithest un prophète de Dieu envoyé dans les derniers jours rétablir, sousla direction du Christ, son Eglise et la plénitude de l’Evangileéternel.

Cejour-là, j’étudiais la section 88 de Doctrine et Alliances, je lisais,cette section que j’avais déjà eue l’occasion de lire plusieurs fois,seul ou en leçon de prêtrise avec les frères du collège des anciens :

« En vérité, ainsi dit le Seigneur, à vous qui vous êtes rassembléspour recevoir sa volonté à votre sujet : Voici, ceci est agréable àvotre Seigneur, et les anges se réjouissent à cause de vous ; lesaumônes de vos prières sont montées aux oreilles du Seigneur des arméeset sont inscrites dans le livre des noms des sanctifiés, à savoir ceuxdu monde céleste.

C’est pourquoi, je vous envoie maintenant un autre Consolateur, àsavoir sur vous mes amis, afin qu’il demeure dans votre cœur, oui, leSaint-Esprit de promesse ; lequel Consolateur est celui-là même quej’ai promis à mes disciples, comme le rapporte le témoignage de Jean.

Ce Consolateur est la promesse que je vous donne de la vie éternelle, àsavoir la gloire du royaume céleste ; laquelle gloire est celle del’Eglise du Premier-Né, à savoir de Dieu, le plus saint de tous, parl’intermédiaire de Jésus-Christ, son Fils :

_Lui qui est monté là-haut, de même qu’il est descendu au-dessous detoutes choses, en ce qu’il a embrassé toutes choses, afin d’être entoutes choses et par toutes choses, la lumière de la vérité.

_Laquelle vérité luit. C’est la lumière du Christ. De même qu’il estdans le soleil, et la lumière du soleil, et le pouvoir par lequel il aété fait.

_Il est aussi dans la lune, et est la lumière de la lune, et le pouvoir par lequel elle a été faite ;

_ Et aussi la lumière des étoiles et le pouvoir par lequel elles ont été faites ;

_ Et la terre aussi et son pouvoir sur laquelle vous vous tenez.

[1]Etil y a beaucoup de royaumes, car il n’est point d’espace dans lequel ily ait un royaume ; il n’y a point de royaume dans lequel il n’y a pointd’espace, que ce soit un grand ou un petit royaume.

Et à tout royaume est donnée une loi ; et à toute loi, il y a certaineslimites et certaines conditions.Et ces royaumes se donnent de lalumière l’un à l’autre, en leurs temps et en leurs saisons, en leursminutes, en leurs heures, en leurs jours, en leurs semaines, en leursmois, en leurs années. Tout cela est une année pour Dieu, mais pas pourl’homme.

Et la lumière qui luit, qui vous donne la lumière, vient parl’intermédiaire de celui qui illumine vos yeux, qui est cette mêmelumière qui vivifie votre intelligence ; laquelle lumière sort de laprésence de Dieu pour remplir l’immensité de l’espace, la lumière quiest en toutes choses, qui donne la vie à toutes choses, qui est la loipar laquelle tout est gouverné, à savoir le pouvoir de Dieu qui estassis sur son trône, qui est dans le sein de l’éternité, qui est aumilieu de toutes choses.

À quoi comparerai-je ces royaumes pour que vous compreniez ? Voici, jecomparerai ces royaumes à un homme qui a un champ, qui envoya sesserviteurs dans le champ pour labourer le champ.

Ildit au premier : Va travailler dans le champ et je viendrai vers toidans la première heure, et tu verras la joie de mon visage.

Et il dit au deuxième : va aussi dans le champ et à la seconde heure et je te visiterai de la joie de mon visage.

Et également au troisième en disant : Je te visiterai.

Et au quatrième, et ainsi de suite jusqu’au douzième.

Etle seigneur du champ alla vers le premier, à la première heure, etdemeura avec lui pendant toute cette heure et il se réjouit de lalumière du visage de son seigneur.

Alors,il se retira du premier afin de visiter également le deuxième et letroisième, et le quatrième, et ainsi de suite jusqu’au douzième.

Etainsi, ils reçurent tous la lumière du visage de leur seigneur, chacunen son heure, en son temps et en sa saison ; Commençant par le premieret ainsi de suite jusqu’au dernier, et du dernier au premier, et dupremier au dernier ; Chacun en son ordre propre, jusqu’à ce que sonheure fût terminée, selon ce que son seigneur lui avait commandé, afinque son seigneur fût glorifié en lui et lui en son seigneur, afinqu’ils fussent tous glorifiés.

C’estpourquoi, c’est à cette parabole que je comparerai tous ces royaumes etleurs habitants, chaque royaume en son heure, en son temps et en sasaison, conformément au décret que le Seigneur a lancé. »

Quandj’eus fini de lire cette parabole, j’ai su sans l’ombre d’un doute queJoseph Smith recevait personnellement, face à face avec le Seigneur oupar le pouvoir du Saint Esprit, la parole du Seigneur.

Je savaisque cette parabole des royaumes ou paraboles des mondes, n’était pas del’homme mais du Seigneur lui-même. Je savais, sans l’ombre d’un doute,que l’Auteur de cette parabole, est le même que Celui des merveilleusesparaboles du Nouveau Testament.

Alors, jeressentis, comme pour le livre de Mormon cette merveilleuse chaleur meparcourir de la tête aux pieds et me faire pleurer de reconnaissance ;cette joie unique que seul Dieu peut donner à ses enfants.

Je n’avais plus simplement un témoignage intellectuel de Joseph, mais enfin un témoignage spirituel de lui et de sa mission.

Chaque fois que j’ai reçu un témoignage spirituel d’une Vérité de l’Evangile, c’est toujours de cette manière que je l’ai reçu.

Cesmerveilleuses expériences, malheureusement, ne furent pas quotidiennes,loin de là. Elles ont été plutôt rares et si je compte bien, elles nedépassent pas les doigts de mes deux mains au cours des 25 dernièresannées. Pourtant, je peux dire, au nom du Seigneur Jésus-Christ, qu’unjour je sais, que je serai devant mon Rédempteur, que je pourraisbaiser ses pieds de reconnaissance et d’amour, les mouiller de meslarmes, car je me tiendrai en sa présence et je pourrais enfincontempler sa gloire. Pourtant, même en cet instant béni, je ne sauraispas plus qu’en ce moment :

_ Qu’il est le Christ,mon Sauveur, mon Rédempteur,

_ QueJoseph Smith est son prophète et que si Jésus nous a sauvé de nospéchés, il a envoyé Joseph nous sauver de notre ignorance.

_ Que leLivre de Mormon a été traduit par le don et le pouvoir de Dieu afin derétablir la vraie doctrine, confondre les fausses, compléter la Bible,dans tout ce qui a été perdu, retranché, mal retranscrit ou perverti àdessein ou par ignorance, être avec elle, un témoin vivant du Christ.

_ Que Joseph Smith, sous la direction du Sauveur, a rétabli l’Eglise de Jésus Christ et la plénitude de son Evangile Eternel.

Le goût du sel

Tel estmon témoignage et ce témoignage, c’est comme la foi ; comme croire enDieu, c’est impossible à prouver. Pourtant quand on sait, on sait toutsimplement et c’est tout ce que nous pouvons dire. Prenons un exemple.Essayez d’expliquer, par des mots le goût du sel, à une personne qui nel’a jamais goûté. Vous constatez qu’il n’y a pas de mots pour faireconnaître comme vous connaissez le goût du sel à cette personne. Etpourtant, d’une manière certaine, vous connaissez le goût du sel !

Pourconnaître le goût du sel, il faut tout simplement, le goûter n’est-cepas ? Il en est des choses spirituelles, comme du goût du sel, pour leconnaître, il faut personnellement le goûter. Alors, quand on y a goûtéon le connaît et on le reconnaît à jamais, parmi une infinité d’autresgoûts.

Religiosité à la carte

L’hommed’aujourd’hui, à la recherche de spiritualité, devant tant deconnaissances, de moyens de communication, de choix, se trouve dans lecas de l’acheteur dans un super-marché et quelqu’un a dit :

« C’estpourquoi on assiste au développement d’une nouvelle religiosité à lacarte : chacun prend un chariot et fait librement son choix dans unsupermarché du religieux devenu planétaire. »

Comme si ce n’était pas suffisant, un sage de l’Inde, [2]«exprimait une idée foncièrement hindoue lorsque, questionné sur lapossibilité d’une religion universelle, il répondit, au grandétonnement de ses auditeurs, que l’idéal n’était pas une religionuniforme à laquelle tous les hommes devraient se soumettre, mais autantde religions que d’individus. Autant d’hommes autant de dieux. Leshindous ont reconnu là une vérité découlant des limitations del’humanité, de son caractère non infini, de l’étroitesse de ses pointsde vue ».

Un autre sage, développait cette idée :

« Yaura-t-il dans l’avenir une religion universelle ? Nous pourrions aussidemander : Y aura-t-il jamais un manteau qui soit à la taille de toutle monde. »

Ainsiaujourd’hui, non seulement, il y a le choix d’une infinité dereligions, mais surtout sous l’influence des religions orientales,celui qui est en quête de religiosité, est convaincu que la Vérité setrouve éparpillée, un peu dans chaque religion. Alors il se crée sonpropre cocktail en prenant un peu ici, un peu là et se forge sacroyance en fonction de ses besoins. Ainsi le souhait de ces sages del’Inde se trouve en partie réalisé. Pourtant les lois physiques, commecelle de la gravitation nous démontrent exactement le contraire. Cetteloi ne s’adapte pas en fonction des races, des pays et des besoinsindividuels. La loi de la gravitation est la même pour tout le monde.Il en est ainsi de toute loi physique. Pourquoi en serait-il différentdes lois spirituelles qui par principe sont supérieures aux loisphysiques ?

Cesmaîtres d’Orient, préconisent autant de religions que d’individus,pourtant celui qu’ils considèrent souvent comme un des plus grandsmaîtres, sinon le plus grand, Celui qui de plus, est un Dieu d’amour,un Sauveur, un Dieu qui s’est fait homme, a dit :

« Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est lechemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrentpar-là. Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à lavie, et il y en a peu qui les trouvent. Je suis le chemin, la vérité,et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. »

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